O mon Dieu, Trinité que j'adore,
aidez-moi à m'oublier entièrement
pour m'établir en vous, immobile et paisible
comme si déjà mon âme était dans l'éternité!
Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous,
ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte
plus loin dans la profondeur de votre Mystère.
Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel,
votre demeure aimée et le lieu de votre repos;
que je ne vous y laisse jamais seul,
mais que je sois là tout entière,
tout éveillée en ma foi, tout adorante,
toute livrée à votre action créatrice.
O mon Christ aimé crucifié par amour,
je voudrais être une épouse pour votre cœur;
je voudrais vous couvrir de gloire,
je voudrais vous aimer...jusqu'à en mourir!
Mais je sens mon impuissance et
je Vous demande de me revêtir de Vous-même,
d'identifier mon âme à tous les mouvements de votre Âme;
de me submerger, de m'envahir, de Vous substituer à moi,
afin que ma vie ne soit qu'un rayonnement de votre Vie.
Venez en moi comme Adorateur,
comme Réparateur et comme Sauveur.
O Verbe éternel, parole de mon Dieu,
je veux passer ma vie à Vous écouter,
je veux me faire tout enseignable afin d'apprendre tout de Vous;
puis, à travers toutes les nuits, tous les vides,
toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et
demeurer sous votre grande lumière.
O mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse
plus sortir de votre rayonnement.
O Feu consumant, Esprit d'amour,
survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme
comme une incarnation du Verbe;
que je Lui sois une humanité de surcroît,
en laquelle il renouvelle tout son mystère.
Et vous, ô Père, penchez-Vous vers votre pauvre petite créature,
ne voyez en elle que le Bien-aimé en lequel
Vous avez mis toutes vos complaisances.
O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude,
Solitude infinie, Immensité où je me perds,
je me livre à Vous comme une proie;
ensevelissez-vous en moi,
pour que je m'ensevelisse en Vous, en attendant
d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs.
Ainsi soit-il
Caritatem non derelinquiere, “ne pas abandonner l’amour”
(Règle de saint Benoît 4,29)
dans la foi obscure, mais très certaine, "la certitude translumineuse de la foi" .
(Lacordaire)
Marguerite Rutan naquit à Metz le 23 avril 1736, dans une famille modeste. Elle était la huitième d’une famille de quinze enfants. Elle fit son postulat à l’hôpital de Metz. Entrée à 21 ans chez les Filles de la Charité (Sœurs de Saint Vincent de Paul), elle est envoyée dans diverses communautés avant de devenir la supérieure de l’hôpital de Dax en 1779, à 43 ans.
Au moment de la Révolution, sous la Terreur, les nouvelles lois exigent des religieux un serment de fidélité à la Constitution, de nature politique, et interdit par le Pape. Ceux qui refusent sont appelés « réfractaires ». Malgré la loi du 18 août 1792 qui supprime les Sœurs de la Charité, Marguerite Rutan reste à l’hôpital au service des malades.
Le 3 octobre 1793, les religieuses ont à choisir : prêter serment à la Constitution ou être expulsées. Toutes refusèrent de jurer. Marguerite Rutan est arrêtée à la Noël 1793, les autres Sœurs de l’hôpital la rejoignent le 1 er mars 1794. Les révolutionnaires les accusent de ne pas prendre soin des soldats hospitalisés à Dax. Selon l’arrêté, « elles manifestent l’aristocratie la plus puante, le fanatisme le plus dangereux, la superstition la plus honteuse. »
Pas de motif politique
Le 9 avril 1794, Marguerite Rutan passe en jugement. Elle est accusée de saper les convictions révolutionnaires des troupes hospitalisées ainsi que d’une correspondance avec un prince de Lorraine. « Il n’y eut pas la moindre enquête auprès des malades de l’hôpital pour étayer la première accusation. Quant au prince, du nom de Louis-Géris, l’histoire montre qu’il n’a jamais existé. La mort de Sœur Rutan n’a donc aucun motif politique mais repose entièrement sur la question religieuse », écrit l’abbé Dominique Bop dans le journal Clarté, une publication du diocèse d’Aire et de Dax.
Elle est condamnée à mort et guillotinée le 9 avril 1794 avec l’abbé Lannelongue, curé réfractaire. Certains textes affirment qu’elle chantait le Magnificat dans sa marche vers l’échafaud. D’autres que lorsque le bourreau voulut lui arracher le mouchoir qui lui couvrait le cou, elle l’arrêta et lui lança : « Laissez, Monsieur, la main d’un homme ne m’a jamais touchée ».
Benoît XVI a officiellement reconnu son martyre le 1er juillet dernier. Programmée à 15 heures dans les arènes de la ville, la célébration sera présidée par l'envoyé spécial du Pape, le cardinal Angelo Amato, préfet de la congrégation pour les causes des Saints. Seront aussi présents le cardinal Jean-Louis Tauran, préfet du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux au Vatican, Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique en France, et plusieurs évêques français.
"Par delà les déficiences qui pourraient être celles de nos familles de chair, Il peut permettre la naissance de familles données, de familles spirituelles qui donnent sens à nos existences."
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mgr Alain Castet
Priesterweihe am 19. Juni 2011, 16 Uhr / Heiligenkreuz

"Nous avons besoin de redécouvrir la liturgie comme 'sommet et source de l'action de l'Eglise. Nous avons besoin de redécouvrir comment Dieu se dit dans l'histoire et comment il se dit à travers les signes de la liturgie et dans les actes sacramentels .
Il est donc nécessaire que nos liturgies soient faites non pour plaire, mais pour donner Dieu et le désir de le chercher pour le trouver . "
mgr Alain Castet,
évêque de Luçon
lettre pastorale 2011
Alleluia, Spiritus Domini replevit orbem terrarum,
venite adoremus.
prions pour toutes les ordinations sacerdotales de ce mois de Juin 2011
+
Jésus n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. Jésus est le Serviteur par excellence.
La croix est l'antidote de l'idéologie.
« On ne peut se décider à être un saint sans qu’il en coûte beaucoup de renonciations, de tentations, de persécutions, de toutes sortes de sacrifices » disait Mère Térésa.
Elle ne faisait qu’emboîter le pas aux propos du Saint Curé d'Ars que relevait un de ses des auditeurs attentifs : « Un chrétien doit être toujours prêt au combat.
Ce sont nos combats qui nous obtiendront le ciel. Tous les soldats sont bons en garnison. C’est sur le champ de bataille que l’on fait la différence entre les courageux et les lâches ». Et il ajoutait : « La pire des tentations, c’est de n’en point avoir. La croix, c’est l’échelle du ciel. »
Dans un siècle de sentimentalisme exacerbé et d’hégémonie de l’émotionnel, la foi de Jean-Marie Vianney se situe à front renversé.
Elle assume les contraintes de la vie et de notre humanité. Elle ne s’arrête pas au ressenti. Elle cherche l’adhésion, la ferme adhésion au Christ. Elle puise dans la fidélité au Maître la force de sa propre fidélité, jusqu’à faire sienne sa mission. Telle est la foi du prêtre. Il la professe à la fin de la consécration : « Il est grand le mystère de la foi ».
mgr REY.
"Si les enfants et les jeunes voient des prêtres trop occupés, prompts au mécontentement et aux plaintes, négligeant la prière et les devoirs afférents à leur ministère, comment pourront-ils être attirés par la voie du sacerdoce?
Si, en revanche, ils font en nous l'expérience de la joie d'être ministres du Christ, de la générosité dans le service à l'Eglise, de la capacité à prendre en charge la croissance humaine et spirituelle des personnes qui nous sont confiées, ils seront poussés à se demander si, pour eux aussi, ce ne serait pas cela la "meilleure part" (Lc 10, 42), le choix le plus beau pour leurs jeunes vies.
bx Jean-Paul II
Mgr Alain Castet publie une importante lettre pastorale, la plus longue de son épiscopat, intitulée : "De toutes les nations, faites des disciples" (Mt 28, 19).
"Pour nous, nous n'avons qu'un cri : Toi qui renouvelles divinement l'Univers, sois béni !"
saint Jean Damascène
Saint-Esprit, je te demande le don de la Sagesse pour une meilleure compréhension de toi et de ta perfection divine.
Je te demande le don d’Intelligence pour une meilleure compréhension de l’essence des mystères de la sainte foi.
Donne-moi le don de Science afin que je sache orienter ma vie selon les principes de la foi.
Donne-moi le don de Conseil afin qu’en tout je puisse le chercher par toi et que je puisse le trouver par toi.
Donne-moi le don de la Force afin qu’aucune peur ni souci terrestre ne puissent m’arracher à toi.
Donne-moi le don de Piété afin que je puisse toujours servir ta majesté avec un amour filial.
Donne moi le don de Crainte de Dieu afin qu’aucune peur ni motivation terrestre ne puissent m’arracher à toi.
Amen.
Bx Jean-Paul II
Eucharistie
Le petit Placide et nous-mêmes vous souhaitons de saintes fêtes de la Pentecôte 2011
cui cui cui ..!
pictures of litttle Placide
évidement!
non mais !
alleluia a aalleluia a a veni sancte spiritus .. et renovabis faciem terrae alleluia !
Montre la voie, ô toi douce lumière,
Parmi les ténèbres qui m’environnent,
Montre-moi le chemin !
La nuit est sombre et je suis loin du but –
Montre-moi le chemin !
Conduis mes pas et je ne veux pas voir
Où ils m’entraînent – une étape à la fois.
J’ai bien changé car je ne priais pas
Pour connaître la voie.
J’aimais choisir ma route, mais à présent,
Montre-moi le chemin !
J’aimais ces temps bruyants. Malgré les craintes,
C’est l’orgueil qui régnait : oublie ces jours.
Tu veilles sur moi depuis tant d’années,
Tu resteras le guide,
Qui m’aide à franchir torrents et marais
Jusqu’au lever du jour.
Et au matin le sourire des anges
Sera de nouveau là devant mes yeux.
bx Card. Newman
Esprit créateur, qui planant sur les eaux de l'univers créé, renouvelas la face de la terre ; Toi qui fis parvenir la première annonce de la vérité du salut aux Romains présents à Jérusalem qui écoutaient la prédication de saint Pierre ; vers les fils de cette Rome, cœur du monde, à qui, plus tard, Pierre, par sa vie d'apôtre, et sa mort de martyr, témoigna la fermeté de sa foi, la fixité de son espérance, l'immensité de son amour, " tourne-toi ; regarde du haut du ciel, vois et prends soin de cette vigne, protège ce que tu as planté de ta main ".
Descends, ô Esprit créateur ! Oui, Tu es déjà descendu, Tu es avec nous, Tu es près de l'épouse du Christ, Tu es sa vie, son âme, son réconfort, sa défense à tous moments et particulièrement aux temps d'angoisse et de douleur. Répands d'en-haut une telle plénitude de tes dons, que tous, pasteur et troupeau, irradient sur le monde la lumière de leur foi, le soutien de leur espérance, la force de leur amour.
Par Toi, Esprit illuminateur, Esprit de conseil et de force, les intelligences chrétiennes de tous ordres, humble ou élevé, comprennent et sentent non seulement l'extraordinaire gravité, mais encore la lourde responsabilité de l'heure présente où un vieux monde qui décline dans la douleur en engendre un nouveau. Eclaire, pour tous ceux qui portent au front le signe du Christ, le sentier étroit de la vertu qui seul conduit au salut, afin qu'ils s'éveillent du sommeil de l'indifférence, de la tiédeur et de l'irrésolution et commencent d'avancer hors des tortuosités désordonnées des choses terrestres.
Que par Toi, Esprit consolateur, les innombrables cœurs qui gémissent presque brisés, écrasés sous le poids des angoisses et des restrictions, des sacrifices et des injustices, des oppressions et des avilissements, retrouvent l'apaisement vivifiant de la résignation et surtout la force que donne la confiance !… Sois le repos dans la fatigue, le rafraîchissement dans l'aridité, la chaleur dans le jour glacé, le soulagement des pleurs. Sois le Père des orphelins, le défenseur des veuves, la nourriture des pauvres, le soutien des abandonnés, le toit des exilés, le défenseur des combattants, le libérateur des prisonniers, le baume des blessés, le médecin des infirmes, le refuge des pécheurs, l'assistance des mourants. Console et réunis ceux qui s'aiment d'un cœur pur et que les durs bouleversements actuels ont séparés. Fais que, là où les réconforts humains sont muets, parle le sourire et se tende la main de la charité chrétienne ; qu'aux yeux de la foi resplendisse, gage d'intarissable joie, l'aurore du jour où la surabondance de ton ineffable récompense accomplira la parole de l'Apocalypse : " Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses auront disparu ".
Esprit, Maître de vérité, inspire et diffuse dans le cœur et dans l'intelligence des hommes, non point par crainte du sacrifice, mais par réveil moral, un désir intense de paix, paix de justice, de modération et de sagesse, paix qui dans ses buts, dans son fondement, dans son accomplissement, ne démente pas la parole admonitrice : " Il n'y a ni sagesse, ni prudence, ni conseil contre le Seigneur " ; en même temps infuse-leur la ferme volonté de ne point se dérober aux indispensables prémices de cette paix, à ses bases, aux développements de ses conséquences. Fais que les gouvernants des peuples élèvent et dirigent leur pensée vers la dignité, les bienfaits, les mérites de cette paix tant souhaitée, et qu'ils mesurent les droits vitaux de leurs nations non à la longueur de leur épée, ni à l'extension d'avantages convoités, mais selon la norme sainte de la volonté et de la loi divines.
O Esprit créateur, visite les esprits de tes fidèles, emplis les cœurs de ta grâce ; aussi longtemps que durera ce temps d'épreuve accorde avec l'omnipotence de tes dons, à Nous, gardien du troupeau du Christ, et à tous ceux qui écouteront Notre voix, de pouvoir accomplir et promouvoir avec une foi ferme, une joyeuse espérance, une charité enflammée, la mission salvatrice confiée par le Christ à ses disciples : eritis mihi testes ! jusqu'au jour où l'Eglise ayant dépouillé le deuil, signe de son indicible douleur, pourra par la reconnaissance et la jubilation s'écrier devant le Dieu de paix, le Soleil de justice :
" La droite du Seigneur a opéré des prodiges, la droite du Seigneur m'a exalté… Je ne mourrai pas, mais je vivrai, et je raconterai les œuvres du Seigneur ".

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