Vénérable Maria Amparo - consécration au sacré Coeur (4)

Publié le 9 Juin 2015

 

priez pour nous.

 

 

 

S’agissant de sa consécration personnelle au Sacré-Cœur, les notes que M. María Amparo a prises lors des Exercices Spirituels qu’elle a suivis chez elle, seule, en juillet 1912, sont particulièrement intéressantes.

 

« Mon Dieu, je me jette ici à tes pieds et, te montrant les blessures de mon âme, je te dis : mon Dieu, lave les blessures de mon âme avec le sang qui coule de ton Divin Cœur. Guéris les plaies de mon cœur avec le baume qui s’écoule du Tien. Purifie-moi avec l’eau céleste qui s’écoule de ton côté ouvert, et tu verras comme je vous serai fidèle à l’avenir par votre grâce.

 

« Oh Cœur amoureux, embrase dans les flammes de ta charité les pauvres pécheurs, et que l’incendie qui nous consume dans ton divin amour soit plus grand que celui qui nous brûlerait en enfer, si ton sang divin ne nous lavait pas de nos souillures et ne pardonnait pas nos fautes.

 

« Comment te rendrai-je l’amour infini que tu as pour moi ? Si je souffrais toutes les humiliations que souffrent et ont souffert toutes les créatures depuis le commencement du monde, ce ne serait rien pour te rendre ce que je te dois. Si je me consumais devant ton autel dans une perpétuelle adoration, ce serait encore peu de chose pour correspondre à tes amours. Dis-moi donc, mon Créateur, qu’est-ce que je dois faire pour y correspondre ? Je le sais déjà, Aimé de mon âme : m’oublier totalement dans ta providence sans m’accrocher aux créatures, ni me laisser troubler par leurs jugements. Qu’il en soit ainsi, Jésus aimé, je veux être tienne, parce que tiennes furent également l’innocente Marguerite et la pénitente Madeleine. Oh, si je t’aimais comme cette sainte pécheresse, comme ces Saints Exercices s’avéreraient heureux pour moi ! Si le foyer que tu embrases est si grand, que peut te coûter de m’envoyer une petite étincelle pour m’embraser dans ton amour ?

Pourquoi est-ce que je t’aime si peu, alors que Toi tu m’aimes de toute éternité ? Transperce, mon Jésus, transperce mon cœur de la flèche enflammée dans ton amour, et embrase-le dans le foyer enflammé de ton Cœur, capable de consumer le monde entier. Je ne te demande pas de me laisser incliner la tête sur ton Cœur parce que je sais que je ne le mérite pas, mais laisse-moi à tes pieds, comme Madeleine, et j’y trouverai la force de vaincre et d’obtenir le triomphe que je désire. Je suis une âme fatiguée de t’offenser, et je n’aime que Toi, je ne cherche que Toi, parce que ce n’est qu’en Toi, mon Jésus, que je trouve ma consolation et mon bien. Toi, qui courrais, infatigable, pour me rechercher lorsque je fuyais, est-ce maintenant que tu vas t’écarter, alors que je te cherche ? Je t’espère, Seigneur, parce que les âmes qui vous possèdent goûtent par anticipation les délices du Ciel. J’accepte pleinement de te recevoir si tu me visites par des épreuves, donne-moi la force et viens » (Memorias Espirituales, Ms. 3, 46-48).

 

« Mon Jésus, de votre Sacré-Cœur où je vivrai toujours cachée, je veux embaumer de l’arôme que j’y respire toutes les personnes qui doivent vivre avec moi. Mon Jésus, rendez mon cœur semblable au Vôtre, et qu’il soit pour tous ce que le Vôtre est pour moi, plein de miséricorde et de compassion » (Ibíd. Ms. 3, 73).

« Je veux, avec la chaleur recueillie dans le Sacré-Cœur, faire du bien à tous ceux avec lesquels je m’entretiens et enflammer de ferveur les âmes tièdes » (Ibíd. Ms. 3, 94).

« Je renonce en cette vie à tout ce qui n’est pas être une humble esclave et une épouse aimante de Jésus. Dans son adorable Cœur, je lui offre de faire le nid de mes amours, en Lui je place mes pensées, mon cœur, ma vie, mon âme, mes puissances et mes sens et tout mon être. Arrière, le monde ! Je ne trouverai de repos que dans la croix que mon Jésus m’envoie chaque jour, le reste étant interdit pour moi. Et ne crains pas, mon Jésus, qu’ingrate et lâche je t’abandonne, car avec votre grâce je vous serai fidèle tous les jours de ma vie, en ne vivant plus que pour Vous : ma vie sera votre amour, ma joie sera votre amour, mon espérance et moi-même tout votre amour.

« Je regarderai tous les vendredis de l’année comme consacrés au Cœur Divin, et s’il m’est possible j’y ferai un peu plus d’oraison. D’ordinaire, j’y consacrerai au moins une heure » (Ibíd. Ms. 3, 94).

(à suivre)

traduction pour le petit Placide .

nb: le "tu" et le "vous" sont respectés à la lettre.

 

 

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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