Vénérable Maria Amparo (3)

Publié le 8 Juin 2015

 

 

 

Depuis lors, c’est-à-dire depuis sa première communion, María Amparo ne vivait que pour Dieu, sans qu’aucun attrait mondain ne prenne racine en son cœur. Seul y habitait le désir de vivre pour le Seigneur et de parvenir un jour à se consacrer à Lui dans la vie religieuse.

Influencée peut-être par cette dévotion populaire au Sacré-Cœur, elle se sentait attirée ou conquise par Jésus précisément dans le mystère de son Cœur ouvert et brûlant d’amour. Elle écrit, dans son Autobiographie :

« Un jour mon âme était dans une très douloureuse agonie à cause des difficultés que suscitait l’ennemi pour m’empêcher d’être religieuse et à cause d’autres dangers qui me menaçaient. J’aurais aimé fuir dans un désert pour échapper à ces périls et passer ma vie dans la solitude la plus complète. Mais alors il me parut que Jésus me donnait son Divin Cœur comme le désert où je devais vivre et où Il me comblerait de sa présence toute familière. Là, Il me donnerait la force d’accomplir sa volonté très sainte. Lorsque je me sentais accablé de peines et de douleurs par la sainteté de justice qui, bien des fois, me mit à deux doigts de la mort, et lorsque les dangers extérieurs me harcelaient, je me retrouvais sans savoir comment dans ce désert divin où Jésus me réconfortait habituellement en vue de la lutte ».

Comme d’autres saints, María Amparo sentait que le Seigneur prenait en ses mains son cœur pour le purifier et le rendre plus semblable à Lui.

« Je me souviens qu’un jour, après la Sainte Communion, il m’apparut que Jésus prenait mon cœur et me le montrait en disant qu’Il voulait le purifier Lui-même comme le feu de son divin amour. Il me parut voir dans les mains de Jésus mon cœur sale et taché, avec des misères ou des atomes que je ne voyais que lorsque Notre Seigneur mettait sous mes yeux le miroir très pur de sa sainteté et de sa pureté infinies. Bien que je me sentais brûler de désirs de pureté, je n’ai jamais su comment faire pour me purifier de ces taches, jusqu’à ce qu’il me paraisse entendre de Jésus que cette purification était l’œuvre de sa miséricorde et qu’Il la réaliserait par le feu de son amour divin. Peu après, je me sentis comme submergée au plus profond d’un purgatoire d’amour, où j’ai souffert toute ma vie tant et de si longues peines que je ne saurais le dire. De ces profondeurs, où j’étais submergée, je voyais avec une clarté qui me terrifiait, tout ce qui s’opposait en moi à l’amour de Dieu, mon incapacité à tout bien, ma mauvaise correspondance aux grâces de Dieu et à quel point je contristais l’Esprit-Saint lorsque je n’étais pas fidèle à l’inspiration divine ».

 

(à suivre)

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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