pour le corps enseignant . compassion .

Publié le 15 Novembre 2015

 

Demain matin, dès l’aube, il faudra les accueillir ;

Demain matin, il faudra les écouter, les accompagner ; 

Demain matin, il faudra leur dire… quoi ? Comment ?

Quels sont les mots justes quand il n’y a que barbarie indicible ?

 

Je rumine tout cela dans ma tête depuis les événements de vendredi soir ;

 

Demain, nous, enseignants, serons en classe avec eux, ces jeunes à l’esprit encore en formation ;

Demain, nous parlerons de ce qui s’est passé, sans vraiment savoir à l’avance où iront les échanges : il y aura de l’émotion, des coups de gueule, peut-être des pleurs ou des difficultés, comment savoir ?

Demain, je chercherai à être juste et pédagogue, à expliquer et à consoler, comme je peux, au mieux ; 

Mais demain, je tâcherai aussi de repenser à ce que j’ai vu dans les rues aujourd’hui pour leur redire combien cela vaut le coup de grandir, d’apprendre, et de vivre. 

 

Demain comme hier, nous continuerons de prier pour toutes les victimes, leurs proches et leurs bourreaux de Beyrouth comme de Paris : c’est l’essentiel ;

Mais n’hésitez pas, demain, s'il vous plaît, à ajouter une pichenette de prière pour les enseignants : nous en avons et en aurons besoin.

 

Zabou the terrible

 

 

 

Rédigé par Philippe

Publié dans #divers

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article