duc in altum ! très beau, Neva vobiscum .

Publié le 22 Janvier 2016

 

  le bateau est en rade; trop de neige, pas assez de visibilité. On n'y voit plus grand chose au jour d'aujourd'hui, trop de brouillard; la Néva est bien trop blanche, une chatte y perdrait ses petits. d'ailleurs comme tout ,

faut avancer à l'aveuglette ou quand la réalité des choses nous rattrappe. être comme l'oiseau voler à haute altitude pour ne voir que de l'air pur . Mais ça c'est une grâce, pour les hommes de piété, de prière,   assoiffés de Dieu , épris de solitude et  d'absolu, les ascètes, les hommes du désert,  comme la mouette,  certains moines,  si  loin des tapages médiatiques,

mais nous n'en sommes pas tous dignes. hélas!  ou nous ne voulons pas tout simplement.  On n'a peut être perdu le fil tout simplement. Le cordon ombilical a été coupé.

  nous sommes trop du monde. le brouillard de la Neva, c'est  l'Eglise, au fond. . 

mais le soleil brille encore  même dans le brouillard. il suffirait d'y entendre Chopin ou Liszt pour sauter dans le divin,  dans la contemplation transcendantale .. à genoux les yeux fermés sans nul soucis des jours sombres qui nous attendent mais savourant le seul moment qui nous est donné pour en bénir Dieu et Le remercier. l'art de la musique c'est d'arrêter aussi le temps sur l'essentiel, sur des choses plus belles et plus pures... 

une grâce de carême:  arrêter le temps sur l'essentiel.   

 

   je deviendrais poète ! 

 

 

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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