Quand des yeux humides et des regards tristes commentent « l’Alep d’aujourd’hui »

Publié le 19 Janvier 2016

 

 

Dans le noir complet, une dame âgée éclaire à l'aide d'une lampe de poche Bassel, un jeune homme venu lui installer « un ampère ».

Dehors, il neige. La température est supportable, même s'il est très difficile de se réchauffer. L'absence d'électricité signifie l'absence de chauffage, mais également de lumière ou de télévision, un divertissement dont certains profiteraient pourtant avec plaisir pour échapper quelques minutes à un quotidien éprouvant. Après cinq ans de guerre, particulièrement difficiles pour les Alépins, la fatigue est également morale.

 

Dans le petit appartement, le responsable de la mission Syrie de l'association SOS Chrétiens d'Orient, Alexandre, regarde faire Bassel, dont il aide à financer le travail. « Notre but est d'aider tous les Syriens qui ont le courage de rester sur place, à Alep comme ailleurs, malgré la guerre », explique-t-il. L'électricien, payé par la paroisse Saint-Dimitri, grâce à l'aide de l'association française, habitait autrefois dans le quartier Cheikh Maksoud, aujourd'hui investi par les rebelles. Il a perdu sa maison et son travail, mais la situation lui a offert l'opportunité de recommencer à gagner sa vie. Un coup de main providentiel pour ce jeune père de deux enfants.

 

À quelques mètres de là, des étudiants gagnent trois sous en allant distribuer des bidons d'eau aux malades et aux personnes âgées. « Ces personnes-là ne peuvent venir la chercher dans les rues, il fallait mettre en place un système pour qu'elles ne soient pas oubliées », explique Joseph, un père de famille particulièrement actif dans la ville.

Au cœur de l'enfer, brillent parfois quelques très belles âmes...

 

l'orient, le jour.

Rédigé par Philippe

Publié dans #divers

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