Chine: A peine 1% de catholiques parmi 1,3 milliard d’habitants

Publié le 17 Mai 2016

 

Le suivi statistique de l’Eglise catholique en Chine n’est pas aisé. L’Eglise y est divisée en communautés « officielles » et « clandestines », le régime communiste a une conception plus politique que scientifique des statistiques qu’il produit et l’absence de réelle liberté religieuse dans ce pays empêche de mener des études indépendantes et rigoureuses sur le sujet. Malgré tout, des données existent et les plus récentes indiquent une certaine difficulté pour les catholiques à se maintenir autour de 1 % de la population du pays ainsi qu’un déclin notable des vocations sacerdotales et religieuses.

 

Net déclin des vocations sacerdotales et religieuses

Après une phase de croissance très nette, dans les années 1980, 1990 et début 2000, la population catholique aurait donc atteint un plateau, voire aurait commencé à décliner. « Ce retournement va entraîner une baisse du nombre des vocations, même si ce dernier phénomène prendra quelques années à se concrétiser pleinement », explique encore Anthony Lam. En 2000, toutes communautés confondues, on a compté 134 ordinations sacerdotales, le chiffre est monté à 171 en 2002 et n’a jamais été dépassé depuis. Entre 2005 et 2011, le déclin est quasi continu, jusqu’à seulement 46 ordinations en cette année 2011. Le léger mieux des années 2012 à 2014 (74 ordinations en moyenne pour ces trois années) ne semble devoir être que passager, étant donné que les entrées dans les grands séminaires, « clandestins » comme « officiels », sont sur la même tendance descendante. On comptait ainsi 550 séminaristes « clandestins » en 2010 mais seulement 300 en 2014; pour les « officiels », les chiffres sont respectivement de 630 et 560 pour 2010 et 2014.

Chez les religieuses, les courbes sont encore plus impressionnantes: 2 500 novices étaient en formation en 2000; elles ne sont plus que 156 en 2014 (toutes communautés confondues, les « clandestines » se portant un peu mieux que les « officielles »). Ainsi que le note Anthony Lam, les années 2000, une époque où personne ne parlait de crise des vocations mais où, au contraire, on construisait des séminaires et des noviciats toujours plus grands, semblent bien révolues.

 

source
 

 

Rédigé par Philippe

Publié dans #divers

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