femme et sacerdoce (2)

Publié le 12 Mai 2016

 

 

La femme a donc dans la cité sa place propre qui lui est bien assignée, qu'elle soit mariée ou qu'elle vive dans le célibat, ce dernier pouvant être consacré ou non par des voeux de religion.

 

Mais dans l'Eglise, la femme ne serait-elle pas en tout égale et semblable à l'homme, puisque saint Paul nous a dit que tous ceux qui ont été baptisés dans le Christ ont  revêtu le Christ et qu'il n'y a plus parmi eux ni de Juif, ni de Grec, ni d'esclave ni d'homme libre, ni d'homme ni de femme, mais qu'ils ne sont plus tous qu'un dans le Christ ? (gal.3? 27,29)

Dès lors, la femme ne peut-elle pas comme l'homme recevoir l'ordination sacerdotale?

 

Non, et l'Eglise vient de le rappeler dans un document récent. (paul VI)

Si l'Eglise pouvait conférer le sacerdoce aux femmes, elle l'aurait fait depuis longtemps, depuis toujours, elle qui connait la pensée de Dieu et qui est toute dévouée au Christ son Epoux.

Et les femmes qui reprocheraient à l'Eglise de leur fermer l'accès au sacerdoce pourraient tout aussi légitimement reprocher au Créateur de les avoir faites femmes.

Le texte de saint Paul que nous venons de citer vise l'égalité essentielle et fondamentale de l'homme et de la femme dans l'ordre de la grâce.

Mais la grâce, loin de détruire la nature, qu'elle transcende, en épouse certaines modalités.

Il convient que le sacerdoce dans l'Eglise soit réservé à l'homme, car le prêtre est le signe sacramentel du Prêtre unique de la nouvelle alliance, le Christ qui est l'homme,  et il exerce une véritable paternité spirituelle , qui en fait l'image du Père céleste.

Mais les femmes ont dans l'Eglise le privilège d'être d'une façon particulière  à la ressemblance de Marie. Dans l'ordre de la grâce, c'est encore en femmes que les chrétiennes se sanctifient et leur fécondité dans l'Eglise sera maternité spirituelle.

 

" Je sens en moi la vocation de prêtre, écrivait sainte Thérèse de l'Enfant Jésus... mais .. j'admire l'humilité de saint François d'Assise et je me sens la vocation de l'imiter en refusant la sublime dignité du Sacerdoce."

 

Puis passant en revue dans une page sublime toutes les vocations qu'elle sentait en elle, elle conclut:"

Ma vocation, c'est l'Amour... Dans le coeur de l'Eglise, ma Mère, je serai l'Amour... ainsi je serai  tout."

 

Elle avait compris le mystère du Christ et de Marie.

Que la Vierge que nous contemplons aujourd'hui... nous donne d'entrer plus profondément dans ce mystère chrétien, mystère de l'Homme-Dieu et de la Femme sa Mère.

 

dom Jean Roy 1977.

+ abbé de Fontgombault.

 

 

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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