Saint Thomas More

Publié le 10 Juillet 2016

 

«  Un homme tel que, depuis des siècles,
le soleil n’en a pas vu de plus loyal, de plus franc,
de plus dévoué, de plus sage ». 

 

 

C’est le portrait très flatteur que fit de Thomas More le « prince des humanistes », le philosophe hollandais Erasme (1469-1556) lorsqu’il rencontra à Londres les maîtres de la pensée anglaise à cette époque du règne agité d’Henri VIII Tudor, tels que le fils du Lord maire de Londres John Colet qui devint prêtre à Oxford après un long périple d’études en Europe, à Paris et à Florence avant de devenir le chapelain du roi; ou encore William Grocyn (+ 1519) et Thomas More qu’il rencontre au Queen’s Collège de Cambridge en 1499.

Thomas More est né à Londres le 7 février 1478, à une période charnière du deuxième millénaire, dans une famille de petite noblesse. Son père, John More est juge dans la ville royale anglaise et lui-même deviendra page au service de John Morton, archevêque de Cantorbéry et chancelier du royaume d’Angleterre, pour qui Henri VII avait obtenu le chapeau de cardinal en 1493. Prélat réformateur, il lutta contre les abus ecclésiastiques. Il fait partie de ces new men, issus des classes moyennes et non pas de l’ancienne aristocratie et qui devait leur promotion à leurs seuls mérites. Les Tudors les apprécient pour leurs compétences et leur loyauté. Il est rai aussi que les rois aiment ces hommes d’Eglise redevables et reconnaissants, absolument dévoués dans l’abnégation que l’on pouvait récompenser avec des biens d’Eglise, sans toucher à la cassette royale.

A quatorze ans, Thomas part étudier à Oxford. Là, il fit de solides et brillantes études de droit et étudie tout particulièrement la Cité de Dieu de Saint Augustin. Il élargit ses centres d’intérêt à la culture, la théologie et la littérature classique. Il fréquente les religieux franciscains de Greenwich et les Chartreux de Londres.

En 1501, il devient avocat et en 1504, il est élu membre du Parlement, il avait vingt-six ans, mandat renouvelé par le roi en 1510. En 1523, il est Président de la Chambre des Communes.

En 1505, il épouse Jane Colt, mais six ans plus tard elle meurt et laisse son époux à la tête d’une famille de quatre enfants: Margaret, Elisabeth, Cécilie et John. Thomas se montrera un père vigilant quant à leur vie et quant à leur foi. Il priait, lisait et commentait la Sainte Ecriture en famille, puis plus tard avec ses gendres et ses domestiques. Il assistait chaque jour à la messe et ne manquait pas d’humour. Quelques années plus tard, il épousera une jeune veuve, Alice Middleton de sept ans sa cadette et mère d’une fillette.

En 1516, il est envoyé en Flandres par le cardinal pour une mission diplomatique. C’est là qu’il compose son écrit le plus fameux: l’Utopie.

Il sera béatifié par Léon XII en 1886 avec 153 autres martyrs de l’époque dont John Fisher évêque de Rochester, après que la reine Victoria rendit une existence légale à l’Eglise catholique romaine en Angleterre en 1850. Il sera canonisé par Pie IX en 1935.

SOURCE

 

 

 

 

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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