dans le ciel du petit Placide: diocèse de Luçon

Publié le 15 Septembre 2016

 

 

 

merci ! il y a des signes qui ne trompent pas ! 

 

on va essayer de vivre avec tout ça, ça suffit . je crois . pardonnez-moi cette pub autour de vous; vous ne la souhaitez pas mais

quand il y a des choses splendides, ici il faut les montrer ! tellement rares. un petit pauvre qui n'a aucun intérêt. sauf celui de chercher la Vérité. merci pour tout le réconfort reçu, sentir qu'on voyait bien les choses quand même; tout ce que j'ai vécu était bien une réalité. comptez sur mes prières. 

 

Le père Daleau, aujourd'hui âgé de 81 ans, a été un proche de Mère Teresa. Il l'a rencontrée à la fin des années 70. Une rencontre qui a bouleversé son engagement spirituel.

Portrait

Dimanche dernier, sur la place Saint-Pierre, à Rome, jour de la canonisation de Mère Teresa, il n'a pas pu retenir ses larmes. Trop d'émotions. Peut-être s'est-il souvenu de ce jour de fin septembre 1977, date de leur toute première rencontre, dans la basilique Saint-Grégoire, à côté du Colisée. « Elle n'était pas encore très connue en France », se souvient le père Daleau.

Il avoue d'ailleurs, l'oeil malicieux, qu'il « ignorait totalement son existence ». Quelques mois auparavant, il était encore professeur de lettres classiques au collège privé Notre-Dame, à Ussel, en Corrèze, accaparé par sa mission. C'est une jeune élève qui va le mettre, par hasard, sur le chemin de celle qui deviendra l'icône des pauvres. « Elle s'interrogeait sur ce qu'elle allait faire. Elle pensait devenir religieuse, se mettre au service des pauvres, comme Mère Teresa. »

Le père Daleau se documente sur cette religieuse qui est au chevet des mourants à Calcutta, en Inde. Il tombe sur deux livres (Amour sans frontière et Tu m'apportes l'amour), signés du père Gorrée, un curé lyonnais qui dirige une association de soutien à l'oeuvre de Mère Teresa. Le jeune prêtre vendéen, né à Triaize en 1935, découvre alors « une ligne spirituelle différente », qui l'interpelle, lui qui s'interroge sur le sens à donner à son engagement.

« La force dans la simplicité »

Il s'insère dans la vie de l'association, tout en continuant sa mission professorale à Ussel. Mais il rêve secrètement de partir en Inde, pour voir à l'oeuvre cette petite soeur des pauvres, qui commence à devenir une « star » dans les pays anglo-saxons.

Signe de la providence ou non, le père Gorrée, « l'âme de l'association lyonnaise », décède subitement en 1977. L'archevêque de Lyon propose alors au père Daleau de prendre le relais. Le fils d'agriculteur de Triaize, qui est né et a grandi dans ce village du Sud-Vendée, avant de partir au petit Séminaire de Saint-Laurent-sur-Sèvre à 12 ans, n'hésite pas longtemps.

Quelques semaines après, il est dans un avion avec la secrétaire de l'association lyonnaise, en direction de Rome. Il a rendez-vous avec son destin, et avec une future sainte. « Elle était déjà ridée, se souvient le père Daleau. Le plus étonnant chez elle, c'est cette force qu'elle dégageait, dans la simplicité. » « Ça ne s'explique pas de manière rationnelle. »

Deux ans plus tard, il est avec elle, à Oslo (Norvège), pour la remise du prix Nobel de la Paix. À la tribune, ce petit bout de femme va marquer les esprits et l'assistance, faite de têtes couronnées, de ministres et autres diplomates.

Dix-huit minutes de discours, « sans lire ses notes », « plus trois minutes d'applaudissements ». La salle est conquise. « C'était grandiose de silence et d'intériorité », dit-il, toujours sous le charme de « cette grande dame au service des pauvres ».

La messe avec elle à Noël 1983

Mère Teresa, le père Daleau la reverra à Calcutta. Deux fois, « dont une à Noël 1983 ». Un moment qu'il ne peut pas oublier. Mère Teresa lui a demandé de dire la messe, dans un mouroir de Calcutta, où elle vit son « idéal », au milieu des délaissés et des mourants. « Il fallait la voir passer d'un lit à l'autre, prendre la main d'un mourant, en caresser un autre, adresser un sourire à un autre, raconte-t-il. À travers ces gestes, c'est l'amour de Dieu qui passait. »

À 81 ans aujourd'hui, l'aumônier de l'hôpital de Luçon retournerait volontiers à Calcutta, sur les traces de celle qui a changé sa vie. Mais il veut rester fidèle à Mère Teresa, à son message d'humilité. « Je ne suis pas sûr qu'elle apprécierait. Je pense qu'elle me dirait de rester, de mettre mes moyens au service des plus pauvres. De ne pas perdre mon temps. »

 

Le père Daleau a encore cette phrase en tête, que Mère Teresa aimait tant répéter : « Je suis le petit crayon dans la main de Dieu. Priez pour que ce petit crayon n'écrive pas trop mal l'oeuvre de Dieu. » « Quand je repense à ça, dit-il, impressionné par la force de sa foi et de son humilité, je me dis que nous sommes des nains face à des géants pareils. »

Une géante qui avait bâti son jardin au « pays » des nécessiteux. « Elle avait la tête au ciel, résume joliment le père Daleau, mais pas dans les nuages. »

 

ouest france

 

 

 

Rédigé par Philippe

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