le bon grain et l'ivraie.

Publié le 3 Février 2017

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Dans cette parabole nous voyons le bon grain et l'ivraie .

Dieu qui a semé la vie, l'ordre la beauté, ce qui vient de sa puissance de sa sagesse et de sa bonté. Notre Seigneur  a semé dans nos âmes la bonne nouvelle de l'Evangile.. " Allez enseignez, tous les peuples et baptisez - les au nom du Père, du Fils, du Saint Esprit. "

Mais avec effroi, avec stupeur, nous voyons le développement du mal alors nous serions tentés de dire à Dieu comme les serviteurs de l'Evangile: " Maître, vous aviez pourtant semé le bon grain dans votre champ. Toutes ces grâces échappées de vos mains ; comment se fait-il que l'ivraie pousse dans le sillon où était formée le froment et qu'à la place de la moisson espérée, ce n'est qu'une herbe maudite qui lève la tête." Unde ergo habit zizanie.? "
Alors Notre-Seigneur, bon père de famille nous répond : " c'est mon ennemi qui a fait cela" Inimicus homo hoc fecit.

Le mal c'est l'oeuvre de notre ennemi et notre ennemi c'est le diable, le monde,  cet amour déréglé de nous-mêmes. Et ce mal se présente à nous sous des dehors qui nous captivent, nous séduisent.
cum autem dormirent homines.: le perfide semeur vient dans l'ombre.

" Sobrii  estote et vigilate " Sobrii estote, et vigilate : quia adversarius vester diabolus, tamquam leo rugiens circuit quaerens quem devoret : cui resistite fortes in fide.

Nous avons ces nuits calamiteuses où nous nous laissons surprendre par le sommeil; sommeil de la fatigue de l'ennui, du ras le bol, sommeil de la négligence et de la présomption, sommeil démoralisant du modernisme, et le perfide semeur attend cette heure pour semer à pleines mains l'ivraie.

Il vient dans l'ombre parce que ses oeuvres sont perverses comme ses desseins. Il se cache, guette chacun de nos pas, et dissimule sous des apparences trompeuses ce qu'il fait, il nous montrerait sa vraie laideur, on ne se laisserait pas surprendre.
L'ivraie a des propriétés enivrantes, fléau des moissons,

… Le mal ressemble à de l'ivraie.


Toutes les créatures, dit saint Grégoire, adressent à Dieu la même prière. Elles lui demandent la permission de venger sa gloire outragée par le pécheur. " Le voulez-vous, Seigneur? dit le soleil, je brûlerai de mes feux cet ingrat. - Moi dit la terre, j'ouvrirai mes abîmes sous ses pieds. Et moi dit l'enfer, moi qui n'existes que pour punir les pécheurs, je le livrerai à mes supplices éternels. "

Toutes ces voix montent vers le ciel pour crier vengeance et Dieu répond :" Non, pas encore, de peur qu'en arrachant l'ivraie, on ne déracine aussi le bon grain. Attendez l'heure de la moisson."

Oui attendons l'heure de la moisson. Elle viendra cette heure solennelle et terrible, non seulement à la fin des temps, mais à cette époque très prochaine peut-être que nous appellerons avec le Sauveur " la consommation des siècles".

Quels sont ceux qui viendront en ce 21ème siècle viendront arracher l'ivraie et la séparer du bon grain? 

Nous avons nos prêtres, nos moines et leurs pénitences, et le saint Sacrifice de la Messe pour la semence du bon grain. l'ivraie peut encore se transformer.

Soyons aussi  ce bon grain  et placé avec honneur dans le grenier du Père de famille , alors nous prendrons part à la gloire des justes  bénissant  la main qui nous aura moissonné.

 

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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