5ème dimanche après Pâques.

Publié le 21 Mai 2017

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O Feu consumant, Esprit d'amour,
survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme
comme une incarnation du Verbe;
que je Lui sois une humanité de surcroît,
en laquelle il renouvelle tout son mystère.

ste Elisabeth de la Trinité .

 

" Nous devons aussi réellement manger sa Chair et boire son Sang, qu'il les a pris l'un et l'autre. Et c'est là notre salut, notre vie.  Car par ce moyen, il ne prend pas seulement , en général, une chair humaine : il prend la chair de chacun de nous, lorsque chacun de nous reçoit la sienne. Alors il se fait homme pour nous; il nous applique son Incarnation."

Bossuet

Le premier fruit de l'Alliance ainsi contractée avec nous par le Verbe Incarné est une véritable communion de vie.  Et c'est pourquoi il nous donne sa Chair et son Sang sous des apparences de pain et de vin.

La vie que la sainte Humanité du Christ nous apporte est cette vie divine dont le principe est la plénitude en Lui, Verbe Incarné, et que tout le but de son Incarnation a été justement de communiquer au monde.

Mais écoulée en nous, il est nécessaire qu'elle y soit en quelque sorte fécondée afin de porter son fruit. Et elle ne peut l'être que par notre libre coopération personnelle .

   C'est dans la Communion même que cette coopération doit commencer. Là il faut avant tout nous ouvrir au secours tout puissant que le Christ nous apporte, nous livrer à la vertu et à l'amour de l'Incarnation. Une telle adhésion contient en puissance tout le travail actif de notre conformation au Christ.

Nous unir au Christ, nous modeler sur le Christ: c'est la plus grande oeuvre humaine, le terme de notre activité surnaturelle, le plus grand amour que nous puissions donner au Verbe Incarné, et sa vraie glorification.

   A cette grande oeuvre, notre journée entière - non seulement nos prières, nos peines, nos travaux, nos sacrifices, mais jusqu'à nos actes les plus indifférents et simplement humains - peuvent concourir.

   En Lui, chacun de ses actes a été baigné de sa religion envers le Père, de sa charité envers ses frères. Dans la mesure où nous serons fidèles à redresser vers Lui notre être pécheur, et à faire monter avec Lui de tous nos actes une même religion et un même amour vers le Père céleste, s'opérera notre conformation à Lui.

   Le sacrifice, commencé sur l'autel, se termine donc, pour ainsi dire, dans l'âme du communiant.

   Le don de soi-même que fait le communiant est bien son véritable sacrifice. Et ce sacrifice, il le continue, il l'intensifie tout le long du jour, en cherchant par le travail de conformation au Christ, à l'élever à la mesure du Christ.

   Par là se réalise une sorte de compénétration de l'oblation du Verbe incarné et de celle de chaque racheté. , qui déborde l'instant fugitif du sacrifice , et fait de toute la vie du chrétien un holocauste uni à l'Holocauste rédempteur et glorieux du Souverain Prêtre.

M. Lepin.

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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