En Dieu. après un jubilé.

Publié le 21 Août 2017

  

   .... Mais la foi dirige encore mon regard vers Dieu, encerclé de ténèbres en ma nuit, je m'évade plus totalement vers la Lumière.

   En Dieu, je me sens animé d'un espoir infini. Mes sollicitudes s'évanouissent toutes. Je les abandonne.  Je suis à Lui. Il a soin de tout et de moi-même. Mon âme en Lui se retrouve, enfin heureuse et satisfaite. Les inquiétudes d'hier, les mille prévisions pour que son règne arrive, et même le grand tourment de tout à l'heure, pour que le triomphe de ses ennemis ne soit pas total, pour que la flamme portée par l'Eglise ranime en chaque âme et en la société la lumière, voilée pour un temps, de l'Evangile, tout cela fait place à la tranquillité en Dieu possédé ineffablement, au plus spirituel de l'âme. Dieu, le roc immobile, contre qui se brisent en vain toutes les vagues; Dieu, la lumière inaccessible, le tout parfait éclat qu'aucune tâche n'assombrit; Dieu la souveraine paix et le triomphateur définitif, est en moi.

   Je l'atteins avec une plénitude au terme de mon amour. Toute mon âme est en Lui, il y a un instant éperdument , et, maintenant, très doucement, très sûrement, comme si, dans une minute, les combats de la vie et les incertitudes , et les dérangements,, les actes , les inquiétudes n'allaient me ressaisir.

   Je suis baigné en sa lumière. Il me pénètre de sa force. Il m'anime.

   Je ne serais rien sans Lui, je ne serais pas: et voici qu'il m'a donné nature et être, et par-dessus ma vie, par-dessus mon péché qu'il a couvert, sa vie; et voici qu'il m'a divinisé.

   Je le connais, je l'aime de la connaissance dont il se sait, de l'amour dont il se possède. Je suis loin , bien loin des bruits du monde et des agitations des affaires. Je suis en Lui, au-dessus de moi-même, comme si je n'étais pas un pécheur, comme si je ne l'avais pas repoussé, comme si j'avais toujours été de sa famille.  Je suis en Lui, comme si j'étais de sa race, de sa lignée, parce qu'il m'a aimé, parce qu'il m'a créé, parce qu'il m'a racheté, parce qu'il m'a vivifié..

   L'optimisme qui, en ces jours de triomphe du mal m'avait quitté, est revenu en moi.

   L'Eglise en réalité, triomphe. En chacun de ses enfants d'abord, qui se sont totalement donnés, et en qui s'établit le règne progressif du Dieu envahissant; en chacun même de ceux qui se révoltent souvent, mais reviennent de temps en temps demander pardon, et dont le dernier instant, malgré toutes les défaillances, sera un instant de prière et d'amour. L'Eglise, à chaque instant, se construit et triomphe.

   Non, ce n'est pas l'heure de désespérer.... Dieu se sert même de ses ennemis pour établir son règne.... Pour le chrétien, la situation jamais n'est désespérée. A force de lumière et à force de don , chacun par sa vie, et tous les hommes de bonne volonté ensemble , tous les ouvriers du Christ, ne sommes-nous pas l'humble Eglise militante, dont le triomphe ne se parfait que dans les combats.

anonymus.

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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