un breton en Ukraine . Adrian Herpe .

Publié le 19 Novembre 2017

 

 

 

breton et Ukrainien vive la Bretagne !

Seul un jeune pianiste de 16 ans a, lui, choisi la difficulté, en s'inscrivant dans les trois catégories ouvertes. Ce jeune virtuose, Adrian Herpe, qui vit à Oujgorod, à l'ouest de l'Ukraine près de la frontière hongroise, parle parfaitement français. « Je suis franco-ukrainien, je suis né à Quimperlé. Mes parents ont décidé de s'installer en Ukraine, quand j'avais 3 ans », explique Adrian, sortant tout juste de scène après sa deuxième épreuve de l'après-midi, sans stress visible. Une scène dont il voudrait faire son quotidien, son ambition étant de devenir pianiste concertiste. « Je n'ai pas encore décidé où, mais sans doute plutôt en France. C'est plus compliqué de vivre de la musique en Ukraine, les salaires sont plus faibles ». Le jeune pianiste a impressionné le jury par sa technique et sa fougue dans ses interprétations d'une étude de Debussy, d'une Barcarolle de Fauré et d'une étude tableau opus 39 n° 1 en ut mineur de Rachmaninov. Auparavant, il avait joué la rhapsodie hongroise dans le programme Liszt. Dans le public, sa professeure de piano ukrainienne venue le soutenir et son père Michel Herpe, un Breton de Quimperlé, qui a fait le choix de s'installer dans le pays de sa femme, ukrainienne. « Nous sommes cinq associés français et exploitons deux fermes que nous louons, totalisant 2.700 hectares de céréales ».
 
Personne dans la famille n'avait la fibre musicale et c'est un peu par hasard qu'Adrian s'est mis au piano à l'âge de 7 ans. « Un professeur de l'école de musique d'Oujgorod est venu faire du recrutement dans ma classe. Cela n'a pas été tout de suite un coup de foudre pour le piano, mais, plus tard, quand j'ai joué des compositions plus complexes, cela a commencé à me passionner ». Après huit ans d'école de musique, Adrian décide d'entrer dans un lycée spécialisé en musique, toujours à Oujgorod. « C'est quelque chose qui n'existe pas en France, toutes les matières musicales sont intégrées dans le cursus.
Je suis en deuxième année et la formation se  déroule en quatre ans. En  même temps, je prépare mon bac de français avec le Cned (Centre national d'enseignement à distance) ». Un emploi du temps bien chargé, puisque le jeune pianiste a décidé de participer à de nombreux concours et a déjà remporté des lauriers. « Les concours en Europe et en Ukraine sont différents. Ici, il n'y a pas de catégories d'âge. Je  participe à ces épreuves pour avoir plus d'expérience. J'ai travaillé six mois pour préparer le concours brestois ». Et quels sont ses compositeurs préférés ? « J'aime tous les compositeurs de ce concours, surtout Rachmaninov et Chopin. Comme on vient de loin, pour faire le maximum, j'ai choisi les trois catégories. J'aime aussi Tchaïkovsky et Medtner. Il y a beaucoup plus d'émotions fortes dans la musique russe ».
 

 

Rédigé par Philippe

Publié dans #divers

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