2 vendredi de carême

Publié le 2 Mars 2018

O mères qui avez vu mourir le premier et l'unique enfant, Rappelez-vous cette nuit, la dernière, auprès du petit être gémissant, L'eau qu'on essaye de faire boire, la glace, le thermomètre, Et la mort qui vient peu à peu et qu'on ne peut plus méconnaître. Mettez-lui ses pauvres souliers, changer-le de linge et de brassière. Quelqu'un vient qui va me le prendre et le mettre dans la terre. Adieu, mon petit enfant! adieu, ô chair de ma chair! La quatrième Station est Marie qui a tout accepté. Voici au coin de la rue qui attend le Trésor de toute Pauvreté. Ses yeux non point de pleurs, sa bouche n'a point de salive. Elle ne dit pas un mot et regarde Jésus qui arrive. Elle accepte. Elle accepte encore une fois. Le cri Est sévèrement réprimé dans le coeur fort et strict. Elle ne dit pas un mot et regarde Jésus-Christ. La Mère regarde son Fils, l'Église son Rédempteur, Son âme violemment va vers lui comme le cri du soldat qui meurt! Elle se tient debout devant Dieu et lui offre son âme à lire. Il n'y a rien dans son coeur qui refuse ou qui retire, Pas un fibre de son coeur transpercé qui n'accepte et ne consente. Et comme Dieu lui-même qui est là, elle est présente. Elle accepte et regarde ce Fils qu'elle a conçu dans son sein. Elle ne dit pas un mot et regarde le Saint des Saints.

 

Rédigé par Philippe

Publié dans #divers

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