sur les pas des saints : Prague Cardinal Josef Beran,

Publié le 25 Mai 2018

 

La phase diocésaine du processus de béatification du Cardinal Beran est terminée.

 La phase diocésaine du processus de béatification du cardinal tchèque Josef Beran, qui a débuté en 1998, sera achevée et les documents envoyés au Vatican à l'occasion de l'anniversaire de sa mort,

« Le cardinal Beran, comme tout prêtre et évêque, avait son testament dans lequel il exprimait le désir d’être enterré dans sa ville natale de Plzeň aux côtés de ses parents. Toutefois, quand il a rédigé ce testament, il ne savait bien entendu ni où ni quand il mourrait. Quand il est donc mort en 1969, j’ai pu assister à son enterrement à Rome avec l’évêque de České Budějovice, dont j’étais le secrétaire. Les communistes n’ont pas autorisé son retour en Tchécoslovaquie. Même mort, Josef Beran leur inspirait de la crainte. Le pape Paul VI a alors décidé qu’il serait enterré dans la crypte de la basilique Saint-Pierre, là où sont enterrés les papes. Le cardinal Beran est donc le seul évêque dont le corps repose au milieu des papes. »

Né le 29 décembre 1888 à Plzeň dans ce qui était encore l’Autriche-Hongrie et mort le 17 mai 1969 à Rome, Josef Beran, emprisonné au camp de concentration de Dachau pendant la guerre, puis décoré par le président Edvard Beneš des deux plus hautes distinctions de l’Etat pour sa résistance à l’occupant nazi, a été sacré évêque et nommé archevêque de Prague, et ainsi chef de l’Eglise tchécoslovaque, par le pape Pie XII en 1946.

Après la prise du pouvoir par le parti communiste en 1948, Josef Beran avait interdit à son clergé de prêter serment de fidélité au nouveau régime pour ne pas trahir la foi chrétienne. Condamnant la confiscation des biens qui appartenaient à l’archidiocèse et plus généralement la violation des droits de l’Eglise, il avait été arrêté après un ultime sermon enflammé, puis incarcéré pendant quatorze ans.

Après sa libération en 1963, le primat tchèque, empêché d’exercer son ministère, s’est vu refuser à plusieurs reprises sa démission par le pape Paul VI. Il est finalement parti en exil à Rome en 1965, où il est mort quatre ans plus tard. Et il aura fallu attendre près de cinquante ans pour que son désir d’être enterré dans cette Bohême qui lui était si chère, se réalise enfin.

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Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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