Chaque jour avec Manuel . : " la croix acceptée avec amour."

Publié le 11 Juillet 2018

Manuel nous donne un grand message : savoir accueillir notre croix et souffrir comme Jésus. Abandonné comme le petit Manuel dans les bras du Père, qui nous rappelle les paroles de Jésus : "Vos noms sont écrits dans les cieux. Heureux êtes-vous quand vous souffrez, car votre récompense dans les cieux est grande" (Mt 5,11).

 

S'il est vrai que l'amour sauvera le monde (Follereau), et la beauté sauvera le monde (Dostojevski), on peut dire que ces enfants innocents sauveront le monde sans Dieu, ce qui fait répéter au Pape Benoît XVI : "Sans Dieu, l'homme se trouve plus seul et la société plus divisée et confuse"

(Synode d'ouverture des évêques : 5 octobre 2008).


"A l'aube, les visages des anges qui me conduiront à ma patrie céleste seront occupés" (J. H. Newman).

Manuel a reçu sa première communion de l'aumônier de l'hôpital pour enfants de Palerme. Il avait souvent répété :

"Père, je veux Jésus, donne-moi Jésus".


Dans un de mes appels téléphoniques pour l'encourager, j'ai répété plusieurs fois :

"Tu dois être un petit Jésus". Et lui, avec une innocence immédiate, dit à sa mère : "Le Père Fiorenzo m'a dit que je dois être un petit Jésus".
Léon Bloy avait raison de dire :

"La seule tristesse de l'homme c'est de ne pas être un saint". La déclaration de Mère Teresa de Calcutta est très éloquente :

"La plus belle maison, c'est l'amour".

La grande récompense que Jésus désigne comme motif de joie est Dieu lui-même, le Bien Suprême. Beaucoup de gens cherchent le bonheur en dehors de cette récompense qui vient de Dieu et non des idoles.


Manuel montre du doigt le ciel, Dieu, les choses les plus belles et les plus simples.

Un enfant nous remet le message : "La croix acceptée avec amour".


La grande récompense dans le ciel est la puissance écrasante de l'Évangile : "Je vais vous préparer une place : quand je serai parti et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai et vous emmènerai avec moi, afin que vous aussi vous soyez là où je suis" (Jean 14, 3-4).

 

Et le petit et grand Manuel regarda vers le haut, vers la splendeur, vers la beauté incarnée  de Dieu, qui lui fit répéter : "J'aimerais bien voler là-haut. Je veux voir Jésus.


"L'homme, dit Blondel, doit entrer dans l'océan d'un amour qui a sa rive partout et n'a pas de fond nulle part".

Alors la vie devient joie, et une joie intime de souffrance pour Jésus crucifié.


Telle était la vie de notre petit Manuel, qui s'est envolé vers le ciel, transfiguré et flamboyant de lumière comme Jésus ressuscité.


Manuel, à la fin de sa vie terrestre, avait pris le visage transfiguré et souffrant de Jésus crucifié. Oui, Manuel : une fleur parfumée sous la Croix.
Il avait compris la sagesse des saints, au point d'enchanter ceux qui l'ont rencontré.

"Dieu est toute notre joie et en Lui la poussière peut devenir splendeur" (Th Merton).


Même si la Croix a accompagné sa très courte expérience terrestre, Manuel : cet enfant, prodige de courage et d'amour crucifié, en peu de temps, a parcouru un long chemin.


Il a su prier : "Oui, Jésus, pour ta gloire et pour notre bonheur dans le temps et au-delà de l'éternité". Et précisément parce que le "oui dans la douleur" nous fait chanter le oui de l'alléluia et de la gloire de Dieu.


Rappelons-nous, en pensant à Manuel, et dans des tons mystiques, les paroles évocatrices de "Sonnambula" de notre musicien Bellini : "Ah, ne croyez pas mirarti, oui fleur bientôt éteinte".


Oui, une vie très courte mais riche en témoignages qui ouvre l'horizon du ciel et nous rappelle les paroles de la romance du musicien Donizetti, dans son œuvre Lucia di Lammermoor : "Toi qui as déployé des ailes à Dieu, ou belle alma dans l'amour".

Mes souvenirs, pendant son pèlerinage : hôpital - maison, ont été caractérisés par un exemple de vie qui m'a fait percevoir de plus en plus que la force de Jésus et l'amour pour Notre Dame guidaient sa vie et la parfumaient d'une spiritualité intime.


J'ai eu la joie de le rencontrer, de lui rendre visite à la maison. Et je suis heureux de l'avoir rencontré.
Manuel avait pressenti la joie de vivre de Jésus et de souffrir pour lui. Ses témoignages spontanés débordent d'émotions, tant dans ses relations constantes avec sa mère et son père, qu'avec son frère Francesco et sa sœur Stefania et avec tous ceux qui ont répandu leur amour.

J'ai eu la joie de recevoir certaines de ses lettres pleines de sentiments passionnants, et recueillies dans un quinterno transcrit par sa mère, où il a dessiné un grand cœur et à l'intérieur de T.V.B. intitulé :

"Per il mio carissimo P. Fiorenzo", Manuel.

P. Fiorenzo Calaciura cp.

traduction petit placide.

 

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article