d'où ils viennent ? ... de la grande épreuve.

Publié le 31 Octobre 2018

   La Toussaint est la fête des célestes espérances pour nos morts . Combien elle est triste, la fête des morts, pour ceux qui ne croient pas.!

   Devant ce tombeau qui renferme la dépouille d'un enfant, d'un jeune homme, d'un époux, que peuvent-ils penser? Ils y viennent sans espérance, pas même celle de voir la lourde pierre se soulever pour le jugement à la fin des siècles, et ils se retirent un peu plus découragés qu'ils ne sont venus, puisque pas une prière n'a effleuré leurs lèvres, puisque tout est à jamais fini, à moins que, à la vue des croix environnantes qui gardent nos tombeaux, la bonté de Dieu ne fasse germer en leurs âmes cette pensée: est-il vrai qu'après la mort tout est fini?

   Pour nous, si nous y allons jusqu'au cimetière déposer une fleur en témoignage de fidélité, c'est en Dieu que nous allons chercher nos morts; nous les voyons dans le ciel où ils continuent de vivre, puisque Dieu a créé leurs âmes immortelles, puisque le baptême les a associés à la vie divine de Jésus, puisqu'ils se sont nourris ici-bas de la divine Eucharistie... Nous les voyons dans le ciel, inondés de gloire et de bonheur, mêlés au cortège des bienheureux, chantant l'hymne de la reconnaissance pour les bienfaits reçus. Nous les voyons en compagnie des saints qui furent nos aïeux, avec eux reconstituer là-haut la famille de la terre et en ce jour se réjouir à la pensée que nous sommes heureux de leur gloire et de leur bonheur; dans leur affection pour nous, ils demandent à Dieu de nous attirer toujours plus près de lui.

   Ne demeurons pas sourds à la plainte qui monte des ténèbres du purgatoire. Nos morts ne peuvent plus rien pour eux-mêmes, ils attendent le secours de Dieu. Par nos prières, nos bonnes oeuvres, nos pénitences, par le saint sacrifice de la messe, apportons un soulagement à nos chers disparus; nous les voulons heureux, et leur bonheur aujourd'hui dépend, après Dieu , uniquement de nous.

   La Toussaint, c'est la fête de la vie future pour nous. Entre les bienheureux et les pénitents, que sommes-nous? L'Eglise nous le dit: des soldats, les soldats de cette guerre sans trêve qui se livre au fond de toutes les consciences humaines, de cette lutte commencée au premier éveil de la conscience et qui ne se termine qu'à l'heure du départ pour l'au-delà.

   Malgré la mélancolie de ces jours sombres, réjouissons-nous en Dieu, puisqu'il nous a créés pour son éternité. Réjouissons-nous en Dieu, puisque pour nous tracer la route, il a fait marcher devant nous la longue et noble phalange des saints. Réjouissons-nous en Dieu, puis nous retrouverons bientôt ceux qui sont partis avec le signe de la Rédemption;  vivons en bons chrétiens pour gagner une bonne mort et trouver, cette fois sans crainte de ne jamais plus les perdre, le Bon Dieu, les nôtres, tous ceux que nous aimons.

abbé J.Luc D

Rédigé par Philippe

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