grande guerre: maréchal Luigi Cadorna, le miraculé du padre Pio

Publié le 13 Novembre 2018

 

En novembre 1917, Padre Pio était encore sous les armes, mais il était en permission à San Giovanni Rotondo. La nouvelle de la défaite de Caporetto a rendu son cœur italien amer. Priant dans la pénombre de l'église de Santa Maria delle Grazie, il pensa aux soldats qui se battaient et mouraient dans le Frioul et en Vénétie. Il pensait surtout au général Luigi Cadorna, commandant suprême de l'armée italienne, qui était aussi son supérieur, étant le père Pio soldat à l'époque. Luigi Cadorna était le grand perdant de Caporetto. Et c'est pour cette raison qu'il a été immédiatement remplacé dans le commandement suprême par le général Armando Diaz.

Un énorme déshonneur pour Cadorna qui a vu son travail militaire endommagé par le déshonneur. Il se sentait humilié, offensé et désespéré. Il voulait y mettre fin, et cette nuit du 9 novembre, il décida de se suicider. Il s'était enfermé dans ses chambres, au Palazzo Zara, à Trévise, où se trouvait le quartier général du commandement, et avait ordonné aux sentinelles de ne laisser passer personne. Le revolver était prêt sur la table.

Le général s'apprêtait à écrire ses dernières volontés sur quelques feuilles. Soudain, il aperçut un jeune frère qui entrait dans la salle, la barbe et les yeux lacérés, la barbe et les yeux éclairés, le général est indigné, se demande qui l'a fait passer, il va appeler les gardes, mais le petit frère le rencontre, l'embrasse et lui dit qu'il est envoyé par Dieu. Le petit frère réconforte le grand général et le convainc de renoncer à ses intentions suicidaires.

Puis il part, mystérieusement, comment il est arrivé là. Après quelques années, le général Cadorna lit dans un journal un article qui raconte l'histoire du capucin stigmatisé du Gargano.

Il y a aussi une photo dans le journal et le général reconnaît le petit frère qui lui a sauvé la vie. C'est les années 1920. Luigi Cadorna veut aller voir. Il part pour San Giovanni Rotondo. Il arriva au couvent de Santa Maria delle Grazie, demanda à voir Padre Pio. Ils lui disent d'attendre. Peu de temps après, il rencontra un groupe de frères et, parmi eux, il en reconnut un : c'était précisément celui de la mystérieuse visite à Trévise dans la nuit du 9 novembre 1917. Il s'approcha de lui et le Père Pio l'accueillit avec un sourire en disant : "Général, vous l'avez échappé belle;  nous avons eu une très mauvaise nuit cette nuit-là..."

 

 

Dans le bouleversement de la "Grande Guerre", il y a eu, entre autres, la génération du Padre Pio (1887-1968). Au moment du déclenchement de la Première Guerre mondiale, ceux qui y ont participé n'avaient pas encore trente ans.

Ces jeunes, eux aussi, auraient respectivement vécu, dans les années à venir, tout ce que les événements de la guerre impliquent. Des répercussions tant pour les militaires que pour les civils, dans les conséquences des mobilisations en armes, dans la vie des escaliers arrière, ainsi que, différemment, dans les contingences au front et dans les éventualités sibyllines des affrontements sur le terrain, chaque fois réfutées par la limite fatale ou non des circonstances tragiques adverses qui se profilent.

 

En novembre 1915, Padre Pio, né Francesco Forgione, était sous les armes, d'abord dans le quartier militaire de Bénévent, puis à Caserte et ensuite à Naples, dans la caserne "Sales", parmi les rangs de la "Quatrième Section de la Dixième Compagnie du Corps de Santé", et arriva début décembre suivant, après la mobilisation ordonnée par un décret royal du premier mai.

 

Il reste ici jusqu'au 17 décembre suivant, afin d'être autorisé pour des raisons de santé, en raison d'une infiltration pulmonaire diagnostiquée qui avait été constatée en même temps que la prescription de convalescence pendant un an.

Noël à l'hôpital militaire "La Trinità" de Naples, celui de 1916, pour Padre Pio.

Un examen médical fin décembre a attesté, dans ce contexte, d'une aggravation de la pathologie pulmonaire subie, avec l'assignation d'une autre période de convalescence.

 Pendant ce temps, l'affection trouvée de tisi, a émergé dans un diagnostic puis converti en "bronche alvéolite double", après que l'ancien frère de Pietralcina avait habillé l'uniforme, avec l'étoile commune à cinq branches et la croix rouge des services de santé, pendant de courtes et intenses périodes, pendant toutes les années de participation à cette guerre mondiale de l'Italie.

 

 

Rédigé par Philippe

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