pour une Europe chrétienne: Saint Jacques de Compostelle

Publié le 29 Novembre 2018

 

Mgr Barrio rappelle que l'identité de l'Europe est fondée sur la "tradition chrétienne".

Devant le Conseil de l'Europe, le Prélat a expliqué que le Chemin de Saint-Jacques et le continent européen "forment un tout indissociable au bas de notre histoire millénaire. Il n'est pas possible de penser l'Europe sans tenir compte des échanges profonds générés par le pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle et son chemin" puisque dès le XIe siècle, le Chemin de Saint-Jacques apparaît comme l'un des trois principaux chemins du pèlerinage chrétien.

 "Il est incontestable que l'Europe est née et fait ses premiers pas sur la voie qui a conduit à Compostelle. Pour cette raison, personne ne peut être surpris de l'intérêt que suscitent l'histoire et le contenu du Chemin. C'est pourquoi il a été déclaré le premier itinéraire culturel en Europe, donnant lieu à des initiatives culturelles, scientifiques et politiques", a déclaré Monseigneur Barrio.

C'est pourquoi il a rappelé la visite de Jean-Paul II à Saint-Jacques-de-Compostelle en novembre 1982, lorsque le Pape a demandé à la "vieille Europe" de se retrouver, de découvrir ses origines. "Donnez vie à vos racines. Revivez ces valeurs authentiques qui ont rendu votre histoire glorieuse et votre présence sur les autres continents bénéfique. Reconstruisez votre unité spirituelle, dans un climat de respect total pour les autres religions et les libertés authentiques ", a dit saint Jean Paul II à l'époque.

Ainsi, l'évêque de Saint-Jacques de Compostelle a dit que nous pouvions dire que si nous voulons que "le chrétien européen contemporain" s'approche de "l'éternel aujourd'hui de Dieu, il nous faut une passion et un courage qui secoue fortement notre apathie.

"Découvrir Santiago et son chemin, c'est connaître les origines de l'Europe. Le Sépulcre apostolique de l'Apôtre Jacques signifiait la rencontre avec la Tradition, la rencontre avec les origines de l'évangélisation, explique le Prélat, puisque du XIe siècle au XVe siècle, Compostelle est devenue le but de la société médiévale.

"Personne ne comprendrait Santiago et son histoire sans le Camino, reflet de l'esprit européen. Le Chemin est une expression thématique de l'être humain en tant que pèlerin vers Quelqu'un, vers Quelque chose, au-delà d'une simple analyse culturelle anthropologique et culturelle", a souligné Monseigneur Barrio.

Il a également souligné que le Chemin est " un espace où le pèlerin cherche une réponse à ses questions, dans la recherche de sa propre voie, percevant que l'homme trouve son sens dans l'histoire et non dans les idéologies. Compostelle est un signe de transcendance, une ouverture au Mystère, à l'Absolu".


C'est pourquoi le Prélat a expliqué que "l'Europe, poursuivant son histoire, doit revenir à ses racines chrétiennes et accepter les valeurs permanentes de l'homme pour entreprendre de nouvelles actions. C'est aujourd'hui une invitation à retrouver l'essentiel du contenu de l'anthropologie catholique.

De plus, comme il l'explique, le pèlerinage du Chemin de Saint-Jacques " passe d'une valeur exclusivement culturelle et historique à une valeur constitutive et constitutive de la civilisation européenne commune ". Le pèlerin jacobin contribue efficacement à la construction de l'unique Europe possible : celle qui a une référence spirituelle avec ses principes moraux et sociaux, sa culture, son art et sa sensibilité, c'est-à-dire qu'elle a ses racines dans la tradition chrétienne, qui reste présente dans chacune de ses fibres.

Mgr Barrio a également rappelé que "la vraie valeur du Chemin de Saint-Jacques, avec celles de Jérusalem et de Rome, consiste à être une voie de l'esprit de l'être humain, qui se rebelle pour disparaître sous l'asphyxie du matérialisme.

Il a également décrit la cathédrale de Compostelle comme " un témoignage centenaire du magnétisme exercé par l'Apôtre Jacques chez tant de personnes qui désirent s'engager sur un nouveau chemin de leur esprit, s'abandonnant à la Providence de Dieu, au murmure de la création et à l'hospitalité du peuple ".

 En résumé, le Prélat a expliqué que "l'identité de l'Europe dépend dans une large mesure de sa tradition chrétienne", ce qui, selon lui, "n'est pas une question de créer une Europe parallèle à l'Europe existante, mais de montrer à cette Europe que son âme et son identité sont profondément ancrées dans le christianisme, afin de lui donner la clé pour interpréter sa propre vocation dans le monde".

"L'unité européenne doit être fondée sur un système de valeurs, à la fois personnelles et collectives, où l'existence est comprise comme un don et une tâche pour l'homme, où le prochain est celui au service duquel tous les autres sont mis "

, a déclaré l'évêque de Saint-Jacques de Compostelle.

 

Rédigé par Philippe

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