Andalousie : élections paroles d'évêque. Viva Espana !

Publié le 6 Décembre 2018

 

 

 

 

felices y santas fiestas!

 

 L'évêque de Cordoue qualifie de "spectaculaire" le revirement électoral produit le 2 décembre dernier lors des élections autonomes. En ce sens, il affirme qu'il estime avoir " largement dépassé les attentes et les craintes des uns et des autres ".

"Le chrétien n'est pas étranger à ce qui se passe dans ce monde ; au contraire, avec les moyens à sa disposition, il essaie de transformer la société pour faire un monde nouveau, plus juste, plus humain, plus fraternel, plus avec Dieu et plus pour l'homme", explique-t-il.

 Il affirme également qu'avec ce changement, l'Andalousie " se positionne comme pionnière d'un changement social que nous attendons dans la société espagnole " et souligne la " sensibilité propre " de cette région d'Espagne, la plus étendue.

"L'Andalousie sait ce qu'elle veut et où elle va. Fatiguée des promesses non tenues, qui la mettent dans la file d'attente à tant d'égards, elle crie pour être la protagoniste de sa propre histoire, et non pour contredire ses sentiments les plus nobles ", dit-elle.

En ce sens, le Prélat nous rappelle aussi que "l'on ne peut pas contredire la sensibilité d'un peuple religieux et chrétien, un peuple qui demande le respect de ses traditions religieuses et qui est disposé à respecter les autres.

 Une autre raison de ce changement en Andalousie, Mgr Fernandez l'attribue au fait que "l'Espagne ne peut être découpée sans avoir un prix politique. Nous ne pouvons pas prétendre éliminer le droit des parents de choisir l'éducation qu'ils veulent pour leurs enfants en introduisant des lois d'ingénierie sociale qui brisent la personne et détruisent la conscience.

Et il insiste sur le fait que " la vie innocente ne peut être éliminée au début ou à la fin de la vie, et il s'attend à ce qu'on vote en plus de cela. Les Andalous sont sensibles à tout cela et ont voulu dire dans les urnes quel est l'avenir qu'ils veulent pour eux-mêmes et pour leurs enfants.

 Il rappelle ainsi aussi la "responsabilité" de ceux qui "ont gagné la confiance des électeurs". C'est pourquoi il a demandé à "Dieu et à sa bienheureuse Mère de savoir bien gérer la charge de ceux qui ont voté pour eux et de toute la société qu'ils servent.

Comme il l'explique, "il ne s'agit pas de vengeance, il s'agit de renouveler et de régénérer la noble tâche politique, de la libérer de toute corruption", mais "il ne s'agit pas d'un protagonisme personnel ou de parti, mais de la culture de la rencontre, du pacte et du consensus pour rechercher le meilleur en faveur de la société qu'il sert".

"Les électeurs andalous ont montré qu'ils savent pour qui ils votent, et la même chose qu'ils ont fait aujourd'hui dans un revirement électoral, ils peuvent le faire dans un certain temps, si les électeurs actuels ne savent pas comment bien gérer la commission reçue", a insisté le Prélat et a rappelé que cette "étape historique" des Andalous est de "dire aux politiciens où ils veulent construire leur propre avenir, et ne le leur donner déjà bâti ou déconstruit.

Il explique que " quelle que soit l'alliance à laquelle parviendront les politiciens, chargés par le peuple de gouverner, nous continuerons à leur rappeler la nécessité de s'occuper des plus pauvres.

"Dans notre province et dans notre région se trouvent les quartiers les plus pauvres d'Espagne ; parmi nous, nous avons le taux de chômage le plus élevé, en particulier parmi les jeunes, qui doivent émigrer pour trouver un avenir décent, a-t-il dit. 

 Parmi les principaux problèmes de la communauté autonome, Mgr Fernandez a expliqué que "la vie dans l'utérus continue d'être éliminée et devrait l'être dans la phase finale de la vie" et que "les pateras chargées d'immigrants continuent à arriver sur les côtes andalouses, ce qui exige une nouvelle approche au niveau européen et mondial. Les parents demandent à être pris en compte dans l'éducation de leurs enfants, ce qui n'est pas possible avec une école " unique, publique et laïque " pour tous, comme le voulaient nos gouverneurs.

"A nos gouvernants - quel qu'ils soient - la communauté chrétienne prie pour eux (comme elle l'a fait et continuera toujours à le faire), pour que nous puissions vivre en paix, pour que la justice sociale règne parmi nous, pour que les plus pauvres de notre environnement soient soignés, pour que nous puissions vivre notre foi chrétienne en respectant ceux qui ne la partagent pas, pour que ce soit toujours la personne qui prime sur tout projet, a-t-il souligné et demandé que "le tournant qui s'annonce en Andalousie soit une conversion vers Dieu et vers nos frères, dans ce précieux temps de l'Avent.

 

 

Rédigé par Philippe

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