" Mettons du bois dans son pain " ... saint Jérémie, priez pour nous.

Publié le 7 Mars 2019

 

   Dans l'Ecriture, le pain se prend pour tout ce que l'homme mange. Les Juifs, fatigués des reproches et des menaces de Jérémie, complotèrent sa mort. Ils eurent l'idée de recourir à du bois empoisonné , qu'ils couperont en petits morceaux, réduiront en poudre et mettront dans sa nourriture.

   La paraphase chaldaïque expliquant ce passage, dit formellement :" Mettons un venin mortel dans ce qu'il doit manger." D'autres interprètes traduisent ainsi :" Donnons-lui du bois, au lieu du pain", c'est-à-dire, battons-le de verges et crucifions-le. C'est en ce sens que plusieurs saints Pères appliquèrent ces paroles à Jésus-Christ, dont le prophète n'était qu'une figure. Car le Sauveur né à Bethléem, la maison du pain , est le vrai pain descendu du Ciel, pour être la nourriture, la force et la vie du monde. Ses ennemis , au lieu de recevoir avec respect et reconnaissance le pain céleste, lui ont donné le bois mortel; ils l'ont attaché à la croix.

" Arrachons-le de la terre des vivants, et que son nom soit à jamais effacé de la mémoire des hommes" .

   Le complot formé contre le prophète visait sa mort par tous les moyens possibles. Semblable à une plante dangereuse, il devait être arraché de la terre des vivants; son nom odieux ne sera plus prononcé dans un oubli éternel. Ce complot n'est-il pas une figure saisissante de celui qui s'est réalisé, avec un acharnement encore plus infernal, contre la personne sacrée de Jésus-Christ? Que de fois les pharisiens et les prêtres n'ont-ils pas cherché à faire mourir le Sauveur et à le livrer à une justice sommaire!  Que de fois, dans leur haine et leur aveuglement, se sont - ils écriés :" Il faut qu'il disparaisse du nombre des vivants et que sa mémoire soit effacée du coeur des hommes !  "

   Pour arriver à leur but ils ont acheté des archers, des espions, finalement Judas le traître, et après la résurrection, les soldats de son tombeau; ils ont tellement exécré son nom, qu'ils ont craint de souiller leur bouche en le prononçant. 

   A cette malédiction incessante de l'adorable nom de Jésus, se joint de nos jours la conjuration et l'hypocrisie de nos sociétés, qui travaillent avec un acharnement à peine croyable à chasser Dieu et son Christ de la politique, de la cité, de la famille, de l'armée, de la science, de l'école, de la rue, et même du cimetière.

   Vains efforts! Comme leurs devanciers, les Pharisiens de la Synagogue, les ennemis du Christ tomberont tous, sous les coups de la colère céleste.

en union de prières pour le Cardinal Barbarin

abbé bernard

Rédigé par Philippe

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