7ème dimanche après la Pentecôte : la vraie liberté.

Publié le 28 Juillet 2019

 

   Je ne suis pas créé pour appartenir au mal, ni pour osciller indéfiniment, au gré d'un pouvoir arbitraire, entre le bien et le mal. La liberté n'est pas la vertibilité: non.

   Ah! que j'ai été malheureux, gêné sans cesse et tiraillé toute ma vie. J'ai vécu en désaccord avec moi-même, déchiré par un conflit douloureux entre Dieu et moi. L'heure n'est-elle point venue d'être à lui sans réserve et sans retour? Cela n'est pas servitude, encore que les hommes l'appellent ainsi; cela, c'est l'absolue liberté, c'est l'affranchissement de toute servitude.

   Appartenir à l'intelligence est liberté; appartenir à l'intelligence de Dieu est la plus haute liberté qui soit. Et comme la liberté ne m'a pas été donnée pour flotter éternellement, mais pour m'attacher au bien par un acte méritoire pour moi, glorieux pour Dieu; pour m'attacher à Dieu par un mouvement délibéré et né de moi: il suit de là que lorsque j'appartiens sans trêve, sans réserve, sans limite, sans retour à l'éternelle beauté; lorsque je suis captif et prisonnier de la tendresse, attaché par le centre même de ma vie; lorsque j'aime, lorsque j'aime vraiment, et que l'on pourrait bien m'arracher l'âme, mais non pas de mon âme arracher mon amour; lorsqu'il n'y a plus pour moi qu'une pensée, un vouloir, un désir , un amour, et que j'ai échappé à tout pour être livré sans fin , dans le temps et dans l'éternité, à Celui qui s'est emparé de moi: ah ! laissons dire le monde; oui vraiment, c'est alors que je suis libre, simplement parce que je suis à Dieu.

   Et si cela est, mon Dieu, en moi et en tous ceux que j'aime, gardez-le; et si cela n'est pas encore, ô mon Dieu, en moi et en tous ceux que j'aime, je vous en supplie, achevez-le, vous qui pouvez toute chose: car ce n'est ni être libre, ni même vivre que n'être pas à Vous !

dom Delatte.

Rédigé par Philippe

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