à l'honneur: capitaine Jean Philippe, patrouille de France.

Publié le 27 Juillet 2019

 

 

Rarissime sur des avions de chasse entretenus et révisés à l'extrême, une panne de train d'atterrissage droit, donc de frein, serait à l'origine du crash survenu ce jeudi matin 25 juillet à Perpignan. 

Pilote chevronné de la Patrouille de France, victime de la sortie de piste de son Alphajet baptisé Athos 2, le capitaine Jean-Philippe en sera quitte pour une immense frayeur. En fin de matinée ce jeudi 25 juillet, il a frôlé le pire. Le militaire rentrait avec ses collègues, - dont le Catalan Mickaël Jost -, d'un exercice de repérage à Saint-Cyprien où la prestigieuse formation devait s'exhiber dans l'après-midi, lorsque les freins de son biréacteur auraient lâché.

Il est 11 heures passées. Alors que les deux premiers aviateurs se posent sans difficulté sur le tarmac de l'aéroport de Perpignan, le troisième voltigeur remonte subitement. Jean-Philippe, lui, est en quatrième position. Il sort son train d'atterrissage d'où des flammes s'échappent. La tour de contrôle confirme. Pour le pilote de chasse, qui atteste ne plus avoir eu de frein, le danger est imminent. Il tente une approche, enchaîne deux à trois autres essais. Puis, fatalement, Athos 2 pique du nez, avant de riper hors-piste, de traverser la route de Peyrestortes (D 614) face au restaurant Le Moulin à Soufre, et de finir sa course folle au bord de la départementale 117.

Le capitaine Jean-Phillipe s'assure de limiter au maximum les dégâts avant de s'éjecter à temps du cockpit. Les Alphajet étant équipés de sièges éjectables dits "zéro vitesse, zéro altitude", il actionne la procédure d'urgence à même le sol. 

Violemment propulsé dans les airs, il est projeté dans un champ au loin grâce à son parachute, tandis que son siège retombe à l'opposé. Dans sa chute, il est légèrement blessé à l'épaule et au dos et sera évacué sur le centre hospitalier de Perpignan pour des examens de contrôle. Les sapeurs-pompiers qui interviennent à son secours s'affairent conjointement à refroidir le moteur de l'avion, évitant que le feu du train d'atterrissage droit ne se propage à la carlingue tout entière.

 

Rédigé par Philippe

Publié dans #divers

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