le monde .

Publié le 30 Septembre 2019

 

   Telle est la faute, l'impiété qui méconnaît Dieu et prostitue à la créature le culte dû à Dieu. Mais le mépris de Dieu une fois consommé par la volonté qui se détourne de lui, et par le sacrilège de l'idolâtrie, voici venir le châtiment de Dieu, la revanche du Dieu juste, la révélation et l'effusion de sa colère sur le monde: revelatur ira Dei.

   Dieu pour punir, n'a souvent qu'à prendre son parti du dérèglement de notre volonté. On le bannit de l'âme, on le bannit de la société: il se retire, et sa lumière avec lui. Il voulait agir par sa lumière bénie: Deus illis manifestavit; écarté, il agit encore, et de façon terrible, par le retrait de sa lumière. Car il agit par sa présence; par son absence aussi, et l'âme dont il se retire s'en apercevra. Aussi longtemps, en effet que Dieu est en elle, il la garde, et défend la volonté contre ses propres faiblesses. Aussi longtemps que Dieu est demeuré dans la gentilité, elle a bénéficié de son séjour. Dès qu'il s'est retiré, banni par elle, la place occupée par lui a été envahie par les instincts pervers que sa main ne contenait plus. Il les a livrés, dit l'Apôtre, tradidit illos. En se retirant , Dieu a laissé les païens en proie à leurs grossières convoitises,  à l'impur, à l'immonde. Ils avaient voulu déshonorer Dieu, ils l'avaient voulu sans toutefois pouvoir y atteindre: et voici qu'ils se sont avilis eux-mêmes,

... et ce, ajoute l'Apôtre, parce qu'ils ont préféré se courber devant la créature et l'adorer plutôt que d'adorer le Créateur, qui demeure quand même le Dieu béni aux siècles des siècles.

dom Delatte.
 

 

 

 

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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