"maintenant, c'est pour le ciel! "

Publié le 2 Novembre 2019

 

 "Comme les pins, qui ont été témoins de leur martyre, étendent leurs branches, ainsi aujourd'hui nous ouvrons nos cœurs pour les embrasser comme vainqueurs dans la bataille de la foi".

 

MANUEL BÉNI REQUEJO PEREZ

 


Requejo est entré dans la Congrégation de la Mission à l'âge de 56 et 33 ans de sacerdoce, avec un parcours brillant. Il démissionna de tous ses postes et dignitaires pour commencer le noviciat à Paris. Carmelo Ballester Nieto, C.M., qui le connaissait bien, sans doute par l'intermédiaire de sa sœur Sœur Mercedes Requejo, l'a présenté au Supérieur général, le P. Francisco Verdier, en louant sa piété et ses bonnes qualités. Son seul destin en tant que Père Paul fut la communauté de Fernandez de la Hoz à Madrid, où il arriva en novembre 1930, bien qu'il continue à appartenir à la province française d'Aquitaine.

Depuis le 18 août 1936, le Père Requejo était dans la maison de retraite des Petites Sœurs des Pauvres de la rue du Docteur Esquerdo, mélangé aux personnes âgées, s'habillant et vivant comme l'une d'elles. Un prêtre rédemptoriste, le P. Antonio Girón González, s'y est réfugié dans les mêmes conditions. Comme il s'agissait d'une congrégation française, les Petites Sœurs n'ont pas été congédiées, mais le 24 août, les communistes se sont emparés de la maison, ont placé leurs commandants à des postes clés et ces jours ont été tragiques. A six heures de l'après-midi, les deux prêtres et la sœur du sacristain ont communié et ont consommé l'Eucharistie dans la chapelle. Le P. Rédemptoriste dit à la Sœur :

"Maintenant c'est pour le Ciel.

Les anciens étaient soumis à de longs interrogatoires. Le dimanche 30 août, ce fut le tour des Pères Girón et Requejo. Ils ont immédiatement été montés dans une voiture et emmenés pour être abattus. Le portier de l'asile, qui les a vus monter dans la voiture, a observé que le P. Requejo marchait avec un pas ferme, la tête haute. Ce portier était un prisonnier ordinaire qui avait été en prison pendant 30 ans. L'un des miliciens surnommé le matador, a dit à un jeune de 17 ans qui était entraîné à tirer dans le but de tuer ces deux prêtres, parce qu'ils ne voulaient pas bouger. Les cadavres sont apparus le lendemain dans un champ ouvert appelé Fuente Carrantona, près de Vicálvaro.

 

 

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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