l'astre nouveau: saint Augustin.

Publié le 5 Janvier 2020

 

 

   Portez vos regards sur l'astre nouveau; c'est le signe , non pas de la fatalité, mais de la royauté.  Voyez-le briller dans sa course rapide, conduire les Mages au berceau du Christ, et, du haut du ciel, témoin de son obéissance, appeler à la crèche le monde entier.

   Comme , après la nuit, le pôle nous apparaît sous les teintes brillantes de l'aurore, ainsi les premiers rayons de la lumière se montrent au genre humain assis dans les ténèbres et les ombres de la mort; ainsi s'annonce le Fils de Dieu, jusqu'alors inconnu. 

   Voici venir les Mages, ces esclaves de l'astrologie, ces admirateurs des étoiles. Un globe de feu, qu'ils n'ont pas encore vu, projette dans les cieux d'éclatants rayons; d'un pas rapide, il trace devant eux un chemin enflammé; ils le suivent et voient bientôt, enfermé dans l'étroite enveloppe d'un maillot, celui dont l'étoile lumineuse annonçait tout à l'heure, du haut des airs, la glorieuse puissance. Jamais torche ardente ne répandit autour d'elle une lueur semblable à cet astre; jamais l'aurore n'envoya à la terre de rayons plus nombreux et plus doux; jamais d'une fournaise nouvellement allumée ne s'échappèrent de pareils torrents de flammes: il brillait si vivement, que , à la vue de cette lumière sans précédente, la terre se trouvait saisie d'épouvante. Comment ne pas reconnaître la majesté suprême en celui dont la grandeur se lisait dans l'écrin céleste? 

   Les Mages, au coeur desquels naissait la foi, prélude de la nôtre, s'approchèrent donc du Christ; il lui offrent de l'or, lui donnent de l'encens, lui apportent de la myrrhe. 

   Pauvre petit enfant, vous êtes devenu bientôt riche!

Au milieu de tous ces présents, il pleure; et bien qu'il gémisse, on le redoute comme un Dieu. Ses clients lui apportent des cadeaux; ils courbent devant lui leurs fronts et l'adorent. On lui offre de l'or, parce qu'on reconnaît en lui un grand Roi; on lui sacrifie de l'encens , en témoignage de sa divinité; on lui donne de la myrrhe, comme à la victime qui doit mourir pour le salut de tous.

 

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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