Marie corédemptrice .

Publié le 10 Mars 2020

 

   Dieu a revêtue Marie de ses douleurs, comme pour en faire une révélation complète du grand mystère de la souffrance. Il a fait briller en elle cette doctrine féconde, que la souffrance, lorsqu'il s'agit des choses divines, est la véritable conséquence de l'amour. 

   Marie n'avait commis aucun péché pour lequel elle dût souffrir; elle n'avait pas de châtiment à subir pour la chute d'Eve; elle n'était pas comprise dans la loi du péché.

   Dans l'ordre des desseins du Ciel, Marie était prévue avant le décret qui permit le péché. Elle n'avait pas non plus de monde à racheter. Tout son sang, cette source si douce du précieux sang, n'aurait pu laver un seul péché véniel, ni sauver l'âme d'un seul enfant nouveau-né, exempt de péché actuel à expier. 

   Elle était simplement plongée dans une mer d'amour ineffable; c'est pourquoi le déluge de la douleur passa sur son âme et y pénétra justement, de même que les fleuves aux flots turbulents vont naturellement se jeter dans la mer. Ses souffrances ferment pour jamais la bouche à la plainte. C'est avec une douce violence et une force de persuasion irrésistible qu'elles imposent silence à tous les enfants affligés du Père céleste. 

   Les saints ne peuvent douter plus longtemps que la souffrance ne soit la grande ressemblance avec le Christ. 

   Au sein de notre extrême bassesse, nous, dont la patience est un tissu tellement mince qu'il était déjà presque usé lorsqu'il était neuf, nous apprenons non seulement à nous taire, mais à souffrir avec douceur; nous pensons même avec joie qu'un temps viendra où nous aimerons ces souffrances qui sont comme une monnaie d'or avec laquelle Dieu paye notre amour. 

rp Faber. 

 

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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