ste Patience , priez pour nous. fruit du Saint-Esprit.

Publié le 25 Mai 2020

 

 

 

" Sit nomen Domini benedictum." 

 

La patience doit être parfaite dans 

ses oeuvres (Jac, I,4)

 

   La patience doit être parfaite dans ses oeuvres: elle doit être accompagnée de fermeté, de persévérance, de charité, et de toutes les autres vertus chrétiennes.

   " La patience nous dit saint Bonaventure, est la généreuse acceptation des souffrances en vue de la gloire éternelle. Il faut distinguer la patience vertueuse de la patience fictive ou forcée.

   La patience peut être considérée comme vertu et comme fruit du Saint-Esprit. En tant que vertu, la patience consiste dans l'habitude de supporter avec paix et résignation les adversités de la vie. Nous appelons fruit du Saint-Esprit la joie que nous éprouvons dans l'exercice même de la patience. 

   Non seulement la patience nous est nécessaire ici-bas pour supporter les adversités, mais elle nous servira aussi d'échelle pour nous élever vers les régions célestes, où il n'y aura plus ni faim, ni soif, ni aucune souffrance.

  " Les vrais patients, dit saint Augustin, sont ceux qui préfèrent plutôt souffrir les maux que de les causer. " 

  Bien que la patience ne soit pas la première des vertus, elle a néanmoins le secret de nous conduire à la perfection par la tolérance des adversités dont proviennent

- la tristesse, qui est modérée par la patience

- la colère qui est calmée par la mansuétude

- la haine , qui est vaincue par la charité

- l'injustice contraire à la justice.

Saint Grégoire appelle la patience , la source et la gardienne de toutes les vertus, non pas directement et comme leur cause et leur conversation, mais en tant qu'elle en éloigne les conséquences funestes. 

   La patience est un don de Dieu selon les paroles du Psalmiste :" Ab ipso patientia mea: C'est de lui que vient ma patience. (Ps. LXI,6) Souffrir patiemment par amour du Souverain Dieu, quand nous pourrions ne pas souffrir en perdant sa grâce, c'est l'effet de la charité.  Quand l'Apôtre dit que la charité est patiente, il veut signifier que la patience n'est pas possible sans la grâce, selon les paroles qu'il adresse aux Romains :" Charitas Dei diffusa est in cordibus nostris per Spiritum Sanctum, qui datus est nobis: L'amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. " (Rom.V,5)

   La patience tire son efficacité de la force; parce que la force se manifeste spécialement en ne se laissant pas vaincre par les difficultés :" Sustinere, id est, immobilis sistere in periculis: Supporter , c'est se ternir debout et immobile au milieu des dangers. " 

   Notre divin Maître fit preuve d'une sublime patience par suite de l'ignorance de ses disciples, la pétulance, la dureté et l'amour propre du peuple et l'indifférence et la malice de ses ennemis. 

   L'impatience sera toujours une mauvaise conseillère, car ses fruits sont toujours acerbes et nuisibles. Si nous n'arrivons pas à opérer des miracles à l'exemple de Notre-Seigneur Jésus-Christ, nous pourrons cependant , avec le secours de sa grâce, pratiquer la patience, qui produit des fruits précieux, comme la joie au milieu des épreuves supportées par amour pour Jésus-Christ et le triomphe contre la tristesse. 

   La patience a de grands avantages , dit saint Bonaventure:

- elle rend supportables les peines de la vie. Quand la patience accompagne l'épreuve , elle afflige le corps, tourmente l'esprit et excite les remords;

- elle nourrit d'une manière substantielle l'esprit et y produit l'effet d'une sainte et bienfaisante nourriture corporelle

- elle forme un grand sujet d'édification d'autant plus précieuse qu'elle est plus rare. Nous trouvons, en effet, beaucoup de personnes chastes, mortifiées, pauvres, humbles, charitables , recueillies; mais bien peu qui sachent demeurer maîtres d'elles-mêmes au milieu des affronts.

- Elle purifie des péchés et nous préserve de nouvelles rechutes;

- Elle augmente l'infusion des vertus et des dons surnaturels :" Secundum multitudinem dolorum meorum in corde meo, consolationes tuae laetificaverunt animam meam: Vos consolations ont rempli de joie mon âme, à proportion du grand nombre de douleurs qui ont pénétré dans mon coeur. " (Ps. XCIII,19)

Elle nous réserve une belle couronne dans le ciel :" Réjouissez-vous en ce jour, dit le divin Maître parce que votre récompense sera grande dans le ciel . ( Luc, VI 23)

- Elle nous unit à Celui qui a porté nos souffrances . (Saint Bonaventure) 

 

Nous vous supplions, ô Jésus, au nom de vos larmes et de vos souffrances, de nous accorder la grâce de porter notre croix non seulement avec patience et résignation, mais avec une crainte filiale et une joie intense, pour votre amour. 

 

 

Rédigé par Philippe

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