Que votre nom soit sanctifié !

Publié le 8 Juin 2020

 

     Ma piété envers Jésus-Eucharistie doit se manifester sous trois formes qui correspondent aux trois aspects sous lesquels l'Eucharistie se présente et se donne à moi:

- la présence réelle

- le saint Sacrifice de la messe

- la sainte communion.

Glorifier Jésus-Eucharistie, c'est le visiter avec une foi invincible en sa divine présence, en sa divinité, en son amour, et comme corrollaire et manifestation de cette foi forte et éclairée, oublier en sa présence tout ce qui n'est pas lui; et dès lors , les irrévérences dont je me rends hélas! si souvent coupable au pied des autels, la froideur qui m'en éloigne, sont autant de violations du devoir de la sanctification du nom divin, autant de contradictions et d'oppositions à la demande que j'y formule: Père, que votre nom soit sanctifié. 

   Glorifier Jésus-Eucharistie, c'est non seulement le visiter dans sa prison du Tabernacle, c'est aussi tenir à honneur et à profit d'assister au sacrifice qui l'immole sur l'autel, de m'unir à ses sentiments d'adoration envers son divin Père, c'est recueillir avec une sainte avidité les fruits du précieux Sang.  Et dès lors, c'est encore contredire ma prière que d'être indifférent à l'assistance au saint Sacrifice, de n'y venir que contraint et forcé par la loi positive de l'Eglise et de ne pas aimer à m'éclairer sur la grandeur sans pareille ici-bas du mystère qu'accomplit le prêtre à l'autel. 

   Glorifier Jésus-Eucharistie enfin, c'est le recevoir en moi par la sainte communion, le recevoir aussi souvent que possible, avec une ferveur qui grandit de jour en jour, puisque la sainte communion est l'aboutissement dernier du mystère eucharistique et que Jésus ne se fait Hostie que pour devenir mon pain quotidien. Et dès lors c'est manquer au devoir de glorifier l'Eucharistie que de s'éloigner de la sainte communion, sous des prétextes spécieux, comme aussi de ne pas apporter à la préparation et à l'action de grâces toute la ferveur dont je suis capable.

   Ainsi, en ce qui me concerne mon devoir personnel de glorifier le saint nom de Dieu, j'y satisfais pleinement par le parfait accomplissement de mes devoirs eucharistiques, comme aussi toutes mes fautes contre l'Eucharistie sont autant de contraventions à la première demande de l'Oraison dominicale, 

car l'Eucharistie, c'est Dieu, l'Eucharistie, c'est Jésus-Christ et donc le Verbe de Dieu, le nom substantiel de Dieu.

   Mais pour réaliser pleinement et mon devoir et le sens de ma prière à l'accomplissement de mes obligations personnelles envers l'Eucharistie, il faut que j'ajoute le zèle, pour le faire connaître, aimer, glorifier de tous ceux sur lesquels je puis agir, par tous les moyens d'apostolat qui me sont accessibles ou auxquels je puis coopérer . Et là quelle matière à examen!

   Puisque je ne suis ici-bas que pour glorifier Dieu, c'est donc le zèle de la gloire de Dieu, de Jésus-Eucharistie, qui doit me guider toujours, diriger et inspirer toutes les formes de mon activité. Et je dois rien avoir de plus à coeur de réaliser dans ma vie, selon la mesure d'influence que Dieu me donne et sans en laisser rien perdre, la parole de l'Ecriture: Compelle intrare. (Luc XIV, 23)

Poussez, entraînez les âmes vers l'Eucharistie. 

   Que votre règne eucharistique arrive!

Régnez seul à jamais sur nous par l'empire de votre amour, par le triomphe de vos vertus, pour votre plus grande gloire. 

  " Je suis venu apporter le feu sur la terre et que désirai-je sinon qu'il s'allume?

 

Oh ! puissions-nous être les incendiaires de ce feu céleste ! 

 

 

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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