Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 17:54
- Par philippe

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Les Sanctuaires de Lourdes s'associent au passage du Tour de France dans la Cité Mariale. Le 14 juillet 2011, 180 cyclistes ouvriront la traditionnelle procession aux flambeaux. Un événement ouvert à tous, sur inscription.

 

Alors que les coureurs du Tour de France seront déjà dans les Pyrénées, 180 cyclistes ouvriront la Procession aux flambeaux, le 14 juillet 2011 à 21 heures. Devant les malades, juste derrière la statue de la Sainte Vierge, ils s'avanceront, vélo à la main. Chacun portera un dossard au numéro d'un des coureurs du Tour. A l'arrivée de la procession, ils entoureront la statue. Puis une messe des cyclistes sera célébrée à la Grotte à 23h.

 

« L'Église catholique a toujours tenu le sport en grande estime, explique Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes. L'effort, le bonheur, la souffrance certains jours, l'esprit d'équipe : tout cela n'est pas sans valeur pour un chrétien ».

 

Le 15 juillet, pour l'arrivée des coureurs, les pèlerins de Lourdes (notamment les jeunes du pèlerinage de Strasbourg) formeront 12 étoiles géantes sur la prairie des Sanctuaires. Elles seront filmées par l'hélicoptère de France Télévisions qui survolera la ville au passage du Tour vers 17h.

 

 

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Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 10:14
- Par philippe

 

 

 

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non mais !

 

 

 

 

 

. au nom de tous ces soldats..!  on ne vit pas que de principes  .

 

 

  thank you very much. 

 

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Lundi 11 juillet 2011 1 11 /07 /Juil /2011 21:00
- Par philippe

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et Dieu vit que cela était bon ....

 

 

 

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Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 13:06
- Par philippe

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Sainte et heureuse fête!

 


 

 

 


 

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dimanche 10 Juillet: 1ères Vèpres solennelles .

 

+

 

Dieu, vous nous avez donné ce jour de sollennité pour rendre honneur à notre Père saint Benoît;

 

donnez aussi à nos coeurs une joie en rapport avec le souvenir de sa Translation, renouvelant en nous l'esprit de celui dont nous vénérons les ossements avec une filiale affection.

 

 

en action de grâces pour toute cette année écoulée.

protégez mes supérieurs spirituels et temporels,

ma famille bénédictine et naturelle.

pour le saint Père et pour notre Evêque,

 


Misericordias Domini in aeternum cantabo.

 

Merci .


+

 


 

Sanctissime Confessor Domini, monachorum Pater et Dux Benedicte, intercede pro nostra omniumque salute.

 



" l’issue de secours de cette « nuit obscure de l’histoire » "


 

"Et ce que l'orgueilleux Alaric et le cruel Attila avaient ruiné, ces hommes de patience et de méditation l'ont réparé et rendu à la vie."

 

Bx Cardinal Newman

 

 

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très saint confesseur du Christ, Benoît, père et guide des moines,

intercédez pour notre salut et celui de tous.

Secourez de votre sainte intercession le peuple fidèle, afin qu'aidés

de vos prières, nous méritions le royaume céleste.

+

 

Nous qui cherchons le véritable progrès, accueillons aujourd’hui encore la Règle de saint Benoît comme une lumière sur notre chemin.

 

Le grand moine reste un maître authentique, et à son école, nous pouvons apprendre l’art de vivre l’humanisme véritable.

 

Benoît XVI  

 

C'est vers le Christ, l'Homme-Dieu, que se tourne le regard du moine : sur sa face défigurée d'homme de douleur, il distingue déjà l'annonce prophétique du visage transfiguré du Ressuscité.

 

Au regard contemplatif, le Christ se révèle comme aux femmes de Jérusalem, montées contempler le spectacle mystérieux du Calvaire. Et ainsi, formé à cette école, le regard du moine s'habitue à contempler le Christ également dans les plis cachés de la création et dans l'histoire des hommes, elle aussi comprise dans sa conformation progressive au Christ total.

 

bx Jean-Paul II

 

 

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Père plein de bonté qui résidez au ciel,

Pénétrez vos serviteurs des règles divines,

Accordez-leur de gravir la voie étroite,

Et donnez-leur le royaume éternel.

 

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1. Grégoire : La tentation s'étant éloignée, l'homme de Dieu, comme dans une terre débarrassée de ses épines, produisit un fruit plus abondant provenant de sa moisson de vertus. C'est pourquoi on célébrait les louanges de sa vie parfaite et son nom devint célèbre.

 

 

2. Non loin de là était un monastère : le Père de la communauté venant à mourir, toute la communauté se rendit auprès du vénérable Benoît, lui faisant un devoir de se mettre à leur tête, lequel pendant longtemps différa de leur donner satisfaction en leur opposant son refus et en leur prédisant qu'il ne pourrait s'accommoder de leurs mœurs ni de celles de leurs frères ; mais un jour enfin, vaincu par leurs prières, il leur donna son assentiment.

 

 

3. Néanmoins, comme il prenait garde à la vie régulière dans le monastère et qu'il n'accordait licence à personne comme auparavant de poser des actes illicites en déviant à droite ou à gauche du droit chemin, les frères ainsi repris, devenus fous de colère, commencèrent à se faire des reproches mutuels parce qu'ils avaient demandé que cet homme soit à leur tête, car il était clair que leur vie tordue venait buter contre ses normes de droiture. Et comme ils voyaient qu'avec lui l'illicite n'était plus licite, qu'ils s'affligeaient d'abandonner leurs habitudes et qu'enfin il était dur pour un esprit vieilli d'être contraint d'envisager la nouveauté, car la vie des bons est toujours un poids pour les dépravés, ils s'appliquèrent à rechercher ensemble un bon moyen pour le faire mourir.

 

 

4. Lesquels, ayant tenu conseil, mélangèrent du poison au vin. Et comme le récipient de verre contenant ce funeste breuvage avait été présenté au père qui se mettait à table afin qu'il le bénisse selon la coutume du monastère, Benoît étendant la main fit un signe de croix et le récipient qui était tenu à distance se brisa à ce signe : le vase de la mort fut mis en pièces comme s'il avait reçu une pierre au lieu du signe de croix. Benoît comprit tout de suite qu'il avait contenu un breuvage de mort puisqu'il n'avait pu supporter le breuvage de vie, et, se levant aussitôt, avec un visage placide et un esprit tranquille, il s'adressa aux frères qu'il avait convoqués en leur disant : « Que le Dieu Tout-puissant ait pitié de vous, frères ! Pourquoi avez-vous essayé de perpétrer une telle chose à mon endroit ? Ne vous avais-je pas dit dès le début que vos mœurs ne pourraient s'accommoder avec les miennes ? Allez donc et trouvez-vous un père selon vos mœurs, car après cela, vous ne pouvez plus du tout compter sur moi. »

 

 

5. Il revint alors au lieu de sa chère solitude et, seul sous le regard de Celui qui voit d'en-haut, il habita avec lui-même.

 

 

 

 

 

 

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début de la neuvaine à  saint Benoît

 

 

 

O bon Père Benoît, chef et Patriarche des moines, espérance et consolation de tous ceux qui recourent à vous de tout leur coeur, je me recommande humblement à votre très sainte protection. Daignez, en raison de l'excellence de vos mérites, me défendre contre tous les ennemis de mon âme et m'accorder dans l'abondance de votre tendresse, la grâce de la componction et le don des larmes, afin que je puisse pleurer comme il convient et abondamment tant de fautes et d'offenses dont je me suis souvent rendu coupable depuis ma jeunesse contre l'aimable et désirable Seigneur Jésus-Christ, et afin que je mérite de vous louer et de vous honorer dignement.

 

O olivier, ô vigne d'une extraordinaire fécondité dans la maison de Dieu. O vase d'or massif, orné de toutes sortes de pierres précieuses, choisi par Dieu et très agréable à son coeur, enrichi d'innombrables dons de la grâce comme d'autant de diamants étincelants. Je vous prie, je vous supplie, je vous conjure de toute l'ardeur de mon coeur et par tous les désirs de mon âme, Père très bienveillant et doux Maître, de daigner vous souvenir devant Dieu du pauvre pécheur que je suis, pour que, dans sa bonté&, il me pardonne tous mes péchés, me maintienne dans le bien et ne permette pas que quelque malheur m'éloigne jamais de lui. Puisse-t-il, au contraire, m'admettre après vous, ô Père, dans la société des Bienheureux et m'accorder la joie de le contempler; là je goûterai le bonheur éternel avec vous et avec l'immense armée de moines placée sous votre étendard. Daigne m'accorder cette grâce notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ, qui, avec le Père et le Saint-Esprit, vit et règne dans les sicècles des siècles.

Amen.

 

PRIONS.

 

Nous vous demandons, Dieu tout-puissant, en vertu des mérites et des exemples de notre Bienheureux Père saint Benoît, de ses disciples Placide et Maur, de la Vierge sa soeur scholastique et de tous les saints moines qui ont combattu pour vous dans les rangs de son armée et sous sa conduite, de renouveler en nous votre Esprit-Saint, afin que, sous son inspiration, nous luttions avec vigueur contre la chair, contre le monde et contre le démon. Et puisque la palme de la victoire ne s'obtient que par les fatigues du combat, donnez-nous la patience dans l'adversité, la constance dans les tentations et la prudence dans le danger. Donnez-nous l'éclat de la chasteté, le désir de la pauvreté, le mérite de l'obéissance et la fidélité résolue dans l'observance. Puissions-nous, forts de votre secours et unis par les liens de la charité fraternelle, nous acquitter de notre service avec une commune ardeur et traverser cette vie présente de manière à mériter d'entrer un jour, victorieux et couronnés, dans l'éternelle Patrie pour y être réunis aux phalanges des saints moines. Par le Christ Notre Seigneur.

 

Amen.

 

Saint Benoît,  priez pour nous.

Saint Benoît, homme de Dieu,  priez pour nous.

Saint Benoît, serviteur de Jésus-Christ,  priez pour nous.

 Saint Benoît, rempli de l'Esprit-Saint, priez pour nous.

Saint Benoît rempli de l'esprit de tous les justes, priez pour nous.

Saint Benoît sage législateur, priez pour nous.

Saint Benoît, patriarche des moines d'occident, priez pour nous.

Saint Benoît, père d'un grand nombre de saints, priez pour nous.

 Saint Benoît, maître de vie spirituelle invincible dans la foi,  priez pour nous.

 Saint Benoît, inébranlable dans l'espérance,  priez pour nous.

 Saint Benoît, animé de l'amour de Dieu, priez pour nous.

 Saint Benoît, ferme appui des malheureux,  priez pour nous.

 Saint Benoît, toujours prêt à secourir,  priez pour nous.

 Saint Benoît, très bon pour les pauvres, priez pour nous.

 Saint Benoît, très bon pour les malades,  priez pour nous.

 Saint Benoît, très bon pour les enfants, priez pour nous.

Saint Benoît, modèle de pureté,  priez pour nous.

Saint Benoît, modèle d'humilité,  priez pour nous.

 Saint Benoît, modèle de charité, priez pour nous.

 Saint Benoît, modèle de piété, priez pour nous.

 Saint Benoît, vertueux dès la jeunesse,  priez pour nous.

Saint Benoît, vainqueur du démon, priez pour nous.

 Saint Benoît, doué du don des miracles,  priez pour nous.

 Saint Benoît, fidèle à recevoir les sacrements,  priez pour nous.

 Saint Benoît, mort debout dans l'Église,  priez pour nous.

 Saint Benoît, retourné à Dieu en priant, priez pour nous.

 Saint Benoît, protecteur de ceux qui vous invoquent,  priez pour nous.

 

Priez pour nous saint Benoît.

 

Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Prions

 

Père des miséricordes et Dieu de toute consolation, qui avez façonné le cœur de saint Benoît à votre image et à votre ressemblance, envoyez votre Saint-Esprit et créez en nous un cœur pur selon le cœur de votre fils Jésus-Christ. Amen.

 

 

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...

 

Je voudrais parler aujourd’hui de saint Benoît, fondateur du monachisme en Occident et également saint patron de mon pontificat. Je commencerai par une parole de saint Grégoire le Grand, qui écrivit de saint Benoît :

 

L’homme de Dieu qui brilla sur cette terre par tant de miracles ne resplendit pas moins par l’éloquence avec laquelle il sut exposer sa doctrine » [1].

 

Lorsque le grand Pape écrivait ces mots en l’année 592, le saint moine n’était mort que depuis 50 ans à peine et était encore vivant dans la mémoire des gens, mais plus encore par l’ordre religieux florissant qu’il avait fondé.

 

Saint Benoît de Nursie, par sa vie et par son œuvre, a exercé une influence fondamentale sur le développement de la civilisation et de la culture européenne.

 

La source la plus importante concernant sa vie est le deuxième livre des Dialogues de saint Grégoire le Grand. Ce n’est pas une biographie au sens classique du terme : selon les habitudes du temps, il voulait illustrer concrètement, par l’exemple d’un homme, dans ce cas celui de saint Benoît, l’ascension des hauteurs de contemplation que peut réaliser celui qui s’abandonne à Dieu.

 

Et il nous donne là un exemple de vie humaine considérée comme une montée vers les sommets de la perfection.

 

Saint Grégoire le Grand, dans ce livre des Dialogues, rapporte aussi de nombreux miracles accomplis par le Saint mais, dans ce cas non plus, il ne veut pas simplement raconter quelque chose d’extraordinaire, mais bien plutôt démontrer comment Dieu conseille, aide, punit aussi, intervenant de multiples façons dans les situations concrètes de la vie de l’homme.

 

Il s’agit de montrer que Dieu n’est pas une hypothèse lointaine, émise pour expliquer l’origine du monde, mais qu’il est présent dans la vie de l’homme, de tout homme.

Un « astre lumineux »

 

Cette perspective adoptée par le « biographe » s’explique également à la lumière du contexte général de son temps : au détour des Ve et VIe siècles, le monde était engagé dans les bouleversements d’une terrible crise des valeurs et des institutions causée par l’effondrement de l’Empire romain, l’invasion de nouveaux peuples et la décadence des mœurs.

 

En présentant saint Benoît comme un « astre lumineux », Grégoire voulait indiquer, dans cette situation terrible, ici, dans cette même ville de Rome, l’issue de secours de cette « nuit obscure de l’histoire » [2]. Dans les faits, l’œuvre du Saint et, tout particulièrement sa Règle se révélèrent être porteuses d’un authentique ferment spirituel qui, au cours des siècles et bien au-delà des limites de sa Patrie et de son temps, allait changer le visage de l’Europe, y suscitant, après la fin de l’unité politique qu’avait créée l’Empire romain, une nouvelle unité, spirituelle et culturelle : celle de la foi chrétienne que se partageaient les peuples du continent. Ainsi naquit la réalité que nous appelons « Europe ».

 

La naissance de saint Benoît se situe aux environs de l’année 480. Il provenait, aux dires de saint Grégoire, « de la région de Nursie (ex provincia Nurciæ) ».

 

Pour sa formation, ses riches parents l’envoyèrent aux études à Rome. Mais son séjour dans la Ville éternelle ne se prolongea pas ; Grégoire en donne une explication parfaitement crédible, par le fait que le jeune Benoît était dégoûté du style de vie de nombre de ses compagnons d’étude vivant de façon dissolue, et qu’il ne voulait pas tomber dans les mêmes errements.

 

Il voulait plaire à Dieu seul (soli Deo placere desiderans [3].

 

Et donc, dès avant la fin de ses études, Benoît quitta Rome et se retira dans la solitude de la montagne à l’est de Rome. Après un premier séjour dans le village d’Effide (Affile, de nos jours) où, pendant un certain temps, il s’associa à une « communauté religieuse monastique », il se fit ermite non loin de là, à Subiaco. Il y vécut trois ans dans la solitude absolue, dans une grotte qui, depuis le Haut Moyen Âge, constitue le « cœur » d’un monastère bénédictin appelé « Sacro Speco » [sainte caverne].

 

La période de Subiaco, période de solitude en compagnie de Dieu, fut pour Benoît un temps de maturation. Il dut affronter, et vaincre, les trois tentations fondamentales de tout être humain : la tentation de l’auto-affirmation et du désir de se mettre au centre, la tentation de la sensualité, et enfin la tentation de la colère et de la vengeance.

 

Benoît était en effet convaincu que ce ne serait qu’après avoir vaincu ces tentations qu’il pourrait dire aux autres une parole répondant aux besoins de leur situation. Et ainsi, l’âme revenue à la paix, il était en mesure de maîtriser les pulsions de l’ego, devenant de la sorte bâtisseur de paix autour de lui.

 

Ce n’est qu’alors qu’il décida de fonder ses premiers monastères dans la vallée de l’Anio, près de Subiaco.

 


Une Règle et une famille

 

En 529, Benoît laissa Subiaco pour s’établir au Mont-Cassin. Certains ont expliqué ce transfert comme une fuite devant les intrigues jalouses d’un clerc local. Mais cet essai d’explication s’est avéré peu convaincant, la mort inattendue de la personne en question n’ayant pas induit Benoît à revenir [4]. En réalité, la décision s’était imposée à lui quand il était entré dans une phase nouvelle de sa maturation intérieure et de son expérience monastique. Selon Grégoire le Grand, l’exode de la vallée retirée de l’Anio pour rejoindre le Mont-Cassin – un plateau qui surplombe en son milieu une vaste plaine, et visible de loin – revêt un caractère symbolique : si la vie monastique dans la réclusion a sa raison d’être, un monastère poursuit également une finalité publique dans la vie de l’Église et de la société, celle de donner visibilité à la foi comme force de vie.

 

De fait, quand, le 21 mars 547, Benoît arriva au terme de sa vie terrestre, il laissait, avec sa Règle et la famille bénédictine qu’il avait fondée, un patrimoine qui allait traverser les siècles et porter fruit jusqu’à nous dans le monde entier.

 

Tout le deuxième livre des Dialogues de Grégoire illustre comment la vie de saint Benoît a baigné dans une atmosphère de prière, pierre angulaire de son existence.

 

Sans prière, il n’y a pas d’expérience de Dieu.

 

Mais la spiritualité de Benoît n’était pas une intériorité coupée de la réalité. Dans l’inquiétude et dans la confusion de l’époque, parce qu’il vivait sous le regard de Dieu il ne perdit jamais de vue les devoirs de la vie quotidienne ni l’homme avec ses besoins concrets. Voir Dieu lui fit comprendre la réalité de l’homme et sa mission.

 

Dans sa Règle, il qualifie la vie monastique de « école pour apprendre à servir le Seigneur » [5], et il demande à ses moines que, « à l’œuvre de Dieu », c’est-à-dire à l’Office divin ou à la Liturgie des heures, « on ne préfère rien » [6].

 

Il souligne cependant que la prière est avant tout un acte d’écoute [7], qui doit ensuite se traduire dans l’action concrète.

 

« Le Seigneur attend de nous ceci : que jour après jour nous répondions par nos actes à ses bons conseils », affirme-t-il [8].

 

De cette façon la vie du moine réalise une symbiose féconde entre l’action et la contemplation « pour qu’en tout on rende gloire à Dieu » [9].

 

Contrastant avec une auto-réalisation facile et égocentrique, de nos jours souvent exaltée, l’engagement premier et indispensable du disciple de saint Benoît est la recherche sincère de Dieu [10] sur la voie tracée par le Christ humble et obéissant [11], à l’amour de qui « rien ne doit être préféré » [12], si bien que dans le service du prochain ce disciple devient homme de service et de paix.

 

Dans l’exercice de l’obéissance mise en acte avec une foi animée par l’amour [13], le moine acquiert l’humilité [14] à laquelle la Règle consacre tout un chapitre [15].

 

De la sorte, l’homme devient toujours plus conforme au Christ et atteint sa véritable auto-réalisation de créature à l’image et ressemblance de Dieu.

 

Benoît XVI

 

 

 

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Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 13:03
- Par philippe

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La Naviclerus est une première, elle propose une régate de voile pour prêtres et séminaristes. Celle-ci se déroulera à la Trinité sur mer (56 Morbihan) du lundi 1er août 2011 au jeudi 4 août après-midi.

 

Le but de Naviclerus :

• Permettre une rencontre de prêtres et de séminaristes fraternelle, sportive, tournée vers le soutien d'oeuvres caritatives

• Chaque équipage proposera de concourir pour une oeuvre agréée par l'association. Les dons récoltés au préalable par l'association seront versés aux oeuvres en fonction du classement du bateau

 

Le projet repose sur une équipe de laïcs, de séminaristes et de prêtres regroupés dans une association loi 1901 dont le siège est 18 rue Monmory 94300 Vincennes.

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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 21:15
- Par philippe

 

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 Qu’eût été l’Europe sans le monachisme unifié par la règle bénédictine ? Quand l’Empire romain s’écroula, les monastères héritèrent de la tradition de sa culture. « La tradition latine, souligne le grand médiéviste britannique Christopher Dawson (1889-1970), se perpétua dans l’Eglise et les monastères, et comme les barbares eux-mêmes avaient adopté le christianisme, elle ne resta pas le patrimoine exclusif de la population conquise, mais exerça une influence prépondérante sur l’ordre nouveau. »

 

Que faisaient-ils donc, ces moines ? Ils priaient, s’instruisaient, développaient un art de vivre en commun qui rejaillit sur le reste de la société quand celle-ci émergea des ténèbres du chaos. Et ils cultivaient la terre ! On aurait tort de réduire cet aspect à une simple nécessité du moment.

 

Par ce biais, les moines gardèrent le contact avec la création et avec ses lois. Ils furent à même ainsi de recueillir le meilleur du paganisme, ce qui en lui était resté conforme aux lois éternelles de la nature, et dans celle-ci, de la nature humaine.

 

Opérant une synthèse entre ce que l’écrivain Jean-Marie Paupert baptisa les « mères patries » (Athènes, Rome et Jérusalem), le christianisme monastique transmit une culture et une manière de vivre non sans l’enrichir de sa propre expérience. Par cercles concentriques, autour du monastère s’établit la paix, cette tranquillitas ordinis qui, selon Augustin le Berbère, est sa véritable définition. C’est ainsi qu’ils contribuèrent à leur place, petite minorité de départ, à façonner l’esprit de l’Europe.

 

On retrouve cette idée de minorité aujourd’hui quand le cardinal Ratzinger, devenu le pape Benoît XVI, appelait les chrétiens à jouer un rôle dans la construction européenne. « Les chrétiens croyants, écrivait-il, devraient se considérer comme constituant une telle minorité active, et contribuer ainsi à ce que l’Europe retrouve le meilleur de son héritage, et se mette ainsi au service de l’humanité entière. »

 

A quoi servent les moines aujourd’hui ? A rien, répondait récemment en substance dom Philippe Dupont, l’abbé de Solesmes, à la question d’un journaliste. Un bel éloge de la gratuité dans un univers aujourd’hui entièrement colonisé par le marché, et où tout est appréhendé en fonction d’une valeur marchande.

 

Une réponse qui peut être complétée par les propos de Saint-Exupéry dans sa fameuse Lettre au général X : « Ah général, il n’y a qu’un problème, un seul, de par le monde. Rendre aux hommes une signification spirituelle.

 

Des inquiétudes spirituelles. Faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien. Si j’avais la foi, il est bien certain que, passée cette époque de “job nécessaire et ingrat”, je ne supporterais plus que Solesmes. On ne peut plus vivre de Frigidaires, de politique, de belote et de mots croisés. »

 

Voilà, peut-être, ce que le monachisme bénédictin peut apporter aujourd’hui encore à une Europe qui a tourné le dos à son héritage spirituel et moral.

 

 

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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 18:00
- Par philippe

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solennité saint Pierre saint Paul .

+

 

 

"Aller à la source de la Tradition pour vous tous, fidèles, laïcs, religieux, diacres et prêtres, c'est vous laisser renouveler dans la Personne de Jésus le Christ qui se donne totalement à nous dans son Eglise, et ne faire qu'un avec lui dans l'unité d'un même Corps."

 

Mgr Alain Castet lettre pastorale.

 

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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 17:20
- Par philippe

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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 17:04
- Par philippe

 

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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 11:21
- Par philippe

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"Le paresseux n'a pas voulu labourer à cause du froid; il mendiera pendant l'été, et on ne lui donnera rien."

 

"Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos".

 

"Vous savez qu'on laboure avec le soc et le coutre, et qu'on emploie la herse, parce que l'art du laboureur est de rendre la terre molle et menue, afin que les racines de la semence puissent s'étendre à l'aise, et que les sels de la terre puissent trouver les petits tubes des racines, et que les rayons puissent plus facilement échauffer et produire la fermentation.

 

Mais, selon la pensée du grand Apôtre, la parole ne s'arrête pas aux choses de la terre; pénétrons le sens moral de ce fructueux labourage.

 

"Le labourage mystique est ce travail continuel que l'âme affamée de la justice embrasse pour rendre sa volonté molle et souple, propre à recevoir toute la divine semence, et pour laisser pénétrer tous les rayons de la grâce.

 

Elle se laisse avec plaisir fendre et couper par les croix, les contrariétés, les peines intérieures et extérieures; elle voit même avec plaisir les démons l'attaquer à chaque instant; elle pense, comme Job, que c'est une herse qui la rendra plus fertile et fera fermenter la grâce.

 

Elle sait que le labourage ne dure qu'une saison; elle attend avec patience; elle ne s'étonne pas du froid; elle sait que la neige et les aquilons ne détruisent pas le froment, mais que si la pousse est retardée, il étendra plus ses racines, prendra plus corps et produira mieux.

 

L'espérance nourrit l'âme dans la rigueur, dans la longueur du travail; rien ne l'épouvante: elle accoutume un corps faible à se plier à tout, comme le laboureur se courbe pour tenir la queue de sa charrue.

 

Les peines et les croix sont l'hiver. Quand on est diligent, laborieux, on goûte tout cela...

 

Mais, hélas! combien de lâches paresseux!

 

Le temps presse: l'été, l'automne arriveront; point de fruit, point de moisson; les paresseux mendieront donc, et on ne leur donnera rien."

 

  Vénérable

Louis-Marie BAUDOIN

Chavagnes. 

 



 

 
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Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 12:44
- Par philippe

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Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 12:43
- Par philippe

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Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine


pour ne pas perdre la foi..

 

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de l'amour en éclats

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Jeudi 30 juin 2011 4 30 /06 /Juin /2011 17:53
- Par philippe

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Sagrado corazon de Jesus,en vos confio!

 

"Maintenant encore, aujourd’hui, le Christ vivant nous aime et nous présente son cœur comme la source de notre rédemption: “Semper vivens ad interpellandum pro nobis” A chaque instant, nous sommes enveloppés, le monde entier est enveloppé, dans l’amour de ce cœur “qui a tant aimé les hommes et qui en est si peu aimé”.

 

Bienheureux Jean-Paul II

 

 

 

 

1. Je t’adore, ô mon Seigneur Dieu, avec la plus profonde vénération pour ta Passion et ta Crucifixion, en expiation de nos péchés. Tu as subi dans ton âme immaculée des souffrances indicibles. Tu fus exposé dans ton corps innocent à d’ignominieux tourments, mélange de douleurs et d’humiliations. Tu fus dénudé et flagellé, ton corps sacré vibra sous les coups de fouet comme les arbres sous l’orage. Ainsi meurtri, tu fus pendu sur la Croix, nu, donné en spectacle à tous, tremblant et agonisant. Qu’est-ce que tout cela signifie, ô Puissant Dieu ! Quelle profondeur y a-t-il là que nous ne pouvons sonder ! Mon Dieu, je sais bien que tu aurais pu nous sauver par ta seule parole, sans souffrir toi-même ; mais tu as choisi de nous racheter au prix de ton Sang. Je lève les yeux sur toi, victime dressée sur le Calvaire, et je professe que ta mort fut une expiation pour les péchés du monde entier. Je crois que toi seul pouvais offrir une réparation méritoire. Car c’est ta Nature divine qui rendit précieuses tes souffrances. Tu te laissas clouer sur le bois de la Croix et tu mourus pour que je ne périsse pas comme je le méritais.

 

2. Un tel sacrifice ne devait pas s’oublier. Il ne devait pas, il ne pouvait pas être un simple événement dans l’histoire du monde qui, une fois passé, n’éveille plus dans les esprits qu’une curiosité anecdotique. Si cette grande action est bien ce que nous croyons qu’elle est, ce que nous savons qu’elle est, elle doit, quoique passée, rester présente, et demeurer jusqu’à la fin des temps. C’est ce qu’une réflexion attentive nous enseigne. Quand on nous dit, ô Seigneur, que, bien que monté dans la gloire, tu renouvelles et perpétues ton sacrifice jusqu’à la fin des temps, non seulement cette nouvelle nous touche et nous réjouit, comme le signe d’un si tendre Seigneur et Sauveur, mais elle emporte avec elle l’assentiment total et la sympathie de notre raison. Bien que nous n’eussions jamais pu ni osé imaginer une doctrine aussi merveilleuse, nous l’adorons, à présent que nous en sommes instruits, comme étant parfaitement conforme à tes perfections, ainsi qu’à l’infinie compassion que tu nous as témoignée. Oui, mon Seigneur, tu as quitté le monde, mais tu t’offres chaque jour dans le Saint Sacrifice de la Messe ; tu ne subis plus la douleur et la mort, mais tu t’assujettis encore aux humiliations afin de continuer à nous prodiguer tes grâces et tes miséricordes. Chaque jour tu t’humilies ; car, étant infini, tu ne pouvais mettre un terme à tes humiliations tant qu’il existe sur terre des hommes pour lesquels tu les as subies. Ainsi tu restes Prêtre à jamais.

 

3. Mon Seigneur, je m’offre à mon tour à toi, en sacrifice d’actions de grâces. Tu es mort pour moi, et moi, à mon tour, je me donne à toi. Je ne m’appartiens pas. Tu m’as acheté; je veux de mon plein gré maintenant compléter cet achat. Mon désir est d’être séparé de tout ce qui est dans le monde ; de me purifier du péché ; et même d’écarter de moi ce qui est innocent, si je ne l’utilise pas pour toi. Je renonce à toute réputation, honneur, influence et pouvoir, car ma force et ma louange sont en toi seul. Donne-moi seulement de réaliser ce que je professe.

 

(Bx John Henry Newman, Méditations sur la Doctrine Chrétienne, Ad Solem 2000, pp. 127-129)

 

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Le petit Placide

 

 

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Le petit Placide se joint à l'action de grâces
des moines de Fontgombault
pour l'élection du nouveau Père abbé
Dom Jean Pateau
avec l'assurance de ses prières et toute son
affection.

PAX

 


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°
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Benedicto.jpghttp://catholique-bourges.cef.fr/images/croixstbenoit.gif


"Dieu suffit.
Il nous suffit à nous de le regarder,
de l'aimer,
et de le lui dire."


dom Delatte.


 

"à l'écart près de l'Espérance"

st Jean Chrysostome


statue-de-la-vierge-grotte-de-lourdes.jpg
prière pour les prêtres


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http://blog.femmeactuelle.fr/Upload/Users/4488/UsedImages/60169a37-ae92-4915-81ad-1a3f4a1ad9ad.jpg
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Divers




2ème R.E.B.
2ème Régiment Etranger Bénédictin

1 le glaive représente la puissance Divine
2 la flamme représente la foi en l'Eglise
3 la chaîne représente la couronne du Christ
4 la couleur noire est celle des oblats bénédictins
confectionné par mon ami Jean-Yves de la légion étrangère.



Abbaye de Clear Creek


 

 

 

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F. 36 220 FONTGOMBAULT.
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