Publié le 4 Décembre 2007

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"de même que le cerf aspire après les sources"

 


"d'autre désir que d'appartenir au Christ."
Je n'ai d'autres désirs que de t'appartenir...
L'idéal monastique, la profession du moine. J'y repensais. Quel parallèle.
"Recevez-moi Seigneur, selon votre parole et je vivrai.."

Comme ces petites lumières  éclairent notre route, allument nos nuits. Tandis que les murs de nos sensibilités et de nos illusions tombent comme un château de cartes.

Je repensais à tout cela. Quand nous avons ce seul désir, nous trouvons sans doute toutes les possibilités et avons  tous les moyens pour lui appartenir. "ne rien préférer à l'amour du Christ".

Aucune question de rite ne peut, ne doit sans doute nous arrêter.   Nous ne nous arrêtons pas à l'extérieur, nous ne confondons pas moyens et fins, mais allons au fond de cet abime et  de ces désirs sans fond, inépuisés, ceux d'un chartreux, d'un solitaire, d'un bénédictin, d'un ermite, d'un curé, meme dans un modernisme repoussant.. Qui peut sonder leurs désirs dans l'océan de ces profondeurs?

Quel idéal de sainteté. La recherche de Dieu, dans la crainte de Dieu. Tout cela fait frémir. Qu'est-ce qui, au fond peut retenir dans cet élan sinon mon moi, habillé de toutes ses petites prétentions et de son savoir,  mon  je pense que, mon orgueil, mes affections, la recherche immodérée de mes seuls désirs, mes seules passions, nos sensibilités exacerbées.
Tout cela ébranle un bonhomme, une citadelle de convictions et de certitudes absolues qui s'écroule. Une réponse affirmée du Seigneur à tout ce que j'ai mis depuis la création de ce blog. ...

"et il demeurera ferme comme s'il avait vu l'invisible."(Hebr.XI.25,27) ..

"O profondeur des richesses et de la science de Dieu."

"Comme l'oiseau rassemble sa couvée, ainsi j'ai voulu rassembler vos enfants,et vous ne l'avez pas voulu." (Math.XXIII,37) . L'appel de l'Eglise, l'appel du Saint Père, ... vous ne l'avez pas voulu.

Alors comme il est bon en ces temps de visites de Dieu d'y penser bien fort à ces appels de conversion intérieure.
Oui pour moi Anne-Lorraine est une visite de Dieu, qui frappe, qui appelle et qui supplie qui interpelle et qui dérange peut-etre au fond, parce qu'elle est simplement catholique, loin de tout intégrisme.
Nous pensons tellement à l'extraordinaire quand nous parlons de la visite du Seigneur;  Dieu appartient sans doute au quotidien de nos existences et ses visites si fréquentes. Laissons les visions, les extases, à ceux qui en ont été gratifiés.

"Ah, si du moins, en ce jour qui t'est donné, tu savais ce qui peut te procurer la paix! Mais tout cela est maintenant caché à tes yeux...
parce que tu n'a pas connu le temps où Dieu t'a visitée."


(St Luc 19. 41-47)


'De même que le cerf aspire après les sources, ainsi mon âme aspire après vous, Mon Dieu."

Il n'y a assurément que nos péchés qui mettent obstacle à tout cela. Et c'est pourquoi st Jean Chrysostome nous dit de "dévorer le serpent, terrasser le péché pour être capable d'être altéré du désir de Dieu...

"Oh, s'ils avaient autant d'ardeur pour extirper leurs vices et pour cultiver la vertu que pour remuer de vaines questions on ne verrait pas tant de maux et de scandales dans le peuple".
Imitation de Jésus-Christ.

Converte nos deus salutaris noster. Chant des moines de tous les jours. Notre chant sans doute en cette période de l'Avent.




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Publié le 4 Décembre 2007



abeille.gif"Vous le savez, où il y a un bourbier, les pourceaux y courent;  mais aussi, où il y a des aromates et des parfums, les abeilles établissent leur demeure: de même, où des chants lubriques se font entendre, les démons se rassemblent; mais là où retentissent des chants spirituels, vient se reposer la grâce de l'Esprit-Saint, sanctifiant et les bouches et les âmes."


st Jean Chrysostome.

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Publié le 3 Décembre 2007

Homélie pour les obsèques d’Anne-Lorraine SCHMITT
Samedi 1er décembre 2007
 Cathédrale de Senlis  
 
merci  du lien à Pierre

Chère famille,

Chers amis
Et vous chers jeunes si nombreux… 

Dimanche dernier, Anne-Lorraine prit le RER à Paris pour venir célébrer la solennité du Christ-Roi, avec sa famille, dans cette cathédrale. C’est son évangile que nous venons de réentendre. Par là-même, nous honorons le rendez-vous manqué. Cet évangile prend un relief tout spécial : nous disons à-Dieu à Anne-Lorraine en tournant notre regard vers notre Roi, le Christ, l’Innocent crucifié et ressuscité. 

La plupart d’entre nous, nous avons la chance d’être chrétiens. Certes, notre foi ne nous épargne ni la souffrance ni la mort. Cependant, la foi au Christ nous soutient ; elle aiguise notre sens des responsabilités dans un contexte tendu. Nous sommes au pied de la croix. La mort d’Anne-Lorraine résulta d’un acte d’une violence inouïe. L’irréparable fut commis. Face au mal absurde qui dépasse l’entendement, nous avons conscience, avec la famille d’Anne-Lorraine, qu’il nous faudra non seulement nous remettre de sa mort, mais encore nous prémunir contre un autre danger, moins violent mais plus pernicieux : celui de la rancune qui se légitimerait et qui distillerait dans nos coeurs un venin funeste. Le mal ne ferait que redoubler. Dieu merci, nous n’en sommes pas là. Mais nous en appelons humblement au Christ qui a vaincu le mal. Qu’il nous garde tous dans sa paix. Qu’il nous accorde ce supplément d’âme dont nous avons besoin. Quand le mal abonde, il faut que la charité surabonde. 

Seigneur Jésus, souviens-toi de nous dans ton Royaume,
toi Notre Roi qui, avant d’être couché dans ton linceul,
enveloppas le monde dans ta miséricorde. 

Je me souviens de cette autre page d’évangile. Les disciples traversent le lac de Galilée. Au milieu de la traversée et de la nuit, une violente tempête se lève. Jésus rejoint la barque menacée. Il marche sur les eaux. A l’appel du Christ, Pierre le rejoint, marchant à son tour sur les eaux. Soudain, se laissant fasciner par les vents hurlants et les flots en furie, Pierre commence à sombrer. A l’appel du Christ et dans un sursaut de foi, il tourne son regard vers Jésus et saisit la main qu’il lui tend. De suite, Pierre échappe à l’abîme pour régner avec le Christ sur les éléments déchaînés (Cf. Mt14,22-33). Aujourd’hui, en raison même du drame que nous vivons, nous détournons nos yeux du mal fascinant pour contempler le Christ ressuscité, vainqueur du péché et de la mort. Et c’est être fidèle à Anne-Lorraine que de vivre cette conversion. Elle aimait contempler le Christ et chanter avec nous : « Seigneur, je n’ai d’autre désir que de t’appartenir… » Frères et sœurs, nous ne sommes pas des fils des ténèbres. Nous sommes des fils de la lumière et des frères du Christ ressuscité. 

 ~ ~ ~ 

Nous gardons d’Anne-Lorraine l’image d’une jeune fille au caractère bien trempé et qui croquait la vie avec gourmandise. Sa vie fut pour nous un cadeau. Nous remercions Dieu de nous l’avoir donnée pour fille, pour sœur, pour amie. Sa vie de femme fut brève mais riche et féconde.  Recueillons maintenant son témoignage d’humanité et de foi. Pour ma part, après vous avoir longuement écoutés, je glisse quatre fleurs dans le bouquet d’action de grâces que nous déposerons sur l’autel dans quelques instants.  

1.      Première fleur. Anne-Lorraine nous laisse le témoignage d’une jeune-femme dotée d’une vie chrétienne profonde et bien en place, nourrie par la Parole de Dieu et l’Eucharistie. Sa vie avait le Christ ressuscité pour fondation et pour clé de voûte ; et l’Esprit de son Baptême et de sa Confirmation pour dynamisme intérieur. Elle fait partie de cette génération Jean-Paul II, façonnée par les Journées Mondiales de la Jeunesse, les récollections et les pèlerinages estudiantins. 

2.      Deuxième fleur. Anne-Lorraine était l’aînée de sa fratrie et elle le restera. Son indépendance de caractère ne retirait rien à l’amour profond qu’elle portait à sa famille et à l’affection prévenante qu’elle témoignait à ses frères et sœurs, avec un humour parfois décapant. Elle entretenait également des amitiés spirituelles profondes. Jésus est l’Ami par excellence. Il nous dit: « Je vous appelle mes amis, parce que tout ce que j’ai entendu auprès de mon Père, je vous l’ai fait connaître » (Jn15,15). Anne-Lorraine est une amie du Christ. Avec ses meilleures amies, elle partageait le travail, les responsabilités, la fête et la prière. Elle puisait l’amour et l’amitié dans le cœur du Christ. Aussi, nous sentons qu’un lien ineffable et éternel nous unit à elle, par-delà ciel et terre, et pour l’éternité. L’amour est plus fort que la mort.

 3.      Troisième fleur. Anne-Lorraine nous laisse le témoignage d’une étudiante bien de son temps, brillante, intellectuellement curieuse, artiste aussi. Un trait la caractérisait et faisait notre admiration : sa force de conviction n’avait d’égale que son ouverture d’esprit. Elle ne tombait jamais dans le sectarisme. Dans ce monde et à une époque où nous sentons le besoin urgent et impérieux de témoigner à temps et à contre-temps de notre foi salutaire, nous retenons le savoir-faire d’Anne-Lorraine. Nul n’ignorait ses engagements et sa pratique religieuse. Elle en parlait simplement, avec une étonnante liberté intérieure et de l’humour. Elle rendait compte de ses convictions avec intelligence. Cela a forcé le respect et suscité l’amitié de beaucoup d’entre vous. Et puis elle avait cette curiosité intellectuelle qui la poussait à s’intéresser aux autres qui ne pensaient pas comme elle. Elle vivait en amitié avec des gens très différents ; preuve qu’on n’est pas d’autant plus ouvert qu’on a moins de convictions. Anne-Lorraine nourrissait sa foi par la lecture, la réflexion et les discussions avec son entourage. Elle qui était cultivée, elle avait peut-être à l’esprit cette phrase magnifique de Jean-Paul II : « La foi et la raison sont comme les deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité ». Anne-Lorraine avait une foi profonde éclairée par son intelligence, et une intelligence profonde éclairée par sa foi. Elle aurait fait une très bonne journaliste.  

4.      Quatrième fleur pour terminer. Anne-Lorraine, pourtant mobilisée par des études de haut niveau, savait s’engager au service des autres : dans le scoutisme, auprès d’enfants handicapés et des personnes malades. Tout ce qu’elle faisait, elle le faisait à fond, avec grand cœur et une conscience admirable. « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres qu’on vous reconnaîtra pour mes disciples » (Jn13,35). Nul doute qu’Anne-Lorraine fit partie des disciples du Christ. 

Que son exemple nous encourage à prendre notre vie de foi à cœur pour vivre en amitié avec tous, tout en témoignant avec intelligence, simplicité et par des actes, que le Christ ressuscité nous fait vivre sur Terre comme au Ciel.  

Nous confions Anne-Lorraine à Dieu notre Père. Nous le bénissons pour les 23 belles années que nous avons vécues en sa compagnie. Car son pèlerinage ici-bas aura rendu notre Terre un peu plus belle et notre cœur plus riche. 

« Jésus, souviens-toi de moi
quand tu viendras inaugurer ton Règne »
Jésus lui répondit :
« Amen, je te le déclare :
aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis ».  
 
 
P. Stéphan JANSSENS, Curé archiprêtre

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Publié le 3 Décembre 2007

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"Afin de montrer que le disciple fidèle doit tout endurer pour le Seigneur et jusqu'aux pires contrariétés, l'Ecriture dit aussi en la personne de ceux qui sont éprouvés:" A cause de toi nous sommes condamnés à mourir tout le jour, traités comme des brebis à abattre".

   Et dans l'espérance assurée de la récompense divine, ils poursuivent en disant:" Mais toutes ces choses, nous les surmontons à cause de celui qui nous a aimés".

   Ailleurs l'Ecriture dit aussi:" Tu nous a éprouvés, ô Dieu,, controlés au feu comme on vérifie au feu l'argent; tu nous as menés dans un piège, tu nous as accablés de tribulations."

Règle de St Benoît.

A mesure que croît en nous le courage, grandit aussi l'espérance. Nous sommes sûrs de notre Dieu, nous sommes sûrs du dédommagement éternel. Et la joie s'en mêle, et l'amour nous entraîne, nous et notre croix.
pro Domine, propter te.
Avec une telle conviction on peut aller jusqu'au martyre. ..
c'est l'acquiescement à une volonté personnelle, un service rendu à Dieu, et sous la forme de notre courage, une part de collaboration à son oeuvre rédemptrice.

dom Delatte.


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Publié le 3 Décembre 2007


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très beau, on ne sait plus quoi dire.. réfléchir, méditer tout cela au pied  de son crucifix,  la larme à l'oeil,  en faire oraison, en tirer profit, se remettre toujours en question..
Jésus, ayez pitié de nous...convertissez-nous.





Il est extrêmement difficile de rendre compte de l’enterrement d’Anne-Lorraine Schmitt : on voudrait, parlant d’elle, être meilleur, être à la hauteur, et l’on n’est que soi-même.

La cathédrale de Senlis dresse ses flèches gothiques sur les vieilles maisons qui l’entourent, qui l’enserrent. Un millier de personnes sont sur le parvis, qui attendent, et demeureront debout pendant deux heures, dans un froid humide. Autant dans la cathédrale.

A l’intérieur, la foule récite la prière lancinante du chapelet, prière de pauvre qui n’a plus à offrir dans cette mélopée que la sécheresse de sa vie spirituelle.

Puis le silence. Un silence absolu dans cette cathédrale sonore, comble.

La croix, tout d’abord, s’avance, tenue par un enfant de chœur. Puis les thuriféraires, dont les encensoirs d’argent envoient vers le ciel des volutes de fumée, qui s’élèvent dans la lumière zébrée par les vitraux. Trente prêtres suivent. Puis Monseigneur James, évêque du lieu.

Et de nouveau le silence.

Du fond de la cathédrale, un scandement précis, sur les dalles, s’amplifie. Six porteurs marchent au pas. L’un d’eux porte le grand uniforme de l’école de Saint-Cyr. Ils portent le cercueil d’Anne-Lorraine. Ils sont ses frères.

La foule, ici, est la vie d’Anne-Lorraine : les pensionnaires de la maison de la Légion d’Honneur, les scouts, mouvement dans lequel elle s’était engagée, ses camarades de promotion de l’IEP Lille et du CELSA, des amis journalistes, professions à laquelle elle se destinait, de nombreux amis de sa famille, de nombreux membres de la communauté militaire - son père est le colonel Schmitt, collaborateur du général Dary, gouverneur militaire de Paris, et de nombreux anonymes, venus à l’invitation de la famille, qui se sont sentis atteints au cœur d’eux-mêmes, et qui avaient voulu témoigner, par leur présence, de leur compassion, de leur soutien.

L’existence de cette jeune femme est marquée de grands traits lumineux : intelligence vive, humour caustique, joie de vivre, détermination, vie chrétienne profonde, engagements, notamment dans le scoutisme, amis de tous les bords. Avoir des convictions fortes, différentes, n’est pas antithétique de l’ouverture d’esprit.

Prenant la parole, ses sœurs pour dire combien elles étaient désemparées par une vie qui devrait se dérouler désormais sans elle, ses frères pour dire leur fierté et leur amour. Et le colonel Schmitt, son père, relevant le courage de sa fille « Anne-Lorraine, tu as mis la barre très haut ». Dans la foule, un colosse pleure, silencieusement.

Deux heures marquées par une très grande dignité.

La France a perdu une de ses fines fleurs, dans l’éclat de sa jeunesse. Victime assassinée, massacrée par une bête fauve relâchée. Par qui ?

Une jeune femme qui est allé jusqu’au bout de sa vie, refusant la profanation de son corps. Une jeune femme qui s’est battue, seule, contre un homme au plein de sa force, et qui était venu armé. Cette femme parle à toutes les femmes qui, elles aussi, ont subi des outrages.

Une femme, brûlant d’un feu sacré, dont le testament est celui du courage. Qui enseigne que certaines valeurs sont si hautes, si précieuses, qu’elles peuvent quelquefois amener à poser sa vie en balance. Qui rejoint ainsi tous ceux qui sont morts pour avoir voulu défendre leur terre, leur liberté, leur honneur, ou leur foi.

Il est à craindre, toutefois, que notre époque ne soit plus capable de recevoir un message aussi pur : que signifie cette abstention gênée, dans la réaction gouvernementale ? Que signifie le silence écrasant qui a entouré ce crime révoltant ? Que cet exemple dérange ? Que nous ne savons plus admirer ? Que ceux qui sont vivants ne sont pas à la hauteur de ceux qui sont morts ?

Que le Ressuscité dans lequel vous aviez mis votre foi, Anne-Lorraine, vous accueille et vous garde. Pour nous, votre exemple demeure, et nous voudrions être des témoins d’un même courage.

Thibault Mortier.


agoravox

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Publié le 3 Décembre 2007


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"Voilà deux petits gestes, deux petits signes, simples, à portée de tous, pour rendre témoignage de ce que la foi compte pour vous, aux yeux de tous. De ce qu’elle compte avant tout, et plus que tout dans votre vie, au point de l'illuminer. Quel symbole qu’une lumière qui brille dans la nuit, dans nos nuits !"


HERMAS.



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Publié le 2 Décembre 2007

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« Veillez donc, puisque vous ignorez l'heure à laquelle le Seigneur doit venir. Sachez-le bien : si le maître de maison savait à quelle heure de la nuit doit venir le voleur, il veillerait, pour ne pas laisser forcer sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts, parce que le Fils de l'Homme doit venir à l'heure que vous ne pensez pas. » "

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Publié le 2 Décembre 2007



Les quatre bougies brûlaient lentement. L’ambiance était tellement silencieuse qu’on pouvait entendre leur conversation.

La première dit : ’’ Je suis la Paix ! Cependant personne n’arrive à me maintenir allumée. Je crois que je vais m’éteindre.’’ Sa flamme diminua rapidement, et elle s’éteignit complètement.

La deuxième dit : ’’ Je suis la Foi ! Dorénavant je ne suis plus indispensable, cela n’a pas de sens que je reste allumée plus longtemps.’’ Quand elle eut fini de parler, une brise souffla sur elle et l’éteignit.

Triste, la troisième bougie se manifesta à son tour : ’’ Je suis l’Amour ! Je n’ai pas de force pour rester allumée. Les personnes me laissent de côté et ne comprennent pas mon importance. Elles oublient même d’aimer ceux qui sont proches d’eux.’’ Et, sans plus attendre, elle s’éteignit.

Soudain... un enfant entre et voit les trois bougies éteintes. ’’ Pourquoi êtes-vous éteintes ? Vous deviez être allumées jusqu’à la fin’’ En disant cela, l’enfant commença à pleurer.

Alors, la quatrième bougie parla : ’’ N’aie pas peur, tant que j’ai ma flamme nous pourrons allumer les autres bougies, je suis l’Espérance ! ’’

Avec des yeux brillants, l’enfant prit la bougie de l’Espérance... et alluma les autres.

Que l’Espérance ne s’éteigne jamais en nos coeurs et que chacun de nous puisse être l’outil nécessaire pour maintenir l’Espérance, la Foi, la Paix et l’Amour !





 

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Publié le 1 Décembre 2007

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Le 3 septembre, en la fête de saint Grégoire, les cloches ont sonné à 17h en l'honneur de l'élection de la nouvelle abbesse de St-Michel de Kergonan,
Mère Laurence Dupré la Tour.

 


            Le 10 août dernier, en la fête de sa Prieure, Soeur Laurence, Mère abbesse Marie-Françoise Euverte a écrit au Père Abbé de Solesmes une lettre de démission de sa charge d'abbesse qu'elle avait exercée depuis 25 ans (élue le 18 mars 1983, bénie le 29 mai ; mais elle était déjà supérieure un an auparavant, venant de Solesmes). Sa démission lui a été accordée, par "miséricorde" pour ce temps de service. Après l'incendie, beaucoup de personnes l'ont découverte à sa valeur : fermeté d'âme, très cordiale, inspirant la confiance... Mais sa décision, prise après consultation, est indépendante de l'incendie de l'église.

 
           
 

            Le Père Abbé de Solesmes, arrivé la veille, a célébré la messe le 3 septembre chez les moniales, et a procédé au chapitre d'élection suivant les règles prévues par le Droit. Les Soeurs ont voté sans doute avec unanimité, car le scrutin a été très rapide. Les deux tiers des voix sont requis.
            Mère Laurence Dupré la Tour est née le 11 août 1948, elle a fait profession le 16 avril 1979, lundi de Pâques. Pour son Jubilé, Soeur Philomène (tante Babeth) avait demandé à chacune de ses soeurs de lui écrire une carte. Voici ce qu'elle a noté pour Soeur Laurence :

 
            Devise : Ordinavit in me caritatem (1a q.20 : l'appétit objet d'amour).
 

            Oraison (de profession) : Toi qui connais tous les désirs *

 

                        St Anselme : Esuriat anima mea. Sitiat caro mea. Desiderat tota substantia mea.

 
            Emblème : l'échelle de Jacob. 
 
                                                            « Je monterai au palmier » (Cantique 7, 9)
 

            Grégoire de Nysse : « Monter toujours de désir en désir *

 
                                    croître indéfiniment
 
                                    se développer à l'infini :    Dieu 'tire' »
 

            Cantique : Surge amica mea et veni « Lève-toi, mon amie, et viens »!

 

            Mère Laurence est la première abbesse élue dans la communauté depuis plus de 60 ans, puisque Mère Euverte venait de Sainte-Cécile de Solesmes, Mère Jeanne Paris venait de N.D. de Wisques. Un handicap aurait pu l'empêcher d'être élue : elle ne voit que d'un dixième à un oeil, et l'autre oeil est atteint de macula !

 

            Mère Laurence est très aimée de toutes les soeurs. La première fois que je l'ai admirée, c'est lorsqu'elle fit une remarquable conférence en leur chapitre sur Mère Lucie Schmitt, la première abbesse de Kergonan, lors du centenaire en 1998.

 

            Elle est très discrète, très douce. Elle parle peu d'elle-même, de sa santé, de sa famille qui compte plusieurs religieux.

Son frère François est entré chez les bénédictins de St Joseph de Clairval, à Flavigny. Il a fait des études à Rome et écrit un gros livre sur la Collégialité (selon Vatican II). Par amour pour l'Inde, il a pris pour nom de religion Jean de Britto, jésuite missionnaire mort martyr.                                        

 

            La bénédiction abbatiale est fixée le 2 décembre, 1er dimanche de l'Avent, par Mgr Centène, en l'église de l'Abbaye Sainte-Anne. Nous en rendons grâce au Seigneur !

en présence de trois éveques, du Révérendissime Père Abbé de Solesmes, le père abbé de Fontgombault, st Wandrille, .Triors, Randol, le Barroux, Timadeuc, Landévennec, Flavigny, tout le grand monde bénédictin.

deo Gratias.

"misericordias domini in aeternum cantabo."


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Publié le 1 Décembre 2007

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   "Nous sommes fils d'Adam et nous portons son héritage. Mais nous avons été rachetés par le nouvel Adam, et l'état dans lequel il nous a placés vaut mieux que l'état originel du premier Adam. Nous le disons chaque matin en bénissant l'eau que nous versons dans le calice à la Messe. Nous participons à la vie du nouvel Adam, et nous devons en Lui être parfaits comme notre Père céleste est parfait.

   Médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus nous a introduits dans la Trinité.
   Et dans sa bonté Il a voulu que nous ayons une Médiatrice aurpès du Médiateur qu'Il est: la nouvelle Eve, Marie, qui, malgré toute sa sainteté, est comme nous une pure créature. Pour imiter le Christ, il nous est bon d'imiter Marie, plus proche de nous.
   Et pour l'imiter, il faut prendre conscience de ce qu'Elle est, et du comportement surnaturel qui fut toujours le sien ici-bas, fin de faire comme Elle.
   Vous me direz: nous ne sommes pas la Sainte Vierge, nous ne pouvons prétendre à sa sainteté, nous avons contracté le péché originel et commis bien des fautes.
   C'est vrai: mais Marie n'en représente pas moins pour nous un idéal vers lequel nous devons tendre avec lucidité, avec confiance, avec générosité. On nous demande bien d'être parfaits comme notre Père céleste est parfait, d'imiter le Christ. On peut bien nous demander d'imiter la Sainte Vierge avec la grâce de Dieu et l'aide de la Sainte Vierge. Car Elle nous aide à l'imiter.
   Nous sommes plus heureux que la Sainte Vierge, disait sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, car Elle n'a pas de Sainte Vierge à aimer. N'aurait-elle pas pu dire aussi: Nous sommes plus heureux que la Sainte Vierge, car Elle n'a pas de Sainte Vierge pour l'aider?

   Elle a toujours été parfaitement pure, mais nous, nous avons été purifiés et nous devons nous purifier de plus en plus. Nous le demandons dans la collecte de la fête de l'Immaculée:" nos quoque mundos ejus intecessione ad te pervenire concedas: donnez-nous par son intercession de parvenir purs jusqu'à vous." Et de façon très explicite et très belle nous demandons dans la Postcommunion que l'Eucharistie répare en nous les blessures de la faute dont a été préservée Marie.

   Laissez-moi vous citer quelques lignes très belles du Cardinal Journet qui me sont tombées sous les yeux aujourd'hui:

" Ceux qui ici-bas aiment la Vierge, sa pureté, sa grandeur, sa douleur, il se trouve qu'ils aiment ce que Jésus ici-bas a le plus aimé. Un jour il leur sera dit: quand tu aimais ma Mère, ton coeur, sans même que tu y penses, devenait conforme à mon Coeur. Tu ne pouvais pas t'approcher d'Elle sans t'approcher de Moi, et c'est moi qui disposais ainsi toutes choses pour te mieux capter. Comment pourrais-je oublier ton amour d'enfant"? Comment pourrais-je ne pas te pardonner? En aimant ma Mère, ne m'as-tu âs ôté tput droit de te condamner?"

   Il faut vivre en quelque sorte dans le Coeur Immaculé de Marie. Il faut vivre au rythme de ce Coeur, comme sous ses impulsions, toujours,. C'est possible.
   La condition: toujours la même: la pureté du coeur.
   La récompense: le Royaume de Dieu, la vision béatifique au Ciel et ici-bas, la contemplation avec ses joies douloureuses et souveraines.

dom Jean Roy: Contempler Marie
Fontgombault.


"Avec l'Immaculée, tournés vers les réalités d'En-Haut"

devise du père Abbé

Bon et saint Temps de l'Avent.

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