Publié le 4 Mars 2010

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Publié le 3 Mars 2010


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En union de prières avec Monseigneur Castet et toute la Vendée.
Le glas a sonné dans toute la Vendée, sauf Chavagnes à cause du clocher en
restauration, mais les couvents d'alentours se sont relayés..
REQUIESCAT IN PACE.


+

 

(ZENIT.org) - Le pape Benoît XVI exprime ses « vives condoléances aux familles endeuillées » par la tempête Xynthia, qui a frappé la France la nuit du 27 au 28 février dernier, spécialement la Charente-Maritime et la Vendée.

 

Le bilan encore provisoire de la tempête fait état de 53 victimes (29 en Vendée) et 7 blessés graves.

Le message du pape a été lu, hier soir, 3 mars, par Mgr Bernard Housset, au terme de la messe qu'il a présidée à 18 h 30, en la cathédrale Saint-Louis de La Rochelle.

 

Mgr Housset, évêque de La Rochelle et Saintes, avait invité « ceux qui le pouvaient » à participer à cette célébration en hommage aux victimes. Plus de 500 personnes ont répondu à l'appel.

 

 

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Publié le 3 Mars 2010

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"L'Ecriture divine, frères, nous enseigne cette parole:" Quiconque s'exhalte sera humilié,  et qui s'humilie sera exhalté".

règle de st Benoît


La vue des montagnes nourrit la piété du chrétien en lui rappelant les faits les plus importants de la religion.

 

Après le déluge, l'arche de Noë s'arrête sur une montagne d'Arménie. Dieu donne sa loi sur le mont Sinaï. Le prophète Elie doit gravir Horeb pour entendre la voix du Seigneur. Jésus Christ prêcher pour la première fois sur une montagne ; il se transfigure sur le Thabor; il se prépare à sa Passion sur le mont des Oliviers ; il meurt sur le Calvaire, et, près de retourner vers son Père, il prend congé de ses apôtres et leur donne leur mission sur une montagne de Galilée.

 

Toutes ces montagnes sont la figure de l'Eglise que Jésus-Christ lui-même compare à une cite placée sur une haute montagne. ' C'est avec raison, dit saint Augustin, que l'Eglise est assimilée à une montagne, à cause de son élévation et de sa solidité. »

 

L'Eglise est, en effet, la Cité de Dieu ; elle avoisine le ciel, et de sa cime l'exemple et la parole se répandent sur tout l'univers. Elle est la dispensatrice des grâces et des trésors célestes ; elle nous nourrit et nous éclaire ; c'est à son flambeau que tous les peuples doivent marcher pour atteindre leur fin. Levons donc les yeux vers cette sainte montagne, car c'est d'elle que nous viendra le secours. Levavi oculos meos ad montes, unde veniet auxilium mihi. In Ps. II,5

 

L'aspect des montagnes produit sur nous deux sortes d'impressions qui semblent contradictoires: il nous écrase et nous élève.

 

N'est-ce point peut-être par un effet de la miséricordieuse industrie de notre Dieu, qui se sert des moyens les plus naturels et les plus communs pour nous faire rentrer en nous-mêmes et nous élever jusqu'à lui?

 

Si nous considérons, en effet, cette masse énorme, et que nous reportions les yeux sur nous; si nous apercevons un de nos semblables sur un point élevé de ce gigantesque colosse, nous sommes contraints de nous écrier: Mon Dieu! que l'homme est faible et petit!

 

Cependant cette montagne n'est qu'un grain de sable comparé à notre globe; et notre globe, à son tour, qu'est-il parmi ces myriades de soleils qui roulent dans l'espace?

 Pauvre petit être humain! qu'est-tu donc au milieu des mondes et de l'espace immense? qu'es-tu sous la main de Celui qui a créé tous ces mondes, qui les dirige à son gré et qui peut en un instant les réduire en poussière.

 Merci, mon Dieu! de me faire sentir ainsi ma faiblesse et mon néant! Oui, je le dirai avec le Roi-prophète:" C'est pour mon bien que vous m'avez humilié". psaume CXVII car je n'en éprouve que plus vivement le besoin de m'appuyer sur vous. C'est pourquoi je me tourne de nouveau vers la montagne, et, à mesure que mon regard la suit au milieu des nuées, mon âme s'élève plus encore; portée sur les ailes de la prière, elle va jusqu'au pied du trône de Dieu confesser sa faiblesse et demander les grâces dont elle a besoin.

 " Dieu résiste aux superbes, et il donne sa grâce aux humbles. Ep de s Pierre V, 5

 " Dieu est haut; si vous vous élevez, il s'enfuit de vous; si vous vous abaissez, il descend jusqu'à vous." st Augustin

 " Plus en effet, dit saint Grégoire, le Seigneur nous tient abaissés dans la tristesse et dans l'humilité, plus il nous porte vers lui sur les hauteurs de la contemplation.

 

Soyons humbles, et Dieu nous élèvera; c'est lui-même qui l'a dit:" Quiconque s'abaisse sera élevé;" et sur les cimes où il nous placera, nous le louerons et nous le bénirons, car "il fait surgir les montagnes et descendre les plaines au lieu qu'il a choisi."

 

Je lèverai donc mes yeux vers les montagnes terrestres pour que mon âme gravite jusqu'à ces collines éternelles dont parle la sainte Ecriture; montagnes mystérieuses et sacrées d'où nous vient le secours: Levavi oculos meos ad montes unde veniet auxilium mihi.

 

" Oh! qu'ils sont beaux, dit l'Esprit-Saint, qu'ils sont beaux sur les montagnes les pieds de ceux qui évangélisent la paix, qui annoncent le salut!" Qu'ils sont beaux les prédicateurs de l'Evangile, ministres du Dieu de paix, lorsque, du haut de la sainte montagne qui est l'Eglise, ils enseignent aux hommes leurs frères le chemin du salut; lorsque, semblables à une lampe ardente, ils projettent au loin leur lumière pour éclairer nos voies !

 

Mais qu'aperçois-je encore sur les montagnes?

 

Une Reine pleine de douceur et de majesté. Elle est belle comme la lune, comme l'aurore qui se lève, éclatante comme le soleil, terrible comme une armée rangée en bataille; c'est la Reine du ciel et de la terre, c'est la Mère de Dieu, c'est Marie qui vient nous donner d'éclatants témoignages de sa puissance et de sa bonté; c'est notre Mère qui nous appelle et qui nous tend les bras. Notre-Dame du Mont Carmel! Notre Dame de Fourvières! Notre-Dame du Puy, Notre Dame de la Salette! mes yeux et mon coeur s'élèvent vers vous; daignez abaisser sur votre enfant un regard favorable. Et vous, montagnes saintes! je vous salue comme les trônes de grâce de notre auguste Mère.

 

J'accours vers vous, ô Marie! comme votre Bien-aimé, "sautant sur les montagnes, passant par dessus les collines." Ecce iste venit, saliens in montibus, transliens colles 1 Cant. II,8

 

Je viens au pied de cette autre montagne que vous avez ennoblie par votre visite. C'est bien ici "la montagne de la myrrhe et de l'encens. I.Cant. IV,6, vous l'avez embaumée de vos célestes parfums; leur suave odeur nous attire. "In odorem curremus unguentorum tuorum. Ib I,3

 

Considérez notre humilité et notre bassesse dont la myrrhe est aussi la figure et que notre prière monte vers vous comme l'encens.

 

"L'encens est pur, ô Marie, et belles sont les fleures que la main des vierges effeuille sur le pavé de vos chapelles; mais la voix de toute heure, mais la sainte poésie qui se sent à l'étroit sur cette terre, qui a le pressentiment d'un monde plus beau, qui veut respirer l'infini, qui renferme au fond de tous ses chants une prière cachée, monte plus haut que le parfum des fleurs et de l'encens. Elle arrive jusque là où vous êtes, là d'où vous voyez sous vos pieds les étoile germer, comme des fleurs de lumière dans les champs illimités, et la création se balancer comme un encensoir éternel."Mgr Gerbet Livre des saints.

 

Mes yeux se lèvent, et j'aperçois le creux du rocher où vous daignâtes apparaitre. C'est bien de vous que l'Esprit-Saint a dit:" Vous êtes ma colombe qui se retire dans le creux de la pierre, dans les enfoncements de la muraille." Il me semble vous y voir encore, les mains pleines de grâces pour les répandre sur nous. Mes yeux s'attachent à ce lieu béni, car c'est de là que me viendra le secours.

 

Néanmoins je les élève de nouveau, et j'aperçois le sanctuaire édifié par vos ordres. Et pourquoi la sainte Mère de Dieu a-t-elle voulu qu'on lui élevât ici une maison de prière, si ce n'est pour y convoquer ses enfants et leur dispenser ses bienfaits? Pourquoi? si ce n'est pour s'y retrouver auprès de son divin Fils, prisonnier d'amour dans le saint tabernacle; pour lui exposer nos besoins, pour lui transmettre nos voeux?

 

C'est dans ce saint asile qu'est annoncée la parole de Dieu, que la Victime sainte est immolée,  que les pécheurs sont réconciliés, que le pauvre pèlerin de la vie reçoit le pain des forts, que les grâces de toutes sortes sont largement distribuées.

 O sainte montagne! que vous m'êtes chère et précieuse!

Oui je vous contemple avec respect et avec joie. Je lève vers vous des regards pleins d'espérance, car c'est de là que me viendra le secours:

Levavi oculos meos ad montes, unde veniet auxilium mihi....

 

Abbé Eugène Boyer.

1868

 

 

 

 

 

 





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Publié le 3 Mars 2010

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Barcelone by night  photo petit Placide ..



et de bibi qui sait !

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Publié le 3 Mars 2010


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15ème apparition : Jeudi 4 mars 1858

ste Bernadette

Notre Dame de Lourdes

priez pour nous.

 

La foule toujours plus nombreuse (environ huit mille personnes) attend un miracle à la fin de cette quinzaine. La vision est silencieuse. Le curé Peyramale campe sur sa position. Pendant 20 jours, Bernadette ne va plus se rendre à la Grotte, elle n'en ressent plus l'irrésistible invitation.


Mater Dolorosa.


"Voici votre Mère."

 

Puisque l'Église nous fait lire cette parole de Jésus sur la croix, il faut qu'elle la regarde comme une douleur pour la sainte Vierge, bien qu'elle témoigne de la tendre sollicitude du Fils pour sa mère qu'il remet en moprant aux mains de son disciple bien-aimé. Et aussi saint Bernard s'écrie à l'endroit cité plus haut : « N'a t -elle point été pour vous plus qu'un glaive, cette parole, qui en effet a traversé votre cœur, descendant jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit?

Femme; voilà votre fils! Oh! quel échange! Jean vous est donné à la place de Jésus, le serviteur pour le seigneur, le disciple pour le maître, le fils de Zébédée pour le fils de Dieu, un homme pour un Dieu ! » Mais la contre-partie de cette parole adressée à Jean : «Voici votre mère, » a été à la fois un honneur et un immense bienfait pour le disciple chéri et ceux qu'il représente en cette circonstance; en sorte que là encore Marie, consentant à devenir la mère des hommes après avoir été la mère de Dieu, s'immole pour notre salut et devient victime de son amour.

Elle devient en la personne de Jean la Mère de tous les disciples fidèles comme lui, qui participeront par leur foi et par le baptême au bienfait de la régénération.

 

En effet, Marie est la mère des chrétiens à double titre :


1° comme la mère de Jésus-Christ qui nous a transmis la véritable vie, la vie même de Dieu, mère selon l'esprit ; car c'est par elle que celui qui est la vie a été donné à nos âmes :

2° mère même selon la nature et par la chair, mais selon la nature régénérée et par la chair glorifiée. Car si nous sommes les frères de Jésus-Christ par l'opération du Saint-Esprit, par l'union de notre âme avec le Père en la personne adorable du Fils, nous le sommes aussi par l'humanité que Jésus a prise au sein de Marie, par son corps uni indissolublement à sa divinité et dont nous devenons les membres par le baptême, corps spirituel du nouvel Adam, qui est l'Église.

 

Marie est encore notre mère par la volonté expresse de Jésus-Christ mourant, parla dernière parole qu'il lui adresse du haut de sa croix, et qui est comme son testament.

Il dit à Marie en lui indiquant Jean : Voici votre fils. Il dit à Jean : Voici votre mère. Or Jean représente ici tous les chrétiens fidèles, et Marie l'Église que le Seigneur fonde spirituellement par cette parole, comme il va l'établir mystiquement par l'eau et le sang qui sortiront de son côté entr'ouvert, sources des deux sacrements principaux : le baptême qui régénère les âmes, et l'eucharistie qui les nourrit.

 

Ainsi nous avons au ciel une mère spirituelle dont la tendresse ne nous manquera jamais.: la mère de Jésus-Christ, qui est la mère des vivants a plus juste titre qu'Eve, puisqu'elle a donné au monde celui qui est la vie même, et par qui seulement on vit dans l'éternité.

Et ce que Marie a fait pour son divin fils sur la terre, l'Église, son représentant, le fait et le fera jusqu'à la fin des temps pour chaque chrétien. Elle l'enfante par le baptême, elle le nourrit du lait de sa doctrine et du pain des forts ; elle l'élève pour le ciel par les soins maternels dont elle l'entoure, la direction qu'elle lui donne et les grâces qu'elle lui transmet. Et ce que fait l'Église ici-bas, c'est Marie qui l'opère du haut du ciel en union avec l'Esprit de Jésus-Christ, qui sera avec son Église comme avec sa mère jusqu'à la consommation des siècles et dans l'éternité.


On ne peut donc pas aimer l'Église sans aimer la sainte Vierge, qui en est l'archétype, le modèle ; et c'est pourquoi nous invoquons Marie comme le canal de toutes les grâces qui s'y répandent, parce que celui qui en est la source nous a été donné par elle.


C'est pourquoi ceux qui se séparent de l'Église et ne participent plus à sa foi ni à sa charité, comme des branches détachées du tronc n'en reçoivent plus la séve,

en protestant contre son autorité qu'ils repoussent, s'éloignent nécessairement de celle qu'elle représente, et ne lui rendent plus le culte qui lui est dû, parce qu'ils méconnaissent sa mission sublime, et la grandeur comme la douceur de sa puissance.

 

mr l'abbé Bautin.

 

 


 

 

 

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Publié le 3 Mars 2010


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Mon Jésus, vous avez vu mes faiblesses, mes retards à comprendre, mes faiblesses à agir, mes hésitations devant le moindre effort, mes manques de générosité sans cesse renouvelés.
Et sachant tout cela, voyant tout cela, vous êtes venu, vous avez parlé, agi, souffert, vous êtes mort en Croix... et vous êtes resté, et vous restez sans fin.

"Vous restez dans le Tabernacle, vous restez dans la pauvre maison branlante de mon coeur avec la porte ouverte à tout venant, avec les fenêtres où je regarde sans cesse au lieu de vous contempler vous seul, avec  les murs que vous relevez et qui retombent, avec des appartements malpropres et si vides, où devraient resplendir vos traits, où ceux de l'ennemi reparaissent à chaque instant; vous me parlez du matin au soir sans que je sache vous entendre et vous répondre; où la cohue des pensées vaines, des petits intérêts, des désirs mesquins, de tous les mouvements de passion vous repousse ou vous masque, vous fait la place si petite et la part si restreinte.

"Comment pouvez-vous rester dans de telles conditions? Moi, j'aurais disparu depuis longtemps en faisant claquer les portes, et je refuserais de rentrer à toutes les supplications; je me serai vengé, j'aurais pris une attitude hostile, j'aurais mal parlé de celui qui m'eût tant manqué; j'aurais nourri dans mon coeur à son égard et manifesté de toutes manières mon mécontentement, ma rancune.

"Comme nous sommes loin de l'autre! Et comme mes rêves d'union seraient irréalisables si vous êtiez comme moi! Et cependant j'espère, je garde confiance.
Plus je suis loin et plus votre amour éclatera en me rapprochant de vous et en vous rapprochant de moi!

dom Guillerand.







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Publié le 2 Mars 2010


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Mardi 16 mars 2010 à 20h30

Église Saint Roch à Paris (métro Tuileries ou Pyramides)

 

ENTRÉE LIBRE

 

STABAT MATER DE PERGOLÈSE

version pour chœur et ensemble instrumental

 

LES SEPT DERNIÈRES PAROLES DU CHRIST EN CROIX DE SCHÜTZ

 

Ivan Krastev, Cécile Tête, violons

Isabelle Lequien, alto - Benoît Aime, violoncelle

Teddy Pentsch, contrebasse - Laurent Jochum, orgue

 

Solistes et chœurs de la Maîtrise Saint Louis de Gonzague de Paris

RÉMI GOUSSEAU, direction


 

ENTRÉE LIBRE


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Publié le 2 Mars 2010

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Respice de Cœlo, et vide, et visita vineam istam, et perfice eam !

 


0 Joseph! abaissez jusqu'à nous vos regards, du haut du Ciel où vous vivez dans la joie et la lumière. Voyez la grandeur de nos misères et de nos infirmités sans nombre ; visitez cette vigne de la sainte Église Catholique, répandue abondamment par tout le monde, et faiteslui porter, de toutes parts, les fruits les plus nombreux et les plus doux.

 

Respice de Cœlo, et vide: Regardez du haut du Ciel, et voyez : car la distance immense qui sépare les Bienheureux du froid séjour de notre terre, n'est point assurément un obstacle à la claire connaissance qu'ils peuvent avoir de tout ce qui se passe parmi nous. C'est dans le Verbe de Dieu que les Saints connaissent et contemplent toutes choses : c'est dans ce Miroir toujours fidèle qu'ils aperçoivent les objets que le Seigneur a résolu de leur montrer. Ah ! sans doute, dans l'Abîme de cette Lumière admirable, au milieu de ces Splendeurs infinies qui sont la Pensée du Dieu vivant ; sans doute, nos fragilités et nos fautes, notre malice et notre endurcissement présentent quelque chose de plus triste, et de plus touchant pour le cœur compatissant qui les contemple.

 

Regardez-les donc, nous vous en supplions, ô bon Joseph! regardez-les d'un œil de père; regardez-les comme un ami, comme un frère : car tous ces noms si doux et si sacrés vous conviennent; vous êtes nôtre, vous nous appartenez par les titres les plus chers et les plus saints.

 

Mais ne vous bornez point à connaître, dans la lumière de Dieu, la foule des faiblesses et des douleurs que nous portons sans cesse dans nos corps et dans nos âmes : Vide et Visita vineam istam : visitez par votre secours cette vigne de l'Église, que Marie, votre chaste Épouse, a fécondée par ses peines et ses prières; que Jésus-Christ, votre Fils, s'est acquise par l'effusion de tout son Sang.

 

L'Église, comme une vigne choisie, est appelée à produire abondamment les raisins des bonnes œuvres. Aucune bête ennemie, aucun hérétique, aucun persécuteur, aucun démon, ne doit avoir le pouvoir de franchir les limites qui l'entourent et la protégent. Cette vigne doit être comme un jardin fermé , défendue contre toute attaque, à couvert de tout malheur. Elle doit donner, en tout temps, au céleste Vigneron, le suave parfum de ses fleurs nouvellement épanouies; et aussi le suc généreux de ses fruits, mûris heureusement sous les rayons du vrai Soleil de Justice.

 

En tout temps, elle doit produire le Vin généreux de la Grâce, cette Liqueur précieuse que ne peut imiter aucune des industries humaines, cette sainte Liqueur qui réjouit le cœur de l'homme, qui le fortifie dans la peine, et qui sait le remplir d'un vaillant enthousiasme et d'un doux enivrement.

 

Mais combien de misères et de malheurs assiégent de toutes parts, aujourd'hui, cette vigne bien-aimée! Que de tristesses, que d'inutilités, que de vices ! Combien de ceps atteints par les plus graves maladies ! Combien de branches stériles, et déjà toutes desséchées ! Combien de feuilles tachées et déchirées, à moitié dévorées par l'ennemi !

 

Combien de fleurs arrêtées dans l'épanouissement de leurs corolles, et frappées à mort dans leurs germes ! Combien de raisins secs et vides, sans grosseur et sans saveur !

 

C'est pourquoi levez - vous, ô Joseph ! levez-vous, et venez dans votre bonté, dans votre force et votre gloire! Visitez cette vigne : Visita vineam istam, et Perfice eam: et rendez-la parfaite. Perfice eam: rendez-la toute parfaite, sans avortements et sans souillures ! Rendez-la toute féconde et toute belle, toute riche et tout heureuse ; afin qu'après avoir germé, fleuri, fructifié par vos soins, sur cette terre, nous puissions être enfin transférés dans le Royaume céleste, où vous régnez dès maintenant près de Marie, près de Jésus, près de Dieu, Père, Fils, et Saint-Esprit, afin que nous puissions chanter avec vous, pleins d'une sainte exultation, les mélodies de l'éternel Alleluia.

 

Alleluia ! Soyez loué, Seigneur Dieu, Créateur de toutes choses! Père plein de miséricorde et de puissance ! Soyez loué dans le Ciel et sur la terre, par les Anges et par les hommes ; soyez loué, pour tous les dons que Vous avez accordés à saint Joseph, et pour tous les dons que saint Joseph nous accorde. Surtout, soyez loué pour Vous-même, qui, seul et sans rival, vivez, dominez et régnez, maintenant et à jamais !

R.P. Poutton

O.P.

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Publié le 2 Mars 2010

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Saint Joseph, à ce qu'il semble , était très merveilleusement instruit dans la pratique du silence.

 

L'Évangile nous rapporte les paroles de Jésus-Christ, de Marie, des Apôtres, de Jean-Baptiste, des Juifs, de Pilate et de beaucoup d'autres ; mais il ne contient pas une parole, pas une seule parole, prononcée par saint Joseph. Pendant ces pénibles angoisses, que fait naître dans l'âme du saint Patriarche la grossesse de sa chaste Épouse, ne pouvait-il pas, d'un seul mot, éclaircir tous ses doutes et savoir la vérité ?

 

Lorsque l'Ange se montre à lui, pour lui révéler des mystères si sublimes, saint Joseph n'avait-il pas mille explications à demander sur le sujet le plus cher à son cœur, sur la venue du Messie, et sur toutes les splendeurs qui devaient l'environner? Lorsque Siméon fait entendre à Marie, dans le Temple de Jérusalem , des prédictions si douloureuses, Joseph n'avait-il pas tout naturellement l'occasion de manifester au saint vieillard qu'il n'était point ignorant des destinées de cet Enfant, nouvellement présenté dans le Temple? Lorsque, par deux fois, l'Ange du Seigneur se présente à notre Saint, pour lui dire de quitter la Judée et de partir pour la terre d'Égypte, et ensuite de quitter la terre d'Egypte pour revenir dans la Judée, Joseph n'avait-il pas mille renseignements à demander sur les motifs, les circonstances et les résultats des longs voyages qu'il recevait le commandement d'entreprendre et d'accomplir? Enfin, lorsque l'Enfant Jésus, dans sa douzième année, se dérobe à ses Parents, pour être retrouvé dans le Temple, Joseph n'avait-il pas à s'enquérir auprès de lui des motifs d'une conduite si nouvelle? n'avait-il point à lui témoigner par ses paroles toute la joie que lui causait son heureux recouvrement?

 

Mais dans toutes ces circonstances, notre Saint garde le plus religieux silence; autant du moins qu'il nous est permis d'en juger par le récit Evangélique, dans lequel tous les divers personnages ont coutume de prendre bien souvent la parole, pour former, non point une froide histoire, mais une narration très animée, et comme un tableau vivant.

 

Il y a même dans le silence habituel de Joseph quelque chose de merveilleux, si nous considérons les grands Mystères que le saint Patriarche tint, pendant si longtemps, environnés d'un secret impénétrable.

 

Joseph, après les paroles de l'Ange envoyé par le Seigneur pour l'instruire, savait que le Fils de Marie était véritablement ce Messie attendu depuis quarante siècles par la terre tout entière, et qui devait sauver le peuple juif de ses péchés . Ipse enim salvum faciet populum suum a peccatis eorum (Matth 1)

 

Il savait que Marie, sa chaste Épouse, avait conçu miraculeusement, par l'opération du Saint-Esprit, le Fruit très précieux qu'elle portait dans ses entrailles.

 

Pour un Chrétien vulgaire, privé de cette profonde humilité qui fait les Saints, quelle immense tentation de rompre le silence, et de publier partout des priviléges si sublimes ! Quelle tentation de se poser soi - même comme le dépositaire des plus ineffables Mystères, comme l'Époux d'une Vierge miraculeusement féconde, comme le Père nourricier du Fils de Dieu ! Quelle tentation de s'attribuer, aux yeux des Juifs tout pleins de l'attente du Messie, les prérogatives et les honneurs qui devaient convenir au Chef d'une pareille Famille, au Père de l'Emmanuel, dont la venue tenait en suspens tout Israël !

 

Cependant saint Joseph ne dit pas un seul mot qui puisse faire soupçonner, même de loin, ces grands prodiges, que Dieu veut voir encore environnés de mystère. Il garde ce précieux dépôt avec une discrétion sans exemple. Il se conforme à cette difficile discipline du silence, non point seulement pendant un mois ou une année, mais pendant trente années, au milieu de la pauvreté, du travail et de la persécution; sans essayer d'échapper à ses souffrances, par une révélation prématurée du secret de l'Éternel. Il s'y conforme avec une si merveilleuse exactitude, que le moment de la mort n'est point capable d'ouvrir ses lèvres, scellées par le sceau divin. Il emporte avec lui son secret dans la tombe : il meurt comme il a vécu, dans l'humilité d'une totale obscurité; et même après sa mort, les Juifs, ignorants encore de la dignité de Jésus-Christ, se demandent les uns aux autres : N'est-ce point là cet artisan, fils d'artisan? N'est-ce point ce fils de Marie, le frère de Jacques, de Joseph, de Jude et de Simon? Et ses sœurs ne sont-elles point au milieu de nous ?

 

Le silence, même quand il n'est point accompagné des circonstances héroïques qui distinguent celui de notre saint Patriarche, le silence habituel, a lui seul, peut être considéré comme une bonne preuve d'une véritable humilité.

 

Celui qui s'estime lui-même,  qui se croit quelque chose, qui s'admire dans sa capacité, sa science ou ses vertus; celui là se renfermera difficilement dans l'obscurité du silence. Il pensera, d'une manière plus ou moins explicite, que ceux qui sont autour de lui ont grandement à profiter dans ses conversations très aimables et très utiles. Il aura soin de les tenir pour ignorants; et par conséquent il se fera comme un devoir de les instruire de mille vérités qu'ils ne connaissent pas encore. Il sera convaincu qu'il est beaucoup plus habile et plus prudent, pour résoudre les diverses difficultés que l'homme trouve sur le chemin de cette vie; aussi ne pourra-t-il s'empêcher de diriger et de conduire, par ses avis, ses préceptes et ses réprimandes, tous ceux qui voudront bien les entendre et les supporter.

Continuellement mêlé de la sorte aux affaires de tous ceux qui l'approchent, l'homme vain, l'homme orgueilleux, se rendra tout à fait impossible un silence qui ne convient qu'aux âmes humbles, toujours prêtes, non pas à donner, mais à recevoir volontiers la lumière et la direction, dont elles croient avoir besoin.


Nous pouvons donc, avec raison, dire que le très-long silence de saint Joseph est une grande preuve de l'humilité dont son âme était remplie. Mais combien cet argument ne devient-il pas plus efficace et plus pressant, si nous considérons que le saint Patriarche, miraculeusement choisi pour être l'Époux de Marie, devait posséder toute la lumière qui convient au Directeur de la Vierge très-prudente! si nous considérons que le Père de Jésus-Christ ne pouvait manquer d'avoir en lui des trésors de science, susceptibles d'éclairer le monde entier! si nous considérons enfin que tous ces dons semblaient conférer à saint Joseph le droit de parler comme un oracle, et de donner des conseils et des préceptes aux plus sages en Israël !

 

R.P. Ambroise Poutton

O.P.

 

 

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