Publié le 12 Août 2011

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A chaplain Abroard - Fr. Bede Rowe

 

 

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Publié le 8 Août 2011

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picture: steve Branley for petit Placide

Cordialement

 Stephen


thank you very much! 

 

 

 

 

 

Ave Maria pour nos moines. 

 

+

 

« Il n'y a qu'une tristesse, c'est de n'être pas des saints ».

 

 

léon bloy.

 

 

 

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Publié le 7 Août 2011

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  intentions de prières à la grotte

 

 

 

 

 

 

 

 

  P A X

 

Saint Benoît, priez pour nous,

pour nos jeunes profes,

pour notre père Abbé,

 

Notre Dame de l'Assomption, priez pour nous .

 

Le moine doit à son Abbé une charité pleine de reconnaissance pour tout ce qu’il (a) fait pour lui en particulier et pour toute la communauté

 

+

 

 

La paix,  c'est la tranquillité de l'ordre, et la tranquillité dans l'ordre, c'est l'ordre avec Dieu.

 

La paix, c'est l'affranchissement de tout ennui, de toute tristesse, de toute préoccupation, de toute anxiété.

 

La paix, c'est quoi encore?... c'est la liberté parfaite de l'âme, c'est l'épanouissement joyeux, tranquille, naïf dirais-je volontiers, de l'âme sous le rayon de la bienveillance de Dieu.

 

La paix! mais c'est la paix, mes enfants, il n'y a pas de commentaire à faire, chacun doit comprendre et réaliser dans son coeur tout ce qu'il y a d'impliqué dans ce terme:

 

l'âme libre, les bras pendants; aucune espèce de désire, aucune espèce de souhait, si ce n'est que la volonté de Dieu qui s'accomplisse réellement.

 

Voyez-vous: l'âme libre, qui n'est riche que de la volonté de Dieu, qui n'a d'autre désir que la volonté de Dieu.

 

Dom Delatte.

 

 

+

 

 

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Publié le 3 Août 2011

 

 

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Pourquoi Dieu nous appauvrit-il ?

 

Parce qu'il veut, et c'est là le sens de toutes nos grandes épreuves - creuser en nous de grands désirs, et que nous devenions capables de recevoir Son amour sans l'accaparer.

 

 Car nous accaparons les dons de Dieu; et dès que nous les accaparons, ils ne sont plus les dons de Dieu, ils sont réduits à notre dimension. Nous les accaparons relativement à nous, et ce "relativement à nous" fait que le don n'est plus à la dimension de Dieu, mais à la nôtre. Ce n'est donc plus le don de Dieu.

 

C'est terrible, cet instinct d'accaparement, et c'est peut-être la chose la plus radicale en nous du point de vue psychologique, c'est-à-dire du point de vue des conséquences du péché originel : nous sommes des êtres accaparants. Dès que nous aimons quelqu'un, nous disons : "C'est MON bien!". Pas du tout ! Certes, puisque nous l'aimons c'est notre bien, mais un bien qui nous est donné gratuitement, ce qui exige de nous de ne pas mettre la main dessus.

 

 Il faut une grande purification du coeur pour arriver à vivre la gratuité de l'amour.

 

 

Père marie Dominique Philippe

OP

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Publié le 2 Août 2011

 

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  sus, vla l'évêque! ... 

 

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  avant l'arrivée de Monseigneur...

quelque part.. dans le bôcage..!!!

 

 

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Publié le 2 Août 2011

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Mère de mon Dieu, de mon Rédempteur, ne se présente-t-elle pas à ses pieds comme une médiatrice, assurée de l’infaillibilité de son crédit ; comme une interprète, favorable à tous mes besoins ; comme une Patronne, toujours disposée à m’obtenir le bon usage des trésors qui me furent promis sur la Croix ? Ah ! ce Fils adorable qui, pendant trente années d’une vie cachée, daigna lui témoigner tous les égards d’un amour soumis, ne cesse pas de faire encore découler au Ciel, sur elle, toutes les prérogatives de la divine maternité. Elle peut tout ce qu’il peut lui-même, par la communication de puissance qu’elle tient de lui ; il est tout puissant par essence, et elle par grâce ; il l’est indépendamment de Marie, et Marie l’est dépendamment de lui ; Jésus-Christ peut tout par lui-même, Marie peut tout par Jésus-Christ.

 

Quelle étendue d’espérance ne m’offre donc point cette mère de Dieu, réunie à lui dans le séjour de sa puissance suprême ? Que ne m’obtiendra-t-elle point de biens à la source même, d’où ils peuvent uniquement se répandre sur moi ?

 

Que de mérites d’ailleurs qui enrichirent Marie sur la terre, et qui dans le Ciel, où ils forment sa couronne, parlent et sollicitent en ma faveur ? Cette pureté sans tache, cette humilité profonde, cette constante résignation, cet amour fervent et fidèle, qui sanctifièrent tous ses sentiments et toutes ses œuvres, ne sont-ils pas, aux yeux du Père céleste, des objets de complaisance qui m’attireront ses grâces, toutes les fois que je les réclamerai auprès de son cœur ? Quelle voix plus proche à le toucher, à le fléchir, que celle de ses dons multipliés sur l’âme qu’il a le plus aimée sur la terre ?

 

Quel usage aussi cette Vierge glorifiée ne fait-elle pas de ses récompenses, pour m’y associer un jour ? Non, point d’instant où elle ne soit disposée à employer pour moi les droits du bonheur dont elle jouit. Si elle les présente aux yeux de ma foi, dans son Assomption, c’est pour m’annoncer tout ce qu’elle m’obtiendra de grâces pour y parvenir. Plus elle possède de gloire et d’honneurs, plus elle est empressée de me les communiquer ; plus elle approche du trône d’où coulent tous les biens, plus elle désire de m’en approcher moi-même. La Mère de Dieu, heureuse, n’oubliera point sa fille ; tandis que son Dieu fera sa récompense, mes intérêts animeront sa tendresse. Ah ! quelle vive confiance ne fournit point à mon cœur la vue des grandeurs de Marie dans son Assomption !

 

 

Elevée au plus haut comble de gloire dont une créature puisse être favorisée, elle devient pour moi, comme pour tous les hommes, le précieux canal de tous les trésors du salut. Si elle est revêtue de toutes les splendeurs les plus avantageuses au succès de mes prières, je dois être convaincue aussi de toute la volonté qu’elle a de les exaucer. Qui peut mieux m’assurer de ces dispositions bienfaisantes de son cœur maternel, que le souvenir de tant de faveurs dont elle n’a cessé de me prévenir ? Que ma reconnaissance me les rappelle en ce moment. Combien de traits marqués ne retrouverai-je pas sur chacun de mes jours, de cette protection singulière ? Sans m’arrêter à l’extrémité des dangers auxquels ma vie a été plus d’une fois exposée, et qu’elle a daigné écarter ; combien de circonstances critiques, pour mon âme, n’a-t-elle pas jusqu’ici détournées ? Que de biens spirituels ne m’a-t-elle pas obtenus ; que de grâces préservatrices ; que d’inspirations saintes, de constance, de ferveur, de retour au service de mon Dieu, lorsque je commençais à n’y apporter qu’une tiédeur souvent funeste, surtout par les conséquences qu’elle aurait pu entretenir ? Que de reproches secrets dans mes infidélités ? Que j’ai été exacte à les solliciter en vertu de sa médiation, ou que d’autres s’y soient employés en vue de mes besoins, toujours cette Mère miséricordieuse a veillé sur moi avec bonté. Aucune de mes misères spirituelles qui ait échappé à sa tendresse toujours active, toujours inquiète pour mon salut.

 

Pénétrée, comme je dois l’être, de la plus vive reconnaissance pour tout ce que je dois, Vierge Sainte, à votre cœur maternel, je ne puis m’en acquitter plus dignement qu’en empruntant, dans ce glorieux jour, les sentiments de l’Eglise, cette épouse chérie de votre Fils bien-aimé.

 

Je vous salue dans ce haut comble de gloire où vous avez été élevée par votre Assomption. Je vous y reconnais pour ma souveraine après Dieu, et comme ma mère auprès de Dieu. C’est par vos mérites et par votre intercession, que j’espère recouvrer la véritable vie, la vie de mon âme, la grâce et l’amour de Jésus votre Fils ; et avec ces biens, uniquement dignes de mes désirs, la paix, la consolation, la force, la persévérance dans son service.

 

Condamnée à couler tous mes jours dans un monde qui n’est pour moi qu’un séjour d’exil, fille d’Adam, fille du péché, j’ai recours à vous, mère d’un Dieu mort pour moi. Ecoutez mes gémissements et mes cris ; daignez les porter, les faire entendre à ce cœur divin que sa miséricorde y a rendu tant de fois sensible, et qui ne demande qu’à les exaucer.

 

Le sang qu’a versé pour nous ce charitable médiateur, intercède sans cesse pour moi, je le sais, et ma foi me l’apprend : mais, hélas ! tant d’abus que j’en ai fait, et que j’en fais encore si souvent, me rendent indigne de paraître au trône de sa clémence ; vous seule, ô Mère de miséricorde, pouvez fléchir mon juge, et me rendre sa faveur.

 

Quelque profondément invétérées, quelque multipliées que soient mes misères spirituelles, elles ne rebuteront point vos bontés ; je suis résolue de ne plus aimer tout ce que votre Fils a pu haïr en moi ; voilà sur quoi je fonde tous les vœux que je vous adresse. Jetez donc sur moi un regard miséricordieux, pour que j’en obtienne quelqu’un, qui me soit propice, de la part de mon Sauveur ; bonheur unique que j’ambitionne : vous n’avez été choisie, prédestinée, glorifiée au-dessus de toutes les créatures, que pour me les procurer.

 

Dès ce monde, j’en goûterai les fruits, par cet heureux état qui fait la richesse d’une âme en grâce, et après ce court pèlerinage, que j’ai à passer sur la terre, je célébrerai à jamais les bienfaits de votre clémence, de votre douceur, de votre miséricorde.

 

Que j’en éprouve donc, ô ma tendre mère ! les constants et salutaires effets. Je les partage, ces dons de votre Fils, ces abondantes bénédictions, avec tous les sujets d’un Royaume, qui, dans ce jour, vous a été dévoué, par une confiance spéciale, avec le Monarque, dont les intérêts sont si chers à mon cœur, avec une famille qui se fait gloire d’être la vôtre, avec tous les fidèles qui professent, et qui défendent votre culte.

 

Soyez toujours, Vierge Sainte, dans l’usage de mes grandeurs, ma protectrice et mon modèle ; dans mes dangers, mon appui et mon refuge, dans mes travaux pour le Ciel, mon soutien et mon espérance, Ainsi soit-il.

 

 

 Carmel 

 

pour nos futurs jeunes profes, ave Maria.

+

 

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Publié le 2 Août 2011

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Il y a aujourd'hui parmi les chrétiens une pénurie de Pères spirituels. On préfère recourir au psychologue, au psychiatre ou aux groupes d'échanges.

 

C'est pourtant d'un Père spirituel que les moines ont le plus besoin.

Non seulement les moines, mais tout homme qui veut vivre vraiment.

 

Hélas ! il ne faut pas croire que ceux qui se présentent à la porte des monastères (ou d'autres communautés) trouveront immédiatement, et en grand nombre, des hommes capables de les conseiller et de les guider.

 

Il ne suffit pas de passer pour un spirituel patenté pour l'être; tout au contraire, l'une des caractéristiques les plus sûres, la garantie d'un Père spirituel authentique, c'est d'être enfoui au coeur même du milieu dans lequel il vit : papillon qui se confond avec la feuille ou l'écorce sur laquelle il est posé et que seul l'oeil averti distingue (...)

 

Cette vie d'intimité avec le Christ n'est pas l'exclusif des moines dans le monastère, elle est offerte par Dieu à tous les baptisés. Certes, le moine y est invité par un appel radical, mais chaque chrétien, avec l'eau de son baptême, reçoit une invitation analogue :

 

Ne rien préférer à jésus

 

Suivre inconditionnellement Jésus

 

Se lier étroitement à Lui.

 

Si aujourd'hui, hommes et femmes - sous la conduite d'un Père spirituel, à cause des embûches du chemin - osaient retrouver cette route terrible et facile, facile et terrible, du même coup, ils retrouveraient la paix du coeur et le bonheur.

 

"Votre coeur se réjouira et votre joie, nul ne vous l'ôtera" Jean 16,22

 

 

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Publié le 1 Août 2011

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Sanctissime Confessor Domini, monachorum pater et dux,

Benedicte, intercede pro nostra omniumque salute.

 

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Seigneur, ayez pitié

Christ, ayez pitié

Seigneur, ayez pitié

 

Père du Ciel, Seigneur Dieu.. ayez pitié de nous

Fils Rédempteur du monde...

Esprit Saint...

 

Sainte, Marie, Mère de Dieu, priez pour nous

Saint Joseph

Saint Benoît, patron de la bonne mort

..................... rempli du Saint-Esprit

                      homme de prière;

                      fort dans la foi

                      ferme dans l'espérance

                      ami des travailleurs

                      consolateur des malheureux

                      soutien des malades

                      réconfort des pauvres

                      espoir des familles divisées

                      protecteur des enfants....priez pour nous

 

  Saint Benoît, de la colère et de la haîne, délivrez-nous

                       de la jalousie et de la calomnie

                       de toutes nos souffrances,

 

                         Seigneur, écoutez-nous

                          Seigneur, exaucez-nous.

 

Seigneur Dieu, vous avez fait de Saint Benoît un guide de vie chrétienne, donnez-nous de préférer votre amour à toute chose et aidez-nous à progresser sur les chemins de Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen

 

Prions

 

Exaucez dans votre miséricorde et votre bonté les prières que nous vous adressons pour la liberté et l'exaltation de la Sainte Eglise universelle, notre Mère, pour la conversion des pécheurs, pour la santé des malades, pour la consolation des affligés, pour le salut des vivants et spécialement pour


l'élection de notre Père Abbé.

  et les prochaines professions religieuses à  l'abbaye ce 6 Août

à toutes ces intentions...



 

pour tous ceux qui se recommandent ou se sont recommandés à nos prières, pour le soulagement ou la délivrance des défunts, pour nos amis.

 

par J.C.N.S. Amen.

                      

Notre Dame de l'Assomption, priez pour nous. 


 

 

Nous commençons une neuvaine pour l'élection du nouveau Père Abbé. Que le Saint-Esprit, Notre-Dame et notre saint Patriarche guident les moines dans leur choix.

Merci à ceux qui voudront s'associer à cette prière, (offrandes de messes ou autres.)

le petit Placide. 

de l'Abbé (règle de st Benoît)


L’Abbé doit s’occuper avec une sollicitude pastorale de sa communauté (2,8). Il doit toujours avoir le souci du «salut des âmes qui lui sont confiées» (2,33). Il doit «dépenser tous ses soins pour guérir leurs maladies spirituelles» (2,8). Il doit avoir «un soin tout particulier et s’empresser avec toute son adresse et toute son habileté» (27,5).

 

Enseigner, à proprement parler, c’est ce leadership au sens large qu’il doit exercer à l’égard de sa communauté (2,11).

 

Guider ses moines, s’adapter à leurs caractères et dispositions (2,23-29), les guider fermement et individuellement, chacun, voilà l’aspect le plus difficile de son rôle d’enseignant. C’est une «tâche difficile et ardue» (2,31).

 

2) Comme Jésus veillant sur ses disciples, l’Abbé doit protéger les moines de toutes les manières afin de pouvoir dire avec Jésus: «Je les ai protégés et aucun d’eux ne s’est perdu» (Jn 17,12). C’est ainsi que nous devons comprendre ce que dit saint Benoît en (2,32): l’Abbé doit «s’adapter à chacun de sorte qu’il puisse non seulement préserver de tout dommage le troupeau qui lui est confié, mais encore se réjouir de l’accroissement de ce beau troupeau».


 

3) Au chapitre 5 qui traite surtout de l’obéissance du moine à l’Abbé, saint Benoît cite Luc 10,16: «qui vous écoute m’écoute». La façon d’introduire ce texte est significative : «Et il dit encore à ceux qui enseignent, qui vous écoute m’écoute». Ceci veut dire que non seulement la RB considère l’Abbé comme celui qui enseigne mais qu’elle considère aussi les admonitions, et même les ordres occasionnels donnés par l’Abbé, comme faisant partie de son enseignement.

 

4) En 7,44 saint Benoît conseille au moine de «découvrir à son Abbé toutes les pensées mauvaises qui viennent à l’âme ainsi que les fautes commises en secret». Le même conseil est donné en 46,5. En lien avec les sacrifices spéciaux qu’un moine peut vouloir faire durant le carême, saint Benoît insiste qu’il doit soumettre «à son Abbé ce qu’il se propose d’offrir à Dieu, et le faire avec sa prière et son approbation car tout ce qui se fait sans la permission du père spirituel sera imputé à présomption et vaine gloire non à mérite» (chap.49). Le «père spirituel» est ici certainement l’Abbé.

 

.....

 

 

L’Abbé doit guider sa communauté par un double enseignement: en actes et en paroles, «par les actes plus encore que par les paroles» (2,12). Il doit en même temps exposer les commandements du Seigneur en paroles et démontrer les préceptes divins par ses actions. Ceci vaut pour les choses à faire et pour celles à éviter (2,12-13). Il ne doit jamais enseigner oralement les préceptes du Seigneur tout en les rejetant dans son cœur et par ses actions (2,14).

 


Il n’osera pas corriger les autres sans s’être d’abord corrigé soi-même (2,15). Parfois le bon exemple peut être la seule manière d’enseigner, spécialement aux «cœurs durs et aux simples» (2,12).

 

2) Les moines militent sous une Règle et un Abbé. L’Abbé doit aider les moines à être sous la Règle en étant pour eux l’interprète authentique de la Règle. Pour être capable d’enseigner la Règle, il doit lui-même veiller avec le plus grand soin à observer la Règle. Lorsqu’en 3,7 Benoît dit: «tous suivront cette maîtresse qu’est la Règle» cela inclut aussi l’Abbé. Ceci est affirmé catégoriquement en 3,11: «l’Abbé doit faire toute chose dans la crainte de Dieu et selon la Règle», et en 64,20: «par-dessus tout, qu’il observe tous les points de la présente Règle».

 

Les moines sont ceux qui entreprennent un voyage qui mène à Dieu (Pr 1). L’enseignement de l’Abbé doit aider ses moines à entreprendre ce voyage et à y persévérer, sans dévier du droit chemin, malgré les difficultés qu’ils pourraient rencontrer en route.

 

 

Les moines doivent à leur Abbé une obéissance joyeuse et empressée (chap.5). La même demande est répétée en 4,61: «obéir en tout aux ordres de l’Abbé́». Et ils doivent lui obéir «même s’il agit autrement». Ceci fait partie du «labeur de l’obéissance» (Pr 2), et des «choses dures et âpres» (58,8) par lesquelles on va à Dieu, et certainement aussi de l’ «injustice» dont on peut être victime sur le chemin de l’obéissance (7,35).

 

4) Que l’Abbé «s’efforce plus de se faire aimer que de se faire craindre» (chap.64). Mais que les moines aiment «leur Abbé avec une charité sincère et humble» (chap.72).

 

Le moine doit à son Abbé une charité pleine de reconnaissance pour tout ce qu’il fait pour lui en particulier et pour toute la communauté; mais l’Abbé ne doit jamais demander cette reconnaissance.

 


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Publié le 1 Août 2011

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Vous me demandez que je vous raisonne sur la lame d'un or très-pur, sur laquelle un graveur habile avait mis :"La sainteté est au Seigneur." (Exod XXVIII,36), et qui était toujours attachée sur la tiare du grand-prêtre, sur son front, avec une bandelette ou ruban couleur d'hyacinthe, c'est-à-dire d'azur:

 

réfléchissons:

 

richesse! Or très-pur, sainteté, majesté, sur le front: c'est la figure du sacerdoce du Prêtre Eternel selon l'ordre de Melchisédech.

 

Tout est figure de ce sacerdoce dans Aaron et ses vêtements; mais cette lame d'or est plus expressive.

 

L'or est le symbole d'une richesse pure, virginale: quoi de plus riche que le Prêtre Eternel? Des mérites infinis! Adam avait réduit tous ses enfants à la plus extrême pauvreté;" ils étaient "nus" dit l'Ecriture: toutes les créatures avaient pouvoir sur eux; le sacerdoce de Notre -Seigneur est venu au secours de cette pauvreté et d'une manière surabondante.

 

Remarquez, qu'il ne les a pas rachetés comme incarné, ni comme enfant, ni comme jeûnant à l'âge de trente ans, ni comme priant sur les montagnes; mais comme Prêtre sur l'arbre de la croix, offrant sur cet autel une victime salutaire.

 

La qualité de Sauveur vient donc du Sacerdoce!

Ce sang répandu pour le salut de tous est efficace, parce qu'il est offert par le Prêtre: tel autrefois le sang des victimes était de bonne odeur, parce qu'il était offert par un prêtre oint de l'huile sainte;  et c'était une figure.

 

Les richesses de la Rédemption découlent donc du sacerdoce; telle est la volonté de Dieu.

 

C'est par les sacrements que vient toute la sainteté, et les sacrements sont sept canaux du sacerdoce; celle lame est sur le front, parce que le sacerdoce réside dans notre chef, qui est la tête de notre corps.

 

Le grand-prêtre seul portait la lame d'or, parce que le sacerdoce est unique: il n'y a qu'un Prêtre, parce que l'humanité de Jésus-Christ tient son sacerdoce de la divinité du Verbe. La lame d'or est attachée avec une bandelette; cette bandelette est l'humanité de Jésus, dans laquelle est né le sacerdoce divin et éternel. La bandelette est couleur d'hyacinthe ou d'azur, parce que l'humanité est toute céleste et ne participe pas à la corruption de la terre, comme celle des autres hommes. Il n'y a qu'une bandelette, quoiqu'il semble qu'il devrait y en avoir deux; mais je le répète le sacerdoce est unique.

 

La lame d'or est sur le front, parce que rien n'est supérieur au sacerdoce: point de puissance supérieure, au ciel, sur la terre et dans les enfers; le Père Eternel même a voulu s'y soumettre, pour la révérence, due à son Fils. Tout obéit aux prêtres, même le ciel!

 

"O prêtres, reconnaissez votre dignité! Vous comprendrez aisément, ces caractères sacrés par un graveur: c'est le caractère sacerdotal, qui est ineffaçable; le caractère sacerdotal est la sainteté du Seigneur ou la sainteté éternelle.


Dans le baptême, dans la confirmation, les caractères sont des écoulements de sainteté; mais le caractère du sacerdoce, est la sainteté même.

 

Je définis donc le sacerdoce la sainteté même du Dieu vivant, en tant qu'elle se communique aux créatures. Profondeur! , adorons...

 

Les prêtres de la loi nouvelle sont prêtres véritables, parce que le Prêtre Eternel est prêtre dans eux.

Ils ont tous la lame d'or sur le front, parce que la sainteté éternelle est toujours et ne cesse de se communiquer.

 

La mine est ouverte, prêtre aimé: puisez et approfondissez.


Pour moi, je baise avec admiration votre front divin, couvert et orné de la lame allégorique, sur laquelle je voudrais méditer davantage; ........


 

Vénérable

Louis-Marie BAUDOIN

Chavagnes. Vendée.

 


 

 


 


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