Publié le 5 Septembre 2011

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Seigneur Jésus, bon Jésus, fidèle Jésus, toi qui as voulu mourir pour nos péchés et qui es ressuscité pour notre salut, je te le demande par ta glorieuse résurrection, tire-moi du tombeau de mes fautes et de mes péchés, donne-moi chaque jour un peu de ta première résurrection, pour que je mérite d'obtenir ma part de ta résurrection.

 

Très doux, très bon, très aimant, très cher, très précieux, très désirable, très aimable, très beau, tu es monté aux cieux dans un triomphe de gloire, et tu sièges à la droite du Père. Roi très puissant, élève-moi jusqu'à toi: je courrai après toi dans l'odeur de tes parfums, je courrai sans m'arrêter, sous ta conduite et ton influence.

 

Attire les lèvres de mon âme assoifée de toi vers les fleuves d'en haut qui apaisent pour l'éternité; oui, attire-moi à toi, source vive, pour que je boive à ma soif et vive pour toujours.

 

Mon Dieu, ma vie, tu as dit de ta bouche sainte et bénie:"

- Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive. (Jn7)

 

Source de vie, donne à mon âme assoiffée de boire toujours à toi, pour que de mon sein coule de l'eau vive, selon ta promesse sainte et véritable. (Jn 7,38). Source de vie, remplis mon âme de ce torrent, enivre mon coeur de la sainte ivresse de ton amour, pour que j'oublie les vanités de la terre et n'aie que toi seul à la pensée, comme il est écrit:" Je me suis souvenu de Dieu, et m'en suis réjoui." (Ps 76.43)

 

Donne-moi ton Esprit saint, que représentent ces eaux que tu as promises aux assoiffés; donne-moi d'aspirer à toi avec le même élan que lorsque tu es monté aux cieux quarante jours après ta résurrection, pour que je n'appartienne plus, que par mon corps à la misère présente et sois tout à toi de toute ma pensée et de toute ma volonté; que mon coeur soit là où tu es, toi, mon trésor aimable, désirable, et incomparable.

 

Dans ce grand orage de la vie où nous sommes environnés de tempêtes, on ne trouve pas d'abri sûr ni de repères éminents où la colombe puisse se reposer un peu.

 

Aucune paix solide, aucun repos certain; partout la guerre et les rivalités, partout l'ennemi, au-dehors les combats, au-dedans la peur.

 

Et comme nous sommes à la fois du ciel et de la terre, notre corps corruptible pèse sur notre âme.

 

C'est pourquoi mon esprit, mon compagnon et mon ami, se relâche, épuisé par le voyage, brisé et déchiré par les vanités traversées, affamé et assoiffé; et je n'ai rien à lui offrir, pauvre mendiant que je suis.

 

Toi, Seigneur mon Dieu, riche de tous les biens,

toi qui rassasies avec largesse des festins célestes,

donne à manger à celui qui est fatigué,

rassemble ce qui est dispersé

réforme ce qui est divisé.

 

 

Tiens mon coeur dans ta main, car sans toi il ne peut être ravi dans les hauteurs. Je me hâte vers le lieu où règne la paix totale, où s'épanouit la tranquilité sans fin.

 

Garde et dirige mon âme, conforme-la à ta volonté, pour que, sous ta conduite, elle parvienne au pays d'abondance où tu rassasies Israël au pâturage de la vérité, pour l'éternité.

 

là, dans une connaissance immédiate, elle pourra t'atteindre, sagesse suprême qui demeures au-dessus de tout, qui sais tout, et qui gouvernes tout. 

 

 

saint Augustin.

 

 

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Publié le 4 Septembre 2011

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On nous demande de prier à ces intentions

 

 

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Mgr Jean-Yves Nahmias ordonnera diacres en vue du sacerdoce,

Louis Bardon


- originaire de Vendée -

 



et Tanneguy Viellard


le dimanche 25 septembre 2011 à 11 h 15

à Ste Odile (Paris - 17°)

 

 

Monsieur l’abbé Jean-Marie PARRAT,

 

séminariste du diocèse

de Luçon


sera ordonné diacre en vue du sacerdoce 

 

le 2 Octobre 2011

 

+

 

 

Première homélie pour la nativité de la Vierge Marie -

 

Saint Jean Damascène

 

 


 

Neuf mois étant accomplis, Anne mit au monde une fille et l'appela du nom de Marie. Quand elle l'eut sevrée, la troisième année, Joachim et elle se rendirent au temple du Seigneur et, ayant offert au Seigneur des victimes, ils présentèrent leur petite fille Marie pour qu'elle habitât avec les vierges qui, nuit et jour, sans cesse, louaient Dieu.

 

Quand elle eut été amenée devant le temple du Seigneur, Marie gravit en courant les quinze marches sans se retourner pour regarder en arrière et sans regarder ses parents comme le font les petits enfants. Et cela frappa d'étonnement toute l'assistance, au point que les prêtres du Temple eux-mêmes étaient dans l'admiration.

 

Puisque la Vierge Marie devait naître d'Anne, la nature n'a pas osé devancer le germe béni de la grâce. Elle est restée sans fruit jusqu'à ce que la grâce eût porté le sien. En effet il s'agissait de la naissance, non d'un enfant ordinaire, mais de cette première-née d'où allait naître le premier-né de toute créature, en qui subsistent toutes chose. O bienheureux couple, Joachim et Anne ! Toute la création vous doit de la reconnaissance, car c'est en vous et par vous qu'elle offre au créateur le don qui surpasse tous les dons, je veux dire la chaste Mère qui était seule digne du Créateur.

 

Aujourd'hui sort de la souche de Jessé le rejeton sur lequel va s'épanouir pour le monde une fleur divine. Aujourd'hui Celui qui avait fait autrefois sortir le firmament des eaux crée sur la terre un ciel nouveau, formé d'une substance terrestre ; et ce ciel est beaucoup plus beau, beaucoup plus divin que l'autre, car c'est de lui que va naître le soleil de justice, celui qui a créé l'autre soleil....

 

Que de miracles se réunissent en cette enfant, que d'alliances se font en elle ! Fille de la stérilité, elle sera la virginité qui enfante. En elle se fera l'union de la divinité et de l'humanité, de l'impassibilité et de la souffrance, de la vie et de la mort, pour qu'en tout ce qui était mauvais soit vaincu par le meilleur. O fille d'Adam et Mère de Dieu ! Et tout cela a été fait pour moi, Seigneur ! Si grand était votre amour pour moi que vous avez voulu, non pas assurer mon salut par les anges ou quelque autre créature, mais restaurer par vous-même celui que vous aviez d'abord créé vous-même. C'est pourquoi je tressaille d'allégresse et je suis plein de fierté, et dans ma joie, je me tourne vers la source de ces merveilles, et emporté par les flots de mon bonheur, je prendrai la cithare de l'Esprit pour chanter les hymnes divins de cette naissance...

 

Aujourd'hui le créateur de toutes choses, Dieu le Verbe compose un livre nouveau jailli du coeur de son Père, et qu'il écrit par le Saint-Esprit, qui est langue de Dieu...

 

O fille du roi David et Mère de Dieu, Roi universel. O divin et vivant objet, dont la beauté a charmé le Dieu créateur, vous dont l'âme est toute sous l'action divine et attentive à Dieu seul ; tous vos désirs sont tendus vers cela seul qui mérite qu'on le cherche, et qui est digne d'amour ; vous n'avez de colère que pour le péché et son auteur. Vous aurez une vie supérieure à la nature, mais vous ne l'aurez pas pour vous, vous qui n'avez pas été créée pour vous. Vous l'aurez consacrée tout entière à Dieu, qui vous a introduite dans le monde, afin de servir au salut du genre humain, afin d'accomplir le dessein de Dieu, I'Incarnation de son Fils et la déification du genre humain. Votre coeur se nourrira des paroles de Dieu : elles vous féconderont, comme l'olivier fertile dans la maison de Dieu, comme l'arbre planté au bord des eaux vives de l'Esprit, comme l'arbre de vie, qui a donné son fruit au temps fixé : le Dieu incarné, la vie de toutes choses. Vos pensées n'auront d'autre objet que ce qui profite à l'âme, et toute idée non seulement pernicieuse, mais inutile, vous la rejetterez avant même d'en avoir senti le goût.

 

Vos yeux seront toujours tournés vers le Seigneur, vers la lumière éternelle et inaccessible ; vos oreilles attentives aux paroles divines et aux sons de la harpe de l'Esprit, par qui le Verbe est venu assumer noire chair... vos narines respireront le parfum de l'époux, parfum divin dont il peut embaumer son humanité. Vos lèvres loueront le Seigneur, toujours attaché aux lèvres de Dieu. Votre bouche savourera les paroles de Dieu et jouira de leur divine suavité. Votre coeur très pur, exempt de toute tache, toujours verra le Dieu de toute pureté et brûlera de désir pour lui. Votre sein sera la demeure de celui qu'aucun lieu ne peut contenir. Votre lait nourrira Dieu, dans le petit enfant Jésus. Vous êtes la porte de Dieu, éclatante d'une perpétuelle virginité. Vos mains porteront Dieu, et vos genoux seront pour lui un trône plus sublime que celui des chérubins... Vos pieds, conduits par la lumière de la loi divine, le suivant dans une course sans détours, vous entraîneront jusqu'à la possession du Bien-Aimé. Vous êtes le temple de l'Esprit-Saint, la cité du Dieu vivant, que réjouissent les fleuves abondants, les fleuves saints de la grâce divine. Vous êtes toute belle, toute proche de Dieu ; dominant les Chérubins, plus haute que les Séraphins, très proche de Dieu lui-même.

 

Salut, Marie, douce enfant d'Anne ; l'amour à nouveau me conduit jusqu'à vous. Comment décrire votre démarche pleine de gravité ? votre vêtement ? le charme de votre visage ? cette sagesse que donne l'âge unie à la jeunesse du corps ? Votre vêtement fut plein de modestie, sans luxe et sans mollesse. Votre démarche grave, sans précipitation, sans heurt et sans relâchement. Votre conduite austère, tempérée par la joie, n'attirant jamais l'attention des hommes. Témoin cette crainte que vous éprouvâtes à la visite inaccoutumée de l'ange ; vous étiez soumise et docile à vos parents ; votre âme demeurait humble au milieu des plus sublimes contemplations. Une parole agréable, traduisant la douceur de l'âme. Quelle demeure eût été plus digne de Dieu ? Il est juste que toutes les générations vous proclament bienheureuse, insigne honneur du genre humain. Vous êtes la gloire du sacerdoce, l'espoir des chrétiens, la plante féconde de la virginité. Par vous s'est répandu partout l'honneur de la virginité Que ceux qui vous reconnaissent pour la Mère de Dieu soient bénis, maudits ceux qui refusent...

 

O vous qui êtes la fille et la souveraine de Joachim et d'Anne, accueillez la prière de votre pauvre serviteur qui n'est qu'un pécheur, et qui pourtant vous aime ardemment et vous honore, qui veut trouver en vous la seule espérance de son bonheur, le guide de sa vie, la réconciliation auprès de votre Fils et le gage certain de son salut. Délivrez-moi du fardeau de mes péchés, dissipez les ténèbres amoncelées autour de mon esprit, débarrassez-moi de mon épaisse fange, réprimez les tentations, gouvernez heureusement ma vie, afin que je sois conduit par vous à la béatitude céleste, et accordez la paix au monde. A tous les fidèles de cette ville, donnez la joie parfaite et le salut éternel, par les prières de vos parents et de toute l'Eglise.

 

Saint Jean Damascène

 

 

 

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Publié le 4 Septembre 2011

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TU AIMERAS LE SEIGNEUR TON DIEU DE TOUT TON COEUR, alleluia !

 

XIIème après la Pentecôte. 

 

à mon bon Samaritain. merci ! RolandChayerCryingSmiley02

 

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TEMOIN DE NOTRE TEMPS:

 

  MICHAEL LONDASLE

 

"Il est recommandé au pèlerin de s’asseoir en silence, de respirer profondément, et de commencer à dire, tout doucement : “Seigneur Jésus-Christ, Fils de dieu, prends pitié de moi...”, et de le dire sans cesse. Alors évidemment, c’est un abandon total au Christ, un combat difficile au début, parce que le pèlerin s’endort, est distrait... Mais, peu à peu, cet homme devient totalement pacifié. Je pense qu’il est bon de faire connaître cette pacification grâce à laquelle on n’est plus tourmenté, on n’est plus soumis à tous les ballotages et chaos de notre vie moderne !"

 

 

"la prière est tellement nécessaire dans le monde ! C’est une des armes que nous avons à notre disposition immédiatement, parce que ce n’est pas en allant se bagarrer à coups de poings qu’on va changer quoi que ce soit."

 

 

 

"Auparavant, c’est vrai, j’avais déjà choisi d’être baptisé catholique, quand j’avais vingt-deux ans, mais je vivais la foi de loin, les préoccupations du moi l’ayant d’abord emporté.

 

J’étais comme l’herbe dans la parabole, “l’herbe qui est tombée, a poussé dans une mauvaise terre, une terre pas assez nourrissante...” Je vivais très content de moi, finalement, avec beaucoup de jugement sur les gens - c’est une chose que j’apprends à évacuer tout doucement ; je portais des jugements très sévères sur tout le monde -, j’étais dans un milieu très artiste, très intellectuel, j’idolâtrais le cinéma, littéralement !

 

Aujourd’hui je me comprends, je sais ce que c’est que mettre Dieu en premier. C’est, comme Il dit, “Tu laisseras tout”, des phrases qui me choquaient beaucoup, “Tu abandonneras tes parents, ta femme, tes enfants, tes frères tes sœurs”... Bon, en effet, les parents sont partis, les frères et les sœurs, je les vois autrement aujourd’hui. Peu à peu, j’ai l’impression de reconstituer quelque chose qui avait été abandonné, qui n’avait pas été mis en valeur, exploité. Ma vie s’est éclairée autrement. Je ne suis plus du tout pareil.

 

 

N. C. : Comment vous est venue cette réponse dont vous dites “qu’elle n’a pas tardé” ?

 

M. L. : Par mon parrain qui, un soir, m’a emmené dans un groupe de prière charismatique à saint François Xavier.


( tiens, tiens.. ! étrange..ça me dit quelque chose!)

 

Tout à coup, ça a été l’éblouissement ; j’ai vu des gens en train de prier, des gens ouverts, accueillants... Et puis toutes sortes de signes sont arrivés : pour je ne sais plus quelle fondation, quel prix, je recevais toutes sortes de cassettes vidéo, dix de chaque catégorie, car j’étais membre de jury, des dramatiques et des reportages. J’en ai pris une au hasard, l’ai enclenchée dans le magnétoscope et suis tombé sur une émission qui parlait d’un groupe charismatique, celui des Béatitudes.

 

Et vous savez, comme quand on reconnaît un pays, tout à coup, en voyant ces gens agir, et vivre, et prier, je me suis dit : “Voilà la réponse !” Cette réponse est venue deux jours après mon appel...

 

N. C. : Comment s’incarne cette foi aujourd’hui ?

 

M. L. : Ma vie peu à peu se restructure et s’organise autrement ; j’agis selon une pratique ouverte, heureuse, pas du tout selon des obligations du type : “Il faut aller à la messe”, “Est-ce que tu t’es confessé ?”, etc. Non ! Tout ce qui est obligation, pour moi, n’est pas de la part de Dieu.

 

Dieu, c’est un appel d’amour extraordinairement fort ; Dieu est généreux et pas du tout un surveillant général qui serait là pour vérifier si vous avez bien fait vos devoirs ; toutes ces conceptions sont tombées, j’avais gardé une certaine idée venant de l’Eglise, plutôt formelle.

 

N. C. : Mais vous dites : “De toute façon, on n’a pas besoin d’aller à l’Eglise pour prier”...

 

M. L. : Je dirais que c’est bien d’aller avec les autres pour prier. Il y a d’une part la prière personnelle - le Christ dit : “Allez dans votre chambre pour prier”, ça aussi ça m’énervait ; je disais : “Et celui qui n’a pas de chambre ?!” Depuis, j’ai compris qu’il s’agit de la chambre intérieure, d’aller dans un endroit où personne ne vous voit et prier votre Dieu. En même temps, je me suis aperçu que le Notre Père est une prière au pluriel : c’est notre père. C’est nous. C’est une prière conçue pour la collectivité. Nous prions toujours au nom de plusieurs, c’est ce que j’aime dans ces groupes charismatiques. On a formé ainsi un petit groupe consacré aux artistes, Magnificat, et nous chantons ensemble.

 

...

 

A force d’avoir prié avec eux, j’ai ainsi trouvé la force de pouvoir prier tout seul, pas à un moment défini, mais dans le métro, en marchant.

 

N. C. : Cette prière perpétuelle a quelque chose de commun avec la répétition de mantras que pratiquent les bouddhistes ou les hindouistes, par exemple. Quelle réponse trouvez-vous plus particulièrement dans la foi catholique ?

 

M. L. : C’est de l’ordre du partage et de l’amour du prochain, base de la chrétienté.

 

La foi, en Inde, en Orient, est très forte et vivante. J’ai moi-même beaucoup connu les swamis de l’ordre de Ramakrishna, des gens d’une grande spiritualité.

 

Mais dans ces régions du monde, beaucoup de religieux ne feront rien pour les pauvres, parce qu’ils pensent qu’il est écrit de mourir, Dieu est grand et tout le reste n’a pas d’importance...

 

En Orient ou au Japon, on cherche le vide : ne plus rien vouloir, ne plus rien ressentir. Et à partir de ce vide, on arrive sans doute à un plein extraordinaire.

 

Mais ce que j’aime dans le programme du Christ, c’est la notion de fraternité entre les hommes.

 

Le devoir de soulager la souffrance humaine est au cœur de la chrétienté, et moi, je ne peux supporter toute forme de détresse en gardant les bras croisés...C’est ce qui me touche le plus, me remue profondément dans la parole du Christ.

 

Les spiritualités, si elles se vivent en profondeur, se rejoignent quoi qu’il en soit au sommet, au-delà de toute appartenance, mais c’est alors un état de grâce, de mystique. Gandhi était un saint, c’est évident. Il a émancipé son pays sans avoir recours à la guerre, dans la pauvreté, lui aussi comme saint François. On l’a assassiné comme tous les saints car les hommes de paix sont gênants.

 

Je crois beaucoup à la dualité entre le Bien et le mauvais, c’est une lutte à mort qui continue dans le cosmos.

 

Les forces du mal ne sont pas au chomâge ces temps-ci... C’est toujours un combat entre les forces du mal et les forces d’amour, positives, de Dieu. Ça se bagarre, dans le monde, mais aussi à l’intérieur de nous.

 

la vraie conversion


 

N. C. : Qu’est-ce qui a le plus changé en vous depuis votre conversion plus radicale ?

 

M. L. : J’ai aujourd’hui l’envie d’être le plus possible en Dieu. Que ce soit par la prière, par la pensée, ou en action. Mon centre d’intérêt, avant, qui était uniquement le spectacle, l’art et mon expression là-dedans, s’estompe. Je ne pensais qu’à ça, j’allais voir des pièces, je rencontrais des gens, je me disais : “Il y a peut-être un rôle à trouver ici”, c’était tout à mon service, pour moi même !

 

 

"Diverte a malo et fac bonum, inquire pacem et sequere eam."

 


 

Maintenant, le centre de préoccupation n’est plus moi. Il faut évacuer soi-même.

 

C’est vrai qu’il est encombrant, ce soi, on s’aime beaucoup ou alors on ne se supporte pas... Il faut faire la paix en soi.

 

Le Christ ne cesse de le répéter dans les Evangiles : “Je vous apporte ma paix”, “Paix, mes agneaux...”

 

Il dit aussi : “Je suis venu apporter l’épée”. Et bien, cette épée, c’est celle dont nous avons besoin pour trancher, et enlever ce qui n’est plus nécessaire dans notre vie...

 

C’est ce que j’essaie de faire.

 

 

MICHAEL LONDASLE .

 

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Publié le 1 Septembre 2011

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3 Septembre:

 

Saint Grégoire le Grand

 

de notre ordre.

 

 

Mère Jérusalem, sainte cité de Dieu, épouse chérie du Christ, mon coeur t'aime, mon esprit désire ta beauté.

 

Que tu es belle, que tu es glorieuse, que tu es généreuse! Tu es toute belle, aucune tâche en toi! Exulte et réjouis-toi, gracieuse princesse, car le roi a voulu voir ton visage, et il a aimé ta beauté, lui, le plus beau des fils des hommes.

 

Mais qu'a donc ton bien-aimé de plus que les autres, ô la plus belle? Il est frais et vermeil, ton bien-aimé, choisi entre mille. (Ct 2,3). Comme un pommier entre les arbres d'un verger, ainsi ton bien-aimé au milieu des jeunes gens. A son ombre tant désirée, avec joie je me suis assis, et ma bouche a trouvé doux son fruit (Ct 2,3). Ton bien-aimé a passé la main dans la porte entrebaillée, et mes entrailles ont frémi en le touchant(Ct 5,4).

 

Dans mon lit, pendant la nuit, j'ai cherché ton bien-aimé: je l'ai cherché, et je l'ai trouvé. (Ct3,1): je le tiens et je ne le laisserai pas partir avant qu'il m'ait introduit dans ta maison et dans ta chambre, ma mère de gloire. Là tu me donneras à boire en abondance à la douceur de tes seins, tu me rassasieras miraculeusement, et je n'aurai plus ni faim ni soif pour l'éternité.

 

Quel bonheur pour mon âme, quel bonheur pour les siècles, si je peux voir un jour ta gloire, ta béatitude, ta beauté, tes portes et tes murs, tes places, tes nombreux palais, tes illustres citoyens, et son grand roi, notre Seigneur dans sa gloire.

 

Oui tes murs sont de pierres précieuses, tes portes en perles fines, tes places en or pur, et l'on y chante sans fin de joyeux alleluias. Tes palais nombreux ont des fondations en pierres de taille, des murs de saphir, recouverts de parements d'or; n'y pénètre rien d'impur, n'y habite rien de souillé.

 

Tu es magnifique à voir et délicieuse à vivre, mère Jérusalem.

 

Rien en toi de ce que nous subissons ici-bas, de ce que nous voyons dans notre vie misérable.

 

Il n'y a en toi ni ténèbres ni nuit, ni aucune notion de temps.

 

En toi ne brillent ni une lumière de lampe, ni le reflet de la lune, ni l'éclat des étoiles; mais c'est Dieu, né de Dieu, lumière née de la lumière, le soleil de justice, qui t'illumine constamment; C'est l'Agneau sans tâche, son éclatante beauté, qui est la lumière.

 

Quel serait mon bonheur, un bonheur vraiment éternel, si après la disparition de ce pauvre petit coprs, je pouvais entendre les cantiques de la mélodie céleste, qui sont chantés à la louange du Roi éternel par les citoyens de la patrie d'en-haut, par la foule des esprits bienheureux.

 

Quel bonheur extraordinaire, si je pouvais moi aussi les chanter et me tenir devant mon roi, mon Dieu, mon guide, et le voir dans sa gloire, comme lui-même nous l'a promis lorsqu'il a dit:" Père je veux que ceux que tu m'as donnés soient avec moi et qu'ils voient la clarté que j'ai tenue de toi avant la création du monde. (Jn17,24)

 

 

 

Saint Augustin.

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