Publié le 31 Mai 2013

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Aimer la France

Pèlerinage à Notre-Dame de Paris

 

Mercredi 29 mai 2013

 

(forme extraordinaire)

 

Mes frères,

 

Nous sommes ici ce soir à la cathédrale Notre-Dame de Paris, pour nous associer à un grand anniversaire de sa construction : il y a 850 ans, la première pierre de cette église était posée en présence du pape Alexandre III, du roi Louis VII, et de l’évêque de Paris, Maurice de Sully, initiateur du projet. C’était au XIIe siècle. Il a fallu 109 années pour achever cet édifice.

 

L’intention de l’évêque de Paris était de donner au clergé de la ville et au peuple fidèle une église-mère où tous pourraient mieux honorer le Seigneur. En même temps qu’il élevait cette nouvelle cathédrale, Maurice de Sully édifiait aussi dans Paris des églises, des abbayes, des hospices et des léproseries. Lui-même est mort après avoir distribué ses biens pour ses fondations dans le diocèse, pour l’achèvement de la cathédrale, et pour les pauvres de Paris. Ce grand évêque était né d’une pauvre famille de bûcherons des bords de Loire. Il a marqué son temps, comme l’ont fait ses successeurs, Eudes de Sully et Guillaume d’Auvergne. Son soutien à saint Thomas Becket, l’archevêque de Cantorbery affronté au roi Henri II d’Angleterre, a confirmé l’importance que prenait le siège épiscopal de Paris comme centre intellectuel de la chrétienté.

 

Maurice de Sully a lancé au cœur de Paris cette nouvelle cathédrale qui, bénie par le pape et parrainée par le roi, ne pouvait pas ne pas se lier à l’histoire de la nation tout entière. C’est ici que saint Louis, dans une procession solennelle, est entré pieds nus vêtu d’une simple tunique, en portant dans ses mains la couronne d’épine qu’il exposa sur l’autel à la vénération des fidèles. C’est ici que Charles VII a fait célébrer par un Te Deum la reprise de Paris, et que s’est ouvert le procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc. C’est ici qu’à la révolution tous les autels ont été détruits, le mobilier du culte, les statues, les tableaux anéantis ou dispersés, le maître autel transformé en autel de la déesse Raison en 1793, tandis que le culte catholique était interdit à Paris, et que Notre-Dame était transformée en entrepôt. Cela dura pendant neuf années. Après ce temps, la cathédrale fut rendue au culte catholique.

 

Et c’est ici que Napoléon Bonaparte s’est lui-même sacré empereur en présence du pape Pie VII. Malheureusement, l’état de délabrement du bâtiment était tel que les autorités publiques songèrent peu à peu à sa destruction. Mais cet édifice avait été voulu pour le peuple de Paris. Et c’est du peuple qu’est venu son salut : c’est certainement le roman de Victor Hugo Notre-Dame de Paris et son succès immense qui a créé un large mouvement populaire en faveur de la cathédrale. « Vaste symphonie en pierre – écrit Victor Hugo en 1831 - œuvre colossale d’un homme et d’un peuple, tout ensemble une et complexe... produit prodigieux... de toutes les forces d’une époque... sorte de création humaine, en un mot, puissante et féconde comme la création divine dont elle semble avoir dérobé le double caractère : variété, éternité ».

 

C’est ici qu’a retenti le Te Deum pour la victoire de 1945, et qu’ont été célébrées les funérailles des maréchaux célèbres et des grands hommes de la Nation. Le pape Jean-Paul II est venu deux fois visiter Notre-Dame. Le pape Benoît XVI est venu en septembre 2008. Et il y a tout ce qu’il faudrait dire encore...

 

Mais à Notre-Dame de Paris, tous ces grands événements dispersés dans le temps se rassemblent et se résument dans la profondeur de Dieu et dans la réflexion qu’il inspire.

 

Car c’est ici que le dominicain Lacordaire en 1841 prononça son discours sur la vocation divine de la France. « Nous appartenons tous à deux cités – disait-il – nous avons tous deux patries... la cité spirituelle et la cité temporelle, la patrie de la foi et la patrie du sang... Et quoique distinctes, ces deux patries ne sont pas ennemies l’une de l’autre... bien loin de là : elles sont unies comme l’âme et le corps sont unis. Et de même que l’âme aime le corps, bien que le corps se révolte souvent contre elle, de même la patrie de l’éternité aime la patrie du temps et prend soin de sa conservation, bien que celle-ci ne réponde pas constamment à son amour ». Mes frères, à cette justesse de vue ajoutons simplement que c’est l’âme qui apporte la vie et qui la donne au corps, et non l’inverse. Entre la patrie céleste et la patrie terrestre il y a donc un ordre de priorité pour ce qui est de donner la vie.

 

Les deux patries ne sont pas à égalité lors même qu’elles fraternisent. Sainte Thérèse de l’enfant Jésus le dit suffisamment au Christ : « Ta face est ma seule patrie ». Or pourtant, nous le savons, sainte Thérèse s’est identifiée mystiquement à sainte Jeanne d’Arc dans un même amour immense pour la France. Cela, parce que, pour paraphraser Lacordaire, il peut arriver qu’entre la patrie céleste et la patrie terrestre il se forme un dévouement réciproque, et que de la fraternité des deux naisse une sorte de patriotisme surnaturel. David et tous les prophètes, et saint Paul avec eux, ont été remplis d’élan patriotique pour Israël. Et notre Seigneur lui-même a pleuré amèrement sur Jérusalem à la pensée qu’un jour elle serait déportée. Jeanne d’Arc et Thérèse ont nourri les mêmes sentiments pour la France. Et ici à Notre-Dame de Paris, Dieu entretient en nous ce même amour.

 

Dans cet amour nous comprenons que ce n’est pas la patrie terrestre qui doit naturaliser la foi et peu à peu réduire Dieu à un phénomène psychologique et culturel parmi d’autres, mais que c’est la foi qui doit surnaturaliser le service de la patrie pour que cette patrie apprenne à respecter les droits de Dieu dans tous ses enfants, sous peine de s’égarer peu à peu loin de la justice et de la vérité.

 

Il n’appartient pas à la patrie terrestre de définir et de décider par elle-même, par voix légale, au besoin parlementaire, qui a le droit de vivre et qui ne l’a pas, qui a le droit de connaître ses origines et qui ne l’a pas. A travers la légalisation de l’avortement, et aujourd’hui la légalisation du mariage homosexuel conduisant logiquement tôt ou tard à la procréation artificielle des enfants, le législateur français construit la patrie terrestre sur le meurtre et la blessure des plus petits des siens. Mais ici, à Notre-Dame, les veillées de prière pour la vie rassemblent des fidèles de toute l’île de France, pour demander à Dieu la grâce de mener le combat pour la vie dans la persévérance, l’énergie et la dignité. C’est ici qu’on prend conscience – en ces jours où nous sommes - que l’amour surnaturel pour la France, pour ses grandeurs et pour sa liberté, veut dire très concrètement le même amour égal pour tous ses enfants, y compris les plus faibles dans leur droit à la vie et à leurs origines.

 

Beau combat où il faut écouter, argumenter, réfuter, promouvoir. Beau combat où il faut montrer la vraie vie conjugale et familiale, fondée sur la nature des corps, face à ses contrefaçons fondées sur les besoins de l’ego.

 

Lors de l’inauguration des célébrations du jubilé, le 8 décembre dernier, le cardinal archevêque de Paris rappelait que le péché originel a défiguré la relation entre Adam et Eve.

Disons qu’aujourd’hui c’est bien le péché, mensonger dès l’origine, qui voudrait au nom de la loi dénaturer cette relation entre l’homme et la femme, et sa fécondité. Mais la France résiste, plus que d’autres pays. Et elle résistera encore, dans la durée, avec autant de force que d’intelligence, jusqu’au jour où les lames de fond qu’on veut faire passer pour des feux de paille la remettront debout, grandie par ses épreuves.

 

Dans son récent discours à l’Académie des Sciences Morales et Politiques, le cardinal archevêque de Lyon relève que les autorités romaines ont été impressionnées par l’attitude des catholiques de France face aux réformes du mariage et de la filiation. Et ces autorités romaines ont remercié les évêques en visite ad limina pour leur appel à la prière, au jeûne et à la réflexion menée avec des juristes, des éducateurs, des philosophes, des psychologues et des représentants des autres religions. Et le cardinal de Lyon de voir que dans cette attitude exemplaire il y a peut-être cette France « éducatrice des peuples », comme l’a nommée le pape Jean-Paul II en 1980.

 

C’est que cette France est aussi la « fille aînée de l’Eglise » - même si ce titre est tardif et sans doute imputable à Lacordaire ici à Notre-Dame en 1841 seulement - « fille aînée de l’Eglise » parce qu’elle a soutenu régulièrement le Saint-Siège du XIIIe au XIXe siècle, et surtout parce qu’elle a soutenu et soutient encore l’Eglise dans le monde entier par son dynamisme missionnaire, spirituel et intellectuel. Toutes les œuvres pontificales et missionnaires sont parties de France. Et qu’a-t-il fallu d’Esprit-Saint pour qu’un jeune Théophane Vénard s’écrie à neuf ans : « Moi aussi je veux aller au Tonkin. Moi aussi je veux être martyr » ! Voilà cette France fervente et missionnaire. Mais France indissociablement priante et pensante. Dès le XIIIe siècle, elle était appelée « le four où cuit le pain intellectuel du monde entier », cette nation dont le pape Paul VI aimait à redire que « le Français exerce la magistrature de l’universel. »

 

Si souvent, mes frères, le regard que nous portons sur notre pays et sur notre église gagne à être élargi par le regard que les autres portent sur la France. Que jamais nous ne perdions cet élan et cet appel qui nous ouvrent à l’Eglise universelle et à la vraie vie. C’est là notre vocation de français.

 

Nous serons fidèles à cette vocation aussi longtemps qu’aux pieds de Notre-Dame, en ce lieu le plus visité du monde, nous serons les enfants de l’épouse du Christ qui récapitule en lui tout ce qui est humain et tout ce qui est divin, tout ce qui est sur terre et tout ce qui est au ciel. Nous serons fidèles à notre vocation de français, insufflant à leurs compatriotes l’amour de la vérité, aussi longtemps que nous serons les enfants de celle qui a la Vierge Marie pour mère, l’Ecclesia Catholica. Voilà notre assurance et voilà notre avenir. Que Dieu les bénisse et qu’il fasse de nous ses témoins.

 


Abbé Patrick Faure, Curé de St Eugène Ste Cécile

 

le Rouge et le Noir .


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Publié le 31 Mai 2013

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Publié le 31 Mai 2013

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Publié le 31 Mai 2013

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La relève est assurée: la Renaissance dans les douleurs de l'enfantement;...une pensée pour tous nos jeunes.

 

 

Témoignage d’une jeune gardée à vue

 

La manifestation contre le mariage pour tous se termina vers 19h30, et ce fut ensuite vraiment la guerre entre certains manifestants et la police. La police attaquait les manifestants avec des bombes lacrymo, et, parallèlement, des bouteilles de bière et des pétards étaient lancés sur les CRS.

 

À partir de 22h, le nombre de manifestants a largement diminué, mais ça restait hyper pacifique dans l’ensemble. Moi, je discutais tranquillement avec un ami en attendant que la rue de l’université soit ouverte pour pouvoir quitter l’esplanade des Invalides. Un groupe s’était formé et attendait assis sur le trottoir en train de gentiment chanter des chants, comme « Santiano » par exemple. On a alors voulu s’approcher du groupe mais, soudain, des flics en civil se sont énervés, je me suis alors fait violemment projeter en avant, j’ai couru suivant le mouvement de foule pour m’échapper, mais un barrage de CRS nous coupait la route et nous ordonna d’aller de l’autre côté pour partir. Cependant, une fois de l’autre côté, ils nous dirent la même chose, c’était donc trop tard, nous étions encerclés ! J’ai perdu mon ami au moment ou les flics en civil m’ont poussé, et j’ai appris plus tard qu’il s’était fait très violemment tabasser …

 

 

Il y a alors deux bus qui sont arrivés. Nous avons été forcés d’y monter. Une fois dans le bus, alors que l’ambiance était bon enfant et que les manifestants restaient joyeux, calmes et souriants, malgré la fatigue et l’énervement dus à une GAV sans raison, les policiers nous gazaient pour qu’on fasse moins de bruit !

 

J’ai été particulièrement frappée par la violence des CRS lorsque des jeunes filles qui nous encourageaient joyeusement lorsque nous sommes passés en bus devant elles furent violemment projetées contre le sol de la route par des flics en civil !

 

Nous sommes alors allés au commissariat rue de l’Evangile, où nous avons passé une grande partie de la nuit dehors, en attendant d’être mis en garde à vue. Nous chantions des chants pour faire passer le temps et rester éveillés.

 

Nous avons ensuite été dispersés dans différents commissariat de Paris et de banlieue, le mien était celui des Invalides. Une fois là bas, j’ai été mise dans une cellule avec trois autres jeunes filles, nous avions deux matelas pour quatre, nous nous gelions, c’était définitivement impossible de dormir !

 

Puis, nous avons été auditionné chacune notre tour et nous avons du suivre toutes les procédures comme la prise d’empreinte, les photos … Avant d’être libérés, le procureur de la république devait valider notre audition. Or, entre 17h et 18h, mes amies ont toutes été libérées, alors que je ne l’étais toujours pas. Les garçons de la cellule d’à côté étaient eux aussi partis, je me sentais bien seule avec comme seuls compagnons des murs blancs très sales, des barreaux, le froid et la faim …

 

À un moment, une policière est passée, je lui ai alors demandé pourquoi je n’étais pas libéré comme les autres, elle m’a répondu « je ne sais pas, c’est peut-être à cause de votre passé judiciaire » et elle a ajouté que ma garde à vue serait peut être prolongée de 24h, rien de bien rassurant … Les larmes qui coulaient sur mes joues face à la solitude, la fatigue d’une nuit sans dormir et l’injustice profonde que je pouvais ressentir ne sembla en rien l’apitoyer … J’ai lu après-coup sur internet que :

 

« hormis pour certaines infractions, la durée maximale d’une garde à vue est en principe fixée à 24 heures. Cependant, elle peut être prolongée de 24 heures supplémentaires lorsque le délit ou le crime concerné est puni d’une peine supérieure à un an d’emprisonnement. »

 

J’ai donc compris pourquoi elle m’avait menacé de prolonger ma peine de 24h. C’est évident que le fait d’avoir discuté avec un ami au mauvais endroit devait être puni d’au moins un an d’emprisonnement ! Quelle cruche ! Mais c’est quoi ce pays ?

 

 

 

Vers 21h00, après avoir fortement tapé sur la vitre pour qu’un policier daigne venir me voir, j’ai demandé mon portable à une policière pour prévenir mes parents pour éviter qu’ils ne s’inquiètent. Elle m’a dit qu’elle allait se renseigner, mais elle n’est jamais revenue.

 

Vers 21h30, on m’a dit que j’allais enfin pouvoir sortir, mais c’est seulement vers 22h30 qu’ils m’ont relâché, après m’avoir à nouveau posé quelques questions.

 

Au final, j’ai donc passé 23h en garde à vue, alors que mon seul délit reste d’être allé au mauvais endroit au mauvais moment. Il m’importe ici de rappeler que cet endroit, l’esplanade des Invalides, reste un espace public quoi qu’il advienne ! Mais quelles étaient les consignes données aux CRS ?

 

l: Pense toi-même

 

 

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 30 Mai 2013

 

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Homélie prononcée

par le Très Révérend Père Dom Jean PATEAU,

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault

(Fontgombault, le 30 mai 2013).

 

 

 

 

Chers Frères et Sœurs, mes très chers Fils,

 

Corpus Christi ou Fête du Très Saint-Sacrement, Fête-Dieu, tels sont les noms de la solennité consacrée à honorer le mystère de l’Eucharistie, plus particulièrement dans l’adoration de la présence réelle.


En cette année de la foi, la Fête-Dieu peut être l'occasion de considérer le fondement de notre piété eucharistique : la présence réelle et substantielle du Christ glorieux sous les espèces du pain et du vin après la consécration à la Messe et dans le tabernacle. Si l'Eucharistie est le sommet des sept sacrements, puisque c’est l’auteur même de la grâce qui y est reçu, elle exige de nous un acte de foi particulier.

 


Au cours de la Messe, lorsque le prêtre a prononcé sur le petit morceau de pain qu’il tient dans ses mains la formule de consécration Hoc est enim Corpus meum, c’est toute la substance du pain qui disparaît pour devenir la substance du corps du Christ, désormais présente avec l’apparence du pain. Il en va de même lors de la consécration du vin. L’Église utilise pour qualifier cette transformation unique un mot réservé à cet usage : transsubstantiation.

 


Sous chacune des espèces du pain et du vin, le Christ est réellement et substantiellement présent en son corps, son sang, son âme et sa divinité.


 

Ainsi, celui qui communie sous la seule espèce du pain communie à la fois au corps et au sang du Christ. En effet, depuis la résurrection, le corps, le sang et l’âme du Christ ne sont plus séparés ni séparables. La divinité est également présente là où est le corps puisque le Christ est Dieu.


Cette transformation opérée par la consécration est un mystère, quelque chose que nous ne pouvons pas comprendre. Ce qui ne veut pas dire, quelque chose que nous ne pouvons pas penser ou que nous ne pouvons pas croire. Des doutes peuvent troubler notre piété eucharistique, la foi est là qui nous secourt.


Il est des êtres dont le comportement manifeste la présence de Dieu sous les saintes espèces.

 


À l’Île-Bouchard, le 8 décembre 1947, premier jour des apparitions de Notre-Dame de la prière, alors que les fidèles sont rassemblés pour le chapelet paroissial et le Salut du Saint-Sacrement, la Sainte Vierge apparaît durant la cinquième dizaine du chapelet à l’une des voyantes. Marie ne dit rien, mais elle disparaît quand Monsieur le Curé apporte le Saint-Sacrement et bénit l’assemblée, puis elle reparaît après la bénédiction.

 


La multiplication, ces derniers mois, d’actes de vandalisme et de profanation est un signe. Deux hosties consacrées, présentes dans deux lunules, en vue de l'adoration du Saint-Sacrement, ont été dérobées dans une église proche de Fontgombault après que la porte du tabernacle eut été forcée. Un autre tabernacle vide a été démonté de l'autel ; un ostensoir a été très endommagé. La croix sur le couvercle du ciboire a été coupée et les hosties répandues. Ces actes de malveillance manifestent avec clarté l'attaque de notre foi, mais aussi celle de notre Dieu, reconnu implicitement présent dans le Saint-Sacrement.

 


Durant la Messe, en particulier lors de la communion, en face du Saint-Sacrement exposé, devant un tabernacle, nous exprimons par des gestes, par notre tenue, notre foi en la présence réelle.

 

Dieu est là réellement et substantiellement présent. Fléchir les genoux, s’incliner en signe d’adoration, cela a un sens. Chez un être doué à la fois d’un esprit et d’un corps, le langage du corps est naturel : il vient compléter celui de l’esprit.


Nous sommes en face d’une personne. Rendons à celle- ci le culte qui lui est dû en esprit et en vérité.


La réaction de certains disciples du Christ à la première annonce de l’Eucharistie a été simple : « Ce langage-là est trop fort ! Qui peut l’écouter ? » (Jn 6, 60) Recevons dans la foi ce don qui dépasse toute espérance.


Le Bienheureux Jean-Paul II a écrit : « L'animation et l'approfondissement du culte eucharistique sont une preuve du re- nouveau authentique que le Concile s'est fixé comme but, et ils en sont le point central. Et cela, vénérés et chers Frères, mérite que nous y réfléchissions spécialement.

 

L'Église et le monde ont grand besoin du culte eucharistique. Jésus nous attend dans ce sacrement de l'amour. Ne mesurons pas notre temps pour aller le rencontrer dans l'adoration, dans la contemplation pleine de foi et prête à réparer les grandes fautes et les grands délits du monde. Que notre adoration ne cesse jamais ! »

 

(Lettre apostolique Dominicæ cenæ du 24 février 1980 , n.3)

Amen.

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Rédigé par philippe

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Publié le 30 Mai 2013

Philippe Auzenet : Je suis homophobe !

 

Par Rédaction le 27 mai 2013 • ( 59 )

 

 

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Moi, citoyen français, je milite pour la protection de la famille, et sa préservation dans le temps comme étant un papa, une maman, et des enfants : je suis homophobe…

 

Je descends dans la rue pour défendre les droits des enfants, et la nécessité pour eux d’avoir un père ET une mère : je suis homophobe…

 

Je porte un T-shirt représentant un père, une mère, un petit garçon et une petite fille… je suis homophobe et un danger pour l’ordre public… je dois être arrêté en urgence par la police, vilain que je suis ! terroriste !

 

 

 

 

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Je proclame dans des interviews que je crois en la famille hétérosexuelle, comme modèle historique et naturel de la famille par excellence, je suis homophobe…

 

J’affirme que parmi mes meilleurs amis j’ai des personnes homosexuelles, et que je les aime, je suis un manipulateur homophobe…

 

Je suis Député de la République, j’ai voté contre la loi Taubira et en ai donné les motivations dans l’Hémicycle, je suis homophobe…

 

Je suis Maire et réclame l’objection de conscience, car je n’ai pas la conviction morale de marier deux personnes du même sexe, je suis homophobe…

 

Je suis simple citoyen français et milite contre la loi Taubira, je suis homophobe…

 

Je suis un veilleur, je garde le silence en écoutant la lecture de textes de réflexion m’incitant à la paix, le soir tard devant une bougie, je suis homophobe…

 

Je proclame que tout être humain vient d’un homme et d’une femme : je suis homophobe…

 

J’affirme que le masculin et le féminin sont nécessaires à l’enfant pour s’identifier à lui-même, je suis homophobe…

 

Je suis inquiet pour l’avenir de la famille, à cause des nouvelles orientations gouvernementales, je suis homophobe…

 

Je fréquente les Manifs pour tous, je défile avec des pancartes, je suis homophobe… et rempli de haine…

 

 


 

Je suis chrétien, je crois que la Bible dit la vérité en condamnant la pratique de l’homosexualité, je suis homophobe…

 

Je suis prêtre, pasteur ou rabbin, et en tant que ministre du culte je crois que les Saintes Écritures montrent comme modèle du couple l’homme et la femme, et non pas deux hommes ou deux femmes, je le prêche dans ma paroisse, je suis homophobe, et un adversaire de la paix civile, je mérite la prison…

 

Je suis musulman, je défends la grandeur et la beauté de la famille hétérosexuelle, je suis homophobe…

 

Je ne pourrais jamais avoir de relation sexuelle avec une personne du même sexe que moi, je suis homophobe…

 

Je suis choqué lorsque deux personnes du même sexe s’embrassent goulûment en public devant tout le monde, je suis homophobe…

 

Je ne suis pas adepte de la pensée de Madame la Ministre de la Justice, ou de Monsieur le Président de la République, je suis contre la pensée unique et le totalitarisme, je suis contre la théorie du genre, le mariage homosexuel, la PMA vulgarisée, la GPA, l’euthanasie et l’eugénisme, je suis pour la consultation du peuple par référendum, je suis un dangereux adversaire de la démocratie et un homophobe…

 

BIGRE… la société est composée de 95% d’homophobes !

 

 

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Rédigé par Philippe Auzenet

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Publié le 29 Mai 2013

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« La raison d’être de l’homme, c’est d’aimer ; son unique besoin, c’est d’aimer ; sa seule force, toute sa joie, c’est d’aimer. Mais c’est pour Vous aimer, Ô Amour Incréé, que l’homme existe ; le besoin qui le presse, c’est Votre Amour ; il devient fort en Vous aimant ; le repos qu’il prend en Vous lui donne seul la vraie joie. Aussi ne cesse-t-il de chercher, tant qu’il ne se trouve à jamais perdu en Vous ! »

 


Dom Pie de Hemptinne

 

 

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« Songe à quel honneur tu es élevé, à quelle table tu participes. Ce que les Anges voient en tremblant, ce qu'ils n'osent contempler librement à cause de la Splendeur qui en rayonne, nous en faisons notre nourriture : nous nous y unissons, 
et nous devenons avec le Christ un seul corps et une seule chair. Il nous nourrit de Son propre sang et, par tous les moyens, nous incorpore à Lui »

 

(Saint Jean Chrysostome)

 

 

Cette source éternelle bien est blottie

Au pain vivant afin de nous donner vie

Mais c'est de nuit

 

Elle est là criant , vers toute créature

Qui de cette eau s'abreuve mais à l’obscur

Car c'est de nuit

 

Cette source vive à qui tant me convie

Mon désir, je la vois en ce pain de vie

Mais c'est de nuit

 

 

st jean de la croix.  

 

 

 

O Sacrement admirable, où Dieu se cache et où notre Moïse à nous se couvre le visage du manteau de ses œuvres, objet de louanges dans toutes nos générations ! Par la vertu des paroles sacrées, instrument de la puissance divine, les substances symboliques sont changées en chair et en sang ; les espèces sacramentelles subsistent sans support, et pourtant nulle loi naturelle n'a souffert violence. Par la vertu de la consécration, un seul Christ, parfait et intègre, se trouve en divers endroits, comme une parole se communique, toujours identique à elle-même.

 

Quand l'hostie se divise, Jésus s'y trouve comme un même visage dans les fragments d'un miroir brisé. Les fidèles l'offrent à Dieu sous les deux espèces, quoiqu'il soit tout entier sous chacune d'elles, et c'est à bon droit qu'on agit ainsi, car ce sacrement donne aux hommes le double salut du corps et de l'Ame, et il rappelle l'amertume d'une double Passion.


Voici la substance de l'arbre de vie, ô Seigneur Jésus !


O Pasteur et nourriture, prêtre et sacrifice, aliment et breuvage des élus, pain vivant des esprits, remède à nos faiblesses quotidiennes, festin suave, source de tout renouveau ! […]


O table de bénédiction, table de proposition garnie d'une nourriture substantielle ! Table immense où tout est prodige étonnant ! Table plus douce que toute douceur, plus délectable que toute saveur, plus suave que tout parfum, plus magnifique que toute parure, plus succulente que toute nourriture ! Table que le Christ a préparée à ses amis et commensaux, que le père de famille sert à son fils de retour, après le repas de l'agneau symbolique.


Voici le pain, le vrai pain, consommé, mais non consumé, mangé, mais non transformé ; il assimile et il ne s'assimile pas ; il renouvelle sans s'épuiser ; il perfectionne et conduit au salut ; il donne la vie, confère la grâce, remet les péchés, affaiblit la concupiscence ; il nourrit les âmes fidèles, éclaire l'intelligence, enflamme la volonté, fait disparaître les défauts, élève les désirs. O calice de toutes suavités, où s'enivrent les âmes généreuses ! O calice brûlant, calice qui tourne au sang du Christ ; sceau du Nouveau Testament, chasse le vieux levain, remplis notre intime esprit, pour que nous soyons une pâte nouvelle, et que nous mangions les azymes de la sincérité et de la vérité. O vrai repas de Salomon, cénacle de toute consolation, soutien dans la présente tribulation, aliment de joie et gage de la félicité éternelle, foyer de l'unité, source de vertu et de douceur, symbole de sainteté !


Et tu es ici le prêtre, et tu es aussi l'hostie, et les saints Anges sont là présents, qui exaltent ta magnificence et louent ta souveraine majesté. C'est là ta puissance, Seigneur, qui seule opère de grandes choses ; elle dépasse tout sentiment et toute compréhension, tout génie, toute raison et toute imagination. C'est Toi qui as institué et confié à tes disciples ce sacrement où tout est miracle. N'approche donc pas de cette table redoutable sans une dévotion respectueuse et un fervent amour, homme ! Pleure tes péchés et souviens-toi de la Passion. Car l'Agneau immaculé veut une âme immaculée qui le reçoive comme un pur azyme. Recours au bain de la confession ; que le fondement de la foi te porte ; que l'incendie de la charité te consume ; que la douleur de la Passion te pénètre ; qu'un droit jugement t'éprouve.

 

Approche de la table du Seigneur, de cette table magnifique et puissante, de telle sorte que tu parviennes un jour aux noces du véritable Agneau, là où nous serons enivrés de l'abondance de la maison de Dieu ; là où nous verrons le Roi de gloire, le Dieu des vertus dans toute sa beauté ; là où nous goûterons la Pain vivant dans le royaume du Père, par la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ, dont la puissance et l'empire demeurent jusqu'à la fin des siècles.

 

Amen.

Saint Thomas d'Aquin

 

piqûre de rappel anti-moderniste.. 


 

Qu’est-ce que le sacrement d’Eucharistie ?

 

L’Eucharistie est un sacrement qui, par l’admirable changement de toute la substance du pain au Corps de Jésus-Christ et de celle du vin en son Sang précieux, contient vraiment, réellement et substantiellement le Corps, le Sang, l’Ame et la Divinité de Jésus-Christ Notre Seigneur, sous les espèces du pain et du vin, pour être notre nourriture spirituelle.

 

Y a-t-il dans l’Eucharistie le même Jésus-Christ qui est dans le ciel et qui est né de la très Sainte Vierge sur cette terre ?

 

Oui, dans l’Eucharistie, il y a vraiment le même Jésus-Christ qui est dans le ciel et qui est né de la Très Sainte Vierge sur la terre.

 

Pourquoi croyez-vous que dans le sacrement de l’Eucharistie, Jésus-Christ est vraiment présent ?

 

Je crois que, dans le sacrement de l’Eucharistie, Jésus-Christ est vraiment présent, parce que Lui-même l’a dit et que la sainte Eglise me l’enseigne.

 

Quelle est la matière du sacrement de l’Eucharistie ?

 

La matière du sacrement de l’Eucharistie est celle qui fut employée par Jésus-Christ, c’est-à-dire le pain de froment et le vin de la vigne.

 

Quelle est la forme du sacrement de l’Eucharistie ?

 

La forme du sacrement de l’Eucharistie consiste dans les paroles employées par Jésus-Christ : " Ceci est mon Corps ; ceci est mon Sang ".

 

Qu’est-ce donc que l’hostie avant la consécration ?

 

L’hostie, avant la consécration, c’est du pain.

 

Après la consécration qu’est l’hostie ?

 

Après la consécration, l’hostie est le vrai Corps de Notre Seigneur Jésus-Christ sous les espèces du pain.

 

Dans le calice avant la consécration, qu’y a-t-il ?

 

Dans le calice, avant la consécration, il y a du vin avec quelques gouttes d’eau.

 

Après la consécration, qu’y a-t-il dans le calice ?

 

Après la consécration, dans le calice, il y a le vrai Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ sous les espèces du vin.

 

Quand se fait le changement du pain au Corps et du vin au Sang de Jésus-Christ ?

 

Le changement du pain au Corps et du vin au Sang de Jésus-Christ se fait au moment même où le prêtre, pendant la sainte Messe, prononce les paroles de la consécration.

 

Qu’est-ce que la consécration ?

 

La consécration est le renouvellement, par le ministère du prêtre, du miracle opéré par Jésus-Christ changeant à la dernière Cène le pain et le vin en son Corps et en son Sang adorables par ces mots : " Ceci est mon Corps ; ceci est mon Sang ".

 

Comment l’Eglise appelle-t-elle le miraculeux changement du pain et du vin au Corps et au Sang de Jésus-Christ ?

 

Le miraculeux changement qui s’opère chaque jour sur nos autels est appelé par l’Eglise transsubstantiation.

 

Qui a donné une telle puissance aux paroles de la consécration ?

 

C’est Notre Seigneur Jésus-Christ Lui-même, Dieu tout-puissant, qui a donné une telle puissance aux paroles de la consécration.

 

Après la consécration ne reste-t-il rien du pain et du vin ?

 

Après la consécration il reste seulement les espèces du pain et du vin.

 

Qu’appelle-t-on espèces du pain et du vin ?

 

On appelle espèces la quantité et les qualités sensibles du pain et du vin comme : la forme, la couleur, la saveur.

 

Comment les espèces du pain et du vin peuvent-elles rester sans leur substance ?

 

Les espèces du pain et du vin restent merveilleusement sans leur substance par la vertu du Dieu tout-puissant.

 

Sous les espèces du pain n’y a-t-il que le Corps de Jésus-Christ, et sous les espèces du vin n’y a-t-il que son Sang ?

 

Autant sous les espèces du pain que sous les espèces du vin, Jésus-Christ est vivant et tout entier dans son Corps, son Sang, son Ame et sa Divinité.

 

Sauriez-vous me dire pourquoi Jésus-Christ est tout entier aussi bien dans l’hostie que dans le calice ?

 

Jésus-Christ est tout entier aussi bien dans l’hostie que dans le calice parce que, dans l’Eucharistie, il est vivant et immortel comme dans le ciel. Par conséquent, là où est son Corps, il y a aussi son Sang, son Ame et sa Divinité ; et là où est son Sang, il y a aussi son Corps, son Ame et sa Divinité, car en Jésus-Christ tout cela est inséparable.

 

Quand Jésus-Christ est dans l’hostie, cesse-t-il d’être au ciel ?

 

Quand Jésus-Christ est dans l’hostie, il ne cesse pas d’être au ciel, mais il se trouve en même temps au ciel et dans le Très Saint Sacrement.

 

Jésus-Christ se trouve-t-il dans toutes les hosties consacrées du monde ?

 

Oui, Jésus-Christ se trouve dans toutes les hosties consacrées.

 

Comment peut-il se faire que Jésus-Christ se trouve dans toutes les hosties consacrées ?

 

Jésus-Christ se trouve dans toutes les hosties consacrées par la toute-puissance de Dieu à qui rien n’est impossible.

 

Quand on divise l’hostie, divise-t-on le Corps de Jésus-Christ ?

 

Quand on divise l’hostie on ne divise pas le Corps de Jésus-Christ, on divise seulement les espèces du pain.

 

Dans quelle partie de l’hostie reste le Corps de Jésus-Christ ?

 

Le Corps de Jésus-Christ reste tout entier dans toutes les parties en lesquelles l’hostie a été divisée.

 

Jésus-Christ est-il autant dans la parcelle d’une hostie que dans une grande hostie ?

 

Dans une grande hostie comme dans la parcelle d’une hostie, c’est toujours le même Jésus-Christ.

 

Pour quel motif conserve-t-on dans les églises la très sainte Eucharistie ?

 

On conserve dans les églises la très sainte Eucharistie pour qu’elle soit adorée par les fidèles et portée aux malades quand ils en ont besoin.

 

Doit-on adorer l’Eucharistie ?

 

L’Eucharistie doit être adorée de tout le monde parce qu’elle contient vraiment, réellement et substantiellement Notre Seigneur Jésus-Christ.

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Rédigé par philippe

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Publié le 28 Mai 2013

 

 

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"C’est ainsi que nous nous retrouvons à trois filles, perdues au milieu des français révoltés et des forces de l’ordre, rarement aussi violentes. Les personnes ayant eu la folle idée de jeter des bouteilles sur les CRS se sont rapidement fait attraper et passé à tabac par les civils. A cinq sur un jeune homme âgé d’une vingtaine d’année, ils n’ont pas non plus hésité à dégager un journaliste et sa caméra à coups de pieds, tout en passant à tabac le manifestant : hors de question que cette scène soit dévoilée au grand jour C’est alors que j’ai compris que nous pouvions dire adieu à la Démocratie, adieu à notre si belle Patrie de liberté et de fraternité. Et croyez moi, cela fait froid dans le dos.C’est un mauvais remake des irréductibles gaulois face aux romains de Jules César. Des centaines et des centaines de CRS arrivaient au trot, tout autour de l’esplanade, de manière à boucher toutes les issues possibles et de nous prendre en étaux, en nous poussant au milieu des Invalides.

 

 

 

Le problème de ces situations c’est que plus on est nombreux et proches plus on se sent fort. Les gens étaient tous plus révoltés les uns que les autres, ne se sentant pas en danger, puisque beaucoup trop nombreux et unis. Il a fallu que les policiers en civil viennent trainer sur le pavé de nombreux manifestants pour que notre sang ne fasse qu’un tour. Nous n’étions plus que 3 filles, face à cette violence d’un jeune homme au visage en sang , nous avons couru vers le premier CRS, le suppliant de nous laisser sortir. Pensant qu’il avait lu dans nos yeux la peur de finir comme les plus malchanceux, il nous rassure et nous demande de nous mettre sur le coté, avec d’autres jeunes. C’est par ici que nous serons libérés, mais nous devons patienter et surtout rester calmes. Qu’a cela en tienne, je n’ai jamais été aussi calme extérieurement mais révoltée intérieurement. A cette heure-ci, je sais qu’un seul mot ou geste de travers peut m’envoyer en garde à vue, j’obéis donc aux sommations de silence et de calme. Des rumeurs commencent à circuler : « ils vont nous embraquer ». Toute naïve que je suis je refuse de les croire, j’ai confiance en eux, ils nous ont montré le lieu pour sortir, nous ne craignons rien. Une demie heure, et toutes mes tentatives d’évasion échouées, on nous apprend que nous attendons les camions pour nous embarquer. Toujours aussi confiante je rassure mes amies, leur assurant que nous ne craignons rien, c’est ici qu’ils vont nous libérer et que 3 pauvres nanas ne seront jamais embarquées…

 

 

 

 

J’écope donc d’un rappel à la loi, pour faire clair, carton jaune, le prochain sera rouge !

 

Je suis libre, je n’y croyais plus. Ca fait du bien d’être dehors et de savoir que mes proches m’ont soutenu toute la nuit et toute cette noire journée.

 

 

 

Je me sens misérable, honteuse, salie par cette « expérience ».

 

 

linknouvel arbitre... 

 

 

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et pour la bonne cuase on lâche rien ! !

 

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Publié le 28 Mai 2013

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"Ma première Communion me restera toujours comme un souvenir sans nuages. Il me semble que je ne pouvait être mieux disposée...


"Ah! qu'il fut doux le premier baiser de Jésus à mon âme! Ce fut un baiser d'amour! Je me sentais aimée et je disais aussi: "Je vous aime, je me donne à vous pour toujours!" Jésus ne me fit aucune demande, il ne réclama aucun sacrifice. Depuis longtemps déjà, Lui et la petite Thérèse s'étaient regardés et compris... Ce jour-là, notre rencontre ne pouvait plus s'appeler un simple regard, mais une fusion. Nous n'étions plus deux: Thérèse avait disparu comme la goutte d'eau qui se perd au sein de l'océan; Jésus restait seul; il était le Maître, le Roi! Thérèse ne lui avait-elle pas donné sa liberté? Cette liberté lui faisait peur; elle se sentait si faible, si fragile, que pour jamais elle voulait s'unir à la Force divine.


"Et voici que sa joie devint si grande, si profonde, qu'elle ne put la contenir. Bientôt des larmes délicieuses l'inondèrent, au grand étonnement de ses compagnes qui plus tard se disaient l'une à l'autre: "Pourquoi donc a-t-elle pleuré?..." Elles ne comprenaient pas que toute la joie du Ciel venant dans un coeur, ce coeur exilé, faible et mortel, ne peut la supporter sans répandre des larmes.

 


8 mai 1884]

 

 

 

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Publié le 27 Mai 2013

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A ceux qui invoquent la loi, Jésus propose la foi.

 

Face à l’expérience humaine qui souligne les défaillances et propose des compromis, face à la sagesse de la Loi biblique qui suppose l’inégalité et autorise le divorce,

 

face à notre histoire affective peut être douloureuse ou encore à faire,

 

Jésus propose le regard de la foi.

 

Quel est-il ? Pourquoi est-il nouveau ? En quoi nous rend-il différent ?

 

1. L’expérience humaine nous partage un regard de sagesse humaine.

 

Sur la question du mariage, nous constatons une chose : l’homme est faible ; il peine à garder la même femme. C’est un fait solidement validé aujourd’hui. Et nos militaires n’échappent pas à cette difficulté. Les missions lointaines, la vie conjugale fragmentée, les fatigues et les tensions fabriquent des séparations. Il y a là un réalisme presque universel conforté par des sagesses religieuses. Ainsi la Loi mosaïque autorise un acte de répudiation, elle permet le divorce. Le bon sens préside à cette manière de voir et de faire.

 

Il faut savoir engranger dans nos discours chrétiens ce monde mêlé de bien et de mal, mélangé de courage et de faiblesse. Il faut éviter de proposer une vérité splendide mais irréaliste. Ainsi l’Ancien Testament montre l’homme avec les guerres, les drames, les limites. Et la loi de Moïse est une canalisation de ces énergies pétries de bien et de mal. Ainsi la loi du Talion, œil pour œil et dent pour dent, vise à contenir le mouvement de la vengeance.

 

Laissée à elle-même, la violence devient démesurée. De même la loi sur le mariage canalise les divorces, elle les règlemente. L’homme ne peut faire n’importe quoi. En cela, elle est juste.

 

Si nous chrétiens, nous négligeons ce réalisme, on nous accusera d’être dans les rêves. On nous reprochera de ne pas avoir les pieds sur terre. On nous critiquera de nous couper du monde réel. On nous dira que notre parole n’a pas de force et qu’elle ne mord pas sur l’expérience quotidienne. Ainsi, en matière de mariage, on nous pourfendra avec des statistiques d’échec, de divorce, de rupture. Et le monde nous jettera à la figure le manque de miséricorde : « l’Eglise est sans pitié en refusant de marier les personnes divorcées. »

 

Le Christ ne fait pas mine d’ignorer cette faiblesse humaine.

 

Il répond d’abord aux pharisiens : « c’est en raison de votre endurcissement qu’il a formulé cette loi. » Il sait mieux que quiconque nos faiblesses, nos trahisons, nos difficultés à franchir la barrière de la durée. Et pourtant, il nous propose autre chose. Mais comment pouvons aller plus loin que cette prudence pleine de réalisme ?

 

2.

 

La révélation divine nous dévoile le monde de la grâce

 

Après avoir noté la dureté de nos cœurs, le Christ ajoute :« ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas. »

 

Il nous ouvre les yeux sur un autre élément. Cet élément, jusque là, n’avait pas été pris en compte : Dieu s’engage à nos côtés. C’est Lui qui unit l’homme et la femme. La foi nous fait voir les choses dans une autre lumière qui complète nos expériences. Il ne suffit pas de dire la faiblesse de l’homme. Il faut aussi voir la richesse de Dieu. Sans négliger la dureté de l’homme, la foi montre aussi l’absolu, la conversion possible et l’engagement de Dieu.

 

A propos du mariage, la foi désigne le lien indissoluble entre l’homme et la femme, irréversible comme l’est l’amour de Dieu pour chacun de nous. Imaginons que nous cheminions dans une forêt, de nuit. A peine discernons-nous la piste. Les arbres autour apparaissent sombres, plein de maléfices et de dangers. Et puis, au terme de la nuit, le jour vient. Le sentier n’a pas changé mais le regard s’élargit. La lumière révèle la beauté des arbres et les angoisses des ténèbres s’éloignent pour le charme de la futaie.

 

Ces deux visions s’opposent-elles ? Faut-il choisir entre les deux ou, comme le Christ nous y invite, tenir l’une et l’autre ? Soyons réalistes et croyants !

 

La raison, fruit de notre expérience, nous dit qu’il est inhumain de marier l’homme et la femme de façon indissoluble. Mais la raison et l’expérience regardent seulement la dureté du cœur. Le mal saute aux yeux, nous le savons. Et c’est vrai que l’Evangile parle aussi des cœurs de pierres. C’est vrai que l’Eglise prolonge ce discours en parlant du péché originel, des péchés, de la convoitise en l’homme. A ne regarder que cela, il faudrait permettre à l’homme et la femme de divorcer. Le monde a les yeux fixés sur le mal et il presse l’Eglise d’abandonner son mariage indissoluble. A regarder sa tragique faiblesse, l’homme ne peut pas avoir confiance en l’autre et en lui-même.

 

Mais la foi, fruit de la révélation, nous fait aspirer à une fidélité totale. Parce que la foi regarde aussi l’extraordinaire grâce en l’homme. Elle n’exclue pas sa faiblesse mais elle voit aussi sa richesse. La foi lit dans l’homme sa capacité à réagir au don gratuit de Dieu. La foi nous permet d’atteindre le projet de Dieu sur l’homme, souvent caché par les échecs. Elle illumine les dons divins qui l’emportent sur nos misères. Bref, la foi englobe tout et elle pousse l’homme à avoir confiance en l’autre et en lui-même.

 

La foi n’est donc pas une forme d’inconscience. La foi n’est pas un rêve pour poète. La foi est réaliste mais elle voit plus loin que l’échec. Elle voit les immenses capacités que nos prudences négligent. Elle connaît les possibles rebonds, les résiliences ouvertes. Elle n’enferme jamais l’homme dans son impasse mais elle éclaire toujours l’issue nouvelle. Elle est source d’enthousiasme pour ce qui paraît impossible à l’homme. Ce qui impossible pour l’homme sans Dieu est possible pour Dieu dans l’homme.

 

Foi et raison. Les deux ailes de l’esprit se combinent pour nous aider à vivre en grand sans vivre au-dessus de ses moyens.

 

Pour vivre haut sans avoir le vertige.


Pour vivre loin sans avoir la nostalgie.

 

Apprenons à regarder l’homme, le mariage, avec le regard de la raison et celui de la foi. Ne marchons pas dans ce monde comme si Dieu n’existait pas, comme si nous n’avions pas la foi. La foi nous a ouvert les yeux. Gardons-les ouverts.

 

mgr Ravel diocèse aux armées

 

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