Publié le 20 Février 2015

Désolé, ce sont les désavantages d'overblog, la galère.

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Rédigé par philippe

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Publié le 20 Février 2015

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Le récit de la tentation de Jésus au désert prend place au début du Carême pour de nombreuses raisons.

 

On ne peut les considérer toutes ici, mais la plus évidente réside dans l’exemple du jeûne de quarante jours pratiqué par Jésus. Si nous jeûnons pendant les quarante jours du Carême, nous avons, pour nous soutenir dans notre effort, l’exemple du Seigneur lui-même.

 

Et nous savons aussi que l’effort est nécessaire, car l’Évangile nous révèle qu’il y a un ennemi qui cherche à entraver notre effort : Jésus étant tiraillé par la faim, le diable essaya de lui faire rompre son jeûne. Les devantures de pâtisseries et les publicités alléchantes nous tentent, mais nous persévérons chacun dans l’effort que nous nous sommes fixé au début de ce Carême.

 

Si Jésus avait suivi l’avis du diable de cesser son jeûne, nous manquerions de son exemple pour persévérer. Le Seigneur nous demande donc de persévérer. Mais après tout, pourquoi persévérer dans la privation ? Pourquoi ne pas faire comme tout le monde ? « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons », comme dit saint Paul.


L’Évangile nous apporte encore et toujours la réponse.

 

Il y est écrit qu’après le départ infructueux du diable, « des anges s’approchèrent de Jésus et le servaient ». Cela signifie deux choses.

 

Premièrement : la persévérance éloigne de nous le tentateur. C’est logique : s’il ne trouve pas en nous de complicité, alors le diable se retire. Notre constance devant ses tentations l’éloigne de nous. Il est évident que lorsque nous faisons des efforts pour corriger notre vie, nous devenons plus résistants aux assauts de l’ennemi. Nous nous renforçons, et lui s’affaiblit. Nous nous rapprochons de Dieu, et nous nous éloignons du diable. Si donc nous voulons être libérés de son esclavage, persévérons dans l’effort : mieux vaut être un disciple libre de Jésus qu’un esclave entre les mains du diable.


Ceci est le fruit négatif de la persévérance, lié à l’effort : on se donne de la peine, et petit à petit le diable s’éloigne de nous ; la voix des tentations se fait de plus en plus lointaine. Mais si le diable s’éloigne, ce n’est pas pour que nous nous retrouvions seuls devant notre triste sort.

 

L’Évangile nous dit que, après que le diable eût quitté Jésus, « des anges s’approchèrent de lui et le servaient ». Si Jésus n’avait pas persévéré dans le jeûne, les anges n’auraient pas eu besoin de le consoler de leur présence, car il se serait consolé de son pain. Il en est de même pour nous : si nous voulons jouir des consolations spirituelles, nous devons persévérer dans la pénitence. Sans cela, nous ne les goûterons jamais.

 

Écoutez ce que dit saint Benoît à celui qui s’engage dans la vie monastique : « Nous voulons, dit-il,  fonder une école où l'on serve le Seigneur. Dans cette institution, nous espérons ne rien établir de rude ni de pesant. Si, toutefois, il s'y rencontrait quelque chose d'un peu rigoureux (…) pour corriger nos vices et sauvegarder la charité, garde-toi bien, sous l'effet d'une crainte subite, de quitter la voie du salut dont les débuts sont toujours difficiles. Car, à mesure que l'on progresse dans la voie religieuse et dans la foi, le cœur se dilate, et l'on court dans la voie des commandements de Dieu, avec la douceur ineffable de l'amour » (Prologue).


Commençons et poursuivons avec persévérance nos efforts de Carême. Résistons à la tentation de lâcher pied en considérant l’exemple du Seigneur.

 

Ne nous laissons pas entraîner par nos désirs, car ce sont des liens qui nous enchaînent et nous rendent esclaves.

 

Nous ferons alors l’expérience de la vraie liberté intérieure. Alors nous parcourrons ce Carême avec un cœur dilaté. Il ne sera pas pesant, car nous attendrons Pâques dans la joie d’un désir spirituel qui comblera nos cœurs.

 


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Rédigé par un moine osb

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Publié le 20 Février 2015

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La Foi est comme une montagne, nous partons de tout en bas et grimpons, grimpons pour arriver tout en haut... Chaque jour, chaque semaine, chaque mois et année sont des étapes de notre escalade, chaque pas plus haut que le précédent nous révèle une vue, une vie, qui n'est que plus belle, notre amour pour son Créateur grandit alors encore et encore, se raffermit à chacun de ces pas, et nous devons nous accrocher pour grimper encore plus haut, nous accrocher à Lui, ne pas se détourner, éviter les pistes dangereuses, et continuer jusqu'au bout, jusqu'au sommet, jusqu'à Lui.

 

On te surnommait le « Jésus promo »

 

« j'ai souvent cette frustration de me coucher avec le sentiment de ne pas avoir fait assez dans la journée...pas assez appris, lu, servi, aimé..! ».

 

 

Dans un monde où les valeurs, les convictions et les âmes se perdent, Charles faisait partie de ceux qui savaient où aller, où se diriger, et en quoi croire.

 

Charles m’a transmis deux choses qui sont, de nos jours, incomprises, délaissées et oubliées: la liberté et l’amour. Charles m’a permis de retrouver la liberté, pas la liberté de pouvoir faire ce que l’on veut, mais la liberté qui nous permet de se détacher des choses qui n’ont pas tant d’importance que ça.

 

Pierre cherchait vraiment à mettre Jésus à la première place et à vivre en cohérence avec sa foi de catholique.

 

Lors de nos nombreuses discussions, nous avions une fois parlé du fait que "nous sommes tous appelés à devenir Saint"…Je lui avais demandé ce que cela signifiait pour lui, le sens qu'il mettait derrière! Voici ce qu'il m'avait répondu:


« C’est faire la volonté de Dieu, comprendre que nous sommes fait pour Aimer et donc mener notre vie dans ce sens-là. Concrètement, c’est faire le bien autour de nous, c’est témoigner de la joie, de la joie d’être chrétien !

 


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Rédigé par philippe

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Publié le 19 Février 2015

Rédigé par philippe

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Publié le 19 Février 2015

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Je vous le dis en vérité : dans Israël, chez personne je n'ai trouvé une si grande foi.

 

 

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 19 Février 2015

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Près de 1.500 chrétiens, dont certains venus d’Europe, combattent désormais au sein du Conseil militaire syriaque, allié des forces kurdes et de l’Armée syrienne libre. Leur objectif: combattre la dictature et l’islamisme radical, mais aussi défendre une Syrie multiconfessionnelle, multiethnique et démocratique.

 

 

Yohanna Gabriel est l’un des quelques 1.500 combattants chrétiens au sein du Conseil militaire syriaque (CMS), fondé en janvier 2013. Âgé de 26 ans, ce jeune ingénieur, diplômé de l’Université d’Alep, a rejoint les rangs de la milice à ses balbutiements. Aujourd’hui, il dirige une unité de jeunes combattants, âgés pour la plupart de 18 à 25 ans. «Avant même l’offensive de l’Etat islamique (EI) en juin dernier à Mossoul et la récente déferlante islamique, nous pressentions le danger d’une militarisation de la Révolution syrienne. Le port d’armes s’est imposé à nous», dit-il.

 

Fin 2012, seize mois après la création de l’Armée syrienne libre (ASL), il était parmi les quelques dizaines de chrétiens réunis à Qamishli, la plus grande ville de la province de Hassaké, pour réfléchir à une structure militaire. «Nous étions 150 combattants au début. […] Notre objectif était de nous défendre par nous-mêmes, sans être sous l’aile de telle ou telle partie. Nous avons vu ce qui s’est passé en Irak pour nos frères chrétiens. Les Kurdes et les Arabes étaient pourtant là et armés […]», affirme le jeune combattant.

 

 

En quelques mois, plusieurs centaines de jeunes combattants rallient les rangs de la milice naissante, mais leurs efforts se heurtent à l’absence d’appui financier et militaire. «Nous ne disposons d’aucun soutien occidental ou arabe. La capacité militaire de l’EI est supérieure à la nôtre. Ils possèdent des chars, une artillerie plus lourde et comptent sur les tribus arabes qui leur ont prêté allégeance pour mieux maîtriser le terrain», souligne-t-il.

 

Dernière libération en date: celle du village de Tell Hirmiz, une localité chrétienne qui longe la rivière de Khabour, où habitait une importante population assyrienne. «Nous avons réussi à prendre en otage onze jihadistes durant cet assaut», précise Yohanna.

 

 

Autre fait atypique propre à cette résistance: la présence de combattants étrangers, venus entre autres, de Belgique, de Suisse, d’Allemagne et de Suède, où réside une importante diaspora syriaque, estimée à plus d’un demi-million de personnes. «Toutes les composantes ethniques ou religieuses en Syrie ont fait appel ou ont été rejointes par des combattants étrangers, qu’il s’agisse des Kurdes, épaulés par les peshmergas, des islamistes sunnites, soutenus par des jihadistes venus du monde entier, ou encore des chiites, dont les effectifs ont été renfloués par des combattants iraniens, irakiens et libanais. Pourquoi ne ferions-nous pas pareil?», s’interroge, sous le couvert de l’anonymat, un responsable syriaque.

 

Nous sommes les plus vieux habitants de cette région. L’identité syro-assyrienne dépasse le simple fait d’être chrétien. Nous avons notre langue, notre culture et nos traditions. Lorsque nous parlons des Kurdes, nous parlons d’une nation, d’une histoire, etc. Pourtant, ils sont musulmans. Nous, c’est pareil.»

 

 

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.. sympas tout ce petit monde, ça change.. ! 

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Rédigé par philippe

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Publié le 18 Février 2015

 

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terriblement d'actualités ! quand on n'arrive plus à respecter les règles de la stricte justice.dans ces milieux où tout est permis! . , etc... 

 

 

Dans un tel monde, il s'agit avant tout de restaurer la nature, il s'agit de refaire des hommes.

 

 

L'amour le plus haut se reconnaîtra à ce signe qu'il saura sauver la réalité la plus humble. Je pourrai douter, jusqu'à preuve expresse du contraire, du caractère surnaturel de la vocation de telle juene fille qui se croit appelée à la contemplation infuse ou de tel intellectuel qui brûle de servir Dieu par la parole ou par la plume (je ne dis pas que de telles vocations n'existent pas à l'état pur, je dis qu'il en est beaucoup de frelatées), mais si je vois l'amour de Dieu refaire un bon paysan ou un bon père de famille, je ne douterai plus de l'authenticité de cet amour.

 

Si la grâce ne se met pas au service de la nature, demain la nature dévastée n'offira plus à la semence divine qu'un désert - ou un égout.

 

L'homme a trop longtemps gaspillé sa nature en des jeux divins; il est temps de lui apprendre que le divin passe nécessairement par l'humain; il n'est que temps - car la marge entre la folie et la mort devient chaque jour plus étroite - de rééduquer cette pauvre nature à qui je ne sais quelle danse inhumaine, non plus devant l'arche du Seigneur, mais devant le miroir de Narcisse, a fait perdre l'usage de ses articulations ontologiques. Et cela dans l'intérêt même du surnaturel, car si la grâce édifie (quel signe de mort que ce mot splendide soit devenu ridicule!) , c'est toujours la nature qui fournit les fondements.

 

   C'est l'amour le plus haut qu'il faut répandre sur les hommes, c'est l'absolu, c'est le ciel - mais un ciel qui commence à la terre, aux plus pauvres racines humaines. Et non pas un ciel qui se suffirait à lui-même derrière les nuages et les rêves!

 

 

Si nous voulons sauver le ciel-réalité, il faut que nous rendions à l'homme sa santé charnelle et terrestre.

 

Par respect pour l'ange qui dort, sauvons l'animal et l'homme!

 

Reçue dans un climat intérieur malsain (j'excepte quelques réalitions merveilleuses qui, par leur caractère exceptionnel, nous enseignent le respect de la règle), que devient l'image du ciel, sinon une chimère ou un poison de plus?

 

Ne souffrons-nous pas d'assez de mots sans caution vivante, d'assez de rêves exsangues et de superstructures sans fondement?

 

Certes, nous aimons les choses d'en bas pour elles-mêmes, mais nous aimons surtout en elles le socle et le pilier des choses d'en haut; le commencement du ciel!

 

Sur ces courtes et pauvres réalités repose le Dieu dont chaque homme porte en lui la tremblante esquisse. Elles ne sont pas tout, ces pauvres choses, mais elles supportent tout, elles commencent tout.

 

que peut-il entrevoir, par exemple, de la réalité suprême, cet homme en série qui a perdu le goût de toutes les réalités humaines, cet homme tari et gâté par tout son climat terrestre, depuis la façon de s'alimenter jusqu'aux institutions politiques?

 

Notre réalisme, notre matérialisme si l'on veut, a pour mot d'ordre:

 

Au nom du ciel, sauvons la terre!

 

gustave Thibon.

 


 

 

 


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Rédigé par philippe

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Publié le 18 Février 2015

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MERCREDI DES CENDRES

Homélie du Très Révérend Père Dom Jean PATEAU

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault


(Fontgombault, le 18 février 2015)

 



Memento, homo, quia pulvis es, et in pulverem reverteris.


Souviens-toi homme, que tu es poussière

et que tu retourneras en poussière. (cf Gen 3,19)


Chers Frères et Sœurs, Mes très chers Fils,


Ces que le prêtre a prononcées, en faisant sur notre front le signe de la croix, semblent à première vue des paroles de mort. Que vaut l'homme s'il n'est que poussière, et que poussière sera le résidu de sa vie ? « A quoi sert d'amasser des trésors sur la terre, où la rouille et les vers rongent, et où  les voleurs percent les murs et dérobent ? » (cf Mt 6,19-20)


Pourtant, face au refus de croire au caractère vain de la vie, jaillit, au plus profond du cœur, une question :


Qui donc pourrait donner à la poussière que je suis, un corps ? Qui pourra donner à mes ossements, qui seront un jour desséchés, une nouvelle vie ?

 


Le geste de l'imposition des cendres contient la réponse : la Croix de Jésus. La Miséricorde de Dieu qui, à travers la Croix, se penche vers ma misère et me pardonne. Pour cela la Croix doit être le sommet de nos vies. Le Christ doit en être le centre.


« Celui qui méditera jour et nuit la Loi du Seigneur portera son fruit en son temps » (Verset de Communion, Ps 1,2). La Loi de Jésus, c'est de l'imiter.


Imiter le Christ qui prie, en faisant notre prière plus pieuse et plus assidue, en méditant fréquemment l'Évangile.


Imiter le Christ qui jeûne, par des renoncements volontaires à la nourriture ou à d'autres biens. Sans mettre en péril notre vie, ces privations sont l'occasion de se souvenir que la nourriture et les biens de la terre sont des dons de Dieu. Ils ont été créés pour sustenter l'homme, non pour que celui-ci s'y soumette. De plus, le jeûne rapproche de tous ceux qui, de par le monde, sont privés de nourriture par pauvreté, parce qu'on la leur refuse, ou simplement parce qu'il n'y en a pas.


L'aumône est souvent comprise comme un don fait à des pauvres ou à des organismes caritatifs. Est-ce suffisant? Souvent il est moins coûteux de faire un don d'argent qu'un don de charité, qu'un don de son cœur.

 

L'aumône d'un sourire, d'une bonne parole, l'aumône du pardon, ne sont pas à négliger : « Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage, afin de ne pas faire voir aux hommes que tu jeûnes. » (Mt 6,17)

 


Remettons-nous donc, en ces saint jours, à l'école de Jésus, en essayant de le connaître davantage. Montons à Jérusalem afin de mourir au monde et au mal, pour ressusciter avec lui.


Confions à Marie notre chemin quadragésimal. Puissions-nous demeurer près d'elle jusqu'au Calvaire.

 


Amen.

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Rédigé par dom Jean Pateau

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Publié le 18 Février 2015

 

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Mgr Marian Eleganti, évêque auxiliaire de Coire

 

 

(Photo: Jacques Berset)

 

 

l’abbé Wendelin Bucheli a agi “de manière péremptoire et profondément déloyale”, estime Mgr Marian Eleganti. Dans une interview à kath.ch, l’évêque auxiliaire de Coire se range entièrement derrière son supérieur Mgr Vitus Huonder. Il précise en outre qu’il abordera la question lors de la prochaine séance de la Conférence des évêques suisses (CES) au début du mois de mars.

 

 

Pour l’évêque auxiliaire, les agents pastoraux qui ne respectent pas ces directives agissent de manière péremptoire et profondément déloyale. Ils agissent contre l’enseignement de l’Eglise et contre leur évêque à qui ils ont promis l’obéissance et de qui ils reçoivent leur mission. Dans une entreprise privée ou dans l’administration publique, personne ne tolérerait une telle attitude, note-t-il.

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 18 Février 2015

    

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Mais ce n'est pas en vain que nous sommes descendus jusque là. Tout recul dans le néant ouvre une chance de sauter plus loin en Dieu.

 

   L'effondrement de tous les cadres naturels (vitaux, moraux, sociaux) appelle une effusion plus profonde de la Grâce. L'enfer envahit la terre, la zone habitable de la nature se resserre: nous n'avons plus le choix qu'entre Dieu et la mort.

 

   Il faudra bientôt que toute santé, toute harmonies naturelles reposent sur la charité - ou que l'univers se désagrège.

 

   Un seul exemple: jadis un homme déshérité par le destin puisait dans une sorte d'euphorie vitale et de sens social instinctif l'acceptation spontanée de sa condition. Le destin t'a fait lézard gris, dit un vieux payssan du Mistral: bois ton rayon de soleil et rend grâces au ciel.

 

   Aujourd'hui, pour une infinité d'hommes, l'hypertrophie du moi, la desséchante atomisation des individus ne rendent cette acceptation possible que dans la pure ligne surnaturelle .

 

   Il faut mettre Dieu tout entier dans la balance pour pencher du côté du bien! Et ceci partout: la révolte, l'anarchie, la mécanisation, la sclérose; - tous ces facteurs d'agonie qui constituent ce que Spengler appelait l'hiver de l' humanité ne sont qu'un moyen divin en vue de réduire au minimum l'excentricité de l'ordre terrestre à l'égard de l'amour crucifié, en vue d'amener la nature à son point de saturation surnaturelle.

 

   Plus d'issues par en bas: l'enfant prodigue mendie vainement la basse santé, la plénitude animale des pourceaux gorgés de gousses!

 

   Le retour au Père - la déroute intégrale du vieil orgueil et de la vieille ingratitude - a pris l'urgence et la brutalité d'une nécessité charnelle. Demain, il ne sera possible de faire un pas en avant, un effort positif sur cette terre qu'avec tout le ciel dans le coeur.

 

   Un nouvel héroïsme se lève sur ces ruines.

 

 

   Partout la décadence des instincts, des moeurs, des institutions - de tout ce milieu dont la fonction naturelle est d'aider l'individu à agir sainement - rend de plus en plus ardu l'accomplissement des plus humbles devoirs humains.

 

   Ce qui jadis se faisait spontanément, presque fatalement sous l'heureuse influence du climat biologique et social (par exemple le respect de la hiérarchie sociale, la fécondité dans le mariage, etc..) représente aujourd'hui une victoire sur ce climat.

 

   L'héroïsme, jadis lié à des circonstances exceptionnelles, trouve place dans le monde des actions communes: il descend du surhumain dans l'humain, il cesse d'être un luxe pour devenir une nécessité.

 

   Le temps approche - et il est déjà venu pour certains - où une vie normale, une vie "d'honnête homme" demandera des efforts de héros.

 

   Suprême don de la vie à travers la mort que cette obligation d'être un héros pour exister seulement, pour rester fidèle à une banale ligne de vie que nos ancêtres suivaient comme ils respiraient ! -

 

   Ce que tu perds aujourd'hui comme homme, demain tu le retrouveras comme Dieu... Advesperascit.

 

La politique, l'économie, la morale actuelles tissent le crépuscule de la nature humaine.

 

  Comment rester homme dans ce milieu inhumain, si ce n'est en devenant Dieu? Tout ce qui est refuge, nid, sein maternel ici-bas s'évanouit. Un ouragan balaie les attaches mélodieuses qui reliaient l'homme à la nature, à la race, à la patrie.

 

   La carie est au coeur du monde. Nos asiles naturels s'effacent: les " Mères" sont mortes.

 

   Nous n'aurons bientôt plus le choix qu'entre l'artificiel et le divin. Il faudra bien alors que toutes nos espérances se rencontrent sur le Calvaire: toute vie sera blottie au pied de la Croix.

 

Dieu n'est Dieu que quand il est seul. L'humanité sans patrie et sans baisers qui se lève l'approchera comme l'amour des siècles trop riches n'a pu même l'espérer. Voici naître les temps de la grande pauvreté et de la pure richesse: plus profond, plus généreux que jamais, le Misereor super turbam desserre les lèvres divines.

 

Au bout de la route et du jour, Cybèle et Rhée ne berceront plus notre lassitude.

 

Nous avons tué les Mères dans nos coeurs, nous sommes trop impurs pour le baiser de la nature.

 

Les Mères sont mortes: Dieu seul sera Mère !


 

 

gustave Thibon

 

 


 


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Rédigé par philippe

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