Publié le 21 Mars 2015

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"Ceux qui franchissent les portes de la maison monastique
sont souvent contaminés par l'esprit d'individualisme,
d'égocentrisme, de quête du plaisir qui corrompent la
société humaine. Au sein du monastère, ils trouvent un Père
et des frères. Par l'humble écoute du prochain, par une
obéissance généreuse, par la pratique de l'amour mutuel, ils
se reconstruisent et travaillent à leur place à reconstruire le
monde.
"

 

homélie en Anglais

La famille, l'enfant, la personne âgée, le couple tout est
remis en question. Il faut les rendre jetables, interchangeables... couper le cordon ombilical qui assure la transmission de la vie et de l'amour, couper le cordon qui lie l'enfant à sa famille, l'homme à sa femme, le vieillard à ses enfants, l'enfant à sa mère... Le monde, promoteur des droits de l'homme, devient un monde de silence, de solitude et de mort, un monde dévasté.

Le monastère, lieu de silence, demeure un lieu d'écoute.

dom Pateau osb . +

homélie du Très Révérend Père abbé de Fontgombault .

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Rédigé par dom Pateau osb .

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Publié le 21 Mars 2015

 

 

 

 

Pope Benedict XVI

à tous les moines, moniales, oblats, oblates, et les Benoît ;  Demain dernier sermon de carême merci au Père Abbé d'une abbaye soeur de Fontgombault d'avoir permis à nos lecteurs et lectrices de saintes méditations pour ces dimanches.

Je vous souhaite un bon et saint temps de la Passion, priez bien saint benoît pour votre serviteur.

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Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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Publié le 20 Mars 2015

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O bon Père Benoît, chef et Patriarche des moines, espérance et consolation de tous ceux qui recourent à vous de tout leur coeur, je me recommande humblement à votre très sainte protection. Daignez, en raison de l'excellence de vos mérites, me défendre contre tous les ennemis de mon âme et m'accorder dans l'abondance de votre tendresse, la grâce de la componction et le don des larmes, afin que je puisse pleurer comme il convient et abondamment tant de fautes et d'offenses dont je me suis souvent rendu coupable depuis ma jeunesse contre l'aimable et désirable Seigneur Jésus-Christ, et afin que je mérite de vous louer et de vous honorer dignement.

O olivier, ô vigne d'une extraordinaire fécondité dans la maison de Dieu. O vase d'or massif, orné de toutes sortes de pierres précieuses, choisi par Dieu et très agréable à son coeur, enrichi d'innombrables dons de la grâce comme d'autant de diamants étincelants. Je vous prie, je vous supplie, je vous conjure de toute l'ardeur de mon coeur et par tous les désirs de mon âme, Père très bienveillant et doux Maître, de daigner vous souvenir devant Dieu du pauvre pécheur que je suis, pour que, dans sa bonté&, il me pardonne tous mes péchés, me maintienne dans le bien et ne permette pas que quelque malheur m'éloigne jamais de lui. Puisse-t-il, au contraire, m'admettre après vous, ô Père, dans la société des Bienheureux et m'accorder la joie de le contempler; là je goûterai le bonheur éternel avec vous et avec l'immense armée de moines placée sous votre étendard. Daigne m'accorder cette grâce notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ, qui, avec le Père et le Saint-Esprit, vit et règne dans les sicècles des siècles.

 

Amen.

 

 

Dans les périls dans les angoisses, dans les incertitudes, pense à Marie, invoque Marie. Que son nom ne s'éloigne pas de ta bouche, ne s'éloigne pas de ton cœur... En la suivant, tu ne te perds pas, en la priant tu ne désespères pas, en pensant à elle tu ne te trompes pas. Si elle te retient tu ne tombes pas; si elle te protège, tu ne crains rien; si elle te guide, tu ne te fatigues pas, si elle te concède sa faveur, tu parviens à tes fins".

Benoît XVI

 

 

Dans la vie des moines, toutefois, la prière a une importance particulière: elle est le centre de leur tâche professionnelle. Ceux-ci, en effet, exercent la profession d'orant.
A l'époque des Pères de l'Eglise, la vie monastique était définie comme une vie à la manière des anges. Et la caractéristique essentielle des anges que l'on voyait en eux était d'être des adorateurs. Leur vie est adoration. Cela devrait valoir également pour les moines. Ceux-ci prient avant tout non pas pour telle ou telle autre chose, mais simplement parce que Dieu mérite d'être adoré. "Confitemini Domino, quoniam bonus! - Rendez grâce au Seigneur car il est bon, car éternel est son amour!" exhortent divers Psaumes (par ex. Ps 106, 1). Une telle prière sans objectif spécifique, qui se veut un pur service divin est donc appelée à juste titre "officium". C'est le "service" par excellence, le "service sacré" des moines. Il est offert au Dieu trinitaire qui, par dessus toute chose, est digne "de recevoir l'honneur, la gloire et la puissance" (Ap 4, 11), parce qu'il a créé le monde de manière merveilleuse et de manière plus merveilleuse encore il l'a renouvelé.

Dans le même temps, l'officium des personnes consacrées est également un service sacré aux hommes et un témoignage pour eux. Chaque homme porte dans l'intimité de son cœur, consciemment ou de manière inconsciente, la nostalgie d'une satisfaction définitive, du bonheur suprême, et donc au fond de Dieu. Un monastère, où la communauté se réunit plusieurs fois par jour pour louer Dieu, témoigne que ce désir humain originel ne finit pas dans le néant: le Dieu Créateur ne nous a pas placés, nous les hommes, dans des ténèbres effroyables où, procédant à tâtons, nous devrions désespérément chercher un sens ultime et fondamental (cf. Ac 17, 27); Dieu ne nous a pas abandonnés dans un désert de néant, privé de sens, où, en définitive, nous attend seulement la mort. Non! Dieu a éclairé nos ténèbres avec sa lumière, par l'œuvre de son Fils Jésus Christ. En Lui, Dieu est entré dans notre monde avec toute sa "plénitude" (cf. Col 1, 19), en Lui, toute vérité, dont nous avons la nostalgie, a son origine et son sommet.

Notre lumière, notre vérité, notre but, notre satisfaction, notre vie - tout cela n'est pas une doctrine religieuse, mais une Personne: Jésus Christ.

Bien au-delà de nos capacités de chercher et de désirer Dieu, nous sommes déjà auparavant cherchés et désirés, et plus encore, trouvés et rachetés par Lui! Le regard des hommes de tous les temps et de tous les peuples, de toutes les philosophies, les religions et les cultures, rencontre en fin de compte les yeux grands ouverts du Fils de Dieu crucifié et ressuscité; son cœur ouvert est la plénitude de l'amour. Les yeux du Christ sont le regard de Dieu qui aime. L'image du Crucifié au-dessus de l'autel, dont l'original romain se trouve dans la Cathédrale de Sarzana, montre que ce regard se tourne vers chaque homme. Le Seigneur en effet, regarde dans le cœur de chacun de nous.

Le cœur du monachisme est l'adoration - une vie à la manière des anges. Mais les moines étant des hommes de chair et de sang sur cette terre, saint Benoît, à l'impératif central de l'"ora", en ajoute un second: le "labora". Selon la conception de saint Benoît comme celle de saint Bernard, une partie de la vie monastique, en plus de la prière, est aussi le travail, la culture de la terre conformément à la volonté du Créateur. Ainsi, au fil de tous les siècles, les moines, à partir de leur regard tourné vers Dieu, ont rendu la terre vivable et belle. La sauvegarde et l'assainissement de la création venaient précisément de leur regard tourné vers Dieu. A travers le rythme de l'ora et labora, la communauté des personnes consacrées rend témoignage de ce Dieu qui en Jésus Christ nous regarde, et l'homme et le monde, sous Son regard, deviennent bons.

Non seulement les moines disent l'officium, mais l'Eglise a tiré de la tradition monastique pour tous les religieux, ainsi que pour les prêtres et les diacres, la récitation du Bréviaire. Il est bon ici aussi que les religieuses et les religieux, les prêtres et les diacres - et naturellement aussi les Evêques - dans la prière quotidienne "officielle", se présentent devant Dieu avec des hymnes et des psaumes, avec des actions de grâce et des requêtes sans objectifs spécifiques.

Chers confrères dans le ministère sacerdotal et diaconal, chers frères et sœurs dans la vie consacrée! Je sais qu'il faut de la discipline, et même parfois un dépassement de soi-même pour réciter fidèlement le Bréviaire; mais à travers cet officium, nous recevons dans le même temps de nombreuses richesses: combien de fois, lorsque nous le récitons, la fatigue et l'abattement s'évanouissent! Et lorsque Dieu est loué et adoré avec fidélité, sa Bénédiction ne fait pas défaut. A juste titre, on dit en Autriche: "Tout dépend de la Bénédiction de Dieu!".

Votre service prioritaire pour ce monde doit donc être votre prière et la célébration de l'Office divin. La disposition intérieure de chaque prêtre, de chaque personne consacrée doit être de "ne rien placer avant l'Office divin". La beauté d'une telle disposition intérieure s'exprimera à travers la beauté de la liturgie au point que là où, ensemble, nous chantons, nous louons, nous exaltons et nous adorons Dieu, un fragment du ciel devient présent sur terre. Il n'est vraiment pas téméraire de voir, dans une liturgie entièrement centrée sur Dieu, dans les rites et dans les chants, une image de l'éternité. Autrement, comment nos ancêtres auraient-ils pu, il y a des centaines d'années, construire un édifice sacré aussi solennel que celui-ci? L'architecture elle-même attire ici déjà vers le haut nos sens en direction de "ce que l'œil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, ce qui n'est pas monté au cœur de l'homme, tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l'aiment" (Cf. 1 Co 2, 9).


Dans toute forme d'engagement au service de la liturgie, un critère déterminant doit être le regard toujours tourné vers Dieu.

 

Nous sommes devant Dieu - Il nous parle, et nous Lui parlons. Lorsque, dans les réflexions sur la liturgie, on se demande seulement comment la rendre attirante, intéressante et belle, la partie est déjà perdue.

Ou bien elle est opus Dei avec Dieu comme sujet spécifique ou elle n'est pas. Dans ce contexte, je vous demande: célébrez la sainte liturgie en ayant le regard tourné vers Dieu dans la communion des Saints, de l'Eglise vivante de tous les lieux et de tous les temps afin qu'elle devienne l'expression de la beauté et de la sublimité de ce Dieu ami des hommes!

L'âme de la prière, enfin, est l'Esprit Saint. Chaque fois que nous prions, en vérité, c'est toujours Lui qui "vient au secours de notre faiblesse, en intercédant lui-même en des gémissements ineffables" (cf. Rm 8, 26)

. En ayant confiance dans cette parole de l'Apôtre Paul je vous assure, chers frères et sœurs, que la prière suscitera en vous cet effet que l'on exprimait jadis en appelant les prêtres et les personnes consacrées simplement des "Geistliche" (c'est-à-dire des personnes spirituelles). Monseigneur Sailer, l'Evêque de Ratisbonne dit un jour que les prêtres devaient être avant tout des personnes spirituelles. Je serais heureux que l'expression "Geistliche" retrouve un usage pus fréquent. Mais il est surtout important que se réalise en nous la réalité que décrit ce terme: que dans la sequela du Seigneur, en vertu de la force de l'Esprit, nous devenions des personnes "spirituelles".


L'Autriche est, comme on le dit, véritablement "Klosterreich" (*): au double sens de royaume des monastères et riche de monastères. Vos très anciennes abbayes, dont l'origine et les traditions remontent à plusieurs siècles, sont des lieux de la "préférence donnée à Dieu". Chers confrères, vous rendez tout à fait évidente cette priorité donnée à Dieu! Comme une oasis spirituelle, un monastère indique au monde d'aujourd'hui la chose la plus importante, et c'est même en fin de compte la seule chose décisive: il existe une ultime raison pour laquelle il vaut la peine de vivre, qui est Dieu et son amour impénétrable.

Et je vous demande, chers fidèles, de considérer vos abbayes et vos monastères toujours pour ce qu'ils sont et ce qu'ils veulent être: pas seulement des lieux de culture et de tradition, voire de simple entreprises économiques. Structure, organisation et économie sont nécessaires dans l'Eglise également, mais ce ne sont pas des choses essentielles. Un monastère est surtout ceci: un lieu de force spirituelle. En arrivant dans l'un de vos monastères ici en Autriche, on a la même impression que lorsque, après une longue marche dans les Alpes qui a coûté beaucoup d'effort, on trouve finalement un ruisseau d'eau de source où se rafraîchir... Profitez donc de ces sources de la proximité de Dieu dans votre pays, ayez de l'estime pour les communautés religieuses, les monastères et les abbayes et recourez au service spirituel que les personnes consacrées sont prêtes à vous offrir!

Ma visite, enfin, s'adresse à l'Académie désormais pontificale qui fête le 205 anniversaire de sa fondation et qui, dans son nouveau statut, a reçu de l'Abbé le nom supplémentaire de l'actuel Successeur de Pierre. Pour autant que soit importante l'intégration de la discipline théologique dans l'universitas du savoir à travers les facultés de théologie catholiques dans les universités d'Etat, il est toutefois tout aussi important qu'il y ait des lieux d'études aussi spécifiques que le vôtre, où est possible un lien profond entre la théologie scientifique et la spiritualité vécue.

 

Dieu, en effet, n'est jamais simplement l'Objet de la théologie, il en est toujours dans le même temps également le Sujet vivant. La théologie chrétienne, du reste, n'est jamais un discours uniquement humain sur Dieu, mais elle est toujours dans le même temps le Logos et la logique à travers lesquels Dieu se révèle. C'est pourquoi l'intellectualité scientifique et la dévotion vécue sont deux éléments de l'étude qui, dans une complémentarité indispensable, dépendent l'une de l'autre.

Le père de l'Ordre cistercien, saint Bernard, a lutté en son temps contre la séparation entre une rationalité qui objective et le courant de la spiritualité ecclésiale. Notre situation actuelle, bien que différente, présente toutefois aussi de remarquables similitudes. Dans le souci d'obtenir la reconnaissance de rigueur scientifique au sens moderne, la théologie peut perdre le souffle de la foi. Mais comme une liturgie qui oublie de regarder vers Dieu vit, en tant que telle, ses derniers moments, de même, une théologie qui ne respire plus dans l'espace de la foi, cesse d'être théologie; elle finit par se réduire à une série de disciplines plus ou moins reliées entre elles. Là où l'on pratique en revanche une "théologie à genoux", comme le demandait Hans Urs von Balthasar, elle sera féconde pour l'Eglise en Autriche et même au-delà.

Cette fécondité apparaît dans le soutien et dans la formation aux personnes qui portent en elles un appel spirituel. Pour qu'aujourd'hui, un appel au sacerdoce et à l'état religieux puisse être conservé fidèlement tout au long de la vie, il faut une formation qui intègre la foi et la raison, le cœur et l'esprit, la vie et la pensée. Une vie à la suite du Christ nécessite l'implication de toute la personnalité. Lorsque l'on néglige la dimension intellectuelle, naît trop facilement une forme de pieux sentiment d'amour qui vit presque exclusivement d'émotions et d'états d'âme qui ne peuvent pas durer toute la vie. Et lorsque l'on néglige la dimension spirituelle, on crée un rationalisme raréfié, qui sur la base de la froideur et du détachement, ne peut jamais déboucher sur un don enthousiaste de soi à Dieu. On ne peut pas fonder une vie à la suite du Christ sur une telle vision unilatérale; avec les demi-mesures on resterait personnellement insatisfait et, par conséquent, peut-être aussi spirituellement stérile. Tout appel à la vie religieuse ou au sacerdoce est un trésor si précieux que les responsables doivent faire tout leur possible pour trouver les chemins de formation adaptés afin de promouvoir ensemble fides et ratio - la foi et la raison, le cœur et l'esprit.

Saint Léopold d'Autriche - nous venons de l'entendre - sur le conseil de son fils, le Bienheureux Evêque Otton de Freising, qui fut mon prédécesseur sur le siège épiscopal de Freising (à Freising on célèbre aujourd'hui sa fête) fonda en 1133 votre abbaye, en lui donnant le nom de "Unsere Liebe Frau zum Heiligen Kreuz" - Notre Dame de la Sainte Croix. Ce monastère n'est pas dédié à la Vierge uniquement par tradition - comme tous les monastères cisterciens -, mais ici brûle le feu marial de saint Bernard de Clairvaux. Bernard qui entra au monastère avec 30 compagnons, est une sorte de Patron des vocations spirituelles. Peut-être avait-il un ascendant si enthousiasmant et si encourageant sur les nombreux jeunes de son époque appelés par Dieu, parce qu'il était animé par une dévotion mariale particulière. Là où est Marie, on trouve l'image primordiale du don total et de la sequela du Christ. Là où est Marie, on trouve le souffle pentecostal de l'Esprit Saint, on trouve l'élan et le renouveau authentique.

Depuis ce lieu marial sur la Via Sacra, je souhaite à tous les lieux spirituels en Autriche fécondité et capacité de rayonnement. Ici, je voudrais avant mon départ, comme déjà à Mariazell, demander encore une fois à la Mère de Dieu d'intercéder pour toute l'Autriche. Avec les paroles de saint Bernard, j'invite chacun à se faire avec confiance "enfant" devant Marie, comme l'a fait le Fils de Dieu lui-même. Saint Bernard dit et nous disons avec lui: "Regarde l'étoile, invoque Marie...

 

Dans les périls dans les angoisses, dans les incertitudes, pense à Marie, invoque Marie. Que son nom ne s'éloigne pas de ta bouche, ne s'éloigne pas de ton cœur... En la suivant, tu ne te perds pas, en la priant tu ne désespères pas, en pensant à elle tu ne te trompes pas. Si elle te retient tu ne tombes pas; si elle te protège, tu ne crains rien; si elle te guide, tu ne te fatigues pas, si elle te concède sa faveur, tu parviens à tes fins".

 

Benoit XVI et moi

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Mars 2015

Fauve des Loups de Saint-Benoît

 

pour ne pas quitter la Belgique, après les lions , voici les loups de St Benoît . skype emoticons smile

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Mars 2015

Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Mars 2015

Vendredi de carême pour les lions Of Rojava

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Mars 2015

c'était beau. A Lyon on n'a pas pu voir il y a eu un court circuit avec la pleine lune. alalala mais à Nice c'était très beau fait toujours semper beau à Nice . skype emoticons smile

et voilà fini !

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quant aux grandes marrées. !  en direct .. ! skype emoticons smile

et voilà fini !

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Rédigé par Philippe

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Publié le 19 Mars 2015

 

 

Nos prières sont avec vous, frères et soeurs - où sont l'Europe et les USA politiques gouvernements???!!!

Craintes sur la vie des 200 Assyriens détenus par l'ISIS sur la 200 assyrien civils sont encore détenues par l'ISIS, après avoir été enlevés dans 11 villages de Tal Tamir campagne le 23 février, a signalé Observatoire syrien pour les droit de l'homme.

 

thank you very much ad sum ; mes copains ça  enfin on n'était pas trop seul ce soir.  merci les lions   skype emoticons smile

le petit placide toujours présent pour les bonnes causes,  sûrement que vous suivez ce blogue, ça c'est clair ne serait-ce que pour vérifier ce que je publie; allez je vous place sous la protection du saint patriarche des moines. Nous n'avons pas eu de sermon pour la st Joseph, mais celui-là il est très fort .  merci beaucoup.

ph.

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 19 Mars 2015

 

Concerts – Entrée libre
 

Vendredi 27 mars


o   20H à l’Académie – entrée libre : concert vocal de musique sacrée sur le thème « Rome, 1580 : une Semaine Sainte au Vatican ». Vous écouterez notamment des œuvres de Victoria, Palestrina, Allegri, Lotti et d’autres compositeurs de la Renaissance italienne et espagnole. Vous entendrez notamment 2 œuvres majeures : le « Miserere » d’Allegri et le « Crucifixus » de Lotti à 8 voix.
 
Samedi 28 mars


o   16H à l’Académie – entrée libre : concert de musique instrumentale sur le thème « Les musiques de films ».
 
Dimanche 29 mars


o   10H30 en l’église St Géry à Valenciennes (1H20 au nord de Liesse) : Messe chantée par les académiciens, suivie d’un apéritif avec récital de musique
 
o   16H30 à la Cathédrale de Laon – entrée libre : concert vocal de musique sacrée sur le thème « Rome, 1580 : une Semaine Sainte au Vatican ». Vous écouterez notamment des œuvres de Victoria, Palestrina, Allegri, Lotti et d’autres compositeurs de la Renaissance italienne et espagnole. Vous entendrez notamment 2 œuvres majeures : le « Miserere » d’Allegri et le « Crucifixus » de Lotti à 8 voix.
 
o   18H à la Cathédrale de Laon – entrée libre : Vêpres chantées

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 19 Mars 2015

Le patriarche de Moscou Cyrille a célébré les funérailles de l’écrivain Valentin Raspoutine

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Le patriarche de Moscou Cyrille a célébré les funérailles de l’écrivain Valentin Raspoutine

 

 

 

Le 18 mars 2015, en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, le patriarche Cyrille a célébré les funérailles de l’écrivain Valentin Raspoutine, qui est décédé le 14 mars. Le cercueil avec le corps de l’écrivain a été placé la veille en la cathédrale du Christ Sauveur. Parmi ceux qui sont venu faire leurs adieux au célèbre écrivain se trouvait le président Poutine. Avant l’office des funérailles, le patriarche Cyrille a prononcé une allocution dédiée à la mémoire de Valentin Raspoutine. Le patriarche était assisté par le métropolite de Belgorod et Starooskolsk Jean, président du Département synodal missionnaire, de l’évêque de Solnetchnogorsk  Serge, dirigeant du secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou, de l’archiprêtre Michel Riaziantsev, recteur de la cathédrale du Christ Sauveur, de l’archimandrite Tikhon (Chevnoukov), secrétaire responsable du Conseil patriarcal pour la culture ; de l’archiprêtre Vsevolod Tchapline, président du Département synodal pour les relations entre l’Église et la société, ainsi que plusieurs clercs de Moscou.

 

selon l’expression d’Alexandre Soljenitsyne, s’est mis à écrire « comme si le réalisme socialiste était inexistant ».
 

 

 

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Originaire de Sibérie orientale, Valentin Raspoutine consacre tous ses récits au destin de la campagne russe. L'Argent pour Maria (1967) dépeint le glissement des valeurs villageoises communautaires vers l'individualisme (personne ne donnera à Kouzma l'argent dont il a besoin pour sauver sa femme). Le monde paysan vit ses derniers jours, telle Anna, simple paysanne héroïne du Dernier Sursis (1970). Mes leçons de français (1973) rendent un dernier hommage à la bonté de ces gens simples, à travers la figure d'une institutrice, tandis que Vis et souviens-toi (1974) met en scène une femme incapable de survivre à la faute de son mari, déserteur : tous deux sont rejetés par la communauté. Le titre de l'Adieu à Matiora (1976) est emblématique : ce village englouti par les eaux, au nom du progrès, symbolise la fin de l'univers patriarcal – rupture trop brutale qui trouve en quelque sorte son châtiment dans l'Incendie (1985). À partir des années 1980, Raspoutine publie surtout des essais et des nouvelles. [Dictionnaire mondial des littératures, Larousse]

 

Contre cette vision purement “sociétaire” qui ne reconnaît aucune présence ni récurrence potentielle aux moments forts du passé, qui ignore délibérément toute “saveur diachronique”, Raspoutine et les ruralistes défendent le statut mythique de la nation, revalorisent la pensée archétypique, réhabilitent l’unité substantielle avec les générations passées.

 

Contre l’idéologie dominante, qui veut nous arracher nos histoires pour nous rendre dociles, l’œuvre de Raspoutine, sa simplicité poignante et didactique, son universalité et sa russéité indissociables, sont des armes redoutables. À nous de nous en servir, à nous de diffuser son message. Qui est aussi le nôtre.

Robert Steuckers,

 

Les femmes avaient de tout temps joué un grand rôle en Russie, sans doute plus grand que les hommes. Certes, les hommes allaient à la guerre pour défendre la Patrie, travaillaient aux champs, dans les forges et faisaient le gros des travaux domestiques. Mais c’étaient les femmes qui s’occupaient des enfants et étaient gardiennes du foyer. Même quand notre foi était persécutée, elle a finalement survécu grâce aux femmes. Elles conservaient la pureté de la langue et la parlaient mieux que les hommes. Quand je le dis, je pense surtout à ma grand-mère et au vieilles femmes de mon village que j’écoutais avec une véritable délectation! C’était une source de langue russe authentique et une mine de sagesse. Les femmes avaient sans doute la possibilité de réfléchir davantage à la vie et avaient une âme plus généreuse et plus pure.

Valentin Raspoutine

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Rédigé par Philippe

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