Publié le 19 Mai 2018

 

 

   Nous connaissons tous des personnes d'oeuvres, d'ailleurs bien intentionnées, des prêtres même , qui hésitent à parler à leurs dirigés des vérités les plus élevées de notre sainte religion; sous divers prétextes, ils se taisent sur les grands mystères de la vie divine en elle-même et dans les âmes pour s'en tenir à un certain nombre de vérités de niveau moyen et surtout à des exhortations morales.

   Que penser de cette conduite ?

   Nous croyons qu'ils se trompent et qu'ils produiraient des fruits plus abondants et bien plus précieux s'ils faisaient confiance à la vérité et aux âmes.

   Jésus lui-même a résumé d'un mot son ministère :" Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. " Dans sa suprême prière sacerdotale après la Cène, Il s'est ainsi exprimé :" Père saint, ceux que vous m'avez donnés, sanctifiez-les dans la vérité.

   L'oeuvre de la sanctification des âmes prend son départ, appuie son développement et se consomme dans la vérité.

   Pourquoi tant de baptisés perdent-ils la foi ? On peut l'expliquer par plusieurs motifs: l'un des principaux, c'est qu'on a cherché le plus souvent qu'à leur donner une piété de sentiment sans base intellectuelle. " Parce qu'il n'a pas la science, mon peuple est traîné en exil, le séjour des morts élargit son gouffre et ouvre sa bouche sans mesure . "  Isa., V 13

   Aux débuts de la vie spirituelle, l'homme a besoin d'une grande force pour se dégager, non seulement de la tyrannie des passions, mais même de la captivité de ses raisonnements humains. Quelle est cette force ? La vérité pleine. " La vérité vous délivrera" .  Une vérité amoindrie est inefficace. Un christianisme naturalisé est un christianisme qu'on a vidé de sa force de vie. On croit être habile et prudent en n'offrant aux âmes que des parcelles d'une vérité tamisée, accommodée aux goûts du monde: on leur enlève la force qui les aurait soutenues et enhardies. C'est l'une des habiletés les plus meurtrières du monde de faire croire que la vérité peut-être dangereuse et qu'il faut l'accommoder . Plongeons les âmes dans la vérité pleine, dans la connaissance des grands mystères chrétiens, en particulier de notre être surnaturel et de la divine Trinité. Les âmes en ont besoin, car, dit Thomassin, " la lumière est moins amie de l'oeil que la vérité ne l'est de l'âme." Il y a dans l'homme des besoins , les plus profonds, que seule la vérité peut satisfaire; il y a des énergies, les plus puissantes, que seule la vérité peut mettre en branle.

   Parmi les âmes pieuses, sincèrement bonnes et désireuses de mieux faire, combien demeurent médiocres par la faute de leurs guides qui se contentent  de les exhorter sans les éclairer, ou du moins sans leur donner la doctrine substantielle dont elles ont faim. " Les enfants de Dieu demandent du pain et personne ne leur  en donne .( Thren , IV, 4) gémit le  Prophète. Le cardinal Pie disait à ses prêtres :" Tant d'âmes qui ne demandent qu'à grandir et à se dilater languissent et se dessèchent faute de rencontrer le pain solide de la doctrine .  N"est-il pas temps de quitter ces nourritures qui ne nourrissent pas ? "

   Si l'on veut que les âmes s'ouvrent à la grande piété et tirent tout le parti possible de leur foi, il faut cesser de leur donner un enseignement amoindri. " La théologie est le meilleur aliment de la dévotion et le meilleur aliment de l'amour divin; c'est elle qui l'enflamme plus promptement, qui le fait brûler plus longtemps et qui le fait rayonner plus ardemment au dehors.... Dans un coeur simple et aimant la théologie brûle comme un feu sacré ' (Faber, le Précieux sang.)

    La bienheureuse Angèle de Foligno disait aussi :" Connaissance de Dieu ! ô joie des joies ! Seigneur, c'est elle qui précède. L'amour vient après, l'amour transformateur. Qui connaît dans la vérité, celui--là aime dans le feu."

RP Bernardot op +   

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 19 Mai 2018

   L'apôtre , s'il cherche à sanctifier les hommes, doit donc avant tout chercher à les éclairer, à faire connaître Dieu autant que lui-même s'est révélé.

  Les Pères de l'Eglise n'hésitaient pas à prêcher à tous leurs fidèles toute la vérité chrétienne. Qu'on lise, par exemple, les homélies adressées par saint Augustin, non pas à une élite de moines ou de religieuses cloîtrées mais au peuple d'Hippone, on verra qu'il n'hésitait pas à leur prêcher les mystères les plus profonds et particulièrement les merveilles de la grâce en nous.  " Nous ne sommes pas comme la plupart disait saint Paul: nous ne frelatons pas la parole de Dieu. Mais c'est dans sa pureté, telle qu'elle nous vient de Dieu, que nous la prêchons en Jésus-Christ .

   C'est qu'il avait l'ambition de faire des chrétiens " enracinés et fondés dans la charité, capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur, la profondeur et la hauteur de l'amour du Christ, remplis de toute la plénitude de Dieu ." (Eph. III,18)

   Aujourd'hui d'où vient que pour tant de chrétiens notre sainte religion, alors qu'elle est esprit et vie, se réduit à des pratiques routinières et à un froid symbolisme dont ils ne pénètrent point la signification ? N'ayant jamais compris la vie mystique de l'Eglise, ils en viennent à ne pas comprendre même la simple vie chrétienne.

   Ils se trompent donc ceux qui croient devoir réserver la prédication des vérités élevées à une élite et à des circonstances exceptionnelles. Sans le vouloir , ils tarissent dans l'Eglise la plus abondante source de la sainteté, car la vérité est le principe de toutes les extases et de tous les transports de l'amour. Ils oublient que la foi, base de la vie surnaturelle, est d'abord spéculative, que des sept dons du Saint-Esprit quatre perfectionnent l'intelligence et que le baptême a déposé dans toute âme chrétienne ce qu'on a justement nommé le sens de Dieu , rayonnement du don de sagesse et d'intelligence, qui rend les plus simples et les enfants eux-mêmes capables de saisir et de goûter les vérités les plus sublimes.

   La mission de l'apôtre, du prêtre est de développer ce sens de Dieu en lui donnant sa nourriture : de la vérité, beaucoup de vérité. Cela revient d'ailleurs à faire entrer ces âmes le plus profondément possible dans le mystère du Christ, à leur donner Jésus autant qu'elles sont capables de Le recevoir, car il a dit de Lui-même :" Je suis la Vérité. "

 

Donner la vérité, c'est donner Jésus.

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 19 Mai 2018

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Publié le 17 Mai 2018

il n'a pas annoncé le sien Ilia sur facebook !  !!!

L’Église de Géorgie a organisé 400 mariages et une procession à Tbilissi en réponse à la journée LGBT.

L'Église orthodoxe affirme avec force que le mariage est l'union sacramentelle entre un homme et une femme, que tout autre type de "mariage" est un péché, et que toute relation sexuelle en dehors des liens sacramentels du mariage est une faute.

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Publié le 17 Mai 2018

Voyant son père inconscient, un garçonnet de 5 ans d’un village de l’Orne a composé le 17 pour guider les secours, dans la soirée du dimanche 13 mai à Glos-la-Ferrière, près de L’Aigle. Un contre-la-montre téléphonique de 40 minutes avec le central des appels de la gendarmerie à Alençon. Et avec un happy end pour le père de famille et son héroïque petit garçon.

« Bonsoir, je crois que mon papa est mort… » Dimanche à 22 h 45, quand il voit son père allongé sur son lit, « inconscient » et « en train de faire de la mousse par la bouche », le jeune Quentin ne panique pas. Le garçonnet de 5 ans qui habite le village ornais de Glos-la-Ferrière - près de L’Aigle - compose le 17. À l’autre bout du fil, le gendarme Romuald Arrivé, un des opérateurs du centre des opérations et de recherches (CORG) de la gendarmerie de l’Orne.

ouest france

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Mai 2018

 

Le cardinal colombien Darío Castrillón Hoyos, secrétaire général et président du Conseil épiscopal latino-américain (Celam), est décédé jeudi à Rome à l'âge de 88 ans, selon des sources ecclésiastiques.

"La Conférence épiscopale de Colombie rapporte que Son Éminence le Cardinal Darío Castrillón Hoyos est décédé le jeudi 17 mai à Rome. Le Collège épiscopal colombien s'unit dans la prière pour le repos éternel de son frère", a déclaré l'organisation sur Twitter.

"Que le Christ ressuscité accueille dans le royaume éternel celui qu'il a généreusement servi en tant que Pasteur du Peuple de Dieu", a ajouté le président de l'épiscopat colombien, Monseigneur Óscar Urbina Ortega, dans une déclaration.

Castrillón, né le 4 juillet 1929 à Medellín, a commencé ses études au Séminaire d'Antioquia et les a poursuivies à l'Université Pontificale Grégorienne de Rome, où il a obtenu son doctorat en droit canonique avec spécialisation en sociologie religieuse, économie politique et économie éthique.

Il a été ordonné prêtre le 26 octobre 1952 à Rome et le 18 juillet 1971, il a été consacré évêque de Pereira, une ville du centre de la Colombie.

Le 21 décembre 1992, il a été nommé archevêque et le pape Jean-Paul II l'a élevé à la dignité de cardinal le 21 février 1998.

Le prélat a également été secrétaire général du Celam de 1983 à 1987, et son président de 1987 à 1991, ainsi que l'évêque de Bucaramanga (Colombie) et envoyé spécial du Pape pour la signature de l'accord de paix entre le Pérou et l'Équateur pour résoudre leur différend frontalier, qui s'est tenu à Brasilia, le 26 octobre 1998.

Il a également été l'envoyé spécial du Pape pour la célébration du XIIe centenaire de la construction du Dôme d'Aix-la-Chapelle (Allemagne) en 2002, président de la Commission pontificale "Ecclesia Dei" et préfet de la Congrégation pour le Clergé.

Castrillón Hoyos a été l'un des trois cardinaux colombiens qui ont participé au conclave de 2005 qui a élu Joseph Ratzinger comme Pape Benoît XVI, qui a accepté sa retraite le 8 juillet 2009.

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Mai 2018

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Publié le 17 Mai 2018

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Publié le 17 Mai 2018

   Jésus-Christ, Fils de Dieu, homme-Dieu, médiateur entre les hommes , est le Sauveur. Il est le Sauveur unique; il n'y a pas de salut qu'en lui seul, non est in alio aliquo salus  (Act, IV,12)

   Nous, nous sommes les sauvés.

   Il s'agit de bien saisir , en toute son étendue, cette vérité essentielle: Il est le Sauveur, nous sommes les sauvés.  Cette vérité est trop souvent diminuée: on veut faire croire à l'homme qu'il se sauve lui-même. Non, il est sauvé purement et simplement.

   Ce qu'il faut dire, c'est que le Sauveur ne nous sauve pas sans nous, si nous sommes en âge de croire, d'espérer , d'aimer. Il sauve les petits enfants sans eux; il sauve les adultes en leur donnant de coopérer à leur salut. Mais enfin c'est lui qui les sauve, aussi gratuitement qu'il sauve les petits enfants. C'est à tous que l'Apôtre parle quand il dit :" Vous avez été sauvés par la grâce moyennant la foi; et cela n'est pas de vous, c'est le don de Dieu: cela ne vient pas de nos oeuvres (antérieures) à la foi), pour que nul ne se glorifie. Nous sommes l'ouvrage de Dieu, étant créés dans le Christ Jésus (pour accomplir) les oeuvres bonnes, que Dieu a préparées pour que nous y passions notre vie" (Eph. II,8,17)

   Ainsi, c'est bien Dieu qui sauve par sa grâce, en excitant la foi dans nos coeurs: le salut ne vient pas de nous, c'est un don de Dieu; nos oeuvres antérieures n'y entrant pour rien, il n'y a pas lieu de se glorifier en quoi que ce soit : quant aux oeuvres postérieures à la réception de la grâce, c'est Dieu dont nous sommes l'ouvrage, la créature en Jésus-Christ, qui les opère en nous; c'est lui qui les a préparées, pour que nous les fassions.

   La grâce prévient la volonté qu'elle excite, sans que celle-ci ait rien pu faire pour la mériter; elle nous a créés en Jésus-Christ, et cette oeuvre de création s'étend aussi aux bonnes oeuvres que nous produisons, en sorte que celles-ci sont les dons de Dieu, tout en étant pour nous, qui les produisons librement de réels mérites. En définitive, nous n'avons  rien en quoi nous puissions nous glorifier. Tout vient de Dieu: en couronnant nos mérites, il couronne, dit saint Augustin, ses propres dons.

   Il y a certainement un grand mystère en cette oeuvre de notre salut. Dieu nous en laisse le mérite, mais il s'en réserve expressément toute la gloire. Il ne récompenses nos bonnes oeuvres qu'autant que nous les rapportons à l'opération de sa grâce en nous. Elles sont nôtres, mais de manière qu'elles sont siennes et tellement siennes que toute la gloire lui en revient.

   La première grâce, celle qui met en branle la volonté inerte vient de Dieu, sans rien de notre part; la dernière grâce, celle de la persévérance finale, vient également de lui , sans que nous puissions la mériter. Dieu tient donc dans sa main toute la série des grâces qui nous sauvent , puisque la première et la dernière ne peuvent être méritées. Il est vrai que nous sommes appelés à coopérer librement sous l'impulsion de la grâce; et remarquons ce point très important: notre fidélité à y coopérer jusqu'au bout, soit qu'elles nous conservent dans la pureté, soit qu'elles aient à nous relever de nos chutes, est un don de Dieu, puisque c'est un effet de la grâce essentiellement gratuite de la persévérance finale.

   Saint Bernard a parfaitement résumé l'oeuvre entière de la grâce en nous, quand il a dit :" Elle excite le libre arbitre , en y semant une bonne pensée; elle le guérit, en transformant ses affections; elle le fortifie, pour l'amener à l'acte; elle le garde en empêchant ses défaillances".

   Tout est là: empêcher les défaillances du libre arbitre, faire que la volonté de l'homme reste inséparablement unie à celle de Dieu.

   Or, c'est la grande grâce que nous demandons à Dieu, quand nous lui disons humblement: Et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ou encore, avec le prêtre à la sainte messe: Faites que j'obéisse toujours à vos commandements, et ne permettez pas que je sois jamais séparé de vous.

   Prions ainsi et nous serons fidèles jusqu'à la mort, mais par la grâce , non par nous mêmes, en dehors d'elle.

   C'est ainsi que Jésus est pour nous, toujours et en tout, le Sauveur. Notre salut se fait peu à peu, et il faut que sans cesse il mette sa divine main à la parfaire. Il ne nous abandonnera pas; mais demandons-lui de faire que nous ne l'abandonnions pas.

   Oui, Jésus est le Sauveur. Plus une âme marche dans les sentiers de la vie spirituelle, plus elle reconnait avec évidence qu'il est le Sauveur; plus elle s'attache à lui avec l'étreinte de l'homme qui se sent perdu, si Jésus à tout instant ne le sauve pas contre ses propres défaillances; plus elle confesse qu'elle n'attend rien de ses propres mérites, de ses bonnes oeuvres mêlées de tant d'imperfections inquiétantes, mais qu'elle attend tout de la pure miséricorde du Sauveur.

   " Je n'ai fait aucune oeuvre qui ne me donne à craindre, disait en mourant saint Jean de la Croix" : que dirons - nous pauvres pécheurs, quand un géant de sainteté parle ainsi ?

   dom Maréchaux osb +

  

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Publié le 17 Mai 2018

 

 

 

Kakampouras-Alexopoulos, 15 ans

 

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