Publié le 3 Septembre 2018

 

 

 

  

 

     Dieu se communique à un peuple. Il lui est en quelque sorte extérieur et transcendant, mais il lui est aussi immanent. Dieu habite au milieu de son peuple. Il l'enseigne et l'éduque, petit à petit, progressivement, comme on enseigne et éduque les hommes. Il lui parle non pas une langue abstraite, angélique ou divine , mais la langue même du peuple auquel il s'adresse, par le truchement des patriarches et des prophètes d'abord, et puis de tous ceux qui dans tous les temps ont  reçu le charisme de prédication.

   Il ne se contente pas d'ailleurs d'enseigner par des paroles, mais aussi par des gestes, par des évènements révélateurs, par des hommes de lettres qui mettent par écrit le message inspiré, par la " nuée " de ses témoins, par toute l'histoire de son peuple, de ses fautes, de ses repentirs, de ses actes collectifs. Tout un peuple est mêlé à cette révélation, et tout un peuple d'évènements aussi , toute une histoire, politique, économique, militaire.. Il n' y a pas deux mondes, un monde de la révélation et un monde profane , c'est en ce monde-ci que celle-ci s'est faite, et  les  annales de l'humanité comportent aussi une histoire humano-divine où Dieu instruisait et formait directement ses enfants.

   Ce peuple saint n'a point disparu, il continue à tenir école de Vérité au milieu du monde et Dieu continue à l'assister à l'éduquer. Ce " peuple de Dieu " c'est l'Eglise, c'est nous.

  Pour entendre la Parole de Dieu, il nous faut donc écouter l'Eglise. C'est elle qui a reçu le dépôt de la foi, c'est elle le peuple directement enseigné qui est doué d'infaillibilité. Nous avons la vraie foi, lorsque nous pensons ce que pense l'Eglise.

   ....

Lorsqu'un peuple en guerre est confiant en son chef et en ses armes, il possède une grande espérance: l'espérance de la victoire finale. Notre chef à nous, c'est le Christ et nous savons déjà qu'il a vaincu le monde . Militant sous son étendard, forts de sa divine force, nous sommes assurés de participer un jour à son triomphe.  Tous ensemble nous attendons le grand jour où les ennemis du peuple de Dieu et de son chef seront définitivement vaincus. Alors il y aura un ciel nouveau et une terre nouvelle et dans la Cité sainte il n'y aura plus besoin du soleil ni de la lune , pour qu'ils l'éclairent, car la gloire de Dieu (l'illuminera )  et son flambeau (sera) l'Agneau .

   Dans cette perspective il n'y a pas de salut strictement individuel pour un chrétien . Tous ensemble nous participons à ce grand mouvement d'espérance qui soulève irrésistiblement le peuple de Dieu ici-bas . Comme notre foi, notre espérance est populaire . Et sans doute, l'une et l'autre sont personnelles - comme toutes vertus : elles sont les fruits de la grâce qui est en nous.

   Mais comment croirions-nous comment espérerions-nous, si nous n'habitions la maison de Dieu qui est l'Eglise, école de Vérité, armée rangée en bataille sous l'étendard du Christ?

 

 

rp Henry . op +

il y a tellement de fous et d'anti pape ,  aujourd'hui .. !

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 2 Septembre 2018

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Publié le 2 Septembre 2018

 

congratulations ! bravo .

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Publié le 1 Septembre 2018

 

   " Il y a dans le monde et en ce moment même de grandes souffrances qui pourraient devenir purificatrices, et qui ne sont trop souvent qu'accablantes ou exaspérantes pour certaines âmes, qui ne s'ouvrent pas à la lumière qui leur viendrait du crucifix et du tabernacle, si elles priaient véritablement et persévéraient dans cette prière.

   Il y a des peines envoyées par la Providence non seulement aux individus, mais aux groupes d'hommes, pour les amener à se mieux connaître, à constater leurs limites, à voir leurs propres défauts pour les corriger, à aspirer plus haut, et à recourir pour atteindre ce but supérieur , à un secours plus élevé. Nous croyons parfois qu'il y a un conflit de devoirs , là où il y a des obligations subordonnées, dont les passions humaines opposées entre elles faussent la formule . Mais pour voir cette subordination , il faut, dans la prière et l'amour de Dieu et du prochain, purifier son coeur, faire taire l'orgueil, écouter le Sauveur , être indulgent aux autres comme nous avons besoin qu'on le soit pour nous, et alors une sainte illumination du don d'intelligence nous fera saisir quel est dans ce cas en apparence fort complexe et difficile, le vrai sens de nos obligations, le véritable chemin de la fin dernière ou du salut, celui où se subordonnent toute vérité et toute justice humaine à " l'unique nécessaire " que nous devons chercher par- dessus tout.

 

   Alors le calme se fait, le chrétien se rappelle que, s'il a une famille, s'il a une patrie terrestre à aimer et à défendre, il est aussi membre d'une immense famille spirituelle, fondée par le Christ, membre de l'Eglise , corps mystique du Sauveur, de cette Eglise, qui lutte ici-bas contre l'esprit de mensonge et d'iniquité, de cette Eglise qui souffre au purgatoire et qui est associée au ciel, la vraie Patrie, à la vie intime de Dieu, à sa connaissance infaillible, souverainement lumineuse du Vrai total et infini, à son amour immuable du Bien sans mélange et à son éternelle béatitude qu'aucun désordre ne peut troubler ni amoindrir.

   Sous la conduite du bon Pasteur, qui nous incorpore à Lui, nous assimile à Lui en nous vivifiant, marchons vers cette Patrie, qui est la sienne, et qui est déjà la nôtre, puisque la vie de la grâce est la vie éternelle commencée.

rp Garrigou Lagrange.

  

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