Publié le 23 Octobre 2018

Rédigé par Philippe

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Publié le 23 Octobre 2018

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Publié le 21 Octobre 2018

  

 

   Nul chrétien ne s'expose sans raison à une mort prématurée, fût-ce pour aller voir Dieu . Il sait bien que c'est la volonté de Dieu que nous cherchions  tous à vivre en santé et en force, pour le servir et faire notre tâche temporelle, alors même qu'il veut, lui,  - d'une volonté à nous encore inconnue, mais acceptée avec amour, quelle qu'elle soit, - nous retirer de cette terre et nous rappeler à lui .

   Mais chez les vrais chrétiens, chez eux seuls, peuvent se rencontrer et s'unir toute la volonté de vivre requise pour lutter avec succès contre le mal physique et se défendre de la mort, et, en même temps, la paix et la douceur d'un abandon total à la volonté de Celui que les vrais chrétiens savent plus père, plus mère et plus époux qu'eux-mêmes.

   Cette doctrine explique pourquoi on trouve chez les saints, non pas seulement l'acceptation, mais, parallèlement au désir de la souffrance, le désir positif de la mort. Ces désirs grandissent ensemble, à mesure que l'âme grandit elle-même et connaît mieux Celui en la lumière de qui la mort l'introduira, à mesure qu'elle prend davantage conscience, dans l'oraison, de la beauté de la vie éternelle, des misères de cette vie mortelle dans un monde de péché. Le désir de mourir, à force de s'intensifier, atteint parfois une impétuosité, une force merveilleuse, capable de donner effectivement la mort, sans exclure jamais d'ailleurs la volonté de vivre, de souffrir et de travailler pour Dieu, tant que Dieu voudra, jusqu'au jour du jugement dernier s'il le fallait. Aux plus hauts sommets de la vie spirituelle ce désir ardent s'apaise, sans perdre rien de son ardeur. Les saints qui l'ont expérimenté peuvent seuls nous faire pressentir ce que devient la mort dans le mystère chrétien , profondément vécu, dans les flammes vives de l'amour de Jésus-Christ.

   Les saints aspirent à la mort comme à la délivrance et à l'aurore de la vie. Il leur importe peu que, durant des siècles et jusqu'à la fin du monde, leur âme vive sans leur corps, puisque, capable de Dieu, elle sera avec Dieu , le verra face à face et l'aimera d'un amour sans retour. C'est cette vie en Dieu qui compte pour eux et qui est désirable. Et la vie d'ici-bas, dans les obscurités de la foi, leur semble un exil, un lointain pèlerinage où l'âme souffre la nostalgie de la Patrie.  Rester en cette vie, toujours capable de péché et de perdre Dieu, ayant, dans son corps même , le principe des concupiscences et des passions qui conduisent au péché, voilà ce qui, pour un saint, est une vraie mort, tandis que la mort à cette vie misérable n'est pour lui que l'entrée dans la vie véritable.

   Au regard de cette gloire, ni les douleurs qui précèdent la mort, ni la mort elle-même, ni ses suites, ne comptent plus. Qui se refuse au mystère total du Christ cherchera toujours en vain le dernier pourquoi de la mort.

   Notre foi donne tout apaisement , sinon à l'homme animal, du moins à l'homme spirituel. Le salut en Jésus-Christ est trop beau, trop proche, la bonté de Dieu qui l'offre trop généreuse, les moyens de le réaliser trop efficaces, la grâce trop puissante, les canaux où elle circule dans l'Eglise trop abondants pour que ne soit pas souverainement juste l'alternative: se sauver à la mort, par la grâce de Jésus-Christ, ou sombrer, par refus obstiné de cette grâce, de la première mort temporelle, dans la seconde mort éternelle.

  Nul n'a le droit de se plaindre de la nécessité de mourir et de choisir irrévocablement son éternité avant de mourir.

 

RP LAVAUD OP =

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Publié le 21 Octobre 2018

Une vie de moniale, c’est quoi ?

À quoi ressemble une vie de moniale ? « Elle ressemble beaucoup à celle des frères. On se couche plus tard et on se lève plus tard », explique Sœur Cécile Pons qui nous reçoit derrière une grille.

Non loin de l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes, où vivent les frères, se dresse l’abbaye Sainte-Cécile, fondée en 1866 par dom Guéranger et mère Cécile Bruyère.

Ces bénédictines (suivant les règles de Saint-Benoit) sont une trentaine à vivre dans ces lieux, âgées de 21 à 94 ans. « On vient de tous les horizons et milieux sociaux. »

« On ne chante que pour le Seigneur »

Ces femmes, qui ont fait don de leur personne, vivent entourée d’une clôture stricte. Elles ne sortent que rarement, pour voter par exemple ou pour des formations.

La prière chantée rythme leur quotidien, mais contrairement aux frères, elles n’enregistrent pas de disques ! « On ne chante que pour le Seigneur », glisse la sœur.

Le domaine comprend un parc de 14 hectares. Elles sont aidées par trois ouvriers pour son entretien. « Nous élevons des bœufs en manger la viande et la moitié est revendue. »

Elles puisent leur nourriture dans le potager et le verger. Même la confection de leurs vêtements est réalisée sur place… Et sur mesure !

9 ans pour s’engager

Comme pour les hommes, après le postulat, vient le noviciat où les « candidates » apprennent à s’intégrer à la communauté. Toutes n’iront pas jusqu’au bout, un engagement après un délai de 9 années. « C’est un temps de discernement », explique sœur Cécile Pons.

Je suis chargée de l’accompagnement spirituel. Elles me font part de leurs difficultés.

Des cours leur sont dispensés : liturgie, histoire monastique, catéchisme et initiation à la théologie.

Leur motivation ? « Chercher Dieu ». C’est lors d’une retraite à Solesmes, que cette sœur a entendu son appel. Sa communauté elle la considère comme « ma famille. »

Pas totalement coupées du monde

Cette vie cloîtrée « implique une certaine séparation » :

On se coupe idéalement de toute la superficialité du monde.

Malgré tout, elles ne refusent pas les technologies « dans la mesure où elles nous aident mais pas à des fins récréatives ».

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 21 Octobre 2018

 

 

 

 

 

L'Eglise de Potosi appelle les citoyens à ne pas tomber dans les rituels du satanisme et de la magie noire, car ce mois d'octobre est l'un des plus propices à ce type d'activités, qui peuvent affecter tant ceux qui le pratiquent que ceux qui les entourent.

Le porte-parole de l'archidiocèse de San Luis Potosi, Juan Jesus Priego Rivera, a dit que, malheureusement, il y a beaucoup de gens qui adorent la "Mort Sainte", surtout pendant ces jours, et a averti que s'impliquer dans des cérémonies de type "sombre" entre dans un monde qui est inconnu et a des conséquences négatives.

"Ce chemin mène à la mort éternelle, non seulement à la mort physique, mais à la mort devant Dieu, nous vous demandons de vous abstenir de tels rites qui peuvent causer de nombreux maux à eux et à ceux qui les entourent. Il y a ceux qui sont malheureusement passés au satanisme, qui adorent la Sainte Mort et ces mois-ci sont très propices à de tels rituels, j'espère qu'ils y pensent parce qu'au-delà de ce monde visible, il y a un monde invisible qu'ils n'ont aucune idée de ce qu'ils mettent en mouvement,"

"L'appel que nous avons lancé en d'autres occasions est de revenir à nos origines, je crois que nous avons des traditions très riches, en plus des enfants qui marchent seuls dans la rue et frappent aux portes est dangereux pour eux parce que vous ne savez pas qui est derrière la porte. Ce n'est pas bien qu'ils s'exposent à quelqu'un qui peut leur faire quelque chose, bien que ce qu'ils aiment, c'est le déguisement, nous pouvons faire d'autres choses qui ne mettent pas en danger la sécurité et l'intégrité des enfants,

ils se déguisent en saints !

 

 

 

 

¡Alexandro eligió a San Huberto!

 

 

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Publié le 20 Octobre 2018

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Publié le 20 Octobre 2018

«La musique a besoin d'une âme»

 

"Dans le monde de l'informatique moderne, la musique passe à l'électronique. Le piano ordinaire n'est plus intéressant pour la jeune génération. Mais qui défendra les vieilles traditions domestiques? Après tout, la musique n’a pas besoin d’une «figure», mais d’une âme. J'ai décidé qu'elle pouvait compter sur la mienne,
 
dit Maxim.
 

"Bonjour, Philippe !  je suis le papa de Maxim. Merci pour vos aimables paroles sur la musique de Maxim. Apparemment, vous êtes proche de tout ce qui est beau dans ce monde : la nature, l'art, l'âme ! Cet axe est bon et rare de nos jours ! Nous nous réunissons en novembre pour un concours de musique à Saint-Pétersbourg."

(y a pas on a jamais eu ça dans les milieux trads, comme quoi ! vive la musique , mes prières pour la famille !  ) a little sunshine in this crazy world!

 

 

bravo Maxime ! superbe .. y a des gens bien faut pas croire ! merci pour tant de  gentillesse. ph . I'm missing a signed photo !!!

 

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Publié le 20 Octobre 2018

 

 

 

"Aujourd'hui, si vous entendez sa voix,

n'endurcissez pas votre coeur. "

règle de st Benoît .

    Les saints qui ont eu quelque connaissance de l'état des âmes du purgatoire nous disent que peu à peu les souillures s'effacent et que les peines deviennent moins cruelles .  Il semble bien aussi qu'il s fait chez ces âmes une illumination grandissante.

   Comme nous l'avons dit, la première connaissance qui de toute nécessité, s'impose à toute âme séparée est la connaissance d'elle-même et de sa dépendance de Dieu; elle ne peut pas ne pas voir qu'elle est une créature faite par Dieu et faite pour Dieu; et cette vérité , elle ne la conclut pas comme nous, qui la déduisons d'autres vérités, elle la voit avec une évidence qui ne laisse aucune hésitation, aucune interruption de vision: le damné voit ceci comme l'âme juste qui n'est pas purifiée, comme l'âme déjà pure et mûre pour le ciel. Mais l'âme du purgatoire reçoit en même temps du Seigneur des lumières qui doivent opérer en elle son instruction et son épuration et qui doivent la disposer à recevoir la lumière de gloire.

   Elle est, avons-nous dit encore, très éclairée sur la sainteté et la justice de Dieu , et à cette connaissance s'ajoute une impression terrible, cette sainteté infinie pesant sur elle et l'écrasant. Les saints ont reçu des lumières et subi des impressions de cette sorte, et la description qu'ils en font nous donne un faible aperçu de ce qu'éprouvent les âmes du purgatoire.

   Cependant chez les saints il y a toujours un amour très intense, qui, même à leur insu, tempère les rigueurs de ces terribles tortures; au contraire, les âmes qui ont quitté la vie avec un amour faible souffrent, tout d'abord, sans adoucissement. Cette souffrance, quelque effroyable qu'elle soit, ne peut altérer leur résignation , puisque l'acte par lequel elles veulent Dieu comme leur fin dernière subsiste sans aucune interruption et ne laisse place à aucune disposition contraire; elles sont donc maintenant dans une conformité absolue à la volonté divine, elles gardent toujours l'essentiel de l'amour, mais cet amour, qui est un amour de volonté  froid, aride, est, croyons-nous au début de leur purification , sans aucune tendresse, sans aucune consolation.

   Voici comment sainte Marguerite-Marie décrit la révélation de la sainteté de Dieu. Notre-Seigneur lui dit un jour :" Je te veux être toute chose, mais je veux être aussi ton supplice. - Je connus poursuit la Sainte, l'effet de ces paroles.  Entre ses perfections divines, celle qui devait effectuer ses promesses, qui était sa sainteté d'amour et de justice, je confesse qu'il est difficile à une créature d'en exprimer les effets, n'ayant rien senti de si douloureux que cette sainteté de justice, qui s'imprime dans l'âme d'une manière si terrible qu'elle voudrait se précipiter dans toutes les peines imaginables et s'immoler à souffrir celles des damnés, plutôt que de paraître devant la sainteté de Dieu avec un seul péché.  L'âme ressemble à une huile bouillante, qui pénètre jusqu'à la moelle des os et rend le corps si insensible à toutes les autres douleurs qu'elles lui semblent plutôt un rafraichissement qu' une souffrance. Ce que je trouve de plus rigoureux, c'est la puissance de mon Souverain, lorsqu'il m'en favorise en cet état. Il donne des impressions de sa pureté (telles) qu'il est impossible à l'âme de se supporter, se voyant dans un état si abominable. Elle voudrait pouvoir fuir et se cacher, mais c'est en vain: ce Dieu plein d'amour prend plaisir à la voir en cet état; il lui fait trouver ce qu'elle fuit. Elle souffrirait mille morts à la vue de son indignité. Elle dit souvent avec saint Pierre :" Retirez-vous de moi, car je suis une pécheresse. Bien loin de désirer d'être délivrée de cet état souffrant, j'aurais voulu à chaque moment voir augmenter mes peines. " ...

   A ces lumières sur la sainteté divine, si effroyablement purifiantes, se joignent pour les âmes qui ont peu aimé et qui ont beaucoup péché, d'autres lumières non moins torturantes : la vue de tout ce qu'elles auraient dû gagner et qu'elles ont perdu par leur lâcheté, perte éternelle.  De l'éternité elles n'avaient eu pendant leur vie terrestre qu'une vue confuse: il leur fallait faire des raisonnements pour en acquérir une idée quelconque.

   L'âme séparée saisit cette vérité, non plus par des considérations , mais par intuition, donc avec une clarté de vision de beaucoup supérieure.

   Elle sait alors ce qu'elle n'avait peut-être jamais voulue considérer. Combien elle doit regretter d'avoir fait une pareille perte, qui sera éternelle !

   De même cette âme qui a voulu borner le don d'elle-même n'a jamais bien voulu comprendre l'excellence des biens éternels, des joies du ciel. Or cette valeur des biens célestes, des joies d'aimer Dieu , de le posséder, une lumière magnifique lui en fait concevoir la profondeur et le prix inestimable.  Et elle n'a voulu en gagner qu'une très petite partie. Il est impossible de comprendre la peine qu'elle en éprouve, car, redisons-le encore, les peines qu'est capable de ressentir un pur esprit n'ont aucune mesure commune avec celles que peut endurer l'âme qui anime une chair.

"nous avons trop erré loin du chemin de la vérité! "

   Le livre de la Sagesse dépeint en termes frappants la désillusion des pécheurs, quand, après leur mort, ils voient combien insensés ils ont été en méprisant les justes, en voulant la satisfaction de leur orgueil, en recherchant les biens de la terre .

  La lumière de la justice n'a pas brillé sur nous ... A quoi nous a servi l'orgueil et que nous a rapporté la richesse avec la jactance? " Certes, les âmes qui étaient en grâce avec Dieu n'ont pas d'aussi amères déceptions . Cependant celles qui ont gardé des affections déréglées, qui ont mollement combattu leurs défauts, éprouvent, au moment de leur jugement particulier, un immense désappointement.  Elles découvrent en elles des misères qu'elles méconnaissaient et qu'elles regrettent trop tard .

   " J'ai tenu à faire mes volontés, à suivre et même souvent imposer mes idées, et que de fois, trop confiante en moi-même, je me suis trompée ! J'ai tenu à l'estime des créatures; je vois aujourd'hui combien je la méritais peu, et combien c'est chose vaine. J'ai ambitionné les honneurs ; aujourd'hui je m'en vois bien indigne et que m'en reste-t-il? J'ai cherché la satisfaction de ma sensualité, j'ai trop aimé mon corps. Quelle folie !"

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Rédigé par Philippe

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Publié le 19 Octobre 2018

 

   L'âme séparée se connaît aussitôt, et directement par sa propre essence sans avoir besoin d'aucune idée, sans prononcer ce mot qu'elle disait si souvent: moi . Cette connaissance, cette vue d'elle-même, elle ne peut pas s'en détourner un seul instant. En se voyant elle connaît Dieu par l'image que lui présente de Dieu sa propre essence spirituelle et par la vue évidente qu'elle a d'être l'oeuvre de Dieu; il lui est aussi impossible de ne pas penser à Dieu qu'il nous est impossible d'entendre une parole sans penser à celui qui la profère. Donc ni la pensée d'elle-même, ni la pensée de Dieu ne peuvent la quitter un instant, soit qu'elle aille dans le purgatoire, dans l'enfer ou dans les limbes.

   Ce qu'elle voit aussi sans pouvoir un seul instant en détourner son intelligence ni sa volonté, c'est sa fin dernière.

  Que de fois sur la terre elle la perdait de vue, s'appliquant à des actes qui n'avaient aucun rapport avec cette fin dernière ! Sur la terre elle était poussée d'une façon indéterminée à rechercher le bien en général, et, cédant à cette impulsion, elle poursuivait librement soit des biens véritables, soit des biens apparents et trompeurs. Désormais, elle n'a plus cette impulsion générale et abstraite, elle tend au bien particulier, au bien concret qu'elle sait avec pleine évidence être son unique bien, et ce bien suprême, c'est Dieu. Elle voit , sans pouvoir l'oublier une seule minute, qu'elle est faite pour Dieu et qu'ayant accepté librement de lui obéir, elle ira à lui, elle s'unira à lui, elle jouira de lui.  Ce Dieu, elle l'aime d'un amour continuel, non pas par des actes successifs, mais par un acte unique , ininterrompu. Elle ressent en même temps un besoin de Dieu inextinguible; toutes les autres tendances ont disparu; celle-ci les a remplacées; elle est irrésistible, elle est si véhémente et si pleine qu'elle ne laisse place à aucune autre. Du reste les autres inclinations sont devenues en elles-mêmes impossibles, car l'âme fidèle , grâce aux lumières qui l'inondent, ne peut plus  aucunement se tromper sur ses mérites , sur ses qualités; avec son intelligence plus que centuplée, elle voit, dans une clarté éblouissante, qu'elle n'a rien que ce qu'elle a reçu de Dieu; elle ne peut donc avoir, et ne veut avoir aucune complaisance désordonnée en elle-même. Elle ne peut avoir aucun désir déréglé de l'estime des créatures, non seulement parce qu'elle ne veut que la volonté de Dieu, sa fin dernière, totalement aimée, mais aussi parce qu'elle saisit l'inanité des jugements des créatures . Elle n'a plus aucun attachement à ses volontés propres, car la volonté de Dieu qu'elle sait maintenant, qu'elle voit être seule désirable, saisit et dirige toutes ses volontés.  Les inclinations charnelles de sensualité, d'amour de ses aises, n'ayant plus d'objet ont complètement disparu. Donc tout en elle est transformée, toutes ses idées, tous ses sentiments sont réformés et inébranlablement perfectionnés.

   Tant qu'elle vivait sur la terre, il y avait en elle une succession rapide, pullulante, de pensées , de sentiments souvent contraires, désirs, soucis, peines, plaisirs, les uns instinctifs, indélibérés, les autres acceptés, aimés, cherchés; c'était un mouvement incessant, dont elle ne pouvait s'affranchir. Maintenant ce sont des idées beaucoup moins nombreuses, mais incomparablement plus larges, plus vastes, plus pleines, mais aussi incomparablement plus calmes. Auparavant ses idées acquises par des raisonnements comportaient des ombres, parfois des doutes; maintenant ses connaissances intuitives ne laissent place à aucune obscurité. Sa volonté suit l'intelligence et adhère au bien sans hésitation, sans que soit possible aucune réserve . Elle ne ressent donc plus ces tiraillements en sens opposés, qui faisaient qu'elle ressemblait en même temps à l'ange et à la bête; elle tend uniquement à Dieu et rien ne la distrait de cette aspiration. Il reste en elle seulement cette opposition qu ' a ressentie Notre-Seigneur de la peine de la souffrance et de la volonté de souffrir; peine de souffrir, oui, mais aucune résistance, pas même cette résistance indélibérée que nous ressentons souvent ici-bas, au moment même où nous faisons acte d'abandon.

...

   En même temps que son intelligence, devenue purement spirituelle, s'est immensément amplifiée, sa volonté s'est aussi merveilleusement intensifiée et ses opérations de volition et d'amour atteignent des degrés de puissance qui dépassent plus qu'on ne peut le concevoir la force de vouloir et la force d'aimer qu'elle avait autrefois.  Les joies et les peines, parce qu'elles procèdent de l'amour et qu'elles s'y mesurent, ont suivi la même ascension , et la capacité de jouir comme celle de souffrir sont plus que centuplées. ... Il y a d'autres jouissances et d'autres souffrances que l'âme peut ressentir dans sa nature spirituelle , des émotions agréables ou douloureuses, dont nous ne pouvons, nous qui vivons dans la chair, nous faire aucune idée. Sainte Thérèse décrit une blessure d'amour provenant du sentiment de l'absence de Dieu.

   Par moment, dit-elle, Dieu accroît encore cette douleur en " envoyant une notion de lui-même par une voie étrange et qu'on ne peut rendre " , c'est-à-dire par une vue purement intellectuelle. " Il n'est pas sur la terre de souffrance qui égale celle-ci du moins parmi celle que j'ai expérimentées."

   C'est là une blessure d'amour, et qui est mesurée à la capacité d'amour. Après l'avoir dépeinte, la Sainte décrit une autre blessure qui atteint l'âme dans sa nature :

   " Il semble à l'âme qu'on lui passe une flèche par le coeur ou au travers d'elle-même. Elle en ressent une douleur si vive qu'elle en gémit, mais en même temps si délicieuse qu'elle voudrait ne la voir jamais finir. Cette douleur ne réside pas dans le sensible; ce n'est pas une plaie matérielle; elle est dans l'intérieur de l'âme sans qu'il paraisse aucune douleur dans le corps. Este dolor no es en el sentido, ni tempoco es llaga material, sino en el interior de el alma, sin que parezca dolor corporal.

  On ne peut donner ceci à comprendre que par des comparaisons: j'emploie celles-ci qui sont grossières pour un pareil sujet, mais je ne saurais pas le dire d'une autre manière. Ce sont là des choses que l'on ne peut dire, ni écrire, aussi c'est impossible à comprendre sauf par qui l'a expérimenté; je veux comprendre jusqu'où va cette peine, parce que les peines de l'esprit sont très différentes de celles d'ici-bas. Je conçois par là combien les souffrances endurées par les âmes dans l'enfer et dans le purgatoire dépassent ce que nous pouvons nous représenter au moyen des souffrances corporelles. '

   Une autre grande différence entre l'âme unie au corps et l'âme séparée est que la première ne peut goûter dans le même temps qu'un nombre limité de joies et ne peut endurer à la fois que quelques souffrances. Comme elle ne peut porter son intention simultanément sur de nombreux objets, resserrée qu'elle est par la chair qui l'emprisonne, de même elle ne peut ressentir qu'un petit nombre de joies ou qu'un petit nombre de souffrances; les unes empêchent de ressentir aussi vivement les autres;  si les souffrances se multiplient beaucoup, ou si elles étaient trop cruelles, la mort s'ensuivrait. L'âme séparée n'a point à craindre d'être anéantie par les douleurs ; n'étant point limitée par l'étroitesse du corps, elle peut jouuir à la fois de milliers de suavités diverses, elle peut aussi endurer, et dans le même moment, des douleurs de modes très variés, très dures et très nombreuses.

   Il nous arrive de ressentir en même temps des joies et des peines, et d'ordinaire, dans notre état présent, elles se contrebalancent et s'atténuent les unes les autres : l'âme séparée, dont les joies et les peines sont incomparablement plus intenses, peut les éprouver en même temps , les unes et les autres restent très fortes.

 

rp . A Saudreau .

 

 

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Publié le 19 Octobre 2018

 

 

Sortant du tribunal, son avocat tout content, vint le trouver :" Je vous avais dit qu'on allait gagner ! et lui serra une poignée de mains très chaleureuse ! "  merci Maître ! (au prix où ça coûte! ) A l'audience précédente , malgré une plaidoirie extraordinaire de toute volée,  de près d'une heure, ce fût l'échec complet ! ... pas tout le  temps que ça marche.

  

 

Toute âme humaine devenant pur esprit reçoit immédiatement des lumières fulgurantes. " O éternité, que de choses en un moment vous lui avez apprises ! " 

   L'âme, en cet instant, voit-elle son Juge ?

   La vision intuitive c'est le ciel, c'est le bonheur parfait, c'est l'amour nécessaire, indéfectible, souverainement béatifiant. Toute âme en qui il reste la plus légère souillure ne reçoit pas la lumière de gloire: elle ne peut voir Dieu face à face.

   Voit-elle l'Humanité sainte du Fils de Dieu, voit-elle Notre-Seigneur qui a été établi par son Père  Juge des vivants et des morts? Il n'est pas plus difficile à Notre - Seigneur de se montrer à chaque créature humaine au moment de sa mort que d'être présent dans tous les tabernacles du monde, mais nous ne le savons pas.

   Ce qui est certain, c'est que l'âme qui n'a pas, avant de mourir, expié toutes ses fautes, ayant , comme il a été dit, la vue parfaite et continuelle d'elle-même, voit les tâches qui la souillent et qui lui font horreur; une lumière lui est donnée qui lui révèle tous les péchés qu'elle a commis; elle voit avec une clarté éblouissante qu'elle doit à la Justice divine une expiation adéquate et qu'elle-même a un immense besoin de purification.

   Une connaissance suréminente lui est donnée de la grandeur infinie de Dieu, de sa Sainteté, de sa Justice. Ici-bas l'étude des perfections divines peut nous amener à une admiration extrême de Celui dont les calculs les plus fantastiques ne peuvent dénombrer les siècles vécus, de Celui devant lequel cet immense univers , dont les mondes remplissent un espace que la lumière, pourtant si effroyablement rapide, met des centaines de milliers d'années à parcourir, est moindre que devant nous un grain de poussière, de Celui qui est l'acte pur, c'est-à-dire l'activité totale, ininterrompue et toujours immuable; mais toutes les idées que nous pouvons nous faire de Dieu par tous ces raisonnements ne sont rien en comparaison de l'idée qui est donnée de Dieu à l'âme devenue pur esprit.

   Alors - et c'est là le Jugement particulier - l'âme est instruite de ce qu'elle doit payer de satisfaction à ce Dieu, qui lui parait si pur, si puissant, et qui, elle le voit avec une évidence aveuglante, ne peut pas ne pas punir les offenses qui lui ont été faites . La Vénérable Marie de l'Incarnation nous raconte comment un jour elle reçut une lumière merveilleuse qui lui révéla ses misères :

   " En un moment, dit-elle, les yeux de mon esprit furent ouverts, et toutes les fautes et imperfections que j'avais commises depuis que j'étais au monde me furent représentées en gros et en détail, avec une distinction et clarté plus certaine que toute certitude que l'industrie humaine pouvait exprimer. Si la bonté de Dieu ne m'eût soutenue, je crois que je fusse morte de frayeur , tant la vue du péché, pour petit qu'il puisse être, est horrible et épouvantable. Il n'y a langue humaine qui le puisse exprimer.  De voir un Dieu d'une infinie bonté et pureté, offensé par un vermisseau de terre, surpasse l'horreur même, et un Dieu fait homme mourir pour expier le péché et répandre tout son sang précieux pour apaiser son Père et lui réconcilier par ce moyen les pécheurs ! Enfin il ne se peut dire ce que l'âme conçoit en ce prodige. Mais de voir , outre cela, que personnellement on est coupable, et quand on eût été seule qui eût péché, le Fils de Dieu aurait fait ce qu'il fa fait pour tous, c'est ce qui consomme et comme anéantit l'âme .  Ces vues et ces opérations sont si pénétrantes qu'en un moment elles disent tout et portent leur efficacité et leurs effets " .

 

 

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Rédigé par Philippe

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