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Publié le 24 Juin 2019

 

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SAINT JEAN-BAPTISTE

Homélie du Très Révérend Père Dom Jean PATEAU

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault

(Fontgombault, le 24 juin 2019)

 

Chers Frères et Sœurs, Mes très chers Fils,

 

 Au jour de notre naissance, sans le choisir, nous avons reçu, de par notre appartenance à une famille, un nom. Nos parents, comme un don qui leur revient, nous ont égale- ment donné un prénom. Pour certains, la vocation religieuse s’accompagne aussi de la réception d’un nouveau prénom.

Le prénom n’est pas d’abord le mot qui vient remplir une case blanche de l’état civil. Il a été porté déjà par une personne, et cette personne est désignée par l’Église comme sainte, c’est-à-dire comme demeurant aujourd’hui auprès de Dieu, et susceptible d’entraîner vers lui les autres par l’exemple de sa vie.

En canonisant certains fidèles, c’est-à-dire en proclamant solennellement que ces fidèles ont pratiqué héroïquement les vertus et vécu dans la fidélité à la grâce de Dieu, enseigne le Catéchisme de l’Église catholique, l’Église reconnaît la puissance de l’Esprit de sainteté qui est en elle et elle soutient l’espérance des fidèles en les leur donnant comme modèles et intercesseurs (cf. Lumen Gentium 40 48-51). "Les saints et les saintes ont toujours été source et origine de renouvellement dans les moments les plus difficiles de l’histoire de l’Église" (Christifideles Laici 16,3). (n° 828)

 

Quis... puer iste erit ?

Que sera cet enfant ? (Lc 1,66)

Si tout enfant reçoit comme fidèle et infatigable compagnon de toute sa vie, dans les jours de lumière comme dans ceux de ténèbres, un ange gardien ; si les premiers jours de sa vie sont normalement marqués, dans une famille chrétienne, par la rencontre avec Dieu Trinité dans le sacrement du baptême, et avec Marie dans la consécration, la proximité particulière de cet enfant avec celui dont il porte le prénom ne fait pas de doute. Il revient à chacun, tout au long de sa vie, de cueillir les fruits proposés par le Ciel à travers ces relations conclues au seuil de son existence, en les entretenant. Peut-être devrions-nous nous poser de temps en temps la question : où en suis-je de ma relation avec mon saint patron, mon ange gardien, avec Marie, avec Dieu ?

Contempler les saints du ciel pourrait conduire à les comparer. Certains textes de l’Écriture semblent y incliner, comme cette affirmation du Seigneur : « Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste » (Mt 11 ,11) Soyons certains cependant que les saints du ciel ne font pas la compétition. Ils sont dans la lumière de Dieu et chantent ses louanges.

S’il y a compétition, c’est bien sur la terre, et cela ne concerne pas les saints du Ciel, mais nous-mêmes, car nous avons un chemin à parcourir, le chemin vers Dieu et vers l’éternité, comme l’enseigne le Catéchisme de l’Église catholique.

Se mettre à l’école de son saint patron, c’est user du don que Dieu a fait à l’Église de cette vie comme un modèle pour tous. C’est aussi rendre gloire à Dieu dans ses œuvres.

Aujourd’hui, nous voulons tous nous mettre à l’école du Baptiste et lui demander : Quelle est ta vocation ? Quel est ton secret ?

Nous ne sommes pas les premiers à nous interroger sur cette vie mystérieuse. Déjà, les amis de sa famille, frappés par le brusque mutisme de Zacharie après l’accomplissement de son service au temple de Jérusalem, puis tout aussi étonnés de la parole recouvrée, alors que le père venait de confirmer le nom de son enfant en le gravant sur une tablette, se demandaient auprès du berceau : « Que sera donc cet enfant ? »

La vocation et le secret de Jean ont été dévoilés pour deux femmes, Marie et Élisabeth, lors de la Visitation.

Alors que Marie salue sa cousine, Jean tressaille dans le sein maternel. Remplie de l’Esprit-Saint, Élisabeth s’écrie : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1,42-43)

L’annonce est double. Élisabeth affirme que ce n’est pas seulement Marie qui s’approche d’elle, mais son Seigneur. Jean a commencé sa mission en conduisant sa mère à Jésus. Il a préparé la voie au Seigneur.

Mais si l’enfant a tressailli dans le sein d’Élisabeth, c’est que, d’une manière que Dieu connaît, il a expérimenté la présence de son cousin, Jésus, dans le sein de Marie. Il n’est pas difficile pour Dieu d’ébranler une pierre ou encore de remuer une branche. Mais il ne s’agit pas de cela : Élisabeth dit précisé- ment que « l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein. » (Lc 1,44) Il ne s’agit pas d’un de ces sursauts de l’enfant auxquels les mères sont accoutumées. Non, il y a quelque chose d’unique en l’enfant que sa mère perçoit : une allégresse qui révèle une relation déjà établie et profonde entre le Baptiste et son Seigneur. La voix du Seigneur, Jean l’a entendue et y a répondu : « J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom. » (Is 49, 1).

Cette communion est le secret de Jean. Une communion avec Dieu au fond de son âme qui rend secondaire le contact purement humain. À lire les évangiles, leurs routes ne se croiseront plus guère qu’au moment du baptême de Jésus par Jean dans le Jourdain.

Cette communion unique avec le mystère de Dieu conduit Jean au désert, lieu de solitude et de silence, lieu de rencontre et d’approfondissement de la relation à Dieu. À la suite du Précurseur, les hommes prennent aussi le chemin du désert pour rencontrer, écouter Jean et se faire baptiser par lui. Par son exemple, Jean prépare la voie au Seigneur en conduisant les hommes de son temps sur le chemin du désert, sur le chemin de Dieu.

Jean-Baptiste a reçu le nom de « moine du Nouveau Testament ».

Les moines d’aujourd’hui veulent toujours s’inscrire dans son sillage. Par le témoignage de leur vie au désert, par la fidélité quotidienne au chemin dur et âpre qu’ils ont choisi librement pour répondre à l’appel de Dieu, ils veulent inviter les hommes de leur temps à emprunter le chemin du désert, à s’engager sur le chemin de Dieu.

Alors que deux millénaires nous séparent de Jean, c’est le même témoignage qu’il nous faut livrer, en demandant nous pauvres hommes pécheurs de suivre l’exemple de la fidélité du saint Précurseur : en face d’un monde menteur, ignorant de Dieu et de ses lois, rappeler l’absolu de Dieu, de sa vérité, marcher « en présence du Seigneur... pour faire revenir les cœurs des pères vers leurs enfants, ramener les rebelles à la sagesse des justes, et préparer au Seigneur un peuple bien disposé. » (Lc 1,17)

Amen.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 24 Juin 2019

 

Accompagnés à l’orgue par Jacques Kauffman, une quinzaine de moines de l’abbaye de Solesmes ont enregistré en juin 2019 un nouveau CD sur le thème de Noël. Il sortira en décembre 2019.

Le projet est né d’une idée lancée par l’organiste parisien Jacques Kauffmann, qui raconte : « En janvier 2019, j’ai fait un séjour à l’abbaye de Solesmes que je connais très bien pour y être déjà venu. J’ai proposé cette idée aux moines. Il fallait bien sûr l’accord du Père Abbé, il a accepté ». Il vient régulièrement jouer de l’orgue en l’église abbatiale de Solesmes.

Comme cela se pratiquait au XVIIe siècle

« J’aime beaucoup cet orgue. Il est récent, il date de 1967. Les moines avaient souhaité un instrument adapté pour jouer des pièces baroques », explique-t-il. D’où les caractéristiques sonores particulières de cet orgue, permettant d’aborder le baroque français ou allemand.

« L’idée était de faire un enregistrement de chants grégoriens et de pièces jouées à l’orgue », détaille Jacques Kauffmann. Quelque chose qui n’avait jamais été fait : « La nouveauté, c’est que les versets et les pièces jouées à l’orgue s’alternent, comme cela se pratiquait à la fin du XVIIe siècle ». Quant aux compositeurs choisis, il s’agit de Haendel, Bach, Nicolas de Grigny…

Des œuvres tirées du répertoire de Noël

L’évocation de Noël constitue le fil conducteur du CD qui devrait sortir pour décembre 2019. Les pièces enregistrées sont tirées du répertoire de Noël. « Bien sûr, beaucoup penseront que tout a déjà été fait sur Noël », reconnaît Jacques Kauffmann, rappelant que le prieur de l’abbaye, le père Kemlin, a coutume de répondre : « Nous avons encore des choses à dire ».

Pour Jacques Kauffmann, l’intérêt de cet enregistrement réside dans cette nouvelle présentation des hymnes religieux sous forme d’alternance avec l’orgue mais aussi dans la présence de chants folkloriques et populaires de Noël.

Des chants d’un style plus récréatif

« Ce sont des chants écrits sur des musiques dont on ne connaît pas les auteurs, des Noëls de Provence, du Poitou par exemple qui évoquent des aspects folkloriques, des personnages comme les bergers… Ce sont des chants que les moines chantent lors de réunions communautaires dans un style plutôt récréatif », fait remarquer l’organiste.

Quinze moines ont enregistré

Quinze moines, faisant partie de la Schola (ce groupe chante notamment les pièces les plus ardues), se sont retrouvés en l’église abbatiale deux jours durant pour l’enregistrement des chants. À la suite, étaient enregistrées les pièces d’orgue. Le temps de ces enregistrements, l’église abbatiale était fermée.

 

Philippe Malidin, le preneur de son, avait placé six micros dans l’église abbatiale connue pour son acoustique très sèche. Ils devaient capter à la fois la précision du chant et l’ambiance, « il voulait avoir le rendu de l’orgue comme lorsqu’on se tient dans le chœur de l’abbatiale », explique l’organiste.

Sortie du CD prévue en décembre 2019

Après l’enregistrement, la prochaine étape portera sur le mastering. Le public pourra trouver le CD aussi bien à la Fnac qu’à la boutique de l’abbaye. « mais si les CD se vendaient très bien il y a trente ans, il n’en est plus de même aujourd’hui », souligne Jacques Kauffmann, espérant toutefois que ce CD suscitera la curiosité du public.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 23 Juin 2019

 

 

 A Fontgombault, il opte pour le sacerdoce.

 

à l'intention du père Abbé ... Courage, il n'y a pas que des abrutis haineux et aigris  !  quelle belle photo. trop sympa; ça remonte le moral.  (addendum:  les moines et les amis du petit placide sont dans sa prière, via le diocèse d'Arrington.  .. ! )

 

La station-service Quarles à Front Royal était l'un des nombreux endroits où Peter M. McShurley s'est rendu pour accéder au sacerdoce. Seulement 16 ans, c'était son premier emploi, et son patron l'a mis dans une position délicate lorsqu'il lui a demandé de travailler un dimanche.

"Je lui ai dit que je ne pouvais pas à cause de la messe, et même si mes collègues ont eu du mal avec ça, ils ont fini par me respecter pour ça. Je me suis rendu compte que ma foi catholique m'appelait à vivre différemment de la plupart des autres ", dit-il.

C'est également à cette époque que lui et ses grands-parents visitèrent le Sanctuaire du Saint-Sacrement à Hanceville, en Alabama, et où il sentit l'émoi d'un appel au sacerdoce. Une autre incitation lui est venue lorsqu'il a reçu une lettre de sa tante, une religieuse cloîtrée de Buffalo, dans l'État de New York, lui disant qu'elle priait pour lui.

"J'ai en quelque sorte mis cet appel en veilleuse jusqu'à ma première année d'université, quand je me suis inscrit pour l'adoration matinale. Dans le calme, j'ai recommencé à penser à mes premières pensées sur le sacerdoce ", dit Mc Shurley.

Après sa première année à l'Université de Dallas à Irving, au Texas, il a été transféré au Christendom College à Front Royal. Situé près de sa ville natale de Linden, il était plus facile de réduire les dépenses. Pendant sa première année, il travaillait quatre ou cinq jours par semaine, mais il avait du mal à payer les frais de scolarité qui augmentaient.

Alors qu'il " sautait d'une ville à l'autre " en France et en Espagne avant le début d'un semestre de première année à l'étranger à Rome, il est devenu évident qu'il devait entrer au séminaire.

"Je priais dans un monastère bénédictin, l'abbaye de Fontgombault, à trois ou quatre heures de Paris, et j'ai ressenti cette excitation de devenir prêtre, un sentiment de liberté aussi,"

 

Il a obtenu son diplôme en philosophie au Christendom College en 2014. Il a fait ses études à la maison tout au long de sa 12e année avec ses quatre frères et ses cinq sœurs, cela signifiait beaucoup pour lui qu'il avait l'appui de ses frères et sœurs.

Quand je leur ai dit : " Hé, je pense vraiment postuler au séminaire ", ils ont tous été encouragés et heureux que j'y réfléchisse, a-t-il dit.

Le père Jérôme W. Fasano, prêtre de l'église Saint-Jean-Baptiste de Front Royal, a également marqué sa vocation en lui offrant un témoignage positif de la vie sacerdotale.

Il m'a toujours encouragé à vivre une vie sainte, et il s'est rendu disponible pour la confession et la direction spirituelle. Il était clair qu'il aimait sa vie de prêtre et c'était beau à voir ", dit McShurley.

En août 2014, il a commencé ses études à St. Charles Borromeo à Wynnewood, Pa. En 2016, il s'est rendu au Collège pontifical nord-américain de Rome, une expérience qui lui a donné l'occasion de servir une fois comme porteur de crosse pour le pape François.

Réfléchissant sur son désir d'être prêtre, il a dit qu'il s'agit finalement de partager Jésus-Christ avec les autres.

"J'ai été attiré par le sacerdoce à travers mes rencontres avec des gens qui ne vivaient pas la foi. En voyant la douleur dans leur vie et leur recherche de quelque chose de plus, j'ai le désir de partager Jésus Christ dans l'Eucharistie. Je suis également enthousiaste à l'idée de prêcher ",

source

 

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Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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Publié le 23 Juin 2019

Les élèves du baccalauréat qui ont suivi la matière de "bases d' administration et de gestion" ont collaboré avec une cause solidaire en apportant 951 € à l'hôpital des paraplégiques de Toledo collectés à la foire des entrepreneurs avec les projets qu'ils ont présentés développés pendant le cours. Félicitations !

que guapa!

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 23 Juin 2019

 

Béatification de 14 martyrs Conceptionnistes :

"Elles sont mortes parce qu'elles étaient disciples du Christ".

Elles sont allées au martyre glorifiant Dieu et pardonnant ses bourreaux" et "à l'exemple du Christ qui a dit sur la croix : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font,"

Les 14 moniales béatifiées venaient de 3 monastères différents : Le monastère de San José à Madrid, la communauté d'Escalona à Tolède et le couvent du Pardo à Madrid.

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 23 Juin 2019

 

 very nice Teo ! magnifique. un peu de bonheur dans ce monde de déséquilibrés !  merci à ton papa pour sa gentillesse.

Melbourne : Walton Edward violin - 12 ans

 

 

Edward Walton a commencé le violon à l'âge de 3 ans et étudie actuellement avec le Dr Robin Wilson à l'Australian National Academy of Music à Melbourne. Déjà un interprète expérimenté, Edward s'est produit en soliste avec des orchestres du monde entier, notamment avec le Khachaturian Violin Concerto avec le Western Bohemian Symphony Orchestra en République tchèque, le Mendelssohn Violin Concerto avec le Bendigo Symphony Orchestra et le Vivaldi's Concerto for 4 violins avec le Whitehorse Orchestra à Melbourne. Edward est récemment rentré du 9ème Concours International des Jeunes Musiciens de Legnago en Italie, où il a reçu le prix Premio Magnani Young, le prix Premio Virtuosite et a été co-lauréat du prix Premio Salieri Young. Depuis 2016, il est régulièrement invité aux masterclasses du professeur Zakhar Bron à Interlaken et a également participé à des masterclasses avec le professeur Maurizio Sciarretta. Avant de commencer ses études à l'Académie nationale de musique d'Australie, il a reçu la bourse Victor Cromack et Melba Alma Harris Cromack Memorial Scholarship dans le cadre du programme précollégial du Sydney Conservatorium of Music. Edward est un chambriste passionné et a participé au programme Sound Thinking Chamber Strings et a été sélectionné pour l'Australian Chamber Orchestra Academy en 2017 et 2018.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Juin 2019

Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Juin 2019

 

 

 

FÊTE-DIEU

Homélie du Très Révérend Père Dom Jean PATEAU

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault

(Fontgombault, le 20 juin 2019)

 

Cibavit eos ex adipe frumenti.

Il les a nourris de la fleur du froment

Ps 80,17

Chers Frères et Sœurs, Mes très chers Fils,

Peut-être n’est-il pas inutile de commencer l’homélie de ce jour, consacré à l’adoration de Dieu présent dans le sacrement de l’Eucharistie, en rappelant l’admirable texte « à la gloire de Dieu et Notre-Seigneur Jésus-Christ », appelé communément Credo de Paul VI et prononcé solennelle- ment le 30 juin 1968.

Limitons-nous au passage qui concerne la fête de ce jour :

Nous croyons que la messe célébrée par le prêtre, représentant la personne du Christ en vertu du pouvoir reçu par le sacrement de l’ordre, et offerte par lui au nom du Christ et des membres de son Corps mystique, est le sacrifice du calvaire rendu sacramentellement présent sur nos autels. Nous croyons que, comme le pain et le vin consacrés par le Seigneur à la Sainte Cène ont été changés en son corps et en son sang qui allaient être offerts pour nous sur la croix, de même le pain et le vin consacrés par le prêtre sont changés au corps et au sang du Christ glorieux siégeant au ciel, et Nous croyons que la mystérieuse présence du Seigneur, sous ce qui continue d’apparaître à nos sens de la même façon qu’auparavant, est une présence vraie, réelle et substantielle...

Toute explication théologique cherchant quelque intelligence de ce mystère, doit, pour être en accord avec la foi catholique, maintenir que dans la réalité elle- même, indépendante de notre esprit, le pain et le vin ont cessé d’exister après la consécration, en sorte que c’est le corps et le sang adorables du Seigneur Jésus qui dès lors sont réellement devant nous sous les espèces sacramentelles du pain et du vin, comme le Seigneur l’a voulu, pour se donner à nous en nourriture et pour nous associer à l’unité de son Corps mystique.

L’unique et indivisible existence du Seigneur glorieux au ciel n’est pas multipliée, elle est rendue présente par le sacrement dans les multiples lieux de la terre où la messe est célébrée. Et elle demeure présente, après le sacrifice, dans le Saint Sacrement, qui est, au tabernacle, le cœur vivant de chacune de nos églises. Et c’est pour nous un devoir très doux d’honorer et d’adorer dans la sainte hostie, que nos yeux voient, le Verbe incarné qu’ils ne peuvent pas voir et qui, sans quitter le ciel, s’est rendu présent devant nous.

Les mots utilisés par le Saint Pape sont lourds de sens : une présence vraie, réelle, substantielle du Christ glorieux en vue de se donner à nous en nourriture et de nous associer à l’unité de son Corps mystique ; une présence que nous avons le devoir très doux d’honorer et d’adorer.

Dieu peut-il se donner en nourriture ? Dieu peut-il s’avilir en se donnant en nourriture à des êtres humains ?

Si la religiosité humaine a souvent considéré le repas sacré comme un moyen de s’unir de manière assez lointaine à la divinité, le mets consommé dans un tel repas n’a jamais été considéré comme étant Dieu.

Les paroles de Jésus, rapportées par saint Jean dans la lecture de l’évangile de ce matin, sont sans équivoque :

Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui... Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. (Jn 6,56 ; 58 )

L’Eucharistie est folie ! Après avoir entendu ces paroles et récriminé contre elles, beaucoup d’entre les disciples abandonnèrent Jésus.

Si l’Eucharistie est folie, elle n’est pas la première folie issue du brasier d’amour qu’est le cœur de Dieu. Pourquoi avoir créé l’univers ? Pourquoi avoir placé l’homme à son sommet et l’avoir appelé à partager la vie divine ?

Même après que l’homme, par l’exercice désordonné de sa liberté, a opposé à son Créateur la folie de l’orgueil en désobéissant, l’amour divin n’a pas été vaincu : lorsque les temps furent accomplis, Dieu s’est incarné, instaurant avec sa créature une proximité nouvelle.

Par sa mort sur la Croix, le Christ a offert sa vie en rançon pour racheter la multitude de ceux qui acceptent d’entrer en communion avec lui, recevant sa chair en nourriture, et son sang en breuvage.

Sous les apparences d’un peu de pain et de vin, des aliments communs, Dieu vient à nous en prenant le risque que nous ne discernions plus son vrai Corps et son véritable Sang. Extérieurement, le pain que les pères ont mangé dans le désert de l’Exode et celui que nous mangeons aujourd’hui sont si semblables ; et pourtant, les pères sont morts, alors que celui qui mange le Corps du Christ vivra éternellement.

Dans la communion au Corps et au Sang de son Fils, Dieu invite l’homme à une complète nouveauté. Ce n’est plus nous qui vivons, c’est le Christ qui vit en nous. Dieu fait toute chose nouvelle tout particulièrement à travers ce sacrement. Il se penche sur chacune de nos humanités comme il l’a fait sur la Samaritaine au puits de Jacob :

Celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissante en vie éternelle. (Jn 4,14)

Se donner en nourriture, se remettre aux mains de ses prêtres, n’est pas pour Dieu sans risque : dans le sacrement de son amour, Jésus rencontre en nos églises, en nos communautés, parfois même en nos propres cœurs, l’inattention, la désinvolture, l’abandon, voire la profanation. Comme nombre de disciples après l’annonce de ce don, nous pouvons si facilement nous éloigner du Seigneur. Pleurons humblement notre ingratitude.

Puisant à la source de la vie nouvelle qu’est le sacrement de l’Eucharistie, renouvelés par un amour immense, marchons, rajeunis de l’éternelle jeunesse de Dieu, vers les hommes et les femmes de notre temps, pour les inviter à entrer en plénitude dans cette communion qu’est le peuple de Dieu.

Adorant Dieu au Saint-Sacrement de l’autel, unis aux anges, à leur Reine et à tous les saints du Ciel, posons déjà sur la terre l’acte du ciel. Folie de l’amour de Dieu, qui attend de nos pauvres âmes, aimées au prix de sa chair et de son sang, une miette d’amour.

Amen, Alléluia.

ps. ça évite à l'abruti de service de me piquer le fichier! non mais sans blagues !

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Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Juin 2019

 

 

 

 
Ce samedi 22 juin 2019, a lieu la troisième édition de la Journée nationale des blessés de l’armée de Terre. Le capitaine Erwann, des écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan, dans le Morbihan, est l’un d’eux. Il raconte.

Le capitaine Erwann est chef de section à l’école militaire interarmes (EMIA) de Saint-Cyr Coëtquidan, à Guer, dans le Morbihan. Le militaire de 27 ans, se souviendra toute sa vie du 22 mars 2018 comme du 14 juillet 2018.

Pour la première date, le capitaine est en mission à Kidal, au nord-est du Mali. « Il est 6 h 50. Une pluie d’obus s’abat sur notre camp, huit au total, nous sommes attaqués. Je sors de ma tente afin de me mettre à l’abri dans un véhicule blindé léger », retrace le militaire, d’une voix posée, prenant le temps de détacher chaque mot.

Très vite, il se rappelle que c’est son peloton qui est de garde. « Il faut que je me rende à l’autre bout du camp pour coordonner nos points de défense. »

« Je suis comme un légume porté sur une civière »

Sur le chemin, un obus explose à 20 mètres de lui à peine et le projette très violemment au sol. « Sous l’effet de l’adrénaline, je parviens à me relever, à rejoindre le poste d’entrée, à faire le point avec mes hommes à la radio. Mais la tête me tourne, j’ai besoin de m’asseoir, je m’écroule et perds connaissance… »

Le camp comptera 17 blessés. Le capitaine Erwann est transporté à l’infirmerie. « Lorsque je reprends connaissance, mes membres ne répondent plus, je suis comme un légume porté sur une civière, se remémore-t-il. Deux médecins constatent que je n’ai pas d’éclats d’obus mais pensent que ma moelle épinière a pu être touchée par le souffle » de l’explosion.

Le capitaine est inquiet pour ses hommes, « mais aussi, cela peut paraître futile, par des notations que je n’ai pas eu le temps de remettre »

Des examens dans un hôpital de campagne à Gao, au Mali, montrent qu’il n’y a rien de cassé. « Des camarades de promotion sont venus me voir, cela me fait chaud au cœur. Je vois de l’inquiétude dans leurs yeux, je me rends compte que mon état peut être définitif. »

« Pas de blessures physiques sans blessures psychiques »

« Je suis rapatrié très rapidement en France, à l’hôpital d’instruction des armées de Percy, seulement 24 heures après l’explosion », poursuit-il. À la sortie de l’avion, quatre camarades de régiment sont présents : « Je suis touché par cette surprise, le mot fraternité prend tout son sens. »

Une batterie d’examens montre qu’il n’y a aucune lésion définitive. Vient le temps de la rééducation, « avec l’aide de personnels médicaux exceptionnels, je dois me relancer, vaincre mes peurs, me mettre debout. Je pense à mon grand-père, mon modèle militaire, plusieurs fois blessé qui s’est toujours relevé. »

Mi-juin, il sort. « J’ai réussi à remarcher. J’ai récupéré 95 % de mes facultés. Je suis en vie. Je suis toujours suivi sur le plan physique et psychologique, car il n’y a pas de blessures physiques sans blessures psychiques. »

Pendant son hospitalisation, il n’y a pas un jour où il n’a pas eu de visites, confie-t-il : « En avril, mon chef de corps est venu me voir. Lui aussi a failli laisser sa vie à Kidal, un mois plus tôt. Son véhicule a sauté sur une bombe artisanale, tuant nos deux frères d’armes qui étaient à l’avant. Mon chef de corps a été gravement blessé. »

« Même meurtri dans la chair et dans l’esprit, on peut se relever »

Mais si son colonel était présent, c’était pour lui faire une requête bien particulière : « Il m’a demandé, si j’étais rétabli, d’être son porte-étendard lors du défilé du 14-Juillet. Très honoré mais marchant peu, je ne voyais pas comment nous allions défiler l’un et l’autre… »

 

Pourtant, « nous avons pu le faire », poursuit le capitaine Erwann. « Lui, malgré sa douleur, a laissé sa canne pour défiler à la tête de son régiment. J’étais fier derrière mon colonel. D’autres blessés étaient dans les rangs. Une belle preuve que même meurtri dans la chair et dans l’esprit on peut se relever. »

Le capitaine Erwann n’a jamais baissé les bras. Malgré ce fait de guerre à Kidal, la question de tout quitter ne se pose même pas, explique-t-il : « Sans l’armée je serais tout simplement malheureux. Cette journée nationale [des blessés de l’armée de Terre] reste importante. Nous honorons nos morts, c’est normal. Cependant, il est important de donner de la visibilité à cet événement, car les blessés militaires on en parle peu ou pas. »

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Rédigé par Philippe

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Publié le 21 Juin 2019

Lorsque Philippe II d’Espagne commande la construction du palais de l’Escurial, il précise, selon sa propre spiritualité, qu’il le veut « sobre et sans ostentation ».

Cette exigence du monarque m’est revenue en écoutant le chœur de garçons Escolania de l’Escurial. Sobre et sans inutiles fioritures, mais d’autant plus impressionnant d’excellence. C’est la pause spirituelle et musicale offerte par le Festival Courant d’Art en plein cœur de l’Armada, autre réminiscence de la puissance espagnole de l’époque philippine.

L’excellence de ce chœur n’est pas seulement technique, ni l’adorable impression que donne toujours un chœur d’enfants. Bien que jeunes, voire très jeunes, ces garçons sont d’incontestables musiciens accomplis. En effet, à la différence de tant de formations d’enfants, ils possèdent, en plus du timbre unique de la juvénilité, la musicalité, l’esprit propre à chaque composition qui n’est pas simplement exécutée, mais bel et bien interprétée et au-delà vécue intérieurement, comme un prolongement de la partition à l’âme.

De cette qualité musicale se dégage alors naturellement une maîtrise des harmoniques proche du ravissement et réellement merveilleuse dans leur relation au silence. On en vient à regretter les applaudissements trop rapides qui ne laissaient pas ces harmoniques rejoindre le silence des voutes de l’église de l’ancien Hôtel Dieu. A quelques infimes détails près tout tutoyait le parfait, les entrées vocales ne faisaient que sortir du silence pour y revenir sans heurts. Des attaques aux fins de phrase la plénitude du son ne quittait jamais la moindre note si secondaire fut-elle. Cette performance tient sans doute à ce petit détail technique ô combien efficace de chanter le « a » comme un « o » laissant à la colonne d’air toute la prise qu’une voyelle trop ouverte laisse souvent filer.

Une soirée internationale qui faisait suite à la série de concerts donnés par la maîtrise Saint-Evode de la cathédrale de Rouen et le chœur de garçons de Limanowa en Pologne. L’inédit 2019, titre de cette série de concerts au plein cœur de l’Armada s’est donc achevé par un véritable triomphe dans une église bondée.

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Rédigé par Philippe

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