Publié le 5 Août 2019

 

 

Benoît, un jeune avec « une petite flamme particulière »

 

Certaines rencontres marquent une vie. Mort dans un accident de montagne le 12 février 2019, Benoît Brunel a touché de nombreuses personnes par sa simplicité et son sens du service. Scout dans l'âme, il avait choisi de prendre la loi scoute au pied de la lettre.

Certaines personnes incarnent l’idéal scout d’une manière toute personnelle. C’est le cas de Benoît Brunel, un jeune de 17 ans mort dans un accident de montagne lors d’une ascension dans le Ventoux, le 12 février dernier. Parti avec un ami, il suivait un chemin de grande randonnée, et c’est en voulant porter secours à son camarade qui avait glissé, qu’il a dérapé et s’est tué. Son geste rappelle la devise des scouts du monde entier : « Toujours prêt ». Benoît était routier et ancien chef d’équipage de l’Espadon (l’équipage étant l’équivalent de la patrouille chez les scouts marins) à la 3e marine de Marseille. En juillet 2018, il avait pris son engagement raider, promettant de servir et sauver son prochain de façon toute particulière. Constantin R., membre de l’équipe Cimes & Raiders chez les Guides et Scouts d’Europe, explique à Aleteia que les jeunes qui prennent ce type d’engagement sont « des pépites ».

« C’est la jeunesse qui a le feu au cœur », lance-t-il avec un brin de poésie. En effet, devenir raider permet de « sortir de soi-même » pour se mettre au service des autres avec générosité. Ce sens du service, Benoît l’avait bien compris. « Il faisait des maraudes avec le Secours Catholique, il avait le sens des autres », avance son père, très ému. « Pour lui, le scoutisme était un moyen pour parler de Jésus, pas un but », poursuit-il.

« Il avait compris beaucoup de choses »

Amaury Guillem, aujourd’hui rédacteur en chef chez RCF Aix et Marseille, a rencontré l’adolescent alors qu’il s’occupait de l’animation spirituelle du prieuré Saint-Jean-de-Garguier, à Gémenos, à 30 minutes en voiture de Marseille. « C’était un chouette gars qui rayonnait et en même temps, avec lui, c’était tout simple. Il était bien dans ses pompes. On sentait qu’il aimait vraiment rendre service : il ne le faisait pas pour obéir mais cela le rendait super heureux. Et en même temps, il vivait ce qu’il avait à vivre comme adolescent. Ses amis, c’était des jeunes comme on en voit partout. Mais il avait une petite flamme particulière ; il savait où il allait et il avait compris beaucoup de choses ».

François-Xavier Favre, 22 ans, a été le chef de troupe de Benoît durant six mois. Il le décrit comme un garçon à « l’unité de vie vraiment manifeste ». Lors de ses obsèques, il a été frappé de constater que de nombreux camarades de son lycée étaient présents. « Ils ont témoigné de son côté lumineux, d’une joie qui rayonnait sur son visage », confie-t-il à Aleteia. Il explique que cette troupe marseillaise s’était donné comme mission de proposer à des adolescents des quartiers nord de la ville de vivre le scoutisme. Un projet dans lequel Benoît semblait s’être impliqué avec détermination. « Il avait à cœur de faire grandir les garçons qui lui étaient confiés. Je pense à l’un d’entre eux en particulier, avec lequel il a fait preuve d’une patience d’ange, en vrai grand frère. C’était un très bon marin et il transmettait cette passion-là aussi. Il menait la cadence pour ramer, il était assez édifiant : il avait vraiment un désir de sainteté ».

Reprenons ces quelques mots que Benoît avait écrits dans une méditation : « En tant que scouts, nous “sommes faits”, c’est notre nature, pour penser aux autres. […] Mais on ne peut pas tous les jours sauver quatre personnes de la noyade et empêcher cinq bombes terroristes d’exploser ! En fait, quand il s’agit de sauver, ce n’est pas seulement le corps, mais aussi l’âme ».

 

 

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Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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Publié le 5 Août 2019

 

 

 

Caminar a la luz de antorchas es otra tradición scout

 

Euromoot 2019 : cinq mille scouts d'Europe avancent vers Rome : un siècle de scoutisme catholique

Euromoot 2019: cinco mil scouts de Europa avanzan hacia Roma: un siglo de escultismo católico

« Rappelez-vous que le scoutisme veut former des hommes et des femmes qui ouvrent des chemins vers le Ciel et tiennent la juste route, celle du bien ! »

pape françois.

En España Scouts de Europa tiene grupos en Toledo, Valencia, Castellón, Madrid (3 ubicaciones), Alcorcón, Santander, Igualada, Barcelona, Manresa, Sant Feliu y Sant Celoni.

 

Or, Dieu a créé chaque personne de façon unique ; Il ne te laisse jamais les mains vides mais Il te «libère des fausses promesses» des biens de consommation, pour habiter ton cœur, «te rendre beau, belle de l’intérieur, sans maquillage», et faire comprendre que la vraie joie consiste «à aimer et à être aimé». Chacun est unique et donc précieux aux yeux de Dieu. Aussi, poursuit François, «personne ne peut donner ce que, moi, je peux donner. Personne au monde ne peut donner ce que, toi, tu es appelé à donner», même si cela semble être une petite goutte d’eau dans un vaste océan. Et le Pape d’insister auprès des jeunes : «n’oubliez pas que vous êtes précieux aux yeux de Dieu, précieux pour l’Église, précieux pour moi». Et le secret de la vie, dit-il, c’est qu’elle se possède en se donnant.

Le don et le service sont particulièrement importants pour le scoutisme, observe le Pape, se référant aux concepts de «départ» et de «fraternité scout», qui invitent à l’ouverture aux autres. «Si vous construisez des ponts vers les autres, vous verrez les autres parcourir ces ponts pour venir vers vous ». «Regardez vos mains, faites pour construire, servir, donner et dites-vous :‘cela m’importe, l’autre me regarde’».

La création n'a pas de frontières

«Donnez et l’on vous donnera» concerne aussi la création, affirme le Saint-Père. « Si nous continuons à l’exploiter, elle nous donnera une leçon terrible». La création n’a pas de frontières, elle est un espace ouvert, et en cela, elle nous prodigue un «enseignement précieux» : «nous sommes au monde pour rencontrer les autres, pour créer de la communion. (…) La création est faite pour nous connecter à Dieu et entre nous, c’est le ‘réseau social’ de Dieu». Si l’on part de ses préjugés sur les autres, de ses idées bien établies, «nous ne verrons que des limites et des barrières». Seule la rencontre avec l’autre, la découverte de son histoire, de sa réalité, nous fera le considérer comme un frère avec qui habiter la «maison commune».

Le Pape encourage encore les scouts à «préparer le chemin du Seigneur», en choisissant la voie du don, non celle de la possession. A être des constructeurs actifs de «sociétés réconciliées et intégrées qui donnent vie à une Europe renouvelée : non pas protectrice d’espaces, mais génératrice de rencontres». 

Pèlerinage pour (re)découvrir les racines spirituelles de l'Europe

Depuis le 27 juillet et jusqu’à vendredi, dans le cadre de l'Euromoot, -rassemblement international des guides et scouts d'Europe de plus de 17 ans-, des milliers de guides aînées et routiers ont cheminé vers Rome, à partir d’une région italienne de leur choix (Ombrie, Abruzzes, Toscane ou Latium). Chaque itinéraire leur a permis de (re)découvrir leurs racines culturelles et chrétiennes communes, notamment grâce à la figure d’un saint: l’apôtre Paul, Cyrille et Méthode, Benoît de Nursie, Catherine de Sienne, ou François d’Assise.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 5 Août 2019

 

Août 2015 prieur abbaye nd de Fontgombault, frère Jean-Baptiste.  osb+

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Rédigé par Philippe

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Publié le 4 Août 2019

 

 

"La foi catholique fait l'objet de mépris et d'attaques continuelles, en vue de l'arracher aux âmes des Espagnols pour réaliser la mise en œuvre d'un programme laïque."

" L'Espagne vit une situation dramatique, parce que son existence même est remise en question, son histoire est rabaissée et les piliers de l'ordre moral ont été sapés ".

La patrie est "le prolongement de la famille", une "personne morale" et "il faut ressentir pour elle ce que l'on ressent pour ses parents".

le patriotisme est "une vertu de la Loi naturelle" et, par conséquent, nous avons "le devoir moral de procurer le bien de l'Espagne".

Pour toute une Histoire et une Tradition dont nous sommes héritiers, nous avons le devoir d'aimer l'Espagne, de rechercher son bien et d'invoquer la protection céleste pour obtenir sa paix et sa prospérité, comme le font quotidiennement les Bénédictins dans ce lieu.

Comme l'enseigne saint Albert Hurtado lorsqu'il parle de devoirs civiques dans ses œuvres consacrées à la doctrine sociale de l'Église, "le citoyen doit considérer son pays comme sa patrie, le prolongement de la famille, et ressentir pour elle ce qu'il ressent pour ses parents. La patrie apparaît comme une personne morale, une incarnation de sentiments de vénération, d'affection et de dévouement. Elle évoque toute une histoire familiale d'événements glorieux et tristes auxquels nos aînés ont participé ; un sentiment de solidarité qui unit des compatriotes aux liens quasi familiaux, beaucoup plus intimes qu'avec les citoyens d'autres pays ; un sens de l'obligation, de travailler pour elle, de la magnifier, de rendre présents ou potentiellement heureux tous les biens qui la composent. Le patriotisme, plus qu'un sentiment émotionnel, doit éveiller chez les citoyens la conscience de gratitude pour les biens reçus et le sens du devoir et de l'honneur devant la patrie "

(Social Morality, I - 3.4.3.1).

Il profita de l'homélie de la messe pour la fête de Saint-Jacques pour déplorer, une fois de plus, la "fermeture de l'Espagne". Le prieur de la Vallée de los Caïdos, dom Santiago Cantera, non seulement s'oppose farouchement à l'exhumation de Franco, mais est convaincu que l'Espagne chrétienne est en danger de disparition, parce que les gens n'aiment pas leur patrie et que "les piliers de l'ordre moral" sont sapés.

Dans l'homélie de l'Eucharistie solennelle, célébrée le 25, il a commencé par quelques coups de pinceau sur l'histoire des patrons de l'Espagne, parmi lesquels il a cité Santiago, San Isidoro de Sevilla, San Millán de la Cogolla, Santa Teresa de Jesús et l'Immaculée Conception.

Selon lui, la dévotion aux patrons  "a été portée par les Espagnols à l'étranger espagnol : en Amérique, aux Philippines et dans d'autres endroits du monde où notre culture est arrivée et où notre idiosyncrasie a été fusionnée dans une étreinte de métissage avec les peuples indigènes sous l'étreinte rédemptrice de la Croix, donnant naissance à ce que le philosophe mexicain José de Vasconcelos appelle "la race cosmique" ".

 en tant qu'"héritiers" de cette glorieuse histoire et tradition, "nous avons le devoir d'aimer l'Espagne, de procurer son bien et d'invoquer la protection céleste pour obtenir sa paix et sa prospérité, tout comme nous, bénédictins, le faisons quotidiennement dans ce lieu".

Et pour soutenir sa thèse sur le patriotisme espagnol, il se tourne vers un jésuite chilien, San Alberto Hurtado, qui est aux antipodes de son idéologie nationale-catholique. Car, comme l'a dit le saint chilien : "le citoyen doit considérer son pays comme sa patrie, le prolongement de la famille, et doit ressentir pour elle ce qu'il ressent pour ses parents. La patrie apparaît comme une personne morale, incarnation de sentiments de vénération, d'affection, de dévotion".

C'est pourquoi,  le patriotisme est "une vertu de la Loi naturelle" et, par conséquent, nous avons "le devoir moral de procurer le bien de l'Espagne".

Un bien qui est actuellement en doute, parce que " l'Espagne vit une situation très complexe et même dramatique, qui humainement fait douter de son avenir.

Pourquoi ?

    "Parce que son existence même est remise en question, son histoire est sous-estimée, elle est mise en doute en tant que projet commun et les piliers de l'ordre moral qui sous-tendent la vie en société ont été sapés".

la preuve que l'Espagne s'achemine vers sa destruction est que " la foi catholique, qui a été l'un des fondements de la construction historique de l'Espagne et constitue une partie essentielle de l'être même de l'Espagne, fait l'objet de mépris et d'attaques continues, en vue de l'arracher à l'âme des espagnols pour réaliser la réalisation d'un programme séculariste visant à construire une Espagne sans racines, sans tradition, sans histoire et, bref, sans être et qui ne serait donc plus l'Espagne ".

La situation espagnole est moche pour le Prieur de la Vallée, mais pas désespérée. Pour deux raisons. D'abord parce que "la divine Providence a soutenu notre pays et notre peuple à une époque où tout s'écroulait".

"Et pourtant, malgré tout cela, nous ne devons pas tomber dans le désespoir, car l'histoire de l'Espagne nous montre tant de fois comment la divine Providence a soutenu notre patrie et notre peuple à une époque où tout s'effondrait. "

Et deuxièmement, parce que nous ne pouvons pas oublier que cette année du centenaire de la consécration de l'Espagne au Sacré-Cœur de Jésus sur la Colline des Anges, la première de ses promesses dit : "Je régnerai en Espagne". Et le second : "L'Espagne sera sauvée par la prière". C'est pourquoi le prieur  conclut : "Que la Sainte Vierge Marie d'Espagne, invoquée par le roi Alphonse X le Sage, avec Jacques, conduise à nouveau l'Espagne à découvrir et retrouver son essence chrétienne".

source

 

A partir de 25 ans et jusqu'à l'âge de 65 ans au moins, la pratique religieuse régulière chez les Espagnols qui se disent catholiques est de 8%.

L'Espagne cesse d'être catholique : il y a plus d'athées ou de non-croyants que de catholiques pratiquants.

Huit mariages sur dix célébrés sont civils, tandis que le nombre de baptêmes et de communions chute en flèche.

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 4 Août 2019

 

 

 premier prix du concours de guitare de Saint Chamond 2019 dans le catégorie honneur.

Qui est Adrien le nouveau roi de la guitare ?

Pour certains, l'obtention du Bac dès le plus jeune âge est devenu un vrai talent. Pour d'autres, la concrétisation de la musique semble être leur ligne de conduite. C'est le cas d'Adrien Bourdeau, un élève au Conservatoire de Poitiers, qui a récemment remporté le concours de Fontenay-sous-Bois dans la catégorie des 15-17 ans.

Il s'est d'ailleurs produit en scène pour la fête de la musique. Retour sur un incroyable talent du haut de ses quatorze ans.

Un surdoué dans de nombreuses disciplines

Si Adrien sait manier avec perfection ses mains de fées et sait tendre correctement son oreille musicale, il a aussi su montrer que son talent était digne d'un vrai petit génie. En effet, ce jeune élève au Conservatoire de Poitiers a remporté le concours de Fontenay-sous-Bois mais suit parallèlement des études au collège du Sacré-Coeur à Jaunay-Marigny.

Il passera en seconde à Isaac-de-l'Etoile à la rentrée 2018. Poitiers.

Au niveau scolaire, il est également surdoué puisqu'il a déjà un an d'avance. Ce jeune prodige ne souhaite pas s'arrêter ici puisqu'il espère intégrer des écoles de Math Sup prochainement.

Très humble, il explique que le talent vient avec le travail et les nombreuses concessions qu'il réalise, mais aussi grâce à de précieux outils qui l'ont aidé à évoluer dans le bon sens. Par exemple, apprendre la guitare avec Hguitare.com devient beaucoup plus facile. C'est ainsi que l'on devient un jeune prodige.

Un chemin musical excellent

Pour son professeur, Franck Nataf, il n'est pas toujours évident d'instruire ce jeune prodige. En effet, à l'inverse de certains camarades, il faut souvent le freiner puisqu'au plan musical, il aligne les notes avec brio. Doté de beaucoup de talent, il ne met pas longtemps avant d'apprendre un nouveau morceau et à l'interpréter avec perfection.

A Paris, Adrien Bourdeau a également raflé la palme avec une interprétation de "Tango en Skaï", un morceau de Roland Dyens, l'un des guitaristes, interprètes et compositeurs les plus célèbres de la planète. Il a par ailleurs interprété "La Catedral", une œuvre d'Augustin Barrios, qui a fait la fierté de son professeur jugeant ce morceau "très technique".

Les prochains objectifs d'Adrien Bourdeau

Entre les études et la guitare, Adrien ne souhaite pas s'arrêter ici. Il exerce la guitare classique, qui est un instrument très difficile avec une dimension physique. Il fait également de la musique de chambre et un atelier flamenco pour développer d'autres techniques. Ce jeune prodige semble s’intéresser à de nombreux arts qu'il réussit d'ailleurs avec brio.

Le jeune ado aimerait, en parallèle d'études en Math Sup, tenter d'intégrer le Conservatoire national supérieur de musique de Paris, qui est considéré comme l'ENA des musiciens, l'apothéose des talents. Mais Adrien ne se laisse pas décourager puisque c'est sans pression et avec une assurance déconcertante qu'il annonce vouloir, dans un premier temps, préparer le concours d'entrée au CEPI (Cycle d'Enseignement Professionnel Initial).

on peut être matheux et artiste, comme quoi !

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 4 Août 2019

Rédigé par Philippe

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Publié le 4 Août 2019

 

 

   A Dieu ne plaise que je revienne en arrière et que, déçu par l'égoïsme , je me dérobe à l'Esprit de Dieu pour réappartenir à des oeuvres de mort! Non. Après être entré dans l' intimité de Dieu, il serait insensé de me détourner de la Tendresse, de la Beauté, de la Pureté; et pour qui et pourquoi? Désormais la chair n'a plus rien à réclamer de moi. Elle vient trop tard. Afin de vivre éternellement, je réduirai de jour en jour et amènerai jusqu'à complète élimination, s'il se peut, tout ce qui en moi s'élève encore contre la vie de Dieu: Ceux-là, dit l'Apôtre dans une incomparable formule, ceux-là sont les vrais enfants de Dieu qui se laissent conduire par l'Esprit de Dieu. Toute la vie surnaturelle, qui a commencé par la foi et le baptême, se ramène à la docilité, à la souplesse, à l'abandon aux influences de l'Esprit de Dieu.

dom Delatte.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 3 Août 2019

Rédigé par Philippe

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Publié le 3 Août 2019

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Publié le 3 Août 2019

 

2 août 1858

8 avril 1893,

« Ad maiora natus sum »

 

Auguste Czartoryski, est un prince polonais qui a tout quitté pour devenir prêtre,

né en France, devenu prêtre salésien de Don Bosco, béatifié par le pape Jean-Paul II

Auguste Czartoryski naquit à Paris le 2 août 1858, en exil. Trente ans auparavant environ, sa noble lignée, liée à l’histoire et aux intérêts dynastiques de la Pologne, avait émigré en France, et depuis l’hôtel Lambert, sur les rives de la Seine, dirigeait une vaste action parmi les compatriotes et auprès des chancelleries européennes, dans le but de restaurer l’unité de la patrie, partagée depuis 1795 entre les grandes puissances.

Le prince Adam Czartoryski, guerrier et homme politique, avait cédé les rênes de la famille, ainsi que de l’activité patriotique, au prince Ladislas, qui s’était uni en mariage à la princesse Maria Amparo, fille de la reine d’Espagne Marie-Christine et du duc Rianzarez. Ils sont les parents de notre Auguste. Premier né de la famille, il était un point de référence pour tous ceux qui, après le troisième partage de la Pologne, rêvaient de sa renaissance. Mais autres étaient les desseins de Dieu.

Il a six ans quand meurt sa maman, malade de tuberculose : héritage qu’elle transmettra à son fils. Les premiers symptômes du mal marquèrent pour Auguste le début d’un long et inévitable pèlerinage en quête de la santé, qu’il ne retrouvera d’ailleurs jamais : Italie, Suisse, Égypte, Espagne, telles furent les principales étapes de ses pérégrinations. Mais ce n’était pas d’abord la santé qu’il poursuivait : sa jeune âme recherchait aussi un bien beaucoup plus précieux : sa vocation.

Il n’avait pas tardé à comprendre qu’il n’était pas fait pour la vie de cour. À vingt ans, il écrivait à son père, à propos des fêtes mondaines auxquelles il était contraint de participer : « J’avoue que je suis fatigué de tout cela. Ce sont des divertissements inutiles qui me tourmentent. Il m’est pénible d’être obligé de faire des connaissances à tant de banquets. »

Une grande influence fut exercée sur le jeune prince par son précepteur Joseph Kalinowski. Celui-ci – canonisé par Jean Paul II en 1991 – avait subi dix ans de travaux forcés en Sibérie, et se fera ensuite carmélite. Il ne fut précepteur d’Auguste que pendant trois ans (1874-1877), mais il lui laissa son empreinte. C’est lui qui nous a fait savoir que ce qui orienta le prince dans la recherche de sa vocation, ce furent surtout les figures de saint Louis de Gonzague et de son compatriote saint Stanislas Kostka. Il était enthousiaste de la devise de ce dernier : « Ad maiora natus sum » (Je suis né pour mieux que ça). « La vie de saint Louis du Père Cepari, qui m’avait été envoyée d’Italie, écrit plus tard le P. Kalinowski, eut un effet décisif sur le progrès spirituel d’Auguste et lui facilita l’union avec Dieu ».

 

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Rédigé par Philippe

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