Publié le 12 Décembre 2019

Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Décembre 2019

 

 

il n'a pas pu chanter ce matin, bronchite aigüe ! avec cette humidité pas étonnant aphone le  cocorico ! 

praeco dici Iam sonat ! 

Comme disait le père Henry ici on est enrhumé 360j sur 365 ! mais j'espère que tout le monde va bien. On était près d'un de nos moines  ce matin. bon courage ! normal bientôt déjà les zoooos ! mais je préfère le soleil . ils ont quand même du bol faut pas croire, s'ils tombent malades y a toujours quelqu'un à leur chevet , au chaud,  moi j'ai personne  m'enfin.. !

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Publié le 10 Décembre 2019

 

 

   

   

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 10 Décembre 2019

Rédigé par Philippe

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Publié le 9 Décembre 2019

 

    On peut dire que chaque année, par la liturgie, Isaïe , sous le souffle de l'Esprit-Saint,  vient accomplir son office de prophète et nous faire entendre ses diverses prédictions pour préparer les voies du Sauveur naissant: Des vigiles du premier dimanche, le lecteur annonce l'incipit liber Isaie prophetae et ne referme le livre sacré que la veille de Noël après la lecture du dernier chapitre. Le même prophète fournit aux avant-messes des Quatre-Temps un grand nombre de lectures; ses aspirations les plus ardentes, ses cris de piété et d'espérance prolongent leurs échos dans les répons, les antiennes, les graduels , les versets: l'Eglise ne lasse pas de les redire. 

   Et quoi d'étonnant? Quel temps mieux choisi pour nous faire entendre celui que saint Jérôme appelle " l'évangéliste de l'Ancien Testament", tant étaient précises ses prédictions concernant la venue du Rédempteur, son origine humaine et divine, sa naissance d'une Vierge, ses souffrances, sa mort, sa glorification et la propagation de son royaume sur la terre? 

   Par ce choix, d'ailleurs, l'Eglise ne faisait que reconnaître une prééminence établie par Dieu lui-même. Aux heures solennelles de la vie du Sauveur, Isaïe est cité en témoignage. L'ange lui emprunte ses paroles dans son divin message à Marie (Luc , I, 31 ; Isaïe, VII,14) le Sauveur annonce à son précurseur captif la réalisation des signes prédits par le prophète (Matth, XI, 4-5; Isaïe LXI,I) et dans la synagogue de Nasareth, au début de son ministère apostolique, il interprète ses oracles aux Juifs étonnés (Luc, IV,18; Isaïe, LXI, I). Il déroula le parchemin et lut ce passage du prophète :" L'Esprit du Seigneur est sur moi; c'est pourquoi il m'a consacré par son onction, il m'a envoyé pour évangéliser les pauvres, guérir les coeurs affligés, annoncer aux captifs leur délivrance et aux aveugles la lumière: pour rendre la liberté à ceux qui sont brisés sous les fers, pour publier l'an de pardon du Seigneur et le jour de sa justice." 

   Le ministère prophétique, chez les Juifs, planait au-dessus de tous les pouvoirs constitués. Transformé par des irradiations surhumaines, le prophète était le porte-voix de Dieu. Il puisait dans la conscience de sa délégation divine une liberté et une puissance incomparables.

   Isaïe, fils d'Amos, fut élu de Dieu à ce ministère sept siècles environ avant la naissance du Sauveur. On peut dire qu'il réalise le type du prophète; il est le modèle du prédicateur. Aussi , chaque fois que les prêtres doivent annoncer l'Evangile au peuple, l'Eglise demande-t-elle pour eux des lèvres aussi dignes que celles d'Isaïe :" Purifiez mon coeur et mes lèvres, Dieu tout puissant, vous qui d'un charbon ardent avez purifié les lèvres d'Isaïe. "

   Sa science et sa force, il les a puisées dans la contemplation de Dieu. Sa mission extérieure s'alimente à cette source divine; elle n'en est que l'écoulement. C'est dans le temple, près de l'autel, avec les charbons ardents du brasier des holocaustes, au milieu des nuages d'encens, au son des voix si puissantes que les portes du sanctuaire en sont ébranlées , dans tout ce cadre symbolique, que l'Esprit-Saint purifie son coeur et délie sa langue. 

   L'année de la mort du roi Osias, je vis le Seigneur assis sur un trône élevé et les draperies de son vêtement enveloppaient le temple. Des séraphins nimbaient son visage. Ils avaient chacun six ailes: deux ailes voilaient leur face, deux autres recouvraient leur corps, et deux étaient déployées. Et ils criaient l'un à l'autre et disaient :

Saint, Saint, Saint est Jéhovah des armées!

Toute la terre est pleine de sa gloire. 

   Les portes étaient ébranlées dans leurs fondements par la puissance de cette voix et des nuages de fumée emplissaient le sanctuaire.  Alors je dis : 

 Malheur à moi! Je suis perdu!

Car je suis un homme aux lèvres souillées, 

Et j'habite au milieu d'un peuple impur.

Et mes yeux ont vu le Roi, Jéhovah des armées;

   Mais l'un des séraphins vint vers moi, tenant à la main un charbon ardent qu'il avait pris sur l'autel. Il en toucha ma bouche et dit : 

Ceci a touché tes lèvres;

Ton iniquité est enlevée et ton péché expié.

   Et j'entendis la voix du Seigneur disant: 

Qui enverrai-je,

Et qui sera notre messager? 

   Et je dis:

Me voici, envoyez-moi. 

  Oui, avant d'être prophète devant le peuple, Isaïe fut voyant aux pieds des autels. 

    L'esprit de Dieu a allumé dans l'âme du prophète un désir immense du Sauveur promis et toute sa prédication jaillit de ce foyer. Ce ne sont que cris d'impatience, appels pressants, transports sublimes. Il pourrait dire, lui aussi :" Voici que depuis qu'ont retenti à mes oreilles les paroles de votre message, mon esprit a tressailli de joie en moi et brûle de se porter à la rencontre du Dieu qui vient le sauver." 

   A la vérité, une longue série de messagers nous sont venus dès le commencement du monde, poussés par le même Esprit; ils n'avaient tous qu'un cri, qu'une parole: Il vient, le voilà! Mais aucun n'a étendu le regard si loin et annoncé au peuple d'Israël l'histoire du Christ avec une telle plénitude de traits et de lumière. Ce message de paix qui caractérise le ministère du fils d'Amos n'exclut pas l'annonce des vengeances divines, habituelle aux prophètes; il entreprend, au contraire, de reprocher aux Juifs les crimes dont ils se sont souillés; il s'indigne avec véhémence contre les abus des grâces et l'endurcissement du coeur; il prédit la ruine de cette race ingrate, mais ses malédictions lui sont inspirées par le désir immense de préparer le règne du Sauveur; quand il maudit comme il bénit, Isaïe envisage les espérances de l'avenir. La parabole de la ruine de Jérusalem, que nous lisons le jeudi de la première semaine, est d'une incomparable puissance :

Mon bien-aimé avait une vigne

Sur un coteau fertile.

Il en remua le sol, il en ôta les pierres,

Et la planta de ceps exquis;

Il y bâtit une tour au milieu,

Et il y creusa un pressoir;

Puis il attendit qu'elle donnât des raisins. 

Mais elle donna des fruits verts.

Et maintenant, habitants de Jérusalem et de Juda,

Jugez, je vous prie, entre moi et ma vigne;

Qu'y avait-il à faire de plus à ma vigne

Que je n'aie pas fait pour elle? 

Et maintenant , voici mes desseins,

J'arracherai sa haie, et elle sera dévastée,

J'abattrai sa clôture , et elle sera foulée aux pieds.

J'en ferai un désert, 

Et elle ne sera plus ni taillée, ni cultivée;

Les ronces et les épines y croîtront,

Et je commanderai aux nuées

De ne plus laisser tomber la pluie sur elle.

Car la maison d'Israël est la vigne de Jéhova des armées.

Et les hommes de Judas sont le plan qu'il chérissait,

Il en attendait la droiture, voici l'iniquité;

La justice, et voici des cris de détresse.

    La parole d'Isaïe est plus vraie pour nous que pour le peuple juif. Notre esprit de foi doit nous faire découvrir, à travers les symboles de son histoire, les réalités surnaturelles de l'économie rédemptrice. 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 9 Décembre 2019

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Publié le 8 Décembre 2019

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Publié le 8 Décembre 2019

 

    Cette sainte impatience pour le Désiré des nations avait animé , il est vrai, tous les justes de l'ancienne loi;  mais chez le précurseur, elle trouve sa suprême ardeur. 

   Lui, si rude et si austère, traduit par les expressions les plus suaves les saints transports de son âme. C'est à lui que nous devons la plus douce image sous laquelle les fidèles aiment à contempler Jésus, celle d'Epoux de nos âmes. 

   L'Eglise veut pendant ce temps nous faire apprendre à son école à désirer Jésus-Christ. Ne serait-ce pas faire injure à cette divine Bonté que de n'avoir pas de désir pour elle ? Bossuet développe admirablement cette pensée : 

   " Saint Grégoire de Naziance invite tout le monde à désirer Dieu par la considération que cette bonté infinie prend tant de plaisir à se répandre : Ce Dieu, dit-il, désire d'être désiré; il a soif, le pourriez-vous croire? au milieu de cette abondance. Mais quelle est la soif de ce premier Etre? 

   " C'est que les hommes aient soif de lui: Sitit sitiri. Tout infini qu'il est en lui-même et plein de ses propres richesses, nous pouvons néanmoins l'obliger en lui demandant qu'il nous oblige, parce qu'Il donne plus volontiers que les autres ne reçoivent." 

   Et plus loin, Bossuet conclut : 

   " Ah ! que tardons-nous, âmes chrétiennes? Que n'excitons-nous nos désirs, que ne pressons-nous nos ardeurs trop lentes? Ce n'est pas seulement Jean qui sent de près le divin Sauveur, qui désire ardemment sa sainte présence: de si loin que Jésus a été prévu, il a été désiré avec ferveur :" Mon âme , disait David, languit après vous ; quand viendrai-je? Quand m'approcherai-je de la face de mon Seigneur"?  Quelle honte, quelle indignité, si , lorsqu'on soupire à lui de si loin, ceux dont il s'approche, qui le possèdent, ne s'en soucient pas! Car, mes frères, n'est-il pas à nous, ne l'avons-nous pas sur nos autels? ... Courons donc à cette table mystique, prenons avidement ce corps et ce sang; n'ayons de faim que pour cette viande, n'ayons de soif que pour ce breuvage: car pour bien désirer Jésus, il ne faut désirer que lui." 

   Dieu l'a chargé de prêcher la pénitence; il est tout absorbé par cet idéal, et pour donner à sa prédication plus de force , il veut que tout parle en lui . Aussi quelle puissance et quelles audaces devant tout ce peuple accouru!

" Race de vipères, qui vous a appris à fuir la colère qui vient? Faites donc de dignes fruits de pénitence , 

 ... " Il vient, celui qui est plus puissant que moi... Sa main tient le van, et il nettoiera son aire, et il amassera le froment dans son grenier, et il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint pas."

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 8 Décembre 2019

Rédigé par Philippe

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Publié le 7 Décembre 2019

 

" Collines d'Israël, déployez vos rameaux, couvrez-vous de fleurs et de fruits."

(Répons mardi 1ère sem.)

"En ce jour-là , les montagnes ruisselleront de vin nouveau; le lait coulera des collines.

(Ant. de Laudes 1er dim.)

" Réjouis-toi, fille de Sion, exulte de joie, fille de Jérusalem ."

" Que les cieux se réjouissent, que la terre exulte; montagnes résonnez de chants de louange, parce que Notre Seigneur viendra."

(Répons lundi 1ère sem.)

" Venez Seigneur, apportez-nous la paix pour nous réjouir devant vous de tout coeur."

(Ant. Magn. 2ème dim.) 

"Jérusalem, pourquoi t'affliges-tu? Je te sauverai et te rendrai la liberté, ne crains pas!"

(Répons . 2° Dim.)

" Réjouissez-vous avec Jérusalem et exultez à jamais, vous tous qui l'aimez.

(Ant. Magn. Jeudi de la 3° sem. ) 

 

 

 

   Dans la bouche de l'Eglise, dit Dom Guéranger, les soupirs vers le Messie ne sont point une pure commémoration des désirs de l'ancien peuple: ils ont une valeur réelle, une influence efficace sur le grand acte de la munificence du Père céleste qui nous a donné son Fils. Dès l'éternité, les prières de l'ancien peuple et celles de l'Eglise chrétienne unies ensemble ont été présentes à l'oreille de Dieu, et c'est après les avoir entendues et exaucées qu'il a envoyé en son temps sur la terre cette rosée bénie qui a fait germer le Sauveur. " 

...

   L'Avent envisage avant tout le fait historique de l'Incarnation du Verbe. Il prépare les fidèles à en célébrer dignement l'anniversaire.

   Sans doute, la venue mystique du Sauveur dans nos âmes et sa venue à la fin des Temps ont inspiré le choix de beaucoup de pièces liturgiques. Mais l'idée dominante et de premier plan est plus obvie et plus simple: la Liturgie dans la nuit même de Noël nous chantera le récit du grand évènement : " Pendant qu'ils étaient en ce lieu (Bethléem), le temps où elle (Marie) devait enfanter s'accomplit. Et elle mit au monde son premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche , parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie."

   Tel est l'évènement unique qui s'est accompli il y  deux mille ans et dont l'Eglise prépare l'anniversaire. Pour les frères du Christ tout est objet d'adoration, de joie et d'amour: temps , lieu, paroles, personnages. L'Epouse du Christ, avec l'autorité sacerdotale dont son divin fondateur l'a enrichie , reconstitue cette scène, concentre dans sa liturgie ses trésors de doctrine, de prières, en vue de nous faire assister par la foi à la naissance du Sauveur: Nova per carnem nativitas: une nouvelle naissance dans la chair. (Or. 3ème messe Noël) Oblata munera, Domine, nova Unigeniti nativitate sanctifica. (Secre.idem). Sanctifiez, ô Dieu, nos offrandes par la nouvelle naissance de Votre Fils. " Bienheureux ceux qui n'ont pas vu et ont cru ! (Jean, XX,29) 

   Et cette foi que la liturgie réveille en nous n'est pas le simple assentiment de l'intelligence à une vérité spéculative: c'est la complète donation de la raison, de la volonté, de tout l'homme à l'Evangile, c'est-à-dire à l'économie du salut dont Dieu est l'auteur et Jésus-Christ qui nait à Bethléem le héraut: foi qui nous conduit à la vie éternelle :" Praesta... ut natus hodie Salvator mundi, sicut divinae generationis est auctor; ita et immortalitatis sit ipse largitor." (Postc. 3ème messe de Noël)

   Sans doute, les fervents disciples du Christ n'attendent pas le cycle de Noël pour dire à Dieu les sentiments d'adoration, de reconnaissance, d'amour que leur inspire le grand Mystère de l'Incarnation. Mais , outre ces actes privés, il faut une expression unanime, officielle et solennelle de ces sentiments de tout le peuple chrétien. 

   N'ayant qu'un coeur et qu'une âme, la famille des chrétiens doit traduire cette unanimité avant tout dans la contemplation et l'amour du mystère de son chef: une famille humaine se conçoit-elle sans la fusion des coeurs dans les mêmes fêtes et les mêmes allégresses? 

   Telle est l'intention de l'Eglise dans l'institution du cycle de Noël et de l'Avent qui le prépare. Les générations chrétiennes se relaient au pied de la crèche et prolongent l'adoration des bergers, les chants des anges, les offrandes des Mages, quelque chose de l'ineffable contemplation de Notre-Dame; bref tout ce tribut d'adorations, d'actions de grâces et d'amour que Jésus a trouvé à sa naissance et qu'il attend de nous qui sommes sauvés par l'ineffable mystère de son Incarnation: Deus qui hanc sacratissimam noctem veri luminis fecisti illustratione clarescere. O Dieu ! qui avez illuminé cette très sainte nuit des splendeurs de la vraie lumière. 

    Vivre ce mystère dans la liturgie, c'est s'acquitter parfaitement chaque année de cet hommage que le Maître attend de son peuple; c'est joindre sa voix à celle de toutes les générations chrétiennes dans ces actions de grâces officielles de l'Epouse du Christ. 

   Et, par-dessus tout, la reproduction de ce mystère doit inonder notre âme d'une joie profonde, d'une paix ineffable.

   C'est à nous, au même titre qu'aux bergers, que s'adresse l'invitation de l'ange : " Je vous annonce une grande nouvelle qui sera pour tout le peuple une grande joie."

(Luc II,10)

  Aussi "les quatre dimanches de l'Avent étaient considérés, à Rome, au VIIIème siècle et encore au XIIème, comme les étapes d'un temps d'allégresse, où tout était à la joie de la venue prochaine du Rédempteur. 

 

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Rédigé par Philippe

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