Publié le 24 Avril 2020

Rédigé par Philippe

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Publié le 23 Avril 2020

 

Imagen del rito de la consagración en una misa católica.

en directo en televisión o Internet durante el estado de alarma en España

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 23 Avril 2020

   

 You are missing !!! good lück ! 

 

happy birthday Nick Kaplunov !

un ami de longue date, y a des gens que j'aime bien quand même.. oups ! déjà 22 ans, le temps passe ! 

 

 

 

"thank you , Be safe and take care, Philippe!"

Nick. 

 

Филипп !!!! enfin ! une vidéo... ! 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Avril 2020

   

 

   L'humanité cherche Dieu, se passionne pour Dieu, et cette tendance, ce besoin insatiable est palpable, universel, et Dieu a répondu largement à ces opérations, à ces cris, à ce mouvement de notre être. 

   L'amour attire l'amour, et Dieu est venu ici-bas; il a dit à l'humanité :" Tiens , regarde, tu me veux ! me voilà sous le voile obscur d'un peu de pain. " 

   Oui, Dieu est là, au milieu de nous, sa présence est réelle, personnelle, vous savez l'habitation qu'il s'est choisie, ce sont nos églises, nos églises les plus somptueuses et les plus délabrées. - celles qu'aujourd'hui, on nous ferme! - 

   Dieu assurément est partout, sa présence remplit l'espace, rien ne lui échappe, aucun abîme, aucun lieu, aucun désert, car son immensité ne serait qu'une immensité humaine, finie , Dieu ne serait plus Dieu. " Sa présence, dit le Prophète, remplit le ciel et la terre.

   Dieu affirme sans doute sa présence dans nos églises d'une façon générale par sa puissance, sa vertu, sa main qui nous retient à l'existence; cela ne lui suffit pas, et sur la parole et l'invitation du prêtre catholique, Dieu est réellement, substantiellement, personnellement présent. Un peu de pain dont il ne reste que les apparences, les accidents, nous dérobe sa face. " Ma chair, dit-il, est vraiment une nourriture, mon sang est vraiment un breuvage."

   Jésus-Christ, je l'avoue , semble inerte, mort dans ce sacrement; on le prend, on le manie, il subit comme les choses inanimées, les caprices d'un coup de vent et les lois du mouvement et de la pesanteur, et cependant il vit, notre coeur ne se trompe pas, il vit dans la réalité de sa chair, de son âme et de sa divinité; il vit dans la réalité de ses deux natures et de sa personne divine: homme , l'âme meut et vivifie son corps, et le corps reçoit l'être et le mouvement, ses yeux s'ouvrent à la lumière, ses oreilles aux harmonies des mondes célestes et aux prières de l'homme, son sang circule dans ses veines; fils de Dieu, sa divinité coule comme un fleuve dans ses entrailles , dans son âme et ses actes. 

   Pourquoi Jésus dans l'Eucharistie ne serait-il qu'un cadavre?

   L'Eucharistie nous voile l'âme, la chair, la divinité de l'homme-Dieu, que nos pères ont vu, haï et admiré; de l'homme-Dieu qui rendait la vue aux aveugles, la vie aux morts et rassasiait dans une vallée solitaire une foule affamée; de l'homme-Dieu qui est mort pour expier nos crimes; sa nature n'a point changé, c'est toujours bien lui, ce Christ-Jésus , plein de grâce, de vérité et de vie. 

   Et si Jésus vit dans l'Eucharistie, il nous voit du fond de cette prison, nous écoute et reçoit nos larmes, nos prières et nos supplications, car un être qui vit dans la plénitude de ses facultés, se meut, voit, entend, prend conscience de lui-même, de ceux qui l'entourent et qu'il aime.

   " Jésus-Christ, en effet, connait tout dans le Verbe, dit Saint Thomas d'Aquin, tout, c'est-à-dire les êtres qui sont, ont été et doivent être, ainsi que tout ce qui a été fait, dit ou pensé, par qui que ce soit et dans tous les temps. 

   Ah! que les sceptiques et les matérialistes, étrangers aux faits de cette présence réelle , ne sentent rien, c'est possible ! le voyageur qui s'enfonce dans l'obscurité d'un bois ne jouit point des feux du soleil; comment voulez-vous que ces hommes, vivant loin de Dieu, loin de l'Eucharistie, subissent son action , son influence? 

   O lèvres de nos saints, ô vies pures, ô héroïsmes, ô vies chrétiennes, ô maîtres, ô martyrs,  j'en atteste vos joies, vos cris , vos dévouements, votre sainteté!  Jésus est dans l'Eucharistie, réellement, substantiellement , personnellement, ... 

 

   Oh ! qui me dira l'amour de Jésus pour le monde..

 

   Son amour, se jouant des limites des choses humaines, a brisé les castes, les idées, les conditions, et franchi les mers, les montagnes et les glaces; tout être, sans distinction de climat, de race, de peau, tout être qui a une poitrine d'homme a pu jouir de son Christ et de son Dieu, car on lui bâtit des églises là où le soleil se lève, là où le soleil se couche, et si ces églises ont des prêtres catholiques , si perdues, si misérables qu'elles soient, Jésus les habite en personne on peut les visiter à toute heure, le voir, manger sa chair et boire son sang, répandre son âme , ses joies , ses misères en sa présence; on peut vivre de son corps, de sa divinité, de sa vie.

   C'est ainsi que Jésus a vraiment aimé l'humanité. L'humanité veut Dieu, et la science, les mondes de l'espace, les océans, la gloire... rien de la terre ne peut assouvir cette faim implacable de l'infini; ce Dieu qu'elle veut contempler, ce Dieu qu'elle veut aimer à son aise, de toutes les forces de sa vie, elle le voit entre les mains du prêtre, sous ce pain couvert de gloire et d'ombre, elle le regarde, son âme s'émeut , le frisson agite ses os, un cri brûlant s'échappe de ses lèvres :

"  Je crois, Credo"; elle croit et elle aime. 

 

       Le coeur de l'homme jouit dans sa sphère de la présence réelle de son Christ et de son Dieu. 

   Que les vagues de l'infortune et les tempêtes battent son âme, que les haines et les vengeances le persécutent,  que sa poitrine se gonfle d'angoisse, que sa bouche se charge de sanglots, ses yeux de larmes.. les misères de ce monde ne l'ébranle point, il vit de la présence de Jésus, tout entier à ces jouissances surnaturelles et intimes; le reste, si utile et si noble que cela soit , est de la terre, et son âme pétrie de cette présence mystérieuse se fond d'amour, pour ainsi dire . " Anima me liquefacta est, et dilectus est mihi. " 

   Un coeur dur, de pierre et de granit , résiste à l'amour, mais les glaces du péché fondues, une parole du Christ, un regard, le bord de son vêtement, une vibration de sa voix suffit pour l'attendrir, et une fois attendri, ses fautes remises, ses larmes essuyées, Jésus prend possession de ce coeur, de cette existence, apportant avec lui des délectations divines, des jouissances, des spasmes, ce je ne sais quoi de divin qui se produit en nous et que nous sentons parfois si délicieusement , quand Dieu entre par la grâce au plus intime et au plus vif de notre être. Oh ! alors, rien ne peut nous arracher à cette jouissance surnaturelle, et comme saint Paul nous nous écrions

:" Qui nous séparera de la charité du Christ. " 

   C'est de l'ivresse, oui l'âme est ivre de Dieu comme les sens sont ivres de la terre. 

   " Mangez la chair du Christ, buvez son sang, le prêtre est à l'autel, le mystère s'achève, et la table est devant vous, repaissez-vous, enivrez-vous de la divinité de l'homme-Dieu.  

 

   

      

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 21 Avril 2020

 

 

 

Le compositeur José María Cano, ex de Mecano, a contacté le diocèse de Burgos pour partager une vidéo dans laquelle la soprano Monserrat Caballé chante une de ses compositions: un Notre Père qu'il donne aux habitants de Burgos afin qu'ils puissent la diffuser réseaux sociaux.

José María Cano (1959), a réédité le Notre Père que la soprano Montserrat Caballé a chanté avant Benoît XVI en 2006. A cette occasion, le Pape s'est rendu en Espagne à l'occasion de la Rencontre mondiale des familles. L'édition de Cano a été d'ajouter, avec le fond musical, le Notre Père en latin que le Pape a prié dans l'extraordinaire bénédiction "Urbi et Orbi" le 27 mars.

Pour José María Cano, le passage du livre de l'Exode dans lequel les Israélites attendent fermés dans leurs maisons et priant en attendant que la peste exterminatrice passe en Egypte est une bonne métaphore de nos jours , dans lesquels "l'état d'alarme" a confiné aux Espagnols dans leurs maisons respectives.

Selon lui, "on nous demande beaucoup d'être prudents, de mettre des masques et de nous laver les mains fréquemment", se souvient-il,  "mais rares sont ceux qui nous invitent à prier" . "Vous devez être prudent dans la propagation du virus, mais vous  n'avez pas besoin d'être prudent pour prier", dit-il.

Pour cette raison, l'artiste et compositeur, célèbre pour ses succès avec Mecano,  a réédité une vidéo avec une de ses compositions, un Notre Père que Monserrat Caballé a joué devant Benoît XVI lors de sa visite en Espagne en 2006, à l'occasion de la Rencontre mondiale. des familles à Valence. Dans la vidéo, le pape François apparaît également en train de prier cette prière en latin. Il a lui-même été chargé d'écrire au Saint-Père pour lui expliquer son projet et lui donner le droit d'auteur pour sa diffusion. "En seulement cinq minutes, nous avons fait cette prière deux fois et ces jours-ci, il est important que nous puissions tous le faire à la maison", dit- il depuis sa résidence à Londres.

Pour cette raison, José María Cano a contacté le diocèse de Burgos en partageant cette vidéo, dans l'  espoir que les habitants de Burgos pourront la diffuser à travers les réseaux sociaux . «Il y a une liberté totale dans la diffusion.  Tout ce que je veux, c'est que les gens puissent prier plus intensément de nos jours.

José María Cano avait promis de participer le 27 avril à une nouvelle édition de "Dialogues dans la cathédrale",  dans laquelle il réfléchirait à l'importance de la beauté chez l'homme.  L'événement, en raison de la pandémie de Covid-19, a été suspendu en attendant son achèvement dans les prochains mois.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 21 Avril 2020

 

   L'homme, composé d'une âme et d'un corps, se sent en butte à une double tentation. D'abord notre corps, de même boue que cette terre qu'il voit, qu'il foule de ses deux pieds et qu'il adore, s'émeut sous l'attrait de sa propre concupiscence et des biens matériels.

   " Unusquisque vere tentatur à concupiscentia sua, abstravtus et illectus."

   L'homme regarde la matière, que ce soit la fleur, la poudre du chemin ou la créature, et lui demande des émotions. Que voulez-vous! ce corps que tout homme traîne après lui, il le voit, il le porte, il entend ses cris, ses plaintes et ses rugissements; il vit surtout par cette partie inférieure de son être, et son imagination et son coeur s'ouvrent à l'ivresse des sens, aux rêves et aux tressaillements de la chair. " Venite et fruamur bonis quae sunt. " livre de la sagesse. 

   On lui dit bien: Prends garde! la matière a ses vagues impures, ses colères, sa tyrannie, et elle flétrit ce qu'elle touche. Prends garde! la jouissance physique a sa mesure, et quand , en dépit de la raison et des lois les plus sacrées, elle conspire contre la délicatesse et les joies simples et fraiches du coeur, elle tarit du même coup la vie supérieure de l'homme.

   Prends garde! ces émotions du sang amollissent et dépravent une génération, un siècle, un peuple, et ces hommes ne mangent plus leur pain sous un rude soleil, à la sueur de leur front; sceptiques et pourris jusqu'à la moelle des os, ils s'endorment dans la fainéantise et l'opprobre. 

   Puis l'homme communique avec les démons par son âme immatérielle, et subit leurs attaques, leurs séductions. Satan est un ange déchu. Le jour où l'ange est tombé, l'homme devait combattre non plus seulement la chair et le sang, mais des principautés, des puissances, des êtres invisibles, des esprits invisibles, des esprits remplis de malice. " Contra spiritualia nequitiae.. " chVI Eph.

   Malheur à la terre et à la mer, s'écrie saint Jean, car le démon est descendu vers vous, ivre de colère. " Vae terrae et mari quia descendit diabolus ad vos, haben iram magnam." Apocal. Ch. XII.

   Plus barbare que le tigre, plus agile que la foudre, plus vorace que le vautour, plus venimeux que l'aspic, Satan conserve, malgré sa chute, toutes les forces de sa nature et sa supériorité sur l'homme et les choses d'ici-bas. La chute n'a point épuisé son énergie naturelle. Le Christ appelle Satan le prince de ce monde. " Princeps hujus mundi." st Jean ch. XII

   Il s'en va par le monde, et conspirant sans cesse, il dévore les âmes faibles. La ruine de l'homme, voilà dit Tertullien, le rêve et la besogne des démons.  " Operatio eorum est hominis eversio." 

   Or qui vaincra Satan? la force. La force crée le citoyen, le soldat, le chrétien.

La force se compose de deux actes principaux, l'attaque et la défense.

  Un peuple ne se jette point sur le territoire d'un autre peuple plus fort que lui, s'il ne s'est pas aménagé des alliances sûres et capables de lui assurer la victoire. La vaillance, poussée jusqu'à la folie la plus sublime, ne remplace pas toujours la force numérique. L'action engagée, le soldat s'abandonne avec confiance à la stratégie de ses chefs, et se bat , avec l'énergie de la bravoure et de la rage. La nuit, la faim, le froid, la lassitude, la boue et le sang n'énervent point la force de son âme et de ses muscles.

  L'homme , plus faible et moins habile que Satan, va donc appuyer sa faiblesse et son inexpérience sur l'alliance d'un être supérieur. Et quel est cet allié de l'homme? Les princes et les peuples frémissent et se lèvent contre lui. La science le laisse désarmé. Et l'homme fait alliance avec le Christ.

   " Un grand et cruel combat nous attend , dit saint Cyprien, les soldats de Jésus-Christ doivent s'y préparer avec énergie; n'oubliant pas de boire tous les jours le calice du sang de Jésus-Christ, afin de pouvoir donneur leur sang pour lui.

   Et saint Jean Chrysostome s'écriait :" Nous nous retirons de la table sainte comme des lions qui vont au combat, et nous portons la terreur dans l'armée de Satan. 

   Nous mangeons, en effet, la chair du Christ, nous buvons son sang, et sa vie entre dans notre vie, son souffle devient le souffle de notre poitrine, et sa force circule dans nos membres.

  Alors nous pouvons toutes choses en celui qui nous fortifie. " Omnia pssum in eo qui me confortat. 

   Oui, et faibles comme une créature pétrie de chair et de sang, mais remplis de la puissance du Christ, nous combattons, et si le découragement et la lassitude ne montent point à notre âme, nous restons les maîtres du champ de bataille.

   Ah! si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? 

   L'homme est faible , et l'Eucharistie lui prête l'alliance et la force de son Christ et de son Dieu.

 

   Oh ! n'ayez pas peur, le coeur de Jésus-Christ est supérieur aux défaillances, à ces infirmités humaines, il n'est point de la terre, il habite des régions immatérielles et divines, et rien d'ici-bas n'a d'action malsaine sur lui. Jésus-Christ, le plus tendre des êtres, est aussi le plus sûr et le plus fidèle; nos crimes ne peuvent le lasser, il se tient à la porte de notre âme, il frappe, il pleure , il supplie; au moindre signe, au moindre mot, il oublie notre passé, et il entre. 

   Ah! vous cherchez des amis en ce monde, des amis sûrs, stables, d'une fidélité à toute épreuve et sans éclipse, mais le vrai, le seul ami de l'homme , c'est Jésus-Christ, car il survit à toutes nos épreuves, à toutes nos ingratitudes. Si notre âme plie sous le poids de l'infortune et des revers, les revers sont le creuset où l'amitié s'éprouve, il nous console, oui il nous console des dégoûts, des intrigues, et des vengeances du monde, il essuie les sueurs et les tristesses de notre front, il nous parle et il nous relève, il refait notre vie morale;  et si tout nous abandonne, les amis, la famille, la fortune, le sol qui nous porte, eh bien ! il nous reste encore un ami qui refoule le désespoir de notre âme et nous murmure des paroles tendres, douces, consolantes, c'est Jésus-Christ.

   C'est bien assez que le coeur se brise ici-bas, se déchire et fasse tous les jours l'expérience de ces amitiés qui s'en vont comme la feuille qu'un coup de vent emporte. Si Jésus-Christ nous échappe, mais que nous resterait-il? rien, si ce n'est le désespoir. 

  Ah! ce n'est pas le cri de l'humanité, elle se souvient des promesses et du coeur de son Christ et de son maître, et rien d'humain, rien de caduc n'entre dans l'amour de Jésus-Christ pour les hommes. 

   Puissiez-vous comprendre s'écrie saint Paul, quelle est l'attitude de l'amour de Jésus-Christ pour les hommes ! Rien ne borne cet amour, ni les frontières, ni l'espace, ni les siècles, ni les races, ni les climats. 

   Puissiez-vous comprendre quelle est la sublimité de l'amour de Jésus-Christ pour les hommes! Cet amour nous grandit , nous élève au-dessus de nous-mêmes, nous fait enfants de Dieu et nous donne des droits à son héritage.

   Puissiez-vous comprendre quelle est la profondeur de l'amour de Jésus-Christ pour les hommes! Cet amour est incorruptible, le temps, qui détruit tout, le respecte et Jésus-Christ nous aime avec les abîmes du coeur de son Dieu. 

...

   L'homme ne trouve point dans ses entrailles cette substance divine, où sa vie chrétienne s'alimente et se perpétue. Quoi donc! sommes-nous condamnés à crier, sans cesse, sans espoir, du sein de nos abîmes, vers un ciel qui ne s'ouvrira point? Sommes-nous condamnés, plus malheureux qu' Ugolin à voir notre âme mourir de faim dans la fange de son cachot? 

Oh ! non. Dieu, bon jusqu'aux sublimes et dernières limites de la tendresse , nous fait , par l'effusion de sa grâce, ce que nous sommes, et dépose dans notre sein le principe de la vision bienheureuse de sa face, et si l'homme ne s'assied pas à une  table pour refaire, dans la manducation de la chair sacrée du Sauveur, les forces de son organisme mystique, comme il s'assied chaque jour à sa table pour y dévorer de la chair, du sang et des herbes, il défaillira.

   Si la plante ne s'unit pas à son objet qui est son bien, si la sève et les sucs de la terre ne circulent pas dans son organisme végétatif, elle pourra résister quelque temps aux violences de la tempête ou à la main brutale du passant; mais sans vie, sans force, elle se desséchera bientôt; et cette fleur, cette plante, que veut-elle? évidement sa nourriture; elle ne se nourrit pas et elle meurt. 

...

   Le pauvre qui n'a qu'un morceau de pain dur, trempé de ses sueurs , le dévore avec appétit, et ce morceau de pain se dissout, il devient sa chair, son sang, ses os, c'est lui-même; oui, l'homme ne vit qu'à condition de dévorer de la chair et du sang. 

   Et que fait Jésus? il se donne à nous :" Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. " Et la bouche de l'homme s'ouvre pour recevoir son Christ et son Dieu, mieux que la chaleur et la lumière, mieux que l'air qui nous pénètre et nous vivifie, la chair , le sang et la divinité de Jésus soutiennent et vivifient l'organisme mystique de notre âme, comme l'âme qui est le principe vital du corps informe cette chair, ces herbes, cette poussière ce pain que nous mangeons , et fait qu'ils deviennent les parties intégrantes de notre corps.

   Jésus nous communique sa vie, il nous informe, il nous vivifie. Des abîmes entre lui et l'homme ! il n'en existe plus; l'immensité est à nous, l'espace nous appartient, les abîmes ne sont plus. 

   Membres de Jésus-Christ , de son corps mystique, sa chair est notre chair, ses os sont nos os.

    Et  ce principe vital divin nous dissout, si je puis m'exprimer ainsi, il nous incorpore au Christ, et nous vivons. Ah ! ce n'est pas moi qui vis, c'est Jésus-Christ qui vit en moi. " Vivo autem jam non ego, vivit vero in me Christus. " 

rp Albert Fermé OP . 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Avril 2020

 

"Nous au ciel et vous sur la terre,

nous devons être une même chose en pureté et en amour,

nous en contemplant l'Essence divine, vous en adorant 

le Très Saint Sacrement, nous en jouissant, vous en souffrant, voilà

la seule différence. Mais plus on aura souffert ici-bas, 

plus on jouira là-haut. "

Santa Teresa.

 

   - Le disciple.- Maintenant , éternelle Sagesse, dites-moi quel bien procure votre présence eucharistique à l'âme fidèle qui vous reçoit avec amour et désir?

   - La Sagesse. - Mon fils, cette demande est-elle digne de quelqu'un qui aime? Qu'ai-je de meilleur que moi-même? Que peut-on désirer lorsqu'on est uni à l'objet de son amour? et quand on s'est donné, que peut-on refuser? Dans ce sacrement , je me donne à toi, et je t'enlève à toi, tu me trouves et tu te perds afin d'être changé en moi-même.

   Dis-moi, que fait la douceur du printemps aux campagnes et aux jardins, lorsque sont passés les glaces, les neiges, les vents et les rigueurs de l'hiver? Que fait l'éclat des étoiles à l'obscurité de la nuit? Que font les rayons du soleil pour un air transparent? Tous les biens affluent par ma présence à l'âme qui me reçoit avec amour. Mon corps glorieux n'offre-t-il pas le charme de l'été, mon âme ne surpasse-t-elle pas toutes les splendeurs des étoiles, et ma divinité, n'est-elle pas plus riche en lumière que de multitudes de soleils. "

   Mais ce Christ, si riche et en possession des biens de son père, je ne le vois pas! Mes yeux le cherchent et la lumière n'éclaire point sa face; j'écoute, et mes oreilles n'entendent point le son de sa voix; j'étends la main, et ma main ne touche point le bord de son vêtement.

   Où est  cette lumière ? D'où vient cette voix? Où puis-je trouver cet être mystérieux? J'interroge le ciel et la terre, et le ciel et la terre me répondent : " Je ne suis point ton Christ." Je descends avec émotion dans les profondeurs de mon être , et ma substance et ma vie me crient :" Je ne suis point ton Christ."  Encore un coup, où est ce Christ bien-aimé, la consolation et le père de mon âme, de ma vie et de mes joies?

" Le Disciple. - Mais, Seigneur, je n'éprouve pas les douceurs dont vous parlez; je reste dans la communion, aride, froid , insensible; je suis comme un aveugle qui n'a jamais vu le soleil; je voudrais que vous me donniez des signes plus certains, des preuves plus évidentes de votre présence.

   - La Sagesse. Moins elle a de signes et de preuves, plus la foi est pure et méritoire. Je ne suis pas dans ce sacrement une lumière extérieure qui se montre et qui agit sur les sens; je suis un bien d'autant plus grand qu'il est plus intérieur et plus caché. Les êtres grandissent, et tu ne vois leur développement que lorsqu'il est accompli. Ma vertu est secrète, mes grâces sont insensibles, et l'on reçoit mes dons spirituels sans les sentir et sans les voir. 

bx henri Suso. 

   Je suis un pain de vie pour les âmes bien préparées; un pain inutile pour les négligents et pour les indignes, pour ceux qui sont coupables de péchés mortels, une plaie temporelle et une ruine éternelle. 

   Approchez-vous donc du Christ Jésus, car il vit, sous ces fragiles apparences du pain et du vin, dans la réalité de sa personne.

   Approchez-vous et rassasiez vous de ce pain, le pain de votre vie supérieure.  Approchez-vous et buvez ce sang mystérieux , le sang qui fait germer les vierges. Approchez-vous  et vivez car le Christ épanche tous les jours sa vie sur le monde. 

Approchez-vous et soyez purs, humbles, les maîtres de vos passions, car le Christ possède la plénitude de la pureté, de la force, de l'humilité, et nous buvons de ce trop-plein qui déborde. " Venite ad me , et ego dabo vobis omnia bona." Oui , je m'approcherai de vous, ô mon Christ, et je parlerai, et je me nourrirai de votre amour, de vos abaissements, de votre gloire. 

   L'humanité avait besoin d'un Dieu qu'elle put voir et prier à son aise, d'un Dieu qu'elle put contempler dans l'infirmité, sans être éblouie de sa substance, et le verbe de Dieu s'est fait chair. Le païen, esclave de ses plus grossiers instincts, adorait des dieux de chair et de boue. 

   Aujourd'hui on dit : La nature , le monde l'homme, c'est Dieu, et l'erreur, appuyée sur des brides de vérité, s'en sert comme d'un passeport. J'ôte l'abus, que reste-t-il? le besoin d'un Dieu visible, d'un Dieu fait chair. 

   On nous dit bien: Où est votre Dieu? Où est sa vie, son action? Notre Dieu ! nous le contemplons à travers les harmonies , les lois de la création, le parfum d'une fleur, le prisme virginal de nos facultés. 

   Notre Dieu ! nous l'avons vu dans les patriarches qui l'attendaient, dans les prophètes qui le saluaient; nous l'avons vu dans les infirmités de sa propre chair, car il a pris un corps dans les chastes entrailles d'une vierge, il est né, ses pieds ont foulé le sol de la Judée, sa parole et ses miracles ont manifesté sa physionomie divine et il est mort. 

   L'homme meurt, et son nom s'en va se perdre dans l'oubli des siècles. Eh quoi! ne nous reste-t-il de Jésus-Christ qu'un son vague et lointain? Sommes-nous les déshérités de sa personne , de sa présence, de sa vie? Nos adorations sont-elles stériles , et nos voix sans écho? 

   L'incrédule l'affirme, mais il blasphème.

   Jésus-Christ vit, au fond de nos tabernacles, dans la réalité de sa chair, de son âme , de son sang et de sa divinité, et encore que nos yeux ne le voient pas, car sa présence surnaturelle échappe à la grossièreté de notre vision, la substance du pain n'est plus, et il est réellement présent. 

   Ah ! nous avons besoin, à certaines heures, alors que le découragement et le désespoir montent à notre âme, d'une main qui essuie les sueurs de notre front et console les tristesses de notre existence . Nous avons besoin d'une poitrine aimée, d'un langage et d'une vie qui ne sont plus le langage et la vie de ce monde, il y a dans notre être, dans notre coeur, de ces angoisses qu'il ne comprend pas, de ces blessures qu'il ne sait point panser, une faim et une soif de l'infini qu'il ne peut assouvir, et nous entrons dans une église catholique, et là, nous rencontrons, la main , la poitrine et la vie de l'homme - Dieu. 

   Fouillez les replis de votre coeur et demandez-lui ce qu'il veut !

   Le coeur veut aimer, qu'il batte sous la poitrine d'un charbonnier ou sous la poitrine d'un prince, c'est sa fonction, sa loi, son besoin.  " Aimer, a dit quelque part Leibnitz, c'est placer sa félicité dans la félicité d'un autre. 

   " Or, placerez-vous cette félicité, cette vie intime de votre coeur dans une ambition , une poignée d'or ou un frémissement de la chair ? Oh ! faites-le, si vous bon vous semble, et vous sentirez le vide et l'inanité de ces choses; oui, prenez cette gloire, ces soleils , ces plaisirs, ces adorations, et dites-moi vraiment si cela suffit . 

   Oh ! non, Dieu est plus grand que ces soleils, plus grand que le sol qui nous porte, plus grand qu'une épée voûtée sous le poids de ses victoires, plus grand que la créature, et le coeur de l'homme , que rien de la terre n'assouvit, se jette dans les bras de Dieu, et il vit à l'aise. 

 

 

rp Albert Fermé op+ 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Avril 2020

 

 

 

L'un des diocèses les plus touchés est celui de Madrid, "avec un total de 100 prêtres infectés de gravité variable". Selon l'archevêque de Madrid, depuis le 11 mars, dans le cadre de la pandémie, 28 prêtres sont morts dans l'archidiocèse de Madrid. 9 d'entre eux ont confirmé le coronavirus.

Dans le diocèse de Pampelune-Tudela, 7 prêtres sont morts de ce virus; 5 sont morts dans le diocèse de Ciudad Real; dans celui de Palencia 4 prêtres diocésains et un religieux; tandis que dans le diocèse de Calahorra et La Calzada-Logroño, qui comprend la communauté autonome de La Rioja, 4 prêtres sont morts.

Europa Press indique également que dans l'archidiocèse de Barcelone, Oviedo et Valladolid et le diocèse de Getafe, 3 prêtres sont morts dans chacun d'eux.

Dans les diocèses de Sigüenza-Guadalajara et Astorga 2, des prêtres sont morts.

Un prêtre est décédé dans l'archidiocèse de Valence, ainsi que dans l'archidiocèse de Saint-Jacques-de-Compostelle et les diocèses de Vitoria, Malaga, Ourense, Solsona et Ciudad Rodrigo.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 19 Avril 2020

" Senor, me aburro !!! en esta época de confinamiento  je m'emm...

" Seigneur, je m'ennuie.

Ce que j'ai connu du monde est bête, est vide, - sans pudeur - stupide... 

et ne m'est rien. me aburro.

Je ne peux pas vivre là-dedans . Seigneur, je m'ennuie. Je ne vivrai que du jour où je serai à vous et près de vous. 

Prenez-moi, c'est ce jour-là que ma vie commencera." 

Suscipe me Domine, et vivam. Cela est bien osé de vous demander à Vous, de me recevoir, moi. Mais si vous saviez comme je m'emm... 

Et puis c'est votre parole qui me donne accès auprès de vous. Oh! je n'aurai pas osé venir de moi seul. Mais c'est vous-même qui nous invitez :" secundum eloquium tuum. "

C'est vos lèvres qui nous ont dit. " Venite ad me qui laboratis et oneratis estis, et ego reficiam vos". 

Vous qui vous vous ennuyez, venez à moi; c'est moi qui vous donne l'ennui de tout pour que vous soyez contraints de venir à moi.

" Et non confundas vos.. " Vous ne trahirez ni votre parole, ni votre espoir. 

Ah! que je m'ennuie loin de vous!

Que tout est vain, que tout est vide, que tout est néant, stupide, hormis vous.

Prenez-moi par pitié.

A cette créature qui dit à Dieu :" Je m'ennuie sans vous", Dieu répond:" Je vous épouserai dans la foi. " 

me aburro ! .. 

-  c'est l'âge aussi ! -  

 

dom Delatte. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 19 Avril 2020

 

" Ne contraignons pas le Bien à faire antichambre, jusqu'à l'heure tardive où nous serons disposés à le recevoir. 

Accueillons-le maintenant, puisque c'est maintenant qu'il se montre à nous et nous inspire le regret de n'avoir pas été toujours à lui.

Avec lui, c'est la paix, c'est le calme, c'est la dignité, c'est une humble fierté qui rentrera dans notre vie. 

" Ne vous découragez pas: il y a en Dieu , qui vous aime et que vous voulez aimer, assez de force et de tendresse pour relever votre vie et la combler. 

dom Delatte. 

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Rédigé par Philippe

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