Publié le 18 Octobre 2020

 

Le Père Juan Manuel Rodríguez de la Rosa, qui fut pendant 14 ans officier dans la marine de guerre espagnole, avant d’entrer dans la marine marchande et de tenter la création d’une entreprise d’informatique, fut ordonné prêtre en 2007, à 51 ans, dans le diocèse de Getafe (Espagne). Il appartient à l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre. Il est président de l’association Lumen Cordium. 

 

Mes chers amis,

 

On commente, on dit, que l’on veut détruire la sainte Croix du Valle de los Caidos. Et je me demande : « Pourquoi ? » 

 

Sur la Croix fut crucifié notre Seigneur Jésus-Christ, le rédempteur du monde, vrai Dieu et vrai homme, le seul Dieu véritable. Il est possible que l’on soit disposé à donner sa vie pour quelqu’un de juste et de bon. Mais qui la donnerait pour son ennemi ? Notre Seigneur Jésus-Christ. 

 

En mourant sur la Croix, il nous a donné l’exemple d’amour le plus extraordinaire et le plus grand qui ait jamais été connu dans l’histoire de l’humanité. Dans la Croix, tout est contenu, tout ce que l’homme peut désirer. Celui qui veut connaître le véritable amour, qu’il s’ouvre à la Croix du Christ. Celui qui veut connaître et vivre dans la véritable paix doit aller à la Croix parce qu’il est illusoire de croire que la paix puisse se trouver dans la simple signature d’un document. Sur la Croix, notre Seigneur Jésus-Christ nous a donné l’exemple le plus parfait des vertus. 

 

Celui qui veut savoir ce que sont l’honnêteté, l’honneur, l’effort, le travail, la sincérité, l’innocence, la pudeur, la chasteté, doit aller à la Croix du Christ. Qui peut désirer détruire la Croix du Christ ? Seulement celui, ou ceux, qui méprisent ce que la Croix elle-même signifie. Parce que la Croix les désigne, la Croix les accuse, la Croix rend transparente l’obscurité de leurs cœurs et leur méchanceté. Et parce qu’ils ne veulent pas abandonner leur vie de péché, ils veulent détruire le signe d’amour le plus grand jamais connu.

 

Chers frères, c’est pour moi un devoir d’exigence de ma conscience de manifester publiquement ma défense de la sainte Croix du Valle de los Caidos, parce que cette Croix représente ma foi, représente mon Seigneur Jésus-Christ, et parce qu’en outre j’ai la certitude absolue de ce que si je ne défendais pas ainsi la Croix du Valle de los Caidos, au jour du jugement de mon âme, qui déjà approche, mon Seigneur Jésus-Christ me demanderait : « Juan Manuel, pourquoi ne m’as-tu pas défendu, sans crainte, en défendant la Croix du Valle de los Caidos ? » 

 

Mais le Seigneur ne me posera pas cette question ; d’autres, oui. Celle-là, non. En outre, mes chers frères, dans l’exercice de ma liberté comme citoyen espagnol, je veux également manifester ma vérité, cette vérité dont je suis certain qu’elle sera partagée par tous les Espagnols de bien, même s’ils ne professent pas ni ne vivent pas la foi catholique, et qui est qu’on ne peut séparer la Croix de l’Espagne, on ne peut séparer l’Espagne de la foi catholique, de la religion chrétienne, cette foi qui est arrivée dans ces terres d’Espagne aux temps apostoliques avec l’apôtre saint Jacques le Majeur.

 

 C’est la foi qui a grandi et s’est étendue dans toute cette société hispano-romaine qui vivait sous la protection du grand droit romain. C’est la foi qu’embrassa pour son royaume Recaredo, la foi pour laquelle son frère Herménégilde donna sa vie, en refusant de recevoir la sainte communion de la main d’un évêque hérétique arien. C’est la foi qui accompagna pendant des siècles les royaumes chrétiens dans la Reconquête contre l’envahisseur musulman. C’est la foi que les Rois Catholiques portèrent au Nouveau Monde, spécialement la très grande Isabelle la Catholique. C’est la foi qui fit de l’Espagne le grand défenseur du dogme de l’Immaculée Conception de Marie. C’est la foi qui a fait de l’Espagne un pays unique au monde, parce qu’il n’y a pas une ville, village ou bourgade qui n’ait sa patronne, qui n’ait sa fête en l’honneur de la sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, Mère de Jésus-Christ et notre Mère. C’est la foi pour laquelle tant de martyrs espagnols répandirent leur sang, en bénissant cette terre bénie d’Espagne. Et c’est la foi qui accompagna la déroute totale du communisme, véritable ennemi de l’Espagne, et ennemi de l’homme et de sa dignité, car l’une dess racines de cette idéologie, au plus obscur, profond et ténébreux plonge dans l’enfer lui-même.

 

Chers frères, la mort vient sans douleur. 

 

Ce qui est douloureux et triste, c’est de vivre comme un lâche, c’est de vivre la tête baissée et les yeux regardant le sol, et en ce qui me concerne, j’espère vivre le reste de ma vie la tête haute, les yeux tournés vers le ciel, où je veux aller et où j’espère mériter la gloire éternelle par la miséricorde de Dieu.

 

 Pour moi, défendre la Croix du Valle de los Caidos, c’est défendre ma foi et défendre mon Seigneur Jésus-Christ, et défendre ma patrie, que j’ai juré de défendre jusqu’au sacrifice de ma vie dans cet acte émouvant de ma lointaine jeunesse où j’ai prêté serment sur le drapeau, acte qui est toujours présent avec une singulière actualité dans mon cœur. Pour moi, défendre la sainte Croix du Valle de los Caidos, c’est défendre Dieu et l’Espagne. Telle est ma vérité, telle est ma liberté, et telle est l’exigence de ma conscience, qui m’oblige à parler, et à ne pas me taire. Laudetur Jesus Christus !

 

 

Padre Juan Manuel Rodríguez de la Rosa

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Rédigé par Philippe

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Publié le 16 Octobre 2020

 

 

 

Saint Luc

évangéliste.

 

Te Deum Laudamus.

 

 

 

vêture monastique

congrégation de Solesmes 

Clear Creek abbey

 

Le petit Placide a la joie de vous faire part de la vêture de  son ami

frère Timothy Mc Namara

osb

ce Samedi 17 Octobre 2020

ad vesperas.

 

priez pour lui. 

 

Nous le mettons sous le manteau de

Nd du Très Saint Rosaire,

son père Abbé et 

toute la communauté monastique avec toutes nos félicitations. 

Philippe. 

 

la messe de ce jour a été célébrée à son intention. 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 15 Octobre 2020

 

" Dieu ne se gagne que par l'amour. " 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 15 Octobre 2020

 

 

Tant que certains s'acharneront à prôner la culture de mort, je défendrai notre culture en cette période joyeuse de fête de la Toussaint.
Faîtes vous aussi de la résistance en offrant à vos enfants ces déguisements:
Saint Louis et Sainte Jehanne d'Arc patrons principaux de la France et Saint Nicolas patron des enfants, pour les protéger de toutes les horreurs que la société leur impose!
 
 
 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 14 Octobre 2020

 

 

" Quel que soit notre âge, surtout si nous sommes sur le déclin de la vie, il est temps, c'est l'heure de la grâce, l'heure de Dieu. " 

 

règle de st Benoît

dom Delatte

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 14 Octobre 2020

 

requiescat in pace. 

+

" Je passerai mon ciel à faire

du bien sur la terre."

ste Thérèse de l'Enfant Jésus .

 

 

 

 

Parmi tous les souvenirs qui nous reviennent spontanément depuis quelques jours, c’est d’abord le sourire d’Augustin, sourire à jamais inscrit dans notre cœur sur cette photo choisie parmi d’autres sur la feuille de la célébration.

Notre tristesse est d’autant plus grande en ces heures tragiques que nous vivons avec vous dans une communion très profonde. Les mots ne suffisent pas pour dire ce que nous ressentons parce que leurs sens semblent dérisoires face à la dure réalité de l’épreuve qui s’abat sur nous tous, d’abord sur vous, Hervé et Virginie, ses parents ; Thibault, Bérénice et Louis-Marie, ses 2 frères et sa sœur. Nous pensons à ses grands-parents et toute votre famille.

Notre présence tellement nombreuse est bien le signe de l’immense communion de prière qui nous a spontanément unis à vous depuis 2 semaines au-delà des âges et des situations, des responsabilités et des engagements, des convictions ou des croyances. 

Comme Job dans la 1ère lecture, nous sommes bouleversés. Job a tout perdu, ses biens, ses serviteurs, puis ses fils et ses filles. Terriblement éprouvé, il s’abandonne et se prosterne devant Dieu avec ces paroles peut être difficiles à entendre pour certains parmi nous : "Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni […]  !..." l’auteur de ce Livre conclue "En tout cela, Job […] n’adressa à Dieu aucune parole déplacée ! ..." 

Ces paroles rejoignent celles que vous nous écriviez, Hervé et Virginie, dès le 30 septembre : "Ne croyez pas une seule seconde que notre foi est blessée même si notre cœur est en miette." Vous aviez déjà vécu cet abandon, en déposant d’Augustin entre les mains du Seigneur, continuant bien sûr d’espérer en sa guérison, mais aussi dans la perspective de son passage vers la maison du Père pour la Vie Eternelle.

Je pense à vous les jeunes qui avez eu la chance de côtoyer Augustin. Comme lui, vous êtes à l’âge où l’on se passionne pour la vie en faisant des projets d’avenir. Lui aussi avait déjà quelques projets pour sa vie future. Nous avons prié pour sa guérison. Aujourd’hui, nous pleurons de le voir partir si vite, trop vite. Sa mort met notre espérance à l’épreuve. Elle nous met face à tant de questions, en particulier sur le sens de notre vie. Nous savons bien que la mort fait partie de la vie, mais lorsqu’elle survient si brutalement, nous sommes plongés dans le désarroi : Pourquoi ?... Comment cela est-il possible ?... Ceux qui t’aimaient Augustin avaient encore besoin de toi, de ta gaité, de tes talents et de tout ce que tu avais envie de donner pour les autres, de ce que tu donnais déjà pour les autres. Nous nous sentons démunis, nous nous interrogeons avec peut être un sentiment d’injustice ou même de révolte. Nous sommes face au mystère de la mort qui s’impose et de la vie qui nous échappe.

Aujourd’hui, nous avons le sentiment qu’Augustin part sans avoir tout dit de sa vie, de son amour pour ceux dont il était le plus proche, de ce qu’il était en profondeur, avant d’avoir donner le meilleur de lui-même comme il aspirait à le faire avec tellement de générosité. Comme chacun de nous, Augustin portait en lui ce trésor de vie et d’amour que rien ne peut détruire. Le trésor de la foi que vous lui avez transmise en famille, qu’il a approfondi dans le cadre du scoutisme et comme servant d’autel. Puis ses 4 années au foyer Saint Jean Paul II de Sainte Anne d’Auray lui ont permis de grandir et d’acquérir une foi d’adulte. 

Chers amis, je suis persuadé qu’Augustin a encore des choses à nous dire, à déposer dans le cœur de chacun comme les semences de la parabole que Jésus raconte dans l’Evangile. Il nous explique cette parabole précisant : "à vous il est donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu."

La semence de la parabole, c’est la Parole de Dieu, une parole vivante qui touche la vie et la transforme, Jésus en personne qui parle dans le cœur de chacun. Cette parole nous ouvre au mystère du Royaume, la vie avec Dieu. Jésus est le semeur, il compte sur nous pour l’accueillir. Ne soyons pas comme ceux qui restent au bord chemin. Ils entendent mais très vite se détournent de Dieu. Je vous invite à relire parmi les très nombreux messages écrits ces deux semaines, les beaux témoignages de foi et d’espérance en la Vie éternelle.

Ne soyons pas de ceux qui entendent la Parole mais qui n’étant pas enracinés, croient pour un moment, puis face à l’épreuve, abandonnent. Jésus nous invite à enraciner notre foi en descendant au plus profond de nos cœurs, car c’est là que Dieu parle et nous appelle à la Vie.

Ne soyons pas de ceux qui entendent, mais qui sont encombrés, voir étouffés par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie. Pour porter des fruits, la Parole de Dieu doit tomber dans des coeurs ouverts et disponibles.

Chers amis, que les souvenirs que vous garderez d’Augustin vous aident à prendre votre vie en main, à répondre à l’appel du Seigneur en étant de ceux qui entendent sa Parole dans un cœur bon et généreux et l’accueillent pour que ce qui a été semé depuis l’accident d’Augustin portent de bons fruits dans le cœur et la vie de chacun. Dieu vous appelle à relever le défi de l’espérance !... 

Désormais, nous savons et nous croyons que par sa mort et sa résurrection, Jésus a ouvert le chemin qui conduit à Dieu. La mort n’est pas le dernier mot de la vie. Si les yeux d’Augustin se sont fermés pour nous, ils peuvent désormais s’ouvrir à cette lumière qui brillait déjà dans ses yeux qui peuvent maintenant contempler Dieu.

En le regardant avec vous sur la photo de famille prise cet été, je me disais qu’Augustin aurait aimé vous dire ces paroles de la petite Thérèse de Lisieux. Pressentant qu’elle allait mourir, elle avait ainsi exprimé son désir : "Si je devais mourir, je passerais mon ciel à faire du bien sur la terre …". Toi aussi, Augustin, si tu avais su que tu devais partir aussi vite, tu aurais sans doute aimé pouvoir nous dire à tous, ton envie de vivre et de passer ton ciel à faire du bien pour nous sur la terre …" D’ailleurs, je pense que tu le fais déjà par ces nombreux messages envoyés à tes parents, frères et sœur !... 

Je vous invite à prier avec les mots qui sont dans le cœur de chacun, en vous adressant à la Vierge Marie, Notre Dame du Rosaire. Comme une mère, au pied de la croix de son Fils, elle nous écoute et intercède pour Augustin afin que son Fils l’accueille dans la maison du Père et qu’il passe son ciel à faire du bien pour vous. Que son sourire et sa joie de vivre continue d’illuminer votre regard afin que vous puissiez percevoir, au-delà de la nuit de cette lourde épreuve, la lumière de la résurrection au matin de Pâques. 

Permettez-moi, Virginie, Hervé de terminer en citant les paroles d’espérance que vous nous avez adressées quelques heures après la mort d’Augustin

"Notre chagrin de parents aujourd’hui est à l’image de la joie qui viendra nous rendre vie bientôt. Nous sommes dans la douleur et le deuil, indispensable étape, mais notre cœur se prépare en secret, nous serons inondés de l’intérieur par la Foi lumineuse et irradiante de notre fils. Nous continuons d’être portés par cette jeunesse qui a côtoyé Augustin, de près, de loin et qui vibre et chemine aujourd’hui à ses côtés. Nous vous disons tout notre merci pour chacune de vos prières de vos intercessions, chacun de vos messages, chacune de vos photos, de vos dessins, de vos bougies. Nous prions de tout notre cœur pour celles et ceux qui ont croisé notre chemin et qui sont aujourd’hui dans l’épreuve, la maladie ou le deuil. Que notre fils Augustin intercède pour eux auprès de Marie et de son Fils et que notre maison soit toujours ouverte ... Unis avec vous dans la foi active et dans la prière."

Au nom de tous, Merci. Virginie, Hervé, Thibault, Bérénice et Louis-Marie, vous pouvez compter sur notre prière et notre amitié fraternelle.

+ abbé Jean-Yves Poulailleau 

pour le petit Placide 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Octobre 2020

 

 

 

 

 

"Le Rosaire est un Credo : non pas abstrait, mais concrétisé dans la vie de Jésus qui est descendu du Père vers nous et qui est monté pour nous ramener avec Lui-même au Père. C'est l'ensemble du dogme chrétien dans toute sa splendeur et son élévation, qui nous est apporté pour que nous en remplissions notre esprit, que nous en jouissions et que nous en nourrissions notre âme.
Cela fait du Rosaire une véritable école de contemplation.

 

 Le Rosaire bien compris est donc une forme de prière très élevée qui rend l'ensemble du dogme accessible à tous.
Il nous sort du milieu de nos intérêts et de nos joies trop humaines et nous fait penser à celles qui sont centrées sur la venue du Sauveur. Elle nous sort de nos peurs insignifiantes, des souffrances que nous supportons si mal, et nous rappelle combien Jésus a souffert par amour pour nous et nous enseigne à le suivre en portant la croix que la divine providence nous a envoyée pour nous purifier. Elle nous arrache enfin à nos espoirs et ambitions terrestres et nous fait penser au véritable objet de l'espérance chrétienne - la vie éternelle et les grâces nécessaires pour y parvenir.

Le Rosaire est plus qu'une prière de demande. C'est une prière d'adoration inspirée par la pensée du Dieu incarné, une prière de réparation en mémoire de la Passion de notre Sauveur, une prière d'action de grâce pour que les mystères glorieux continuent de se reproduire dans l'entrée ininterrompue des élus dans la gloire".

 

rp Garrigou Lagrange. OP . 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Octobre 2020

 

photo petit placide 

 

 

DÉDICACE

 

Homélie du Très Révérend Père Dom Jean PATEAU Abbé de Notre-Dame de Fontgombault

(Fontgombault, le 12 octobre 2020)

 

N’ayez pas peur d’accueillir le Christ et d’accepter son pouvoir !

Aidez le Pape et tous ceux qui veulent servir le Christ et, avec la puissance du Christ servir l’homme et l’humanité entière ! N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! À sa puissance salvatrice, ouvrez les frontières des États, les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation, du développement. N’ayez pas peur! Le Christ sait «ce qu’il y a dans l’homme»! Et lui seul le sait !

(Saint Jean-Paul II, Homélie du 22 octobre 1978)

Chers Frères et Sœurs, Mes très chers Fils,

Par ces mots, saint Jean-Paul II débutait l’un des pontificats les plus longs et des plus féconds de l’histoire de l’Église.

Ouvrir les portes au Christ, c’est précisément ce que Zachée, le chef des collecteurs d’impôts, vient d’accomplir. Il lui a ouvert les portes de sa maison ; il lui a ouvert les portes de son cœur.

Il ne répondait pas à l’appel d’un saint pape, mais au Christ lui-même : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. » (Lc 19, 5)

Demeurer dans sa maison : un regard furtif, un salut rapide, une brève et simple rencontre, ne suffisent pas. Jésus veut demeurer dans sa maison.

Arrêtons-nous à cette demande du Seigneur. Elle nous est aussi adressée. Quelle place accordons-nous à Jésus ? Une rencontre de temps en temps, ou un véritable séjour ? Le Christ peut-il demeurer en nous ?

Zachée ne temporise pas. Il descend de son sycomore et se met en devoir d’accueillir Jésus sans retard. Il est tout à la joie de la réponse inattendue du Seigneur. Déjà, par l’attention que lui porte Jésus, son cœur est transformé.

Comme il est étonnant de voir que ce privilège de recevoir la visite du Seigneur est incompris par la foule. Ceux qui acclamaient le Seigneur se sentent comme abandonnés par le choix de Jésus de « loger chez un homme qui est un pécheur. » (v. 7) Ils sont choqués de voir Dieu se rapprocher d’un pécheur, alors qu’eux se considèrent comme plus dignes de le recevoir.

Si le choix de Dieu est choquant, celui de Zachée ne l’est-il pas davantage ? Dieu ne risque pas grand-chose en venant chez Zachée. Ce dernier au contraire risque gros. S’il veut être cohérent avec cet accueil du Seigneur, son passé peu honnête doit être remis en question. Tout n’était pas très en ordre dans ce cœur et dans cette maison. En allant au-devant de Jésus qui passait par là, le collecteur d’impôts espérait seulement le voir, pour ensuite pleurer sa misère en laquelle il serait demeuré. Il espérait.

Zachée savait trop bien qu’il ne pouvait prétendre à recevoir le Seigneur ; il n’était pas pur. Et voici que c’est Jésus qui vient à lui. Comme dans la parabole du fils prodigue, ou dans l’épisode des pèlerins d’Emmaüs, quand le Père des miséricordes fait miséricorde, il donne largement ; il donne au centuple.

Mais voilà que Zachée annonce : « Voici, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » (v. 8)

Jésus tire alors la morale de cet épisode : « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d’Abraham. En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » (v. 9-10)

Jésus a comblé Zachée : que lui-a-t-il apporté ?

La justice et la charité ont pris la place de la malhonnêteté et de l’attrait du gain dans un cœur. Et au-delà d’une justice purement humaine, Jésus a apporté un don inestimable : le salut, et avec lui la joie, pour un cœur, pour une maison.

La joie semble tellement absente de nos cités ; faut-il en conclure que l’appel du Seigneur s’est tu à jamais ? Est-ce que son écho ne continuerait pas plutôt à résonner aux quatre coins de la terre ? Si vraiment le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu, alors l’appel adressé à tant d’hommes et de femmes dans les pages de miséricorde de l’Évangile continue de résonner.

Le salut d’un monde qui semble perdu passe toujours par l’accueil du Christ. Un optimisme béat, une confiance aveugle dans une gouvernance mondiale qui asservit les peuples au Dieu argent ne sauvent pas. Un monde sans Dieu est et restera triste.

Dieu veut demeurer dans le cœur de l’homme, dans sa maison, et par là dans nos cités. Jean-Paul II ajoutait même les « États, les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation, du développement. »

Comme il est pénible de voir des hommes revendiquer le droit au blasphème ! Une saine laïcité ne devrait-elle pas commencer par le respect de l’autre et de ses croyances ? Le savoir-vivre disparaît, laissant croître une jungle où la pitié n’existe plus, même la pitié à l’égard des enfants encore dans le sein maternel, ou la pitié à l’égard des personnes âgées et en fin de vie.

Aujourd’hui, la législation s’oriente vers la possibilité pour les parents de refuser à l’enfant, même bien portant, le droit à la vie jusqu’à la veille de sa naissance. Quel pouvoir effrayant ! Aujourd’hui, la législation offre la possibilité de mépriser Dieu contre la croyance de nombreux autres hommes... Comment est-ce possible, si ce n’est par une cohérence infernale ? La mort de Dieu signe la mort de l’homme. Aujourd’hui les tentacules de la culture de mort s’étendent sur le monde. Ils sont toujours plus nombreux, ceux qui se sentent étrangers en leur propre pays, ayant l’impression de vivre une vie à l’envers.

Pourquoi un tel acharnement contre Dieu et contre l’homme ? Le Dieu des chrétiens ferait-il peur ? Pourquoi fait-il peur ? Si le Dieu des chrétiens fait peur, c’est qu’il est le Dieu de la Vie, le Dieu du véritable amour, le Dieu du don gratuit.

Souvenez-vous des premières pages du livre de la Genèse qui rapportent le lien d’intimité établi par Dieu avec l’homme au temps du paradis terrestre. Dieu avait l’habitude de se promener dans le jardin à la brise du soir et d’y deviser avec l’homme et la femme.

L’homme a brisé ce lien. Pourtant, il y a deux mille ans, le Seigneur est revenu marcher sur notre terre. Il a invité Zachée.

Aujourd’hui, rappelons le droit du Dieu Créateur à parcourir notre terre, à rencontrer et inviter chaque être humain et à lui dire: «Aujourd’hui, il faut que j’aille demeurer dans ta maison », en lui offrant le salut et la joie.

Amen.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Octobre 2020

photo petit placide. 

 

 Merci à tous et à toutes pour les bons voeux reçus hier; beaucoup, beaucoup de monde sur le blog tous ces temps-ci, depuis le début du mois, 9...... et quelques ! les compteurs ont sauté.. 

mais cela devrait s'atténuer, on devrait retrouver la cadence normale bientôt.

Il m'a manqué les voeux des petits Russes covidés.. Daniel , Vladimir, né le même jour, la même année que moi, et tous ceux qui ne manquaient jamais l'occasion de me les adresser. snif... décès d'un très grand chef d'orchestre russe du covid .. Evgeny Ivanovich, sincères condoléances. 

 

J'ai recueilli les sourires de mes petits anges Vianney et Gaëtan,  je les accompagne sûrement de ma prière. 

+

En union de prières avec la famille d'Augustin dont les obsèques sont célébrées ce mardi à La Roche sur Yon, et mercredi à Sainte Anne d'Auray... ville de sa résidence d'étudiant où il sera inhumé. 

 

Le froid arrive,  bonne semaine , merci encore monsieur l'abbé pour tout, vos voeux si chaleureux . 

On est si loin de l'actualité qu'on évite de regarder... 

" Il n'y a plus qu'à militer sous l'étendard du vrai Roi "

règle de st Benoît. 

ouais... ! il n'y a plus qu'à ! sur sa planète, quel optimisme !!! 

Philippe.

ad sum ! 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 11 Octobre 2020

 

 

 

" Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit l'anniversaire de son fils..... Tout est prêt. Allez à la fête  ! " 

 

 

" Quoi de plus doux, frères bien- aimés, que cette voix du Seigneur qui nous invite? "

règle de Saint Benoît . 

 

 

 

 

 

 

 

Maternité de la Sainte Vierge.

Laisser se former en nous un tempérament marial. Etre doux comme Elle, aimant comme Elle, paisible comme Elle, simple comme Elle, abandonné comme Elle à tout ce que Dieu veut et désire.

Aucun moment chez nous qui ne puisse être rapporté à sa douce influence.

Dire au Seigneur de mettre en notre âme, en notre coeur, en notre corps, toutes les dispositions, toutes les tendresses, tous les abandonnements qui étaient chez sa très sainte Mère.

Il le fera si, en Elle, nous ne cherchons que Lui."

dom Delatte.

 

1er baptême ste Gemme la plaine. 

élève de l'Espérance 

Raphaël  

 

photo petit Placide.

 

fête de la Dédicace

abbaye de Fontgombault

12 Octobre 2020

 

 

13 Octobre

Nd de Fatima .

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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