Publié le 22 Janvier 2021

Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Janvier 2021

 

   

 

   Un sage de l'antiquité romaine, Sénèque, termine ainsi une de ses lettres à Lucilius :" Mon ami, je veux te donner , pour finir, un conseil utile et salutaire que je te prie de retenir. C'est que nous devons choisir quelque homme de bien, dont nous nous souvenions toujours et sous les yeux duquel nous nous imaginions vivre et faire toutes choses. Car pour empêcher la plupart des fautes qui se commettent, il suffit de faire paraître un témoin lorsque les hommes sont sur le point de faillir. Que notre esprit se représente donc quelqu'un qu'il respecte, et que par cette pensée il sanctifie jusqu'aux plus secrètes de ses actions. Heureux celui qui peut se tenir dans un tel respect vis-à-vis de quelqu'un et s'en servir pour régler et ordonner sa conduite. Qui est capable de révérer ainsi un homme se rendra lui-même bientôt digne qu'on le révère. " 

   Excellent conseil, en effet , et dont bien des âmes peuvent faire leur profit. Mais combien plus efficace la courte recommandation que Dieu avait donnée à Abraham :" Marche en ma présence et sois parfait. " 

   Pas n'est besoin d'un effort de l'imagination pour se représenter un homme absent, et qui, même s'il était présent, ne peut voir le fond du coeur et percer le mystère de nos intentions . Il y a quelqu'un qui est là toujours. Notre vie se déploie sous son regard. Il pénètre nos pensées les plus cachées. C'est Dieu. " Partout, dit le Sage, les yeux du Seigneur considèrent les bons et les mauvais. " " Sors-tu de ta maison, dit saint Augustin, tu es vu: tu y rentres? tu es vu encore; que la lampe soit éteinte ou allumée, il te voit; te caches-tu dans ton lit ou ne se passe-t-il rien que dans le fond de ton coeur, il te voit, il te voit toujours ! "

On sait de quelle poésie le psalmiste a revêtu les mêmes pensées : 

Où aller , Seigneur, pour me dérober à votre esprit?

Où fuir pour échapper à votre regard.

Si je monte aux cieux, vous t êtes;

Si je me couche dans le séjour des morts, vous voilà!

Si je prends les ailes de l'aurore,

Et que j'aille habiter aux confins de la mer,

Là encore votre main me conduire

Et votre droite me saisira.

Et je dis : Au moins les ténèbres me couvriront

Et la nuit sera la seule lumière qui m'entoure;

Les ténèbres n'ont pas pour vous d'obscurité;

Pour vous la nuit brille comme le jour,

Et les ténèbres comme la lumière.

   Il me souvient de certain tableau représentant au vif le visage de Notre-Seigneur et qui nous émerveillait lorsque nous étions enfants à la maison paternelle. Les yeux du Christ apparaissaient fixés sur nous, quelle que fût la place que nous occupions dans la chambre où il régnait. Si plusieurs, de divers endroits, nous considérions la face divine, chacun avait l'impression que ce regard était tout pour lui seul . " C'est moi qu'il regarde ", disait l'un. " Il me regarde, moi " , disait-on pareillement à l'autre bout de la chambre. J'ai lu depuis que jadis le cardinal Nicolas de Cuse avait fait composer une image de cette sorte et s' en servait en son Traité de la vision de Dieu pour suggérer que le regard de Dieu est fixé sur toutes les âmes et a une vision simple des êtres multiples qu'il a créés.

   Oui, nous sommes tous , partout, toujours sous le regard de Dieu, et cette pensée, si nous en sommes pénétrés profondément , est la plus salutaire qui soit pour nous faire éviter le péché et croître en vertu , pour arriver enfin à cette union divine qui est le terme de la perfection humaine. 

   Il est bien certain d'abord, comme le dit saint Thomas d'Aquin, que " si nous pensions toujours que Dieu est devant nous, qu'il voit tout, et qu'il est notre juge, nous l'offenserions rarement et même jamais. " 

   On raconte dans l'histoire des Pères du désert que l'un d'eux convertit par ce moyen ThaIs, fameuse pécheresse d'Alexandrie. Il était venu dans sa maison, et semblait-il , avec les mêmes intentions que tant d'autres, mais l'air inquiet il demandait d'être admis avec elle dans une chambre où personne ne pût les voir. " Venez ici, dit-elle. Personne n'y entre jamais et nous sommes absolument à l'abri de tout regard. " Mais lui alors leva le doigt vers le ciel :" Oh! pour Celui-là, dit Thaïs, nulle part on ne peut échapper à ses yeux. - Comment , dit le solitaire, se révélant soudain, tu sais cela, et tu pèches quand même !" ... La pauvre femme comprit alors, pour la première fois l'audace criminelle qu'il y avait de commettre ainsi à la face de Dieu, en présence de la divine Majesté de l'Etre trois fois saint, du Juge inexorable, un acte qu'on n'ose pas faire devant un passant quelconque. A partir de ce jour le péché lui apparut comme une énormité impossible, elle se fit murer dans une cellule pour y expier durant le reste de ses jours toutes ses fautes passées.

   Trop rares malheureusement sont les âmes qui au moment de la tentation se pénètrent de cette idée qui les sauverait du mal. Dieu n'est pas devant leurs yeux , dit le psaume, et toutes leurs voies sont souillées. "

Dans leur triste incrédulité, dans leur aveuglement volontaire , les pauvres pécheurs sont comme Caïn, dont il est dit dans la Bible que , " se retirant de la face de Dieu, il s'en alla errant et fugitif sur la terre" . Mais partout, quoi qu'il en eût, l'oeil de Dieu restait fixé sur lui. Le regard divin, qui devait être pour l'âme la lumière et le secours qui permettent de triompher du mal , est alors le juge qui se rend compte de tout pour que justice soit faite à la fin . " Malheur, à eux, dit le Seigneur par la bouche du prophète Osée, parce qu'ils se sont éloignés de moi!"

rp Joret  op + 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Janvier 2021

Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Janvier 2021

 

 

La déclaration émouvante de Hilaire Belloc selon laquelle l'Église est le seul refuge et refuge dans un monde de ténèbres et de péché n'a de sens que si nous comprenons ce qu'est l'Église et - ce qui est tout aussi important - ce qu'elle n'est pas.

 

Si nous considérons l'Église comme une simple institution humaine, la déclaration de Belloc devient problématique. De toute évidence, si nous comprenons l'Église de cette manière, le mal et le péché que nous voyons à l'extérieur - dans les ténèbres du monde - sont également présents dans l'Église elle-même. Peut-être pouvons-nous penser à des politiciens «catholiques» pro-avortement ou à des prêtres et évêques corrompus et pervers. Peut-être que si nous sommes assez humbles pour être complètement honnêtes, nous penserons aux ténèbres au plus profond de nos cœurs.

 

La déclaration de Belloc n'a de sens et n'est vraie que si nous voyons l'Église telle que l'Église se voit elle-même. Ce n'est pas simplement une institution humaine, ni plus grande ni meilleure que la somme de ses membres humains. Au contraire, elle est à la fois le Corps du Christ et l'Épouse du Christ. Cette double définition n'est pas contradictoire en soi. Le Christ est l'Époux et l'Église est Son Épouse, et en tant que tels, ils sont un seul Corps, mariés à jamais dans une unité indissoluble. 

Si quelqu'un est baptisé et en état de grâce, il est uni à cette union de l'Époux et de l'Épouse. Ainsi uni, il est préservé de la méchanceté et des pièges du diable qui parcourt le monde dans les ténèbres de la nuit et cherche à détruire les âmes.

 

En ce sens, les politiciens pro-avortement ainsi que les prêtres pervers et corrompus ne sont pas à l'intérieur de l'Église, unis au Christ, mais à l'extérieur - la nuit. C'est pour cette raison que Dante jette de nombreux évêques et prêtres et même des papes en Enfer.

 

Il est bien sûr vrai que nous, catholiques (notre faute, notre faute, notre très grande faute), nous nous trouvons parfois dehors la nuit, nous séparant du Christ et de son épouse dans notre péché volontaire. Dans de tels cas - grâce à l'amour et à la miséricorde de Dieu - nous avons le sacrement de la pénitence qui nous ramène dans la lumière qui ne peut être trouvée qu'à l'intérieur.

 

À ce stade, nous entendrons une objection apparemment sensée selon laquelle la lumière peut également être trouvée à l'extérieur. On peut les trouver dans de bonnes et belles choses qui n'ont rien à voir avec l'Église, comme les jonquilles dansantes ou les «violets doux» du coucher du soleil ou les œuvres d'amour que nous voyons exécutées par des non-catholiques. 

 

Une telle foi est enracinée dans une incompréhension du bien, de la vérité et de la beauté qui ont leur source en Dieu et pointent toujours vers lui.

 

 Le Christ est la raison pour laquelle les jonquilles et les couchers de soleil sont beaux, et ceux qui voient la beauté voient aussi Celui qui embellit, même s'ils ne le savent pas. 

 

De même, tous les actes d'amour authentique et d'abnégation sont des expressions de l'amour de Dieu dans ses créatures et pour ses créatures. Chaque fois que nous voyons le véritable amour, nous voyons toujours le vrai amoureux.

 

Dès que nous voyons la lumière qui est «vue» dans l'obscurité de cette manière, nous commençons à comprendre que la lumière ne peut pas du tout être vue dans l'obscurité. La lumière n'est pas dans le noir, elle la distrait. Partout où il y a de la lumière, il n'y a pas d'obscurité.

 

Toute lumière est la lumière du Christ. Il est donc vrai que la lumière extérieure n'est rien d'autre que la lumière intérieure. C'est le bien, la vérité et la beauté qui brûlent au cœur du Corps et de l'Épouse du Christ, le feu de la vie et de l'amour brûlant dans la Maison éternelle de l'homme éternel.

 

Dans la mesure où nous voyons la lumière, nous faisons descendre le ciel sur terre; dans la mesure où nous vivons dans la lumière, nous élevons la terre un peu plus près du ciel. Dans la mesure où nous sommes fidèles à la lumière dans nos amours terrestres, nous serons finalement élevés vers le havre céleste de récompense, vers un lieu où l'Église triomphe éternellement et où les ténèbres éternelles sont vaincues.

Dehors, c'est en effet une nuit infernale, mais à l'intérieur se trouve la lumière éternelle, brillant de l'amour de Dieu pour son épouse - l'Église.

christianitas. 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Janvier 2021

 

 

 

Entourés de spécialistes de l'Histoire de l'art, plusieurs moines de l'Abbaye de Solesmes (Sarthe) ont eu à coeur de partager leurs connaissances sur les joyaux de leur monastère, deux ensembles sculptés datant des XVe et XVIe siècles. 

 

Des dizaines de saints sculptés sur deux murs de l'Abbaye de Solesmes. L'un raconte la mise au tombeau du Christ, l'autre est dédié à la Vierge. Un ensemble exceptionnel, datant des XVe et XVIe siècles. Des moines de l'abbaye ont participé à la rédaction d'un livre richement illustré sur ces chefs-d'oeuvre, intitulé Les Saints de Solesmes (Editions Solesmes)

 

 

Trésor de la vallée de la Sarthe, haut lieu mondial du chant grégorien, l'Abbaye de Solesmes abrite également un trésor de la Renaissance française, au coeur de son église. Deux imposants monuments sculptés, baptisés Les Saints de Solesmes, réalisés entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle. On ne connaît pas l'identité des artistes car les archives du monastère ont été détruites pendant la Révolution Française. 

 

Un ouvrage pour tous

C'est après une vaste campagne de rénovation de ces oeuvres que l'idée du livre est apparue. Car de nombreuses photographies ont été réalisées après cette restauration. L'idée est allors venue d'ajouter des commentaires en faisant appel à des spécialistes. "C'est aussi en connaissant bien l'Histoire de ces sculptures, en appréciant leurs qualités et en faisant des rapprochements avec d'autres oeuvres que finalement on pénètre le sens théologique et le sens spirituel de ces oeuvres" explique Frère Paul-Armand Breguet, qui a participé à la rédaction de ce livre d'art, qui se veut accessible à tous.

"Toute personne sensible à la beauté, à cette sérénité, à ce calme et à cette harmonie qui jaillit de ces statues sera touchée par ce livre" rajoute Frère Geoffroy Kemlin, un autre moine de l'abbaye. 

"Les Saints de Solesme", de Geneviève Bresc-Bautier, Jean-Marie Guillouët, Jean Beuvier, Dom Thierry Barbeau et F. Paul-Armand Breguet - Editions Solesm

france info 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 21 Janvier 2021

 

 

 

Le bâtiment

qui a explosé à Madrid est à côté d'une maison de retraite et d'une école.Le bâtiment de la rue Toledo numéro 98, à Madrid, qui a été détruit par une explosion de gaz en début d'après-midi ce mercredi appartient à l'archidiocèse de Madrid, qui abrite plusieurs étages où des prêtres de la paroisse voisine de San Pedro del Real, qui se trouve dans la rue arrière, rue La Paloma. Le bâtiment abritait également des bureaux, un centre d'accueil Caritas, huit salles de réunion et un salon, dans l'un des quartiers les plus centraux et typiques de la capitale madrilène, la Puerta de Toledo et le quartier de La Latina.

 À l'arrière du temple se trouve la cour de l'école de La Salle, adjacente à la résidence des prêtres et à un centre paroissial, où l'explosion s'est produite. Aucune des deux entités, malgré l'ampleur de l'incident, n'a ajouté plus de malheurs personnels que ceux survenus dans le bâtiment endommagé.

La cour d'école était déserte car les écoliers étaient en classe et non dans la cour de récréation à ce moment, malgré le fait que ce mercredi ils étaient retournés en classe après presque 10 jours sans cours à la suite de la tempête Filomena, qui a laissé une chute de neige inhabituelle dans la capitale de Madrid et cela a obligé à fermer les écoles. Le centre faisait justement partie de ceux qui ont fait appel aux parents et autres bénévoles pour déneiger et pouvoir ouvrir ce mercredi en bon état.​​​​​​

La direction du centre a rapporté sur Twitter que tout allait bien, tant les élèves que le personnel de l'école. La cour, cependant, a reçu une bonne partie des débris de l'explosion, dans laquelle les murs de briques d'au moins cinq étages du centre paroissial ont été détruits, y compris le grenier supérieur. Et les enfants, évidemment, ont été effrayés par l'impact de l'explosion, qui en a surpris certains dans la salle à manger de l'école.

 

La maison de retraite Los Nogales La Paloma, où vivent quelque 58 utilisateurs, est également attachée au bâtiment endommagé par un mur de séparation. La direction a choisi de les évacuer et de les transférer à l'hôtel juste en face, l'hôtel Ganivet, un établissement trois étoiles qui était ouvert malgré la pandémie, mais qui a vu plusieurs de ses fenêtres brisées. Les pompiers et les services d'urgence ont aidé à l'évacuation des personnes âgées de l'endroit vers les bars de la zone à titre préventif. Les personnes âgées seront dirigées vers une résidence voisine par le Samur social. Emergencias Madrid confirme qu'il n'y a eu aucun blessé parmi les résidents de la maison de retraite ou parmi les enfants de l'école annexe, qui confirment également que tous sont indemnes à l'exception d'un petit avec une égratignure, rapporte Europa Press. Patronne des pompiers L'église de La Paloma est le nom populaire donné à l'église de la paroisse de San Pedro el Real, où se trouve le tableau de Notre-Dame de la Solitude, connue sous le nom de Virgen de la Paloma. L'image est précisément la sainte patronne  des pompiers de Madrid.

en union de prières pour les victimes. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 21 Janvier 2021

 

 

 j'ai eu le mien .. avec un bloc de foie gras.. ! ... bon il pique un peu mais pas grave.. 

merci m'sieur.. 17 ans de fidélité et de gentillesse. ça change. toujours à s'inquiéter de mes nouvelles. Le seul d'ailleurs.. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 21 Janvier 2021

Rédigé par Philippe

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Publié le 21 Janvier 2021

 

 

 

reprise des spectacles dès demain 25 à 50 % du public. bravo. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Janvier 2021

Rédigé par Philippe

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