Publié le 13 Janvier 2021

Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Janvier 2021

 

 

 

mis oraciones por ti! udp  Tolède Espana . 

Ph. 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Janvier 2021

 

 

Désormais devenu adulte, Jésus commence son ministère public en se rendant au fleuve Jourdain pour recevoir de Jean un baptême de pénitence et de conversion. Il se produit ce qui à nos yeux pourrait apparaître paradoxal. Jésus a-t-il besoin de pénitence et de conversion ? Assurément pas. Et pourtant, c’est précisément Celui qui est sans péché qui se place parmi les pécheurs pour se faire baptiser, pour accomplir ce geste de pénitence ; le Saint de Dieu s’unit à ceux qui se reconnaissent comme ayant besoin de pardon et demandent à Dieu le don de la conversion, c’est-à-dire la grâce de revenir à Lui de tout leur cœur, pour lui appartenir complètement. Jésus veut se mettre du côté des pécheurs, devenant solidaire avec eux, exprimant la proximité de Dieu.

Jésus se montre solidaire avec nous, avec notre difficulté à nous convertir, à abandonner nos égoïsmes, à nous détacher de nos péchés, pour nous dire que si nous l’acceptons dans notre vie, Il est capable de nous relever et de nous conduire à la hauteur de Dieu le Père. Et cette solidarité de Jésus n’est pas, pour ainsi dire, un simple exercice de l’esprit et de la volonté. Jésus s’est réellement plongé dans notre condition humaine, il l’a vécue jusqu’au bout, en dehors du péché, et il est en mesure d’en comprendre la faiblesse et la fragilité. C’est pourquoi il ressent de la compassion, il choisit de « souffrir avec » les hommes, de devenir pénitent avec nous. Telle est l’œuvre de Dieu que Jésus veut accomplir: la mission divine de panser celui qui est blessé et de soigner celui qui est malade, de prendre sur lui le péché du monde.

 

Chers frères et sœurs, que se passe-t-il dans le baptême que j’administrerai d’ici peu à vos enfants ?

C’est précisément cela qui se passe : ils seront unis de manière profonde et pour toujours avec Jésus, plongés dans le mystère de sa puissance, de son pouvoir, c’est-à-dire dans le mystère de sa mort, qui est source de vie, pour participer à sa résurrection, pour renaître à une vie nouvelle.

Voilà le prodige qui se répète aujourd’hui aussi pour vos enfants : en recevant le baptême, ils renaissent comme fils de Dieu, participant à la relation filiale que Jésus a avec le Père, capables de s’adresser à Dieu en l’appelant avec une familiarité et une confiance totales : « Abbà, Père ». Sur vos enfants aussi le ciel est ouvert, et Dieu dit : ce sont mes enfants, les enfants en qui je me complais. Insérés dans cette relation et libérés du péché originel, ils deviennent des membres vivants de l’unique corps qui est l’Église et ils sont en mesure de vivre en plénitude leur vocation à la sainteté, de manière a pouvoir ainsi hériter la vie éternelle, qui nous a été obtenue par la résurrection de Jésus.

Chers parents, en demandant le baptême pour vos enfants, vous manifestez et vous témoignez votre foi, la joie d’être chrétiens et d’appartenir à l’Église. C’est la joie qui naît de la conscience d’avoir reçu un grand don de Dieu, la foi précisément, un don que personne de nous n’a pu mériter, mais qui nous a été donné gratuitement et auquel nous avons pu répondre avec notre « oui ». C’est la joie de nous reconnaître comme fils de Dieu, de découvrir que nous sommes placés entre ses mains, de nous sentir accueillis dans une étreinte d’amour, de la même manière qu’une mère soutient et embrasse son enfant.

Cette joie, qui oriente le chemin de chaque chrétien, se fonde sur le rapport personnel avec Jésus, un rapport qui oriente toute l’existence humaine. C’est Lui, en effet, le sens de notre vie, Celui sur qui il vaut la peine de garder le regard fixé, pour être illuminés par sa Vérité et pour pouvoir vivre en plénitude. Le chemin de la foi qui commence aujourd’hui pour ces enfants, se fonde donc sur une certitude, sur l’expérience qu’il n’y a rien de plus grand que connaître le Christ et communiquer aux autres l’amitié avec Lui; ce n’est que dans cette amitié que s’ouvrent réellement les grandes potentialités de la condition humaine et que nous pouvons expérimenter ce qui est beau et ce qui libère (cf. Homélie lors de la Messe pour le début du pontificat, 24 avril 2005). Celui qui a fait cette expérience n’est pas disposé à renoncer à sa foi pour rien au monde.

À vous, chers parrains et marraines, revient la tâche importante de soutenir et d’aider l’œuvre éducative des parents, en les soutenant dans la transmission de la vérité de la foi et dans le témoignage des valeurs de l’Évangile, en les aidant à faire grandir ces enfants dans une amitié toujours plus profonde avec le Seigneur. Sachez toujours leur offrir votre bon exemple, à travers l’exercice des vertus chrétiennes. Il n’est pas facile de manifester ouvertement et sans compromis ce en quoi l’on croit, en particulier dans le contexte dans lequel nous vivons, face à une société qui considère souvent démodés et dépassés ceux qui vivent de la foi en Jésus. Suivant cette mentalité, il peut exister également chez les chrétiens le risque de concevoir la relation avec Jésus comme limitante, comme quelque chose qui freine la propre réalisation personnelle ; « Dieu est vu comme la limite à notre liberté, une limite à éliminer afin que l’homme puisse être totalement lui-même » (L’enfance de Jésus). Mais il n’en est pas ainsi ! Cette vision montre ne rien avoir compris de la relation avec Dieu, car c’est précisément à mesure que l’on avance sur le chemin de la foi que l’on comprend que Jésus exerce sur nous l’action libératrice de l’amour de Dieu, qui nous fait sortir de notre égoïsme, de notre repli sur nous-mêmes, pour nous conduire à une vie en plénitude, en communion avec Dieu et ouverte aux autres. « “Dieu est amour: celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu en lui” (1 Jn 4, 16). Ces paroles de la Première Lettre de saint Jean expriment avec une clarté particulière ce qui fait le centre de la foi chrétienne : l’image chrétienne de Dieu, ainsi que l'image de l'homme et de son chemin, qui en découle » (Enc. Deus caritas est, n. 1).

L’eau avec laquelle ces enfants seront marqués au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, les plongera dans cette « source » de vie qui est Dieu lui-même et qui fera d’eux ses véritables enfants. Et la semence des vertus théologales, transmise par Dieu, la foi, l’espérance et la charité, une semence qui est aujourd’hui placée dans leur cœur par la puissance de l’Esprit Saint, devra toujours être alimentée par la Parole de Dieu et par les Sacrements, de manière à ce que ces vertus du chrétien puissent croître et parvenir à leur pleine maturité, jusqu’à faire de chacun de nous un véritable témoin du Seigneur. Alors que nous invoquons sur ces petits enfants l’effusion de l’Esprit Saint, nous les confions à la protection de la Sainte Vierge ; qu’elle les garde toujours avec sa présence maternelle et les accompagne à chaque moment de leur vie.

Amen.

Benoît XVI 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Janvier 2021

st Pétersbourg  2021 . 01 Холодно ! 😄😄😄😄😄

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Janvier 2021

 

 

   

 

 

 

   Mais de toutes les conséquences pratiques que l'on peut tirer de la science parfaite que Jésus possédait sur la terre, aucune n'est plus émouvante que celle-ci par laquelle nous terminerons: Jésus a connu d'avance nos péchés, tous mes péchés, ceux-là même que j'ai oubliés ou dont j'ai à peine conscience, et il en a souffert durant sa vie, il en a souffert surtout dans sa Passion, il est mort pour les expier. " Il m'a aimé et il s'est livré pour moi", disait saint Paul. Chacun de nous peut en dire autant. C'est par là que le martyre de Jésus l'emporte sur toutes les douleurs que les autres hommes ont pu expérimenter. A ne considérer que le supplice corporel qui lui fut infligé, il n'eut pas à supporter plus de maux que tant d'autres hommes . Combien d'autres ont été flagellés et crucifiés ! 

   Chose plus surprenante ! Tandis que Jésus a défailli au moment d'entrer dans sa Passion, plusieurs de ses disciples acceptent joyeusement le martyre. Saint André exulte en apercevant la croix dressée pour lui. Saint Ignace d'Antioche, condamné à être livré aux bêtes de l'amphithéâtre, s'en va comme un triomphateur sur le chemin de Rome, et n'a qu'une crainte, celle de voir les chrétiens le sauver de la mort. Saint Polycarpe, lié sur le bûcher , " lève les yeux au ciel et dit :" Seigneur Dieu tout-puissant, Père de Jésus-Christ, fils aimé et béni, par lequel nous avons appris à te connaître..., je te bénis, parce qu'en ce jour, à cette heure, tu as daigné m'admettre avec tes martyrs à boire le calice de ton Christ." 

   Comparez ces paroles calmes et sereines prononcées sur le bûcher même et les gémissements angoissés du Sauveur à Gethsémani :" Père, si c'est possible, que ce calice s'éloigne de moi!

   Or quand Jésus prie de la sorte, la face prosternée contre terre, et que son corps saigne d'une sueur de sang, nul bourreau encore ne le torture  :" Jésus , remarquait Pascal, souffre dans sa Passion les tourments que lui font tous les hommes; mais dans l'agonie il souffre les tourments qu'il se donne à lui-même. C'est un supplice d'une main non humaine mais toute - puissante. "  Et voilà pourquoi Jésus, malgré sa force surnaturelle et son endurance incomparable à laquelle saint André, saint Ignace, saint Polycarpe et tous les autres emprunteront la leur, Jésus agonise sous les oliviers..

   Tout son tourment lui vient de son âme, qui non seulement prévoit la Passion en détails, mais englobe dans sa pensée les péchés du monde entier. De songer à tous les hommes qui en dépit de sa mort rédemptrice perdront pour jamais la vie divine, lui est beaucoup plus pénible que de perdre bientôt sa vie humaine. De comprendre comme il le fait l'offense qu' un péché est pour le Dieu qu'il aime et de connaître un à un tous les péchés que nous avons commis lui est une torture. " Je pensais à toi dans mon agonie, dit-il à Pascal et à chacun de nous, j'ai versé telle goutte de sang pour toi. " 

   Nous disions que Jésus n'avait pas de bourreau à Gethsémani. Nous nous trompions. Nous étions là, dans sa pensée. Nous tous, nous étions ses bourreaux. Et les coups que lui donneront bientôt les valets du Grand-Prêtre et les soldats romains, la mort à laquelle le condamneront le peuple de Jérusalem et ses magistrats " péchant par ignorance, " dit saint Pierre, sont peu auprès de nos outrages et de la condamnation à mort que nous avons prononcée, nous qui savons mieux la portée de nos actes coupables.

   Parlant de l'ingratitude des chrétiens, Jésus révélait à sainte Marguerite-Marie :" Cela m'est beaucoup plus sensible que tout ce que j'ai souffert en ma Passion. S'ils me donnaient quelque retour, j'estimerais peu de chose ce que j'ai fait pour eux et je voudrais faire davantage encore, . Mais ils n'ont que des froideurs et du rebut pour mon empressement à leur faire du bien.

   Elle-même , Marguerite-Marie, lorsqu'à l'âge de vingt ans elle était sur le point de s'adonner à la vie mondaine au lieu de suivre sa  vocation religieuse, avait vu Jésus lui apparaître sous la forme de l'Ecce Homo, couronné d'épines, ruisselant du sang de la flagellation : " Mon enfant, avait-il dit, vois mes blessures, fourniras-tu des baguettes fraîches pour les élargir? " En larmes elle s'écria :" Mon Dieu, je suis toute à vous, je serai religieuse.;" 

   Si Jésus, qui maintenant est incapable de souffrir, peut en vérité se montrer sous cet aspect et parler de la sorte aux âmes, c'est qu'au temps de sa Passion il avait présents les péchés que nous commettons aujourd'hui. Il ne fait que rapprocher de la faute présente la douleur qui l'a expiée par avance. En évitant telle faute dont nous sommes tentés, c'est autant que nous épargnons à Jésus. Il dépend actuellement de nous qu'il ait moins souffert.

   " O mon âme, écrivait Newman, contemple le terrible fait: imagine le Christ devant toi, et imagine-toi toi-même levant la main et le frappant! Tu diras :" C'est impossible! je n'ai pu le faire! " Oui, tu l'as fait. Quand tu as péché volontairement, c'est alors que tu as commis ce crime... Chaque nouveau péché, chaque nouvelle ingratitude que je commets maintenant, étaient comptés parmi les coups et les blessures qui jadis vous accablèrent pendant votre Passion. Oh ! faites que j'aie aussi peu de part que possible dans vos souffrances passées! Les jours s'écoulent, et je vois par les péchés nouveaux qu'ils emportent que, de plus en plus , je suis mêlé à la cause de vos douleurs. Je sais que, si même j'étais saint , j'aurais cependant ma part de responsabilité dans votre Passion, mais il est douloureux de voir cette part croître et devenir toujours plus grande. D'autres vous blessent, mais ne permettez pas que je vous blesse aussi! Ne permettez pas que je doive être réduit à reconnaître que vous auriez pu souffrir en moins telle douleur de l'âme ou du corps, si je ne l'avais pas causée. " 

   Il dépend aussi de nous actuellement que Notre-Seigneur souffrant ait reçu ce réconfort qu'il demandait en vain à ses trois apôtres sous les oliviers de Gethsémani :" Tu te lèveras entre onze heures et minuit, demandait Jésus à sainte Marguerite-Marie, pour te prosterner avec moi la face contre terre, tant pour apaiser la colère divine en demandant miséricorde pour les pécheurs que pour adoucir l'amertume que j'ai ressentie de l'abandon de mes apôtres quand je dus leur reprocher de n'avoir pu veiller une heure avec moi" 

   Mais la plus grande consolation pour Jésus est sans contredit celle que nous avons apportée à son coeur par la vie sainte que nous menons coûte que coûte, jour après jour , en vertu de la grâce que nous a méritée sa Passion. Prévoyant dès lors ce fruit de ses douleurs, il en a été tout réconforté....

   Quelle ferveur de contrition, quelle résolutions énergiques de ne plus retomber, quel élan pour le bien, une âme délicate puisera dans de telles considérations! 

rp Joret op + 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 11 Janvier 2021

 

" Jésus grandissait en sagesse et en taille ", raconte saint Luc en terminant le récit de l'enfance du Christ. Pour ce qui est du progrès physique, l'évangéliste lui-même l'a suivi dans ses phases successives avant de l'affirmer dans cette proposition finale. 

   Les bergers trouvent d'abord un nouveau-né enveloppé de langes. Plus tard à Nazareth c'est un petit enfant qui grandit et se fortifie. Quand il a douze ans, on l'appelle l'enfant Jésus. Enfin au temps de l'adolescence, on le nomme simplement Jésus: Jésus grandissait en sagesse et en taille. Saint Luc établit par deux fois une corrélation entre le développement intellectuel du Christ et sa croissance physique. Il est difficile de penser que le second étant réel, le premier ne fut qu'une simple apparence. Oui, " le petit enfant se remplissait vraiment de sagesse... Jésus grandissait en sagesse."

   N'oublions pas que le Fils de Dieu a fait une incarnation bien véritable. Il y eut au temps primitif de l'Eglise des hérétiques appelés docètes pour qui le corps de Jésus n'était qu'apparent. Puis vinrent d'autres hérétiques les appolinaristes. Pour ceux-ci Jésus n'avait du moins pas d'âme humaine; le Verbe en tenait lieu. Ne trouverait-on point encore parmi nous des docètes qui s'ignorent, et surtout des appolinaristes inconscients? 

   Combien, sans y prendre garde, mutilent, suppriment la sainte humanité de Jésus! Un corps comme le nôtre sauf les tendances vicieuses du péché, voilà pourtant ce que nous devons reconnaître en Notre-Seigneur. Et son âme a progressé dans la sagesse en même temps que son corps s'est fortifié. La preuve en est que nous l'entendons souvent poser des questions et demander des renseignements. D'autres fois nous le voyons saisi d'admiration et tout surpris, comme un homme qui vient de faire une découverte inattendue. A lui comme à nous-mêmes l'expérience a donné des leçons: c'est l'auteur de l'Epître aux Hébreux qui l'affirme. (Hebr.V , 8)

   La nature d'abord a produit sur son esprit une impression profonde et dans les détails de la vie des plantes ou des animaux il a trouvé la solution des plus graves problèmes. Le lis des champs mieux vêtu qu'un roi , le froment qui tombe de la main du semeur en différents terrains, l'ivraie qui se trouve mêlée au bon grain du père de famille, la croissante très lente du blé qui germe dans la terre et lève doucement, la vigne qu'il faut émonder pour qu'elle produise du fruit, la poule qui rassemble ses poussins sous son aile, combien d'autres traits finement observés ont fourni matière aux réflexion de Jésus et composé ses magnifiques paraboles. 

    Il a réfléchi pareillement au contact des faits quotidiens de la vie. Tout enfant, il a aidé sa mère à mettre, au milieu de la farine délayée, un peu de pâte gardée de la veille, qui suffisait pour faire tout lever. Il l'a vue raccommoder les habits avec des morceaux appropriés: elle se gardait bien de mettre une pièce neuve à un vêtement vieux. Il a appris d'elle les lois du marché : deux passereaux pour un as, cinq pour deux as. Plus tard il a considéré avec attention les travaux des maçons, des laboureurs, des bergers, des pêcheurs. Il a vu comment on administrait les grandes propriétés, comment on payait l'impôt. Il a observé mille autres détails de la vie sociale dont il a tiré parti et qu'il citera en exemple.

   Mais que tout cela est donc insuffisant pour expliquer la sagesse incomparable qui éclatera un jour chez ce jeune homme! Lui dont tout le monde sait qu'il n'a fréquenté aucune école, lui que l'on a vu s'absorber jusqu'à trente ans dans d'humbles travaux manuels, il se manifestera soudain comme supérieur à tous les docteurs d'Israël. Ceux-ci auront beau se liguer contre lui et lui poser les questions les plus captieuses, sur tous les points il trouvera sans effort la solution parfaite et il l'énoncera en quelques phrases claires, qu'il suffira d'entendre une fois pour être à jamais convaincu. 

   Aucune remarque: on a la preuve à maintes reprises qu'il découvre les pensées les plus secrètes de ceux qu'il approche. Il connaît aussi les évènements qui se passent au loin . Il a vu Nathanaël sous le figuier, il n'ignore rien de l'histoire de la Samaritaine rencontrée au puits de Jacob, il sait que son ami Lazare est mort. Il prévoit de même avec certitude les évènements futurs que rien ne détermine: il discerne dès le commencement que Judas le livrera, il peut détailler longtemps à l'avance toutes les phases de sa Passion, il annonce à saint Pierre son triple reniement, au moment même où l'apôtre proteste le plus fort de son amour inébranlable. ...

   Oui, l'Evangile en témoigne, en plus d'une science acquise peu à peu, l'âme de Jésus jouissait de connaissances qu'elle reçut toutes faites et parfaites du premier coup. 

   ... Tout en voyant la Sainte Trinité, Jésus a donc vu lui apparaître, comme à l'arrière-plan , tous les êtres qui ont été, qui sont ou qui seront. Il a su tout ce qui fut ou sera fait, dit ou pensé, par qui que ce soit en n'importe quel temps. 

   Cette pensée de Jésus, si vaste, si riche, si pénétrante, elle fut dès le premier instant fixée sur chacun de nous. Notre-Seigneur fit connaître un jour à une sainte religieuse la joie qu'il avait eue de s'incarner pour elle.  (Mère Anne-Marie Clément op - Saudreau - ) 

   En lisant une telle déclaration, qui ne porte pas envie à cette âme privilégiée? Mais nous savons maintenant que nous avons joui de la même faveur et il n'est pas besoin d'une révélation pour nous en donner la certitude. 

   Mais nous préférons sans doute nous représenter Jésus alors qu'il menait pleinement sa vie humaine et fixait sur nous une pensée toute chargée d'expérience.

   Le voici, jeune homme vigoureux et plein de grâce, qui, sa journée faite chez quelque client de la campagne, s'en revient paisiblement, ses outils sur l'épaule. Il fait un détour et gravit le sommet qui domine son village. De là on jouit d'un spectacle magnifique. La vue s'étend sur les vallées, les montagnes de la Palestine, sur les flots de la Méditerranée là-bas à l'ouest. Jésus regarde longuement. Par-delà cette grande nappe bleue, c'est la France, notre pays. Et par delà les siècles c'est nous actuellement vivants.  Dans la nuit qui tombe et favorise le recueillement des sens , Jésus prie plus à l'aise, bien que sa pensée ne quitte jamais Dieu. Il me semble aussi que du haut de cette montagne Jésus a mieux pensé à moi, bien que jamais il ne m'ait oublié. 

   Quelques années s'écoulent. Jésus a quitté Nazareth pour s'en aller à la recherche des âmes. Il compare celles-ci à de pauvres brebis abandonnées. Les mauvais bergers n'en ont point souci. " Je suis le bon pasteur, dit Jésus; je connais mes brebis , et mes brebis me connaissent, comme mon Père me connaît et que je connais mon Père. " Quatre fois dans cette courte phrase le mot " connaître " est répété. Les relations intimes qui s'établissent entre Jésus et les siens sont pareilles à cette connaissance toute affectueuse qui règne dans la vie divine entre le Père et le Fils. 

   ...  Le bon Pasteur connaît déjà ses brebis, et elles viendront à lui, tour à tour, dans la suite des temps. " J'ai d'autres brebis, dit Jésus, j'ai d'autres brebis  qui ne sont pas dans cette bergerie; il faut aussi que je les amène, et elles entendront ma voix."  Quand, les yeux levés au ciel, Jésus priait son Père pour ses disciples, il ajoutait :" Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont ici, mais pour ceux qui doivent croire en moi par leur parole." 

  Qu'il m'est doux de songer que le divin Pasteur a pensé dès ce temps-là à moi, la dernière de ses brebis ! O bonheur !

   Il savait déjà le nom dont il m'appellerait et dans ses longues nuits de prière il m'a nommé à son Père ! 

   Lorsqu'il prêchait en Palestine, le Maître parlait aussi pour moi. Les disciples assis sur la berge du lac ne formaient que le premier rang de son auditoire. Derrière eux, au regard de Jésus, se pressaient toutes les âmes à venir. Et parmi elles il discernait la mienne. Pour que sa parole m'atteignît, il a voulu que les évangélistes la recueillissent par écrit. On m'a remis cette " sainte écriture " . Je la conserve précieusement, telle une lettre d'un être cher et disparu que je relis autant de fois que je veux. Combien de paroles en l'Evangile ont été dites encore plus pour les disciples futurs que pour ceux qui les entendirent les premiers! 

   " Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu as, donne- le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel, puis viens et suis-moi".

   Le jeune homme riche que les yeux de Jésus fixaient avec amour en prononçant ces paroles ne répondit pas au conseil de Jésus. Il s'en alla, triste, parce qu'il avait de grands biens. Mais longtemps après, sur la rive du Nil, un autre jeune homme , nommé Antoine, entre dans une église au moment où on lit ce passage de l'Evangile. Antoine comprend que Jésus a parlé pour lui. Sans tarder il fait présent de tous ses biens, une centaine d'hectares de terre fertile, à la communauté de son village natal. Il vend en outre tous ses meubles et distribue l'argent aux pauvres. Puis il s'enfonce dans le désert afin de s'y livrer à l'ascétisme. Bientôt il doit organiser des monastères pour les disciples nombreux qui viennent le trouver dans le dessein de suivre avec lui le conseil du Christ.

   En vérité la pensée de Jésus était fixée sur tous ces religieux, et ceux-ci prenaient dans son coeur la place du jeune homme infidèle à la vocation divine. 

   ....

   L'on peut lire pareillement, dans les Actes de la martyre sainte Cécile, les lignes que voici :" Cécile avait entendu la voix qui nous dit dans l'Evangile :" Venez à moi, vous tous qui travaillez et qui êtes accablés, et je vous soulagerai. " Aussi portait-elle toujours sur sa poitrine les saints Evangiles qu'elle lisait et relisait nuit et jour au cours d'une prière ininterrompue. "

   Imitons toutes ces âmes. Ouvrons souvent le livre sacré. N'oublions pas que Jésus pensait à nous et parlait pour nous. Du coup l'Evangile nous apparaîtra comme ces lignes que nous écrit une main chère et qui diffèrent tellement de toute autre écriture. Elles ont la physionomie de la personne aimée. Avec l'Evangile, c'est Jésus même qui vient à nous! Si nous y songions, comme ces pages seraient vives et pressantes! Comme elles auraient de l'influence sur nos pensées, nos affections, toute notre vie ! Elles nous transformeraient ! C'est parce que les saints avaient compris cela, que François de Sales a pu dire d'eux : " Il n'y a non plus de différence entre l'Evangile écrit et la vie des saints qu'entre une musique notée et une musique chantée." 

RP Joret op+ 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 11 Janvier 2021

 

 

 

ça doit être des " négationnistes suicidaires !!!! " quelle misère ! 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 11 Janvier 2021

Rédigé par Philippe

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Publié le 10 Janvier 2021

 

 

 

 

 

 

 

it's my friend.. ! the best... il a froid .. ! 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 10 Janvier 2021

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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