11ème dimanche après la Pentecôte: Ephpheta.

Publié le 24 Août 2014

 

 

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C'est tout d'abord par le baptême que l'homme reçoit l'ouïe spirituelle et la parole véritable.

Avant le baptême, il est pour ainsi dire sourd-muet. Il ne peut parler à Dieu dans la prière parce qu'il n'a pas la foi; il ne peut davantage entendre la voix de Dieu. Ainsi donc, pour le royaume de Dieu, il est sourd-muet. Mais par le baptême il devient enfant de Dieu, il reçoit la vie de la grâce sanctifiante. Le Saint-Esprit demeure en lui et il est l'intermédiaire entre Dieu et son âme. Le Saint-Esprit est pour ainsi dire la langue qui peut parler à Dieu, l'oreille qui entend la voix de Dieu. Aussi, c'est un usage antique que le prêtre, dans les cérémonies du baptême, fasse quelque chose de semblable à ce que fit le Seigneur dans la guérison du sourd-muet. Le prêtre mouille avec de la salive les oreilles de l'enfant en disant:" Ephpheta, c'est-à-dire:" ouvre-toi". Il touche aussi le nez en disant :" Pour l'odeur de suavité". Voici ce qu'il veut exprimer par là: le baptême ouvre l'ouïe spirituelle; il doit aussi répandre dans le baptisé le parfum des vertus.

 

Ce que le baptême a commencé, la Sainte Eucharistie doit le continuer et le compléter. L'Eglise nous propose ce beau passage évangélique pour donner cette leçon: Vous venez aujourd'hui à la messe comme de pauvres sourds-muets. Les bruits du monde vous empêchent d'entendre ce que Dieu vous dit. Vous vous tenez devant Dieu comme un enfant bégayant et vous ne trouvez pas une parole convenable. La grâce de la messe d'aujourd'hui doit vous restituer l'ouïe spirituelle, délier votre langue et vous rendre de plus en plus apter à faire partie, un jour, du choeur des anges pour chanter la louange de Dieu.

 

dom Pius Parsch

 

Homélie de saint Grégoire, pape.

 

Septième leçon. Quand Dieu, Créateur de toutes choses, a voulu guérir un sourd-muet, il lui mit les doigts dans les oreilles et il prit de la salive et lui toucha la langue. Pourquoi ? Que signifient les doigts du Rédempteur, sinon les dons du Saint-Esprit ? C’est pour cela que, ailleurs, après avoir chassé un démon, il dit : « Si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, le Royaume de Dieu est donc venu jusqu’à vous. » Un autre évangéliste exprime cette même parole ainsi : « Si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le Royaume de Dieu est donc venu jusqu’à vous. » En mettant ces deux textes ensemble, on voit que l’Esprit est appelé doigt de Dieu. Donc, mettre les doigts dans les oreilles, c’est ouvrir à l’obéissance l’esprit du sourd par les dons du Saint-Esprit.

 

Huitième leçon. Et que veut dire : « Il prit de la salive et lui toucha la langue » ? Pour nous, la salive de la bouche du Rédempteur c’est la sagesse reçue par le discours divin. En effet, la salive découle de la tête dans la bouche. Ainsi, quand le Rédempteur qui est lui-même la Sagesse, touche notre langue, du coup, il la forme aux paroles de la prédication. « Il leva les yeux vers le ciel, et il gémit. » Non qu’il eût besoin de gémir, lui qui donnait ce qu’il demandait : Mais c’était pour nous apprendre à gémir vers celui qui siège au ciel, car nos oreilles doivent s’ouvrir par les dons du Saint-Esprit ; et la langue doit se délier en vue de la prédication par la salive de la bouche, c’est-à-dire par la science de la divine parole.

 

Neuvième leçon. « Et au même moment il lui dit : Effétha, c’est-à-dire : Ouvre-toi, ses oreilles s’ouvrirent, et du coup fut dénoué le lien de sa langue. » Notons ici que les mots « ouvre-toi » sont en fonction des oreilles bouchées. Mais dès que les oreilles du cœur sont ouvertes à l’obéissance, il s’en suit tout naturellement que le lien de la langue est dénoué pour dire aux autres d’accomplir les bonnes actions qu’on a soi-même accomplies. Alors on ajoute à bon droit : « Il parlait normalement. » Car celui qui pratique d’abord l’obéissance parle ensuite normalement pour exhorter les autres à exécuter ce qu’ils doivent faire.

 

 

" C'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis..."Gratia autem Dei sum id quod sum,

 

on n'a pas réussi à me détruire..! pour un piètre résultat.!!.on me demandera pardon un jour qui sait! "

Te dirai-je qu'un soir, resté seul sur la terre,

Dévoré, , d'un affreux souvenir,

je me suis étonné de ce qu'un enfant peut souffrir sans mourir..! Ah ! ce que j'ai senti dans cet instant terrible, alfred de Musset. 

 

  belle messe ! faisait  pas très chaud à Fribourg ! pour un mois d'Août. ! 

 

 

 

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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