Mercredi 21 mai 2008
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Il est beau d'être jeunes et aujourd'hui tous veulent être jeunes, rester jeunes, et se déguiser en jeunes, même si le temps
de la jeunesse est passé, visiblement passé. Et me demandé-je - je réfléchis - pourquoi est-il beau d'être jeunes? Pourquoi rêvons-nous de l'éternelle jeunesse?
Il me semble qu'il y a deux éléments déterminants.
La jeunesse a encore tout le futur devant elle, tout est futur, temps d'espoir. Le futur est plein de promesses. Pour être sincère, nous devons dire que pour beaucoup le futur est aussi obscur,
plein de menaces. On ne sait pas: trouverai-je un travail? trouverai-je une maison? trouverai-je l'amour? quel sera mon vrai futur?
Et devant ces menaces, le futur peut aussi apparaître comme un grand vide. Donc aujourd'hui, beaucoup veulent arrêter le temps, par peur d'un futur dans le vide. Ils veulent vite consommer toutes
les beautés de la vie. Et ainsi, l'huile dans la lampe est consommé, lorsque commence la vie.
Donc, il est important de choisir les vraies promesses, qui ouvrent au futur, même s'il faut des renoncements. Celui qui a choisi Dieu a encore dans la vieillesse un futur sans fin et sans
menaces devant lui.
Donc, bien choisir - ne pas détruire le futur.
Et le premier choix fondamental doit être Dieu, qui s'est révélé dans son Fils Jésus Christ. Et dans la lumière de ce choix, qui nous offre en même temps une compagnie fiable pour la route, on
trouve les critères pour les autres choix nécessaires.
Être jeune implique être bon et généreux. Et de nouveau la bonté en personne est Jésus Christ. Ce Jésus que vous connaissez ou que votre coeur cherche. Il est l'Ami qui ne trahit jamais, fidèle
jusqu'au don de la vie sur la croix. Rendez-vous à son amour ! Comme vous le portez écrits sur les T-Shirts préparés pour cette rencontre : "dénouez-vous" devant Jésus, parce que Lui seul peut
dénouer vos anxietés et vos craintes et combler vos attentes. Il a donné sa vie pour nous, pour chacun de nous. Pourrait-il jamais trahir votre confiance ? Pourrait-il vous conduire sur des
sentiers faux? Les siens sont ceux de la vie, ceux qui mènent aux pâturages de l'âme, même si ils montent vers le haut et sont hardis. C'est la vie spirituelle que je vous invite à cultiver,
chers amis.
Jésus a dit : "Je suis la vigne, vous les sarments. Qui reste en moi et moi en lui, donne beaucoup de fruits, parce que sans moi, vous ne pouvez rien faire "(Jean 15, 5) Jésus ne fait pas de jeux
de mots, il est clair et direct. Chacun le comprend et prend position. La vie de l'âme est rencontre avec Lui, visage concret de Dieu ; elle est prière silencieuse et perséverante, elle est vie
sacramentale, Évangile méditée, accompagnement spirituel, appartenance cordiale à l'Église, et à vos communautés ecclésiales.
Mais comment peut-on aimer, entrer en amitié avec quelqu'un qu'on ne connaît pas ? La connaissance pousse à l'amour et l'amour stimule la connaissance. Il en est ainsi aussi avec le Christ. Pour
trouver l'amour avec le Christ, pour le trouver réellement comme compagnon de notre vie, nous devons avant tout le connaître. Comme ces deux disciples qui le suivent après les mots du Baptiste et
demandent timidement : "Rabbì, où habites-tu?", ils veulent le connaître de près. C'est le même Jésus qui, en parlant avec les disciples, distingue: "Que disent les gens que je suis", se référant
à ceux qui le connaissent de loin, pour ainsi dire, "de seconde main", et "Qui dites-vous que je suis?", en se référant à ceux qui le connaissent "de première main", en ayant vécu avec Lui, en
étant entrés réellement dans sa vie très personnelle jusqu'à être des témoins de sa prière, de son dialogue avec le Père.
De même pour nous il est important de ne pas être réduits simplement à la superficialité de ceux -nombreux - qui ont entendu quelque chose de Lui - qu'il était une grande personnalité etc. - mais
entrer dans une relation personnelle pour le connaître réellement.
Et ceci exige la connaissance de l'Écriture, des Évangiles surtout, où le Seigneur parle avec nous. Ils ne sont pas toujours faciles, ces mots, mais en entrant en eux, en entrant dans le
dialogue, en frappant à la porte des mots, en disant au Seigneur "Ouvre-moi", nous trouvons réellement des paroles de vie éternelle, des mots vivants pour aujourd'hui, actuels comme ils l'étaient
en cet instantet comme ils le seront dans le futur. Cet entretien avec le Seigneur dans l'Écriture doit aussi toujours être non pas seulement un entretien individuel, mais communautaire, dans la
grande communion de l'Église, où le Christ est toujours présent, dans la communion de la liturgie, de la rencontre très personnelle de la Sainte Eucharistie et du Sacrement de la Réconciliation,
où le Seigneur me dit "Je te pardonne".
Un autre chemin très important est d'aider les pauvres , ceux qui sont dans le besoin, d'avoir temps pour l'autre. Il y a tant de dimensions pour entrer dans la connaissance de Jésus.
Naturellement aussi les vies des Saints. Vous avez tant de Saints ici en Ligurie, à Gênes, qui vous aident à trouver le vrai visage de Jésus. Ce n'est qu'ainsi, en connaissant personnellement
Jésus, que nous pouvons aussi communiquer notre amitié aux autres. Nous pouvons dépasser l'indifférence. Parce que même si elle semble invincible - en effet, parfois l'indifférence semble n'avoir
pas besoin d'un Dieu - en réalité, tous savent que quelque chose manque dans leur vie. Ce n'est qu'en ayant découvert Jésus, qu'on se rend compte : "Il était ce que j'attendais". Et nous, plus
nous sommes réellement amis de Jésus, plus nous pouvons ouvrir notre coeur aux autres,afin qu'eux aussi deviennent vraiment jeunes, c'est-à-dire en ayant devant eux un grand avenir.
Au terme de notre rencontre, j'aurai la joie de confier l'Évangile à quelques-uns parmi vous comme signe d'un mandat missionaire. Allez, très chers jeunes, dans vos milieux de vie, dans vos
paroisses, dans les quartiers les plus difficiles, sur les routes ! Annoncez le Christ Seigneur, espérance du monde. Plus l'homme s'éloigne de Dieu, sa Source, plus il s'égare lui-même, la
cohabitation humaine devient difficile, et la société se délite.
Unis entre vous, aidez vous mutuellement à vivre et à croître dans la foi et dans la vie chrétienne, pour pouvoir être des témoins hardis du Seigneur. Unis, mais pas fermés. Soyez humbles, mais
pas peureux. Soyez simples, mais pas naïfs. Soyez penseurs (pensifs?), mais pas compliqués. Entrez en dialogue avec tous, mais soyez vous-mêmes. Restez en communion avec vos Pasteurs : ils sont
ministres de l'Évangile, de la divine Eucharistie, du pardon de Dieu. Ils sont pour vous des pères et des amis, des compagnons de votre route. Vous avez besoin d'eux, et ils - nous tous - nous
avons besoin de vous.
Chacun de vous, chers jeunes, s'il reste uni au Christ et à l'Église peut accomplir de grandes choses. C'est le souhait que je vous laisse comme une consigne.
Je donne un au revoir à Sydney à ceux d'entre vous qui sont inscrits pour participer à la Rencontre mondiale de Juillet, et je l'étends à tous, parce que chacun pourra suivre l'évènement d'ici
aussi. Je sais que durant ces jours les diocèses organiseront expressément des instants communautaires, afin qu'il y ait vraiment une nouvelle Pentecôte sur les jeunes du monde entier. Je vous
confie à la Vierge Marie, modèle de disponibilité et d'humble courage dans l'accueil de la mission du Seigneur. Apprenez d'Elle à faire de votre vie un "oui" à Dieu ! Ainsi Jésus viendra habiter
en vous, et vous Le porterez avec joie à tous.
Avec ma Bénédiction !
le 18 mai 2008 - Gênes.
Benoit XVI traduction Benoit XVI et moi.
Par philippe
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Publié dans : spiritualité
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